Conseils d’entretien estival pour votre jardin de la victoire 2.0

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Un article du National Garden Bureau écrit par C.L. Fornari de Plantrama

«Lorsque la pandémie a frappé, j’ai décidé de planter un potager.»

J’ai entendu cela de beaucoup de gens au cours des trois derniers mois et je réponds toujours la même chose: «Toutes mes félicitations! Vous avez fait un excellent choix.» Je reconnais que le stress de la crise de la COVID peut facilement avoir incité les gens à manger beaucoup de bonbons ou à regarder sans arrêt de vieilles séries télévisées, donc il est merveilleux d’entendre que beaucoup se sont sentis motivés à faire quelque chose de sain et de positif comme planter des légumes.

Si la culture de légumes est nouvelle pour vous, ou si vous êtes récemment retourné au jardinage après quelques années de pause, vous pourriez avoir besoin d’un petit rappel sur l’entretien du potager au milieu de l’été. Alors, voici quelques conseils qui permettront à vos jardins de rester productifs et d’ainsi remplir votre table des aliments les plus frais et les plus savoureux au monde.

Patty Cooksey, une infirmière aux urgences, a planté ce potager au printemps 2020. Elle dit que c’était une activité tranquille et agréable qui la détendait dans une période très stressante. Patty a également créé la charmante clôture qui l’encadre à partir de branches mortes trouvées dans la forêt.

«J’en ai trop planté!»

Au début de la saison de plantation, les jeunes légumes sont si petits et notre surface de plantation semble si grande. Pourtant, une fois que le temps se réchauffe, la plupart des plantes grandissent rapidement et alors ce potager surélevé apparemment si spacieux déborde.

Que devez-vous faire lorsque votre courge d’été recouvre les betteraves et que le chou frisé a dépassé les carottes?

Il est possible de donner un port plus vertical à beaucoup de légumes, alors commencez par cela. Tuteurez le chou frisé, le brocoli, les aubergines et les poivrons qui penchent et étouffent les cultures voisines. Si votre courge d’été est près de la marge du potager surélevé, laissez-la déborder sur l’allée. Et si certaines de vos plantes sont trop proches les unes des autres, éclaircissez-les en arrachant ou en coupant une sur deux pour donner plus d’espace aux cultures restantes. N’oubliez pas que la laitue, le chou frisé, la bette à carde et les autres légumes-feuilles et légumes-racines que vous éclaircissez sont tous comestibles, alors utilisez les plantes éclaircies dans votre cuisine, tout simplement.

«Quand mes légumes sont-ils prêts à cueillir?»

Une erreur courante des jardiniers novices est de ne pas récolter assez tôt. Il est tentant de laisser cette rangée de laitue intacte, par exemple, parce que les plantes sont si belles.

Pourtant, pour beaucoup de légumes, il faut garder à l’esprit qu’une récolte constante peut également signifier plus de nourriture pour votre table!

  • N’attendez pas la pleine maturité: coupez les plus grosses feuilles des laitues, des bettes à carde et des choux frisés et utilisez-les dans vos salades.
  • Cueillez les haricots verts et jaunes et les courges d’été tous les deux jours pour stimuler les plantes à continuer de fleurir et ainsi produire davantage.
  • Coupez les pommes de brocoli quand elles «ressemblent à du brocoli», même si elles sont plus petites que celles que vous trouvez au supermarché. (Un autre détail intéressant sur le brocoli: si vous laissez la base intacte, la plupart des plantes continueront à produire des pousses latérales de minuscules pommes tout l’été. Récoltez-les avant qu’elles ne fleurissent et vous aurez suffisamment de petits brocolis tendres pour les salades, les omelettes et les plats de pâtes jusqu’à la fin de l’automne.)
  • Enfin, une fois que vos laitues, radis et autres légumes à maturation rapide «montent en graine» (commencent à fleurir), c’est signe que leur saison de récolte est terminée. Il est temps de les arracher et d’en ressemer d’autres.
Arrosage, récolte, désherbage: voilà la base de l’entretien du potager estival.

«Que faire de toutes ces mauvaises herbes?»

Les mauvaises herbes qui semblaient si insignifiantes en juin peuvent monter en flèche et devenir des géantes en juillet. Même les jardiniers expérimentés s’en étonnent. («D’où vient cet énorme envahisseur? Il me semble qu’il n’était pas là hier!») Certaines mauvaises herbes amatrices de chaleur prospèrent également au pied de vos légumes, volant leur eau et leurs minéraux. Par conséquent, pendant votre entretien d’été, vous pourriez voir du digitaire, du galinsoga, de l’oxalide ou du pourpier tapisser le sol du potager. Malheureusement, il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître les mauvaises herbes. Il faut tout simplement les arracher.

Je recommande fortement la technique de désherbage «tasse de café en main» (ou «verre de vin en main», si cela est votre préférence). Sortez le matin ou le soir, votre boisson de choix à la main, et arrachez quelques mauvaises herbes. Il n’y a pas de presse: arrêtez-vous occasionnellement pour prendre une gorgée et juste pour profiter de la journée. Une fois votre boisson terminée, arrêtez-vous: vous en avez assez fait pour la journée. Après tout, les mauvaises herbes seront encore là demain et vous pourrez alors sortir avec votre boisson encore une fois et en faire un petit peu plus. (Inutile de dire que si vous vivez dans une région aux étés torrides, le petit matin est le meilleur moment pour lutter contre les mauvaises herbes.) Si vous n’en faites pas trop à la fois, le désherbage deviendra non pas une tâche insurmontable, mais presque une détente. Sans farce! Et pourtant, même avec cette méthode de désherbage presque zen, vous prendrez quand même le contrôle sur les mauvaises herbes!

Notez aussi que plusieurs mauvaises herbes de votre potager sont comestibles (amarante, chénopode, pissenlit, pourpier et beaucoup d’autres). Donc, parfois désherber et récolter se confondent!

De plus, l’utilisation d’un paillis réduit sérieusement le développement de la majorité de mauvaises herbes et rend alors l’entretien d’été beaucoup plus facile! Il n’est pas trop tard pour couvrir le sol nu de quelques centimètres de feuilles hachées, de paille ou d’autres matières organiques.

