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Réponses à vos questions : rosiers, colocasses et pommes de terre

Rosier à déplacer

Nous avons planté il y a environ 5 ans un rosier ‘John Cabot’ dans la petite cour arrière de notre maison. Nous avons sous-estimé l’ampleur qu’il allait prendre. Nous voulons le relocaliser à un autre endroit où il aura toute la place voulue pour se développer. Nous prévoyons le déplacer cet automne. Est-ce le bon moment? Quelques branches sont entrecroisées dans un treillis, d’autres, les pousses de l’année, ont près de huit pieds de longueur. Est-ce qu’on peut les tailler pour faciliter le déménagement? Nous ne voulons pas le perdre, il est magnifique.

Rosier ‘John Cabot’. Photo : Nadiatalent

Réponse

Rosa ‘John Cabot’ est un superbe rosier rustique grimpant qui peut facilement 3 m de hauteur et 2 m de largeur, c’est donc une plante pour le moins très volumineuse. Je comprends que vous avez manqué d’espace. Heureusement c’est aussi un rosier des plus robustes et vous ne devriez pas avoir trop de difficulté à réussir sa transplantation.

Les deux meilleures périodes pour transplanter un rosier rustique sont au printemps et à l’automne, donc oui, c’est un bon moment pour le faire. Et non seulement pouvez-vous le tailler avant de le déplacer, mais vous devrez le tailler: vous auriez beaucoup de difficulté à transplanter une si grosse plante intacte, d’autant plus qu’elle est munie d’épines acérées! Vous pouvez tailler cette plante très sévèrement si vous le voulez, disons à 20 ou 25 cm du sol. Elle repoussera relativement rapidement, prenant peut-être 2 ou 3 étés pour atteindre sa pleine taille, mais devrait déjà fleurir l’été prochain à une hauteur et diamètre un peu moindre.

Colocases sans rhizome

J’ai acheté l’été dernier deux colocases, Colocasia Royal Hawaian® ‘Black Coral’ et C.  Royal Hawaian® ‘Pineapple Princess’. En les dépotant pour faire sécher le bulbe, je me suis aperçue qu’il ne semble pas y en avoir. Donc, pour les hiverner est-ce que je dois les laisser en pot et les garder comme plantes d’intérieur? J’aurais préféré les traiter comme mon autre grosse colocase et sécher le bulbe pour le replanter en mars.

Colocasia Royal Hawaian® ‘Black Coral’. Source: Etsy

Réponse

Les colocases sont des plantes tropicales cultivées, dans de nombreux pays, pour leur rhizome enflé comestible (après cuisson pour enlever l’oxalate de calcium, toxique, qu’il contient), mais au Québec, elles le sont strictement comme plantes ornementales. On les appelle souvent «oreilles d’éléphant» à cause de leurs grandes feuilles en forme de tête de flèche.

Typiquement, les colocases produisent des rhizomes de diverses tailles, selon le cultivar. Dans la série Royal Hawaiian®, comme ‘Black Coral’ et ‘Pineapple Princess’, il arrive que la plante développe seulement de petits rhizomes, insuffisants pour être extraits, séchés et replantés au printemps suivant.

Dans ce cas, la meilleure façon de les conserver est de les empoter, de les placer dans une pièce éclairée et de continuer de les arroser pendant l’hiver. Vous pouvez toutefois les mettre dans une pièce plutôt fraîche à cette saison, ce qui réduira les besoins en arrosage, mais il faut arroser assez pour que la plante conserve au moins une ou deux feuilles, nécessaires à sa photosynthèse.

Au mois de mars, augmentez la chaleur, les arrosages et commencez à fertiliser (les colocases sont des plantes très gourmandes) et bientôt vos plantes seront aussi jolies que jamais.

Pommes de terre galeuses

Mes pommes de terre rouges, qui étaient habituellement très belles, ont cette année, ce que je pense être de la galle, lésion circulaire qui s’enfonce dans le tubercule. Je fais une petite rotation de culture, mais mon jardin n’est pas très grand. J’y ajoute chaque année mon compost, mais cette année j’y ai ajouté du fumier de bovins composté: que faire?

Gale commune sur une pomme de terre blanche. Photo: Rasbak

Réponse

La gale de la pomme de terre est causée par diverses bactéries, mais surtout Streptomyces scabies. La maladie est souvent transportée dans le fumier de vache et c’est peut-être la source de votre problème, mais il se peut également que vous ayez acheté des pommes de terre de semence déjà infestées. Aussi, il est possible que la maladie fût déjà présente dans le sol depuis quelques années, car certaines souches de pomme de terre peuvent paraître asymptomatiques jusqu’à ce qu’un été plus rude (chaud et sec) les affaiblisse et alors, les symptômes de galle apparaissent.

Traiter la maladie par une rotation de cultures est rarement très efficace dans un petit potager, car les bactéries voyagent facilement dans le sol et arriveront bientôt aux quatre coins. Par contre, la gale est moins virulente sur les sols plutôt acides (pH de 5,6 à 6,0) et peut-être que l’application de soufre ou d’un autre produit acidifiant pourrait être utile. Ou essayez des cultivars de pomme de terre reconnus comme étant résistants à la maladie, comme ‘Russet Burbank’ ou ‘Chieftain’.

Notez que les tubercules touchés par la gale demeurent comestibles, mais demandent plus d’efforts de préparation pour la cuisine, car il faut exciser les gales une par une avec un couteau.


Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte a été publié à l’origine dans Le Soleil le 20 octobre 2012.


  1. Rosier :
    Une magnifique variété et robuste !!
    Taille & ajouter des mycorhises directement sur les racines lorsque vous le déplacerez au printemps prochain.
    Vous gagnerez une année!

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  3. Les conseils pour déplacer le rosier ‘John Cabot’ sont vraiment utiles — notamment la suggestion de le tailler sévèrement avant la transplantation.
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