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Réponses à vos questions: poireaux qui ne grossissent pas

J’ai récemment compris pourquoi mes betteraves ne grossissaient pas. Par contre, j’ai le même problème avec mes poireaux: ils poussent, mais ne grossissent pas. Qu’est-ce que je devrais faire? Réponse Il n’est pas toujours facile de répondre à ce type de question. On ne connaît pas les conditions de culture, la variété, ni l’entretien qui a été fait au cours de la saison. Mais voyons tout de même les causes les plus fréquentes qui pourraient expliquer pourquoi vos poireaux restent minces. Manque de soleil Pour bien grossir, les poireaux ont besoin d’au moins 6 heures de soleil par jour, idéalement 8 heures. Oui, ils peuvent tolérer la mi-ombre, mais cela aura un impact sur leur taille. Plus il y a de soleil, plus la plante produit des sucres, ce qui lui permet de fabriquer de la matière et de grossir. À l’inverse, avec trop peu de lumière, la plante s’allonge pour tenter d’en capter davantage, s’étiole et reste fine, plutôt que de... Lire la suite >

Quoi faire en mai? Le calendrier du jardinier paresseux

Coucou! C’est ton jardin… Whoa, calmons-nous les pompons! Je sais que t’as mille affaires à faire ce mois-ci… mais y’a encore du monde qui dort, icitte, shhh! Tsé, les insectes bénéfiques – ceux qui pollinisent, qui mangent les ravageurs, qui décomposent la matière organique, ceux qui te rendent des services – bref, la majorité des insectes… ben y’en a encore une bonne gang qui sont en train de somnoler sous les feuilles ou dans les tiges mortes. Laisse-les tranquilles! Écoute… oui, y’a des choses à faire… mais on va y aller mollo. Une affaire à la fois, chaque chose en son temps. Pis tout va bien se passer, je te le jure. Crois-moi! Jusqu’à maintenant, on pouvait se la couler douce: partir des semis tranquilles à l’intérieur, attendre que le sol se réchauffe pis s’assèche… mais là, tranquillement, c’est le temps de s’activer. Mais attention: c’est pas un sprint. On fera pas tout en une longue fin de semaine. Par... Lire la suite >

La pyramide du potager: revenir à l’essentiel

Tout comme au jardin, j’aime garder les choses simples dans ma vie. Pour rester en santé, je mange un menu plus ou moins équilibré, composé d’aliments peu transformés. Je fais régulièrement de l’exercice et je passe autant de temps que possible à l’extérieur, que ce soit pour jardiner, faire du plein air ou aller à la pêche. Pour moi, c’est la base d’un mode de vie sain. Remarquez que je ne mentionne pas l’utilisation de suppléments, de vitamines, de probiotiques ou de médicament, naturels ou non. Rien de tout ça, à moins d’avoir une bonne raison de le faire. Je me fie d’abord à ce que la nature nous fournit depuis des millénaires. Je n’ai rien contre ces produits – dans certains cas, ils peuvent être très utiles – mais je préfère garder ça simple. La vie est déjà assez compliquée comme ça. C’est la même chose dans mon potager. Je me concentre sur l’essentiel: la matière organique. On nous offre... Lire la suite >

Réponses à vos questions: faut-il laisser les fleurs fanées sur le terreau?

Je possède une azalée des fleuristes depuis plusieurs années. Elle passe les étés à l’extérieur et les hivers dans une pièce fraîche. J’ai remarqué qu’une amie dépose les fleurs fanées sur la terre de son pot, tout autour de son azalée. Elle dit ainsi retourner les éléments nutritifs à la plante. J’ai commencé à faire la même chose, mais je me demande s’il y a suffisamment d’activité microbienne dans le terreau d’une plante d’intérieur pour rendre ces éléments assimilables. C’est une bonne pratique au jardin, mais est-ce aussi une bonne idée pour une plante en pot? Cela forme tout de même un paillis intéressant et abondant, puisque mon azalée fleurit généreusement. Pouvez-vous m’éclairer à ce sujet? Réponse Mes plantes d’intérieur passent aussi l’été à l’extérieur, d’une part parce que j’ai peu de soleil à l’intérieur lorsque les arbres débourrent, mais aussi parce que ça me permet de m’en occuper encore moins… du moins s’il pleut de temps à autre. Il... Lire la suite >

La créativité des plantes: art, nature et santé

On parle de plus en plus de «l’intelligence» des plantes. Le terme dérange parfois, mais il reflète une réalité fascinante: les plantes perçoivent, réagissent et s’adaptent à leur environnement avec une grande finesse. Elles «voient» la lumière pour s’orienter, «entendent» les vibrations de l’eau et «goûtent» la richesse du sol. Les arbres, quant à eux, communiquent entre eux. Par l’entremise de réseaux de champignons, ils échangent des ressources et des informations. Ils peuvent aussi émettre des signaux d’alerte sous forme de composés volatils lorsqu’ils sont attaqués. Certaines études suggèrent même qu’ils distinguent leur parenté de leurs voisins étrangers via le réseau fongique. Depuis des millions d’années, les plantes ont développé des stratégies d’une ingéniosité étonnante pour survivre sans pouvoir se déplacer. La dionée attrape-mouche «compte» le nombre et la fréquence des stimulations avant de refermer son piège. L’érable disperse ses graines grâce à des samares en forme d’hélice, capables de parcourir de longues distances, tandis que le noyer noir libère... Lire la suite >