Section de potager clôturée pour empêcher les lapins de pénétrer. Ils semblent préférer les haricots verts, le chou frisé et le brocoli, donc ce sont ceux-ci qui reçoivent cette protection spéciale. Notez que la clôture sert aussi de tuteur pour les pois mange-tout et les concombres.

«Comment bien arroser en été?»

Au début, immédiatement après le semis et le repiquage de vos légumes, il était de facile de les arroser avec un simple pistolet d’arrosage. Avec leurs racines encore très courtes, un rapide «arrosage de surface» suffisait. Il y a même de fortes chances que vous ayez trouvé ce petit rituel bien agréable. Mais dans la chaleur de l’été, l’arrosage manuel est rarement suffisant. 

Tout d’abord, les jardiniers perdent patience bien avant que les plantes ne soient bien arrosées et pourtant, il faut vraiment humidifier le sol en profondeur maintenant que les racines des légumes sont longues et profondes. 

Deuxièmement, c’est la nature humaine de viser la base de la tige en arrosant, en ignorant que c’est dans le sol environnant que les racines poussent le plus activement. 

Si les ordonnances locales permettent d’arroser avec un boyau suintant, que l’on peut alors laisser couler pendant environ 45 minutes à 1 heure, ou un arroseur, un peu moins efficace, mais quand même mieux qu’un arrosage manuel, préférez ces outils, car ils permettent d’arroser profondément. Pourtant, vous n’utiliserez pas plus d’eau ce faisant car, quand vous arrosez en profondeur, il faut répéter les arrosages beaucoup moins souvent.

«J’ai récolté mes radis et ma laitue et pourtant, ce n’est que le milieu de l’été. Puis-je cultiver autre chose dans cet espace vide?»

Bien sûr! C’est même ce qu’il faut faire! Sauf dans les régions aux étés très courts, il est encore temps de semer des graines de carotte, de chou frisé, de roquette, de laitue, de pak-choï et de bette à carde dans les espaces dégagés par les premières récoltes. Ce sont toutes des cultures qui prospéreront même lorsque les températures se refroidiront à l’automne, alors n’hésitez pas à semer quelque chose de nouveau.


Entretenir un jardin de la victoire 2.0 en plein été est vraiment facile quand vous savez comment faire!

Réponses à 15 questions sur la culture des fraisiers

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Réponses à vos questions sur les fraisiers par les experts du National Garden Bureau.

Les fraisiers (Fragaria × ananassa) sont des plantes pérennes à jolies fleurs, mais sont surtout reconnus pour leurs fruits délicieux. De plus, comme ils sont de petite taille, notamment comparativement à la plupart des autres fruitiers, on peut facilement les cultiver dans nos jardins, bacs et balconnières. Quant aux récompenses, pensez à la charlotte aux fraises, à la tarte aux fraises et aux fraises mangées directement du plant! Quelle que soit la façon dont vous les consommez, les fraises sont toujours un délice et les fraisiers sont alors un excellent choix pour votre jardin de la victoire 2.0.

15 questions sur la culture des fraisiers

1. Les fraisiers attirent-ils les abeilles au potager?

Oui, et d’ailleurs, les fraisiers ont besoin d’abeilles et de bourdons pour assurer la fécondation de leurs fleurs. Et les fleurs des fraisiers sont un vrai régal pour les pollinisateurs. Planter des fraisiers dans un potager contribue grandement à sa biodiversité.

2. Dans mon enfance, les fraises mûrissaient au début de l’été, mais maintenant on les produit pendant tout l’été. Comment est-ce possible? Et peut-on cultiver des fraisiers à récolte prolongée dans nos jardins aussi?

À l’origine, les fraisiers étaient à jours courts, fleurissant seulement au printemps, ce qui assurait des fruits au début de l’été (en juin et juillet dans la plupart des régions), mais, avec le temps, les fraisiculteurs ont développé des variétés à jours neutres et donc qui fleurissent tout l’été et même à l’automne. Et ces variétés produisent aussi, en conséquence, des fruits pendant la majeure partie de la saison. Les fraisiers à jours courts, appelés maintenant fraisiers non remontants, ont souvent l’avantage d’offrir des fruits un peu plus précoces… mais malgré cela, de nos jours, la majorité des jardiniers amateurs préfèrent les fraisiers à jours neutres et donc à fructification continue que nous appelons fraisiers remontants. Si vous aimez récolter des fruits tout au long de l’été, les variétés remontantes, comme Delizz®, premier fraisier à gagner un prix Sélections All-America, sont les variétés les plus intéressantes pour votre potager.

3. Comment planter mes plants de fraisiers?

Il faut planter les fraisiers avec le collet tout juste au-dessus du sol. Ill.: baumaux.wordpress.com

Assurez-vous de choisir un endroit ensoleillé au sol bien drainé, riche et meuble. On peut aussi les cultiver en bac et même, très joliment, en panier suspendu. Il est important de planter les fraisiers à la bonne profondeur, soit avec le collet, là où la tige joint les feuilles, tout juste au-dessus du sol. Si on enterre ce collet, la plante risque de pourrir; si le collet est trop surélevé, c’est l’assèchement qui l’attend. 

Habituellement, on paille les fraisiers avec de la vraie paille. Photo: On the Green Road, flickr.com

Il est fort utile de couvrir le sol autour du plant d’une couche de paille pour réprimer les mauvaises herbes qui tendent à rapidement envahir la plantation.

4. Je viens de planter de nouveaux fraisiers remontants. Quand dois-je m’attendre à récolter mes premières fraises?

Si les conditions sont bonnes, vous devriez pouvoir récolter vos premières fraises environ 4 semaines après la première floraison.

5. Combien de plants de fraisiers dois-je planter par personne?

Avec 10 plantes remontantes, vous devriez pouvoir récolter assez de fraises pour une personne tous les jours de la saison.

