La belle n’est pas bébête!
C’est en visite à Repentigny, en banlieue de Montréal, que j’ai vu pour la première fois le criocère du lis, Lilioceris lilii, de son vrai nom. Ce magnifique insecte orange métallique batifolait joyeusement sur ce qui avait, sans doute, déjà été un lis un peu plus tôt dans la saison. Maintenant, il n’avait plus de feuilles et ressemblait davantage à un turion d’asperge. Je n’ai fait ni une ni deux et, grâce à mes réflexes de lynx, avant même d’avoir eu le temps de répéter son nom, j’ai pris sa photo. Le 15 juillet 1998: comment oublier ce moment fatidique?

La photo prise, l’instinct numéro deux – tuer, écraser, détruire – s’est mis en branle. J’ai donc essayé de le prendre entre le pouce et l’index pour l’écraser.
Moment historique
En fait, si je n’en avais jamais vu auparavant, j’avais déjà entendu parler de cet insecte dont la description de la physionomie et des dégâts remplit déjà depuis plusieurs années les courriels désespérés en provenance du sud-ouest de la province. Toutefois, la tentative fut vaine. Le criocère, me voyant venir, s’est laissé tomber par terre et ce fut peine perdue de le retrouver. Je sais maintenant que le criocère, pas si bête que ça, se jette à terre et se retourne sur le dos lorsqu’il se sent menacé. Ce faisant, il cache sa carapace orange vif pour révéler… un dessous noir qui se confond facilement avec la terre.

Je me félicitais de cette photo historique d’autant plus que, chauvin comme tous les citoyens de la ville de Québec, j’étais convaincu que c’était strictement un problème montréalais. Jamais cet insecte d’origine européenne (et d’ailleurs découvert en Amérique du Nord pour la première fois à Montréal… en 1945) n’allait réussir à survivre aux hivers québécois!
Panique dans la Vieille Capitale
Coup dur donc en juin 1999, alors qu’un de mes lis montra de curieux symptômes: des feuilles et des boutons floraux troués. Je m’approche pour mieux étudier les dégâts et qui vois-je apparaître alors? Un criocère aussi orange vif que son cousin montréalais.
Cette fois-ci, je fus plus vite sur la gâchette. Aussitôt vu, aussitôt écrasé: ça fait d’ailleurs «scrounche» quand on enfonce la carapace entre le pouce et l’index. Une demi-heure plus tard, j’avais écrasé 15 criocères adultes, une douzaine de larves gluantes (elles ressemblent à des mini-limaces et sont recouvertes de leurs propres excréments, sans doute pour décourager les oiseaux prédateurs… et les jardiniers dédaigneux), plus une quantité surprenante d’œufs orange, cachés, comme les larves, sous les feuilles. J’ai vite téléphoné à des amis de la région qui cultivent aussi les lis, mais personne n’avait rien vu… encore. Deux semaines plus tard, mon courriel débordait, mon répondeur aussi: quel est ce joli insecte (tout le monde est d’accord, il est magnifique) qui fait tant de dégâts sur nos lis et nos fritillaires? C’était la panique dans la Vieille Capitale!

Comment les contrôler?
Trois ans plus tard, je ne sais toujours pas comment les contrôler convenablement. D’accord, j’écrase, j’écrase et j’écrase, anéantissant assez facilement la première génération, mais vers le mois de juillet, la deuxième génération, plus mobile et nombreuse que la première, arrive au vol et voilà que les dégâts recommencent. Le contrôle manuel devient presque impossible, car je refuse d’introduire des produits toxiques dans ma cour. J’ai passé 45 ans (présumant avoir commencé à jardiner à l’âge d’un an, ce qui me paraît fort probable, connaissant mon jardinier de père) à refuser d’utiliser des pesticides dangereux, même quand des insectes menaçaient mon potager. Je ne vais pas succomber à la tentation juste parce qu’un nouvel insecte s’attaque à une vulgaire plante ornementale!
La solution?
Alors je n’ai pas suivi le conseil de mes voisins qui utilisent du malathion (jamais dans ma cour!) ou de la roténone (d’accord, c’est «biologique», mais c’est un produit toxique quand même!). À ce jour, la terre de diatomée (enfin, quelque chose qui contrôle les insectes autrement qu’en les empoisonnant) est seulement efficace quand il ne pleut pas… or il pleut tout l’été à Québec. Les Américains (oui, eux aussi ont le même problème) recommandent le neem, car cette huile biologique, dérivée d’un arbre indien et totalement sans danger pour tout animal sauf les insectes, est non seulement insecticide, mais aussi répulsive. Malheureusement, elle n’est pas homologuée au Canada et donc difficile à trouver. Y a-t-il d’autres solutions?

J’en vois une à l’horizon. J’ai très – mais vraiment trrrrrès! – envie d’arracher tous mes lis et d’en finir avec ce problème pour toujours. Après tout, le monde est plein de belles plantes sans problèmes. Pourquoi entretenir une plante qui en a?
Et maintenant?
Plus de vingt ans après la découverte du criocère du lis à Québec, les choses ont bien changé. Le ravageur semble reculer, peut-être grâce à l’introduction de guêpes parasitoïdes venues d’Europe. Une promesse se dessine enfin pour les amateurs de lis…
Apprenez-en plus dans Le criocère du lis et la promesse de la lutte biologique.
Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte sur le criocère du lis a été publié à l’origine dans Fleurs, plantes, jardins en juillet 2001.

L’huile de Neem, de margousier en français, est disponible en Ontario.
Huile de Neem assez facile à trouver sur le net.
C’est toujours un moment de plaisir et une occasion de sourire à la lecture de Larry.
Le produit utilisé pour se débarrasser des fourmis est vraiment super: AUNT . C’est la meilleure solution que j’ai trouvée jusqu’à présent. Et j’ai de moins en moins de criocère d’année en année.
Bonjour, l’huile de margousier (Neem) se vend au Québec comme huile cosmétique. Bonne chance!
J’ai plusieurs variété de lys et il y a quelques années ils ont été infestés par la criocère du lys, deux années consécutives. Depuis que je paille mes lys avec de l’écorce de cèdre (6 ou 7 ans), le problème est résolu. Je n’ai plus jamais revu ces petites bestioles.
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Je me suis débarassée du criocère du lys il y a quelques années en appliquant une décoction de feuilles de rhubarbe une fois au printemps pour tuer celles qui passent l’hiver dans la terre, puis quelques fois plus tard dans la saison au cas ou mon premier traitement ne les aurait pas toutes éliminées. Depuis, plus aucune infestation !
Merci!!
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Nice post. I learn something totally new and challenging on websites
Quand j’avais des lys, de manière préventive avant l’apparition du criocère sur mes plants, je répandais du marc de café sur le sol autour des plants. Ça marchait très bien. Je recommencerai dès le printemps prochain avec l’achat de lys.
J’ai lu il y a quelques semaines que le bicarbonate de soude était efficace quand on le met au sol. Les criocères n’apprécient pas du tout, alors j’ai commencé à le faire et ça semble fonctionner jusqu’à maintenant. Mais il faut en remettre après une pluie…
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Moi, tôt au printemps j’étend des coquilles d’oeuf au sol. Une fois le lys commence à pousser j’étend encore partout sur le lys et le sol. Après 2 annés j’ai trouvé seulement deux. Cette été aucun, alors je croix que les coquilles aide et j’en mets partout maintenant, dans mes bac à fleurs autour de mes hostas. Les écureuils les aime pas aussi!
J’ai remarqué que l’endroit ou les lys sont (plus de soleil) le problème n’existe pas ou beaucoup moins.