Après un été difficile et un long hiver, le Jardinier paresseux a besoin de vous

Au fil de la belle saison, les plantes accumulent l’énergie du soleil pour alimenter leur croissance. Elles prennent dans l’air ce dont elles ont besoin pour produire leurs feuilles, leurs tiges et leurs branches. Dans le sol, de petits organismes transforment la matière pour la rendre disponible aux racines. Elles y trouvent aussi l’eau, qui transporte ces éléments dans toute la plante. Avec l’arrivée des temps froids, les plantes rapatrient les forces qu’elles ont bâties pendant l’été pour les mettre à l’abri dans leurs racines. En stockant ainsi cette énergie sous la terre, elles se protègent des gels de l’hiver et s’assurent d’avoir les réserves nécessaires pour entamer une nouvelle saison le printemps venu. Les saisons se suivent, mais ne se ressemblent plus. Certaines années, le soleil, la chaleur et la pluie s’unissent dans un équilibre parfait. D’autres fois, nos jardins deviennent les victimes de canicules, de sécheresses, d’inondations ou de gels soudains. Nous n’avons qu’à penser à la saison... Lire la suite >

Le cœur au jardin: de la mer à la terre avec David Hamel

Pendant longtemps, avec l’avènement des engrais et des pesticides de synthèse, l’agriculture, l’horticulture et le jardinage ont été réduits à la somme de leurs composantes. En portant trop d’attention aux besoins «essentiels» des plantes en certains minéraux, nous avons oublié tout l’écosystème du sol, celui qui rend justement ces nutriments disponibles aux racines. Ce faisant, nous avons affaibli ces organismes essentiels au point où les produits chimiques devenaient nécessaires: une béquille pour des sols appauvris. Nous savons maintenant que la vie du sol – bactéries, champignons et autres organismes, des plus petits aux plus grands – vit en symbiose avec les plantes, et que c’est elle qui rend un sol riche et les plantes en santé. On passe d’une logique chimique à un retour vers le biologique. Comme le dit David Hamel, cofondateur et copropriétaire de Bio Nord: «Je ne fais plus de la chimie, j’essaie de garder mon monde en vie.» Dans cet épisode du balado Le cœur au... Lire la suite >

15 vivaces primées qui ont passé l’épreuve du temps

Après avoir écrit Lauréats horticoles 2026: entre marketing et essais rigoureux, dans lequel j’évoquais notamment l’Andropogon ‘Blackhawks’ aux teintes pourpres dramatiques, je me suis plongé dans la liste des anciens lauréats de la Plante vivace de l’année® (Perennial Plant of the Year®, PPOY). Décernée par des professionnels du secteur, cette distinction récompense une vivace pour sa constance, sa longévité et son faible entretien, souvent après plusieurs années d’observation. Et ce, depuis 1990. Mais qu’est-il advenu de ces anciennes lauréates? Si certaines sont encore bien présentes dans les pépinières, d’autres ont été détrônées par de nouvelles variétés plus résistantes, plus florifères ou mieux adaptées aux conditions actuelles. J’ai donc examiné chacune de ces vivaces afin de déterminer celles qui méritent encore une place dans nos jardins. J’ai analysé chaque plante selon plusieurs critères: sa capacité d’adaptation, son autonomie, son besoin d’entretien, sa résistance aux maladies, sa longévité, sa capacité à occuper l’espace, son comportement et sa tolérance aux conditions imparfaites. L’objectif... Lire la suite >

Réponses à vos questions: betteraves qui ne grossissent pas

Pourquoi mes betteraves ne grossissent-elles pas? Elles font des feuilles, mais les racines ne gonflent pas. J’ai aussi parfois le même problème avec mes radis. Réponse Il est difficile de répondre avec précision à cette question, car je ne connais pas les conditions de votre potager: type de sol, ensoleillement, pH, disponibilité des nutriments, engrais ou amendements utilisés… autant de facteurs qui peuvent influencer la capacité des betteraves – et des radis – à faire grossir leurs racines et, en fin de compte, votre récolte. Je vais donc examiner les causes les plus fréquentes de ce problème, en espérant que l’une d’elles s’applique à votre situation. Je les ai classées en ordre d’importance: les plus probables d’abord, puis les causes les plus rares en fin de liste. Excès d’azote L’azote (N), qu’il provienne du sol, du compost, des engrais ou de toute autre source, favorise la synthèse de la chlorophylle et stimule la croissance végétative, c’est-à-dire le développement des feuilles... Lire la suite >

Les annuelles du jardinier paresseux : une nouvelle édition

On dit que mon père, Larry Hodgson, a publié plus de 60 livres au cours de sa carrière. Je vous avoue ne pas les avoir comptés moi-même… mais certains l’ont fait! Malheureusement, plusieurs de ces ouvrages ne sont plus disponibles. Des livres qui, selon moi, seraient encore aujourd’hui extrêmement utiles pour les jardiniers du Québec. Je trouve dommage que l’on perde accès à ces informations, mais aussi à son style d’écriture unique: souvent drôle, parfois pragmatique, d’autres fois carrément mordant. C’est pour cette raison que je me suis donné comme mission de rééditer certains de ses livres les plus iconiques et les plus utiles, afin de les rendre à nouveau accessibles au public. En 2024, nous avons publié Les vivaces du jardinier paresseux, dans lequel j’ai rassemblé des informations provenant de plusieurs livres: Les vivaces (Broquet, 1997), Les idées du jardinier paresseux: Les vivaces (Broquet, 2012) et La Bible des vivaces du jardinier paresseux (tomes 1, 2 et 3) (Broquet, 2012 et... Lire la suite >