6. Dois-je couper les stolons de mes fraisiers?

Il est préférable d’enlever les stolons si vous voulez une récolte abondante. Ill.: http://www.slideshare.net

Supprimez tous les stolons, sinon votre plantation de fraisiers deviendra trop encombrée de bébés plants qui feront concurrence à la plante mère. Et alors, les plantes adultes seront moins vigoureuses et produiront moins de fruits. 

7. Les oiseaux mangent mes fraises. Que devrais-je faire?

Le filet est la solution la plus simple pour empêcher les oiseaux de manger vos fraises. Photo: yumuniverse.com

De nombreux jardiniers couvrent simplement les plantes avec un filet anti-oiseaux, vendu dans n’importe quelle jardinerie ou quincaillerie. Tuteurez-le pour le maintenir au-dessus des plantes, sinon certains oiseaux réussiront à atterrir sur le filet et à picorer les fruits les plus proches. Ou encore, faites pousser des fraisiers aux fruits blancs: les oiseaux ne semblent jamais les remarquer.

8. Combien de temps les plants de fraisiers produisent-ils?

Les variétés non remontantes produisent des fruits pendant 5–6 semaines à partir du début de l’été. Les variétés remontantes produisent des fruits pendant environ 3 mois; même 6 mois dans des climats doux. 

Notez que les fraisiers tendent à accumuler des maladies avec le temps et que leur production baisse alors. Normalement, on les remplace donc par de nouveaux plants aux 3 ou 4 ans. Achetez toujours des plants certifiés libres de virus.

9. Les fraisiers peuvent-ils passer l’hiver?

Comme protection hivernale, couvrez vos fraisiers de paille à la fin de l’automne. Photo: OklahomaGardening

En général, oui. La plupart des fraisiers survivront à un hiver très froid, mais leur rusticité est quand même quelque peu variable. Certains sont adaptés à la zone de rusticité 3 — très froide! — tandis que d’autres ne dépassent pas la zone 6. Si vous vivez dans un climat froid, comme au Canada en général, vérifiez la zone de rusticité au moment de l’achat pour vous assurer que la variété convient à votre climat. Aussi, c’est une bonne idée de couvrir les plants de paille pendant l’hiver pour réduire l’impact des soubresauts de température. Si vous vivez dans une région aux hivers doux, par contre, comme en Europe centrale, peu ou pas de soins hivernaux sont nécessaires.

10. Quand devrais-je acheter de nouvelles plantes?

Il est préférable d’acheter de nouveaux fraisiers remontants au printemps. Pour les variétés non remontantes, le meilleur moment pour les acheter et les planter est en août.

11. J’ai des problèmes avec des cloportes qui mangent mes fraises. Y a-t-il quelque chose qui soit sans danger pour l’humain et que je puisse utiliser autour de mes fraisiers pour éliminer ces bestioles? J’ai mis du paillis autour de mes plantes. Devrais-je le retirer pour qu’ils n’aient aucun endroit où se cacher?

Les cloportes peuvent endommager les fruits. Photo: http://www.howdogardener.com & wiki.bugwood.org

Les cloportes sont généralement inoffensifs dans le jardin, étant de simples détritivores*, mais malheureusement ils aiment bien les fraises quand celles-ci touchent le sol. Et vous avez raison, un environnement sombre et humide, comme sous certains paillis, peut les héberger. Essayez plutôt de la paille comme paillis: elle est aérée et s’assèche rapidement après une pluie, ce qui décourage les cloportes et les bestioles nuisibles présents dans le sol.

*Un détritivore est une espèce vivante qui se nourrit de déchets végétaux et animaux.

12. Les fraises peuvent-elles toucher le sol?

Non, idéalement les fraises en formation ne doivent pas reposer sur le sol, car cela accélérera leur détérioration et encouragera les ravageurs (comme les cloportes mentionnés ci-dessus). Au lieu de cela, paillez abondamment avec de la paille autour de la base de la plante et ainsi les baies se trouveront sur une couche de paille, sans jamais toucher au sol. De plus, ainsi les fruits ne seront pas couverts de terre ou de sable lors de la récolte.

13. Le fraisier est-il un bon choix pour les sols détrempés?

Non, les fraisiers n’aiment pas un sol excessivement humide. Par temps de pluie ou lorsque la plante et le sol sont trop humides, les fruits peuvent pourrir. Assurez-vous alors que l’excès d’eau peut s’écouler loin de la plante, peut-être en cultivant vos fraisiers sur une butte si votre sol est glaiseux et mal drainé. Une bonne couche de paille sous la plante garantit que les fruits s’assècheront rapidement après chaque pluie, ce qui aidera à les protéger. 

14. Quel est le meilleur engrais pour les fraisiers?

Ajoutez un engrais à dégagement lent au début de la saison. Choisissez un engrais dit complet, soit qui contient à la fois les macronutriments, soit le NPK (azote, phosphore et potassium), mais aussi tous les micronutriments (fer, bore, zinc, molybdène, etc.). La plupart des engrais bios tout usage conviendraient parfaitement. Évitez toutefois les engrais de synthèse contenant beaucoup plus d’azote que des autres éléments, comme le 30-10-10 ou le 20-5-10, car trop d’azote stimulera la croissance verte plutôt que la floraison et la fructification.

15. Je viens de recevoir des fraisiers à racines nues et ils sont déjà en fleurs. J’ai lu qu’il est préférable d’enlever les fleurs la première année afin que les plants puissent développer des racines plus fortes, mais j’hésite un peu. Est-ce vrai?

On peut supprimer les fleurs présentes à l’achat. Photo: 7GsALLDAY, reddit.com

Oui et non. Voici l’explication: 

Il ne faudrait pas laisser un fraisier non remontant à racines nues fleurir ni produire des fruits la première année. Avec les plants remontants à racines nues, par contre, ne supprimez que les premières fleurs, celles déjà sur le plant ou en formation à l’achat. Cela aidera la plante à investir son énergie dans l’enracinement afin qu’elle puisse bien démarrer. Une fois qu’elle aura fait quelques semaines en terre, toutefois, son enracinement sera en bonne voie et vous pourrez alors la laisser fleurir. Ainsi, vous profiterez d’une très bonne récolte dès la première année.


Alors, allez-y et plantez des fraisiers dans votre propre jardin de la victoire 2.0! Ils sont vraiment faciles à cultiver et productifs!

 Information tirée d’un communiqué de presse du National Garden Bureau.
Traduction et adaptation par jardinierparesseux.com

Planter votre jardin de la victoire 2.0

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Dans un billet précédent, nous avons parlé des jardins de la victoire 2.0, ces jardins potagers réinventés pour le bien-être des confinés de la COVID-19, et y avons expliqué la façon de les planifier en 8 étapes. Il est maintenant temps de penser à planter votre jardin de la victoire en pleine terre. 

Les conseils suivants viennent du National Garden Bureau, le groupe qui a lancé l’idée du jardin de la victoire 2.0 ce printemps et ils furent traduits et adaptés de l’américain par jardinierparesseux.com.

Plantez votre propre jardin de la victoire 2.0 en dix étapes

1. Pour la transplantationtenez compte des dates de plantation recommandées en fonction de la date sans risque du gel de votre région. Faire la plantation trop tôt pourrait signifier qu’un gel tardif tuera les petits plants et semis ou que les plants resteront figés pendant plusieurs semaines à cause de l’air et du sol trop froid. Oui, les survivants commenceront à croître de nouveau lorsqu’ils se réchaufferont enfin, mais vous perdrez ainsi un temps précieux. Les semis dont a retardé un peu la plantation et qui n’ont jamais été stressés par le froid donneront une récolte plus hâtive et plus abondante.

2. Un bon sol est absolument nécessaire si vous voulez cultiver de bons légumes. Il doit être riche et bien drainé, mais capable de retenir une bonne quantité d’humidité. Donc, avant de planter, assurez-vous d’avoir préparé votre sol en mélangeant 5 à 7,5 cm de compost au sol trouvé sur place ou en achetant le meilleur terreau disponible si vous commencez un nouveau potager encadré. Et quand la terre est prête, il est temps de commencer la plantation!

3. Les légumes qui tolèrent un certain froid sont généralement ceux qui mûrissent le plus rapidement et vous donnent de belles feuilles, racines et grains à manger très tôt dans la saison. Alors, pensez à démarrer votre jardin en semant en pleine terre (ou en bac) les laitues, épinards, radis, pois, etc. alors que les températures sont encore fraîches dans votre région. Certaines graines étant minuscules, il faut essayer de ne pas en semer trop. Suivez les dates de semis recommandées sur l’emballage des semences.

4. Pour de meilleurs résultats, plantez les légumes à l’espacement recommandé. Recherchez cette information sur le sachet de semences, dans un catalogue, sur un site web ou dans un livre… un de mes livres, par exemple, comme Les idées du jardinier paresseux: Potager ou Les semis du jardinier paresseux (le format papier de ce dernier est actuellement épuisé et sera réédité en février, mais le livre est disponible en format électronique.). Des légumes trop serrés: voilà l’une des erreurs les plus courantes des jardiniers débutants. Il en résulte une diminution de la circulation d’air qui peut laisser les maladies s’installer. Et une trop grande promiscuité peut également entraîner des plantes de plus petite taille et réduire les récoltes, car ces plantes n’arriveront pas alors à obtenir leur pleine part de soleil et de minéraux. Parfois moins égale plus, du moins dans le monde des légumes!

5. Manipulez les plants délicatement lors du repiquage. Ne comprimez pas leur motte de racines et évitez si possible de briser les racines, tiges et feuilles fragiles. Dans la plupart des cas, plantez à la même profondeur que dans le contenant d’origine. Les tomates et les poivrons font exception à cette règle: ils peuvent être plantés plus profondément, ce qui est particulièrement utile si les plants repiqués sont un peu étiolés (hauts et faibles) au moment de la plantation. Enterrez les poivrons un peu plus profondément que la motte de racines et cela stimulera la production de racines sur la tige enterrée, donnant des plants plus robustes. Dans le cas des tomates, vous pouvez enlever 4 ou 5 des feuilles inférieures et ainsi enterrer jusqu’à la moitié de la tige. Les tomates aussi ont la capacité de produire des racines supplémentaires le long de la tige enfouie et un bon enracinement leur permettra de mieux survivre aux chaudes journées d’été.

6. Palissez les légumes aux tiges longues et rampantes sur un treillis, une cage à tomates ou d’autres tuteurs. Cela vous permettra de cultiver plus de légumes dans un espace restreint, car ils pousseront vers le haut plutôt qu’en largeur. Dans ce groupe, vous trouvez les tomates, les concombres, les haricots à rames, les melons, les courges et les pois. C’est ce qu’on appelle le jardinage vertical et c’est un économiseur majeur d’espace!

7. La tradition veut que les légumes soient plantés en rangées du nord au sud. Ainsi une rangée n’ombrera pas l’autre. Même si vous ne plantez pas en rangées, gardez cette idée à l’esprit et plantez les plantes plus courtes au sud et les plantes plus grandes au nord pour qu’elles ne jettent pas d’ombre sur ces dernières. 

8. L’engrais est un élément essentiel dans la plupart des jardins, car les légumes sont des plantes bien gourmandes. Vous pouvez incorporer un engrais à libération lente au sol au début de la saison et compléter avec une application d’engrais soluble toutes les deux à trois semaines tout au long de la saison de croissance.

9. L’arrosage est, bien entendu, très important dans votre jardin. La survie même des légumes dépend d’un arrosage adéquat. Heureusement qu’il est facile d’arroser adéquatement. N’attendez pas que le feuillage fane avant de le faire, mais utilisez votre index pour déterminer si le terreau est sec (lisez L’humidimètre le plus efficace pour plus d’information). Et quand vous arrosez, il faut toujours le faire abondamment, pour que l’eau descende en profondeur afin d’atteindre toutes les racines de vos légumes.

10. Enfin: faut-il pailler votre potager ou pas? Dans le potager traditionnel, on laissait la terre nue, exposée au soleil, au vent asséchant et aux mauvaises herbes, mais le consensus de nos jours est qu’un paillis est toujours préférable dans un potager. C’est que le paillis garde le sol plus frais, humide et friable, empêche la germination des mauvaises herbes, assure la propreté des plantes tout en réduisant les maladies, enrichit le sol en minéraux et facilite la récolte des légumes racines. Vous trouverez plus d’informations sur le paillage dans l’article d’hier Comment pailler un potager.

Allez-y donc et plantez votre propre jardin de la victoire 2.0!

Photos fournies par le National Garden Bureau

Comment pailler un potager

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Pourquoi sarclez-vous encore quand le paillis peut accomplir tout le travail? Photo: http://www.myhousedeals.com

La tradition veut qu’on laboure profondément le sol du potager au début de chaque saison et qu’on sarcle ou bine régulièrement tout l’été. Le jardinier paresseux — et aussi toute personne qui connaît la moindre chose sur la permaculture! — sait que labourer n’est pas bon pour le sol, que cela détruit sa structure, élimine une bonne partie des micro-organismes bénéfiques qui y vivent et stimule la croissance des mauvaises herbes. Aussi, ce labourage constamment répété nécessite beaucoup d’efforts! Le jardinier paresseux sait, de plus, qu’il vaut mieux maintenir un bon paillis sur le sol en tout temps (environ 5 à 10 cm), ce qui gardera le sol meuble sans devoir le labourer et préviendra la germination des mauvaises herbes tout en réduisant les besoins en arrosage.

Repiquer un plant est facile: tassez le paillis, plantez et remettez le paillis. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Planter les légumes qui se repiquent (tomates, piments, poireaux, etc.) dans un potager paillé est facile. Il suffit de tasser le paillis un peu pour dégager le sol, de creuser un trou de plantation, d’enterrer la motte de racines en appliquant une pincée de mycorhizes, puis de replacer le paillis. On arrose, bien sûr, pour terminer. 

Mais comment arriver à semer des légumes avec la présence constante de paillis? On sait que les graines ne peuvent pas germer quand le sol est couvert de paillis.

Là, il faut tricher un peu. Juste avant l’ensemencement, tassez le paillis sur le secteur où vous voulez faire le semis (rang, rond, trou individuel, etc.). Faites vos semis dans le sol à la profondeur indiquée sur l’étiquette ou que vous aurez trouvée dans le livre Les semis du jardinier paresseux. Arrosez bien et tenez le sol humide tant que les semis ne sont pas apparus. Ne remettez pas le paillis en place tout de suite! Les graines ne peuvent pas germer à travers un paillis!

Quand les semis sont assez grands, remettez le paillis. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les idées du jardinier paresseux: Potager

Cela laissera le sol exposé aux éléments et donc il y aura tout probablement aussi des mauvaises herbes qui germeront, mais vous n’avez pas le choix. Quand les jeunes légumes auront environ 10 à 15 cm de hauteur, donc, désherbez manuellement pour éliminer les mauvaises herbes (heureusement, il s’agit de jeunes semis de mauvaises herbes, encore faciles à arracher)… et appliquez une bonne couche de paillis à travers les nouveaux légumes pour qu’elles ne reviennent pas!

D’accord, c’est plus de travail que vous n’avez l’habitude de faire en tant que jardinier paresseux… mais que ne ferait-t-on pas pour avoir de beaux légumes?

Votre potager est-il encore à découvert?

Votre potager est actuellement en pleine croissance et vous n’avez pas mis de paillis en place? Eh bien, il n’est jamais trop tard pour bien faire! 

Éliminez d’abord les mauvaises herbes qui y poussent, quitte à le faire en sarclant le jardin pour une toute dernière fois. Il faut vraiment les supprimer avant la pose du paillis, car un paillis prévient la germination des graines de mauvaises herbes, mais les plantes indésirables déjà présentes, surtout celles à rhizomes traçants, comme le chiendent, le liseron et la prèle, vont tout simplement se frayer un chemin vers la lumière en passant à travers le paillis.

On peut appliquer du paillis (ici, de la paille) même sur les plantes déjà établies. Photo: http://www.dripworks.com

Quand votre désherbage est fait, paillez à travers les plants, tout simplement!

Quel paillis devriez-vous appliquer? Je préfère les feuilles d’automne déchiquetées (qui ont l’avantage d’être gratuites), mais le bois raméal fragmenté, le compost, les écailles de sarrasin, le paillis de cacao et les rognures de gazon (mélangés avec un autre matériel, sinon elles deviennent trop compactes) font d’excellents paillis pour le potager, car ils sont à la fois légers et enrichissent le sol.

D’autres paillis sont peut-être moins riches (donc, il est important de les assortir avec des applications d’engrais), mais accomplissent le travail principal d’un paillis, soit maintenir le sol plus humide tout en empêchant la germination des graines de mauvaises herbes: paillis forestier, tourbe horticole, paille (il faut en mettre plus épais: au moins 15 cm), papier journal déchiqueté, sciure de bois dur, etc.

Évitez toutefois les paillis de conifère (notamment le célèbre paillis de cèdre), car il se décompose très lentement et finit alors par se mélanger à la terre lors des travaux de jardinage, ce qui empêche les jeunes légumes de bien s’enraciner.

N.D.L.R. Billet originalement publié le 17 juin 2015

Légumes pour la (mi-)ombre

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Photo: http://www.pennlive.com

Question: J’ai un beau jardin avec uniquement 4 heures et demie de soleil par jour, incluant tous tous tous les petits rayons de soleil. Quels légumes puis-je planter efficacement?

Andrée Yergeau

Réponse: Je ne vous raconterai pas de salades. Aucun légume courant ne poussera bien à l’ombre, mais heureusement votre emplacement est plutôt considéré comme mi-ombragé et cela vous donne une chance. 

Le peu de soleil que vous avez est quand même assez pour cultiver la plupart des «salades» (légumes-feuilles). Même, plusieurs d’entre elles (épinards, laitue, etc.) n’apprécient pas la chaleur estivale intense et se trouveront plus à l’aise avec un peu d’ombre à cette saison. Leur croissance y sera plus lente que la normale, les variétés pommées (laitues, choux, endives, etc.) ne produiront pas nécessairement une pomme mais plutôt des feuilles à manger une par une et peut-être que vous ne pourrez pas toujours amener les plantes à leur pleine grosseur, mais les feuilles bébés ne sont-elles pas tout aussi bonnes au goût que les grandes? 

Cultivés trop à l’ombre, les oignons produisent surtout des oignons verts avec seulement un petit bulbe. Photo: http://www.town-farming.com

Il est aussi possible de produire, lentement et peut-être pas non plus à leur pleine taille, la plupart des légumes-racines. Dans le cas de l’ail et de l’oignon, toutefois, vous obtiendrez des feuilles à consommer (style oignon vert), mais pas vraiment de bulbes dignes de mention. 

La plupart des légumes-fruits, par contre, nécessitent vraiment passablement de soleil pour produire une récolte intéressante et il ne vaut pas la peine de les essayer dans votre situation. Vous pourriez quand même tenter le pois et la fraise (cette dernière n’est pas un légume, bien sûr, mais on la cultive normalement au potager).

Légumes tolérant la mi-ombre

Les légumes suivants tolèrent la culture dans un emplacement semi-ombragé, les plantes marquées d’un astérisque (*) étant les plus tolérantes à l’ombre et étant capables de produire de bonnes récoltes à l’ombre passablement profonde.

  1. Ail (pour ses feuilles seulement) 
  2. Asperge
  3. Bette à carde (poirée)
  4. Betterave
  5. Brocoli
  6. Carotte
  7. Céleri
  8. Chicorée
  9. Chou
  10. Chou chinois
  11. Chou kale (chou frisé)
  12. Chou-fleur
  13. Chou-rave
  14. Cresson de fontaine*
  15. Endive
  16. Épinard
  17. Épinard de Nouvelle-Zélande
  18. Fougère plume d’autruche*
  19. Fraise
  20. Laitue
  21. Mâche
  22. Mesclun
  23. Mizuna
  24. Moutarde
  25. Navet
  26. Oignon vert
  27. Oseille
  28. Pak-choï (bok choy)
  29. Panais 
  30. Poireau 
  31. Pois
  32. Pomme de terre
  33. Radis
  34. Rhubarbe
  35. Roquette
  36. Rutabaga
  37. Salsifis

Un jardin surélevé fait de margelles

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Jardins de margelles. Photo: Deborah McColley, pinterest.com

Si vous cherchez un jardin surélevé à installation rapide mais durable, pourquoi ne pas fixer dos à dos deux margelles de fenêtre en acier galvanisé avec quelques écrous et boulons et remplir la construction qui en résulte de terre? 

Une visite à la quincaillerie vous montrera qu’il existe une grande variété de longueurs, de largeurs et de hauteurs de margelles ainsi que des formes variées. Vous pouvez donc avoir un jardin allongé avec des coins arrondis si vous utilisez des margelles de fenêtre standard ou un jardin ovale si vous utilisez des margelles semi-circulaires.

Les jardins de margelle de Carl Curadeau, d’Orford, Québec. Le premier bac date de 10 ans; il y en a 42 maintenant. Photo: Carl Curadeau

L’acier galvanisé est recouvert de zinc pour le rendre résistant aux intempéries et le zinc, un élément naturel, est essentiellement immuable en contact avec la terre et ainsi ne contaminera pas le sol environnant. L’utilisation d’acier galvanisé est d’ailleurs acceptée en jardinage biologique. Cela signifie que vous pouvez cultiver des légumes, de fines herbes et de petits fruits dans votre jardin en margelles sans devoir vous inquiéter.

Les parois en acier galvanisé dureront à peu près éternellement (il y a généralement une garantie de 30 ans, mais il y a des margelles de 80 ans et plus sur certains édifices) et même si elles finissent par perdre leur lustre d’origine, prenant avec le temps une couleur gris terne, elles ne rouilleront pas, à l’exception peut-être des écrous et des boulons.

Un jardin fait de margelles de 30 cm de haut suffirait pour la plupart des fleurs annuelles et des petits légumes, mais des margelles de 56 cm (une taille standard et donc facile à trouver) conviendraient mieux pour les légumes-racines comme la carotte et le panais ainsi que pour les grands légumes, les vivaces et les arbustes. Pour les jardiniers plus âgés qui ne veulent pas avoir à se pencher, 56 cm est une hauteur raisonnable, mais un jardin encore plus haut, peut-être de 90 cm, est encore plus facile pour le dos et les genoux.

Faites le plein!

Remplissez la structure de bonne terre. Photo: Debi Fuell, pinterest.com.

Si vous cultivez des légumes, vous voudrez utiliser la terre de la meilleure qualité possible, au moins pour les 30 cm supérieurs du jardin. Pour économiser, vous pouvez toujours remplir le fond avec une terre de jardin de moindre qualité. Pour les plantes ornementales (annuelles, vivaces, arbustes), moins exigeantes que les légumes, remplissez le cadre d’une terre à jardin de qualité ordinaire de bas en haut. Assurez-vous d’acheter une terre libre de mauvaises herbes!

Ne commettez pas l’erreur de remplir le fond du nouveau jardin de gravier ou d’autres soi-disant «matériaux de drainage» par souci d’économie. Il en résultera une situation où les végétaux seront constamment stressés par des conditions inadéquates et où leurs racines ne pourront pas se développer normalement. Pour assurer une belle croissance de toutes les plantes, et surtout de celles à racines profondes, oubliez la couche de drainage et remplissez le cadre de terre de bas en haut.

Jardins commerciaux

Jardins commerciaux de différentes tailles. Photo: birdiesgardenproducts.com.au

Les fabricants de margelles de fenêtre ont remarqué l’intérêt pour ce type de produit et certains proposent maintenant des structures surélevées spécialement développées pour le jardinage dans une gamme pratique de tailles. Ou peuvent en fabriquer sur mesure. Vous pouvez en trouver sur Internet, comme chez la compagnie canadienne Conquest Steel

Consultez les prix et faites vos calculs. Peut-être qu’un jardin surélevé en acier galvanisé est exactement ce qu’il vous faut!

Un potager instantané qui peut aller n’importe où!

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On peut poser un Big Bag Bed n’importe où… et en quelques minutes! Photo: bigbagbed.com

Si vous voulez cultiver des légumes, mais n’avez pas accès à un espace cultivable – et surtout si vous êtes pressé de commencer! – pourquoi ne pas essayer un « Big Bag Bed », un potager surélevé en tissu produit par la compagnie Smart Pots? 

Il suffit d’acheter le bac, vendu plié pour un transport facile, de l’étaler sur n’importe quelle surface plane, puis de le remplir de terre. Pas de clous, pas de colle, pas de structure autre que les parois du bac. Ça ne pourrait pas être plus simple!

Il suffit de le déplier et le remplir de terre! Photo: calikimgardenandhome

Vous pouvez placer votre potager Big Bag Bed sur une pelouse, un balcon, une terrasse, un toit, un stationnement, un secteur en friche… à n’importe quel endroit où vous le souhaitez tant que la surface est relativement horizontale. Pas besoin d’avoir accès à une surface au sol, non plus. On peut le placer sur de l’asphalte, du gravier, du béton, du gazon ou toute autre surface dure. Et le Big Bag Bed est disponible en trois tailles*, bien que si j’étais vous, je choisirais la taille « originale» qui, à 127 cm de diamètre et 30 cm de hauteur, vous donne un potager rond avec une surface de 1,25 m2, une dimension très acceptable pour la culture de légumes.

*Les deux autres modèles sont le Big Bag Bed Junior (90 cm × 30 cm), ce qui donne 0,65 m2 d’espace de culture tandis que le Big Bag Bed Mini (16 cm × 20 cm) n’offre que 0,30 m2 de surface cultivable et n’est pas, à seulement 20 cm de hauteur, assez profond pour les légumes-racines.

Vous aurez besoin de terre

Il faudrait l’équivalent d’environ 2 ballots de terreau. Photo: amazon.com

Tout ce dont vous avez besoin, à part des plants et des semences, c’est de la terre pour le remplir. Et, en fait, il en faut beaucoup! Vous pouvez la commander en vrac (l’option la moins coûteuse), mais j’ai rempli le mien à partir de 2 ballots (106 L) de terreau de culture comprimé (le terreau comprimé donne environ le double de son volume d’origine une fois foisonné) que j’avais déjà sous la main. D’ailleurs, il m’en est rester assez pour remplir plusieurs autres pots.

Comme je voulais cultiver des légumes et qu’on sait que les légumes adorent un sol riche, j’ai ensuite mélangé au terreau environ 2,5 cm de compost maison (l’équivalent d’un sac de 30 L de compost s’il vous faut l’acheter) et quelques poignées d’engrais biologique tout usage à libération lente. Le Big Bag Bed était prêt à semer et à planter en moins de 30 minutes!

Les mauvaises herbes n’ont pas d’accès

Les mauvaises herbes traçantes, même les graminées de gazon, ne peuvent pénétrer le pot. Photo: Home Depot

Un détail que j’ai trouvé intéressant et que le fabricant ne mentionne pas parmi les avantages du produit est que les mauvaises herbes traçantes ne peuvent pas pénétrer le tissu du bac. Ainsi, j’ai pu poser mon potager directement sur des plantes d’herbe au goutteux (Aegopodium podagraria ‘Variegatum’) qui commençaient à envahir mon terrain à partir du terrain de mon voisin. Ainsi, j’ai pu manger de délicieux légumes tout en étouffant l’envahissement dans l’œuf. D’une pierre deux coups! Et quelle joie de pouvoir commencer un nouveau potager sans mauvaises herbes!

Mes résultats

Potager de verdures à salade. Photo: exeterareagardenclub.com

J’ai obtenu d’excellents résultats avec la plupart des légumes dans mon Big Bag Bed. Le seul bémol est que 30 cm de terre n’est vraiment pas assez pour les légumes à racines longues, comme les carottes, les radis longs, les betteraves cylindriques et les panais. Ainsi, je réserve ce potager surtout pour les légumes-feuilles, les légumes-fruits et les légumes-racines bébés et à racines rondes, semant les variétés à racine longue ailleurs.

Je ne recommanderais pas non plus la culture de légumes vivaces à racines profondes, comme l’asperge et la rhubarbe, dans un potager au sol aussi peu profond. Mais les légumes habituels (tomates, laitues, poivrons, concombres, bettes à carde, etc.) y réussissent très bien.

Je n’ai trouvé aucune différence majeure dans l’entretien de ce potager instantané par rapport aux autres potagers surélevés, mais dans un climat plus sec que le mien, il faudrait sans doute des arrosages plus fréquents, car ses parois sont perméables et perdraient plus d’eau à l’évaporation qu’un potager aux parois formées de planches.

Dans l’ensemble, l’expérience, qui en est à sa quatrième année, a été un grand succès. 

Où trouver des potagers Big Bag Bed?

Au Canada, du moins, les Big Bag Bed sont largement disponibles. Essayez votre jardinerie locale, une quincaillerie, un magasin de jardinage urbain, etc. N’importe quel endroit où l’on vend des Smart Pots. 

En Europe, ils peuvent être plus difficiles à trouver. Je vois toutefois que Culture Indoor et DeSjop en vendent par correspondance et eBay aussi les offre.


Un jardin instantané qui ne demande presque aucun effort et qui se pose n’importe où? Qu’attendez-vous? Essayez un Big Bag Bed aujourd’hui!

Espacement des légumes dans un potager en carrés

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Potager en carrés. Photo: ingunowners.com

Le regretté journaliste horticole américain, Mel Bartholomew, a vraiment fait sensation avec son concept du potager en carrés, maintenant adopté par les jardiniers amateurs du monde entier. L’idée est de concentrer les plantations pour obtenir le plus de légumes possible dans un espace limité. Fini les rangs, conçus plus comme espace pour placer les pieds en semant et en désherbant que pour le bénéfice des légumes. Selon sa méthodologie, les rangs ne font que gaspiller de l’espace. 

Dans son modèle, une couche surélevée de 4 pieds sur 4 pieds (1,2 m x 1,2 m), vous pouvez atteindre toutes les plantes d’un côté ou de l’autre pour désherber ou récolter de l’extérieur du jardin et alors vous n’avez jamais besoin de poser un pied dans le potager. Inutile alors de laisser tant d’espace vide de végétation. Sans rang, tout l’espace peut désormais servir pour la culture des légumes.

Pour mieux utiliser tout l’espace, il recommande de plus de planter en carrés d’un pied (30 cm) de long et de large, soit « square foot » en anglais. D’où le « square-foot garden », traduit en français par potager en carrés. 

Plan de potager en carrés. Ill.: Rorybowman, Wikimedia Commons

Chaque carré peut contenir 1 très gros légume, 4 gros légumes, 9 légumes moyens ou 16 petits légumes.

Personnellement, je ne suis pas le jardinage en carrés à la lettre, mais je densifie quand même mes plantations, et ce, depuis des décennies, en me basant sur une configuration plus ancienne et moins précise appelée le système intensif français, qui diffère notamment du potager en carré par des couches surélevées plus longues que 1,2 m et une culture en quinconce ou en rangs serrés plutôt qu’en carré. D’ailleurs, Bartholomew s’est basé sur le système intensif français pour développer celui du potager en carrés.

Malgré cette légère différence, je trouve les calculs du potager en carrés de Bartholomew drôlement utiles.

Espacement des plantes dans un potager en carrés

Voici une liste des espacements recommandés des légumes et des herbes aromatiques dans un potager en carrés, en partie selon les recommandations de Bartholomew, mais avec plusieurs modifications personnelles. Vous trouverez sans doute ces mesures utiles dans la planification de votre propre potager. 

Notez que j’ai aussi inclus dans le tableau la hauteur des plantes (au moment habituel de la récolte), un détail que je trouve très utile, car il faut aussi tenir compte de l’ombre que les grandes plantes peuvent jeter sur leurs voisines plus petites et ainsi les planter plutôt sur le côté nord du potager (dans l’hémisphère Nord).

Légume ou herbePlantes par carréHauteur
Ail945–60 cm 
Amarante41.2–2,5 m
Aneth490 cm 
Arachide430–45 cm 
Asperge11,5 m 
Aubergine160–90 cm 
Basilic2–430 cm 
Bette à carde (poirée)430–45 cm
Betterave930 cm 
Brocoli15–60 cm 
Carotte1630 cm 
Céleri430–40 cm 
Chou130–45 cm 
Chou cavalier160–90 cm 
Chou chinois430–60 cm 
Chou de Bruxelles175 cm 
Chou kale (chou frisé)125–60 cm 
Chou-fleur145–60 cm 
Chou-rave445–60 cm 
Ciboulette1615–30 cm 
Citrouille1 par 2 carrés45–60 cm 
Concombre21.2–2 m
Coriandre (cilantro)930 cm 
Courge (coureuse)1 par 2 carrés45–60 cm 
Courge (non coureuse)145–60 cm 
Courgette (zucchini)145–60 cm
Cresson115 cm 
Échalote420 cm 
Endive425 cm 
Épinards915–30 cm 
Estragon160–90 cm 
Fenouil475–180 cm 
Fleurs annuelles4–925–150 cm 
Fraisier115–30 cm 
Gombo (okra)190–180 cm 
Haricot à rames91,5–2 m 
Haricot nain930–45 cm 
Laitue frisée615–30 cm 
Laitue pommée15–30 cm 
Laitue romaine425–50 cm 
Légumes bébés9–1615–20 cm 
Maïs41,5–2 m 
Melon1 par 2 carrés30–60 cm 
Menthe1–460–90 cm 
Morelle noire160 cm 
Moutarde1650–60 cm 
Navet930–40 cm 
Oignon930–45 cm 
Oignon vert1620-30 cm 
Origan160 cm 
Oseille290 cm 
Pak-choï430–60 cm 
Pak-choï bébé915–20 cm 
Panais925–40 cm 
Pastèque (melon d’eau)1 par 2 carrés60 cm 
Patate douce130–40 cm 
Persil415–30 cm 
Piment130–60 cm 
Poireau960 cm 
Pois990 cm 
Poivron130–60 cm 
Pomme de terre430–60 cm 
Quinoa91.2–115 cm 
Radicchio215–30 cm 
Radis1615–30 cm 
Rhubarbe1 par 4 carrés90 cm 
Romarin130–120 cm 
Roquette425 cm 
Rutabaga430–60 cm 
Sauge130–75 cm 
Thym420 cm 
Tomate (déterminée)190 cm 
Tomate (indéterminée)12–2,5 m 
Verdures asiatiques425 cm 
Wasabi160 cm 

Pour plus d’information sur différentes méthodes pour augmenter le nombre de légumes dans votre potager, je vous suggère de consulter mon livre Les idées du jardinier paresseux: Potager.

Le jardin de la victoire 2.0 – Planification

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Jardin de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Photo: http://www.thecanadianencyclopedia.ca

Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, les citoyens des pays alliés ont été encouragés à planter un «jardin de la victoire» ou «jardin de la guerre»: un potager où ils pourraient produire certains de leurs propres légumes, fines herbes et fruits. C’était une période de pénurie et les aliments frais étaient souvent sévèrement rationnés, alors les gouvernements des pays impliqués ont incité les gens à planter des jardins de la victoire non seulement pour compléter leurs propres rations (et ainsi réduire la pression sur les agriculteurs), mais aussi pour le bénéfice de l’esprit de corps de la population en général. Cultiver son jardin est rapidement devenu un geste patriotique profondément valorisant.

Pancarte faisant la promotion des jardins de la victoire en France. Photo: Library of Congress

Ainsi, ces jardins de la victoire ont fusé de partout: sur les terrains résidentiels et les terrains vagues, bien sûr, mais aussi, grâce à des permissions spéciales, dans les parcs publics, les cours d’école et sur les terrains des entreprises. Le moindre lopin de terre fut bientôt couvert de légumes, même en pleine ville dans les quartiers les plus pauvres. 

Des analystes ont conclu que les jardins de la victoire avaient grandement aidé à stimuler le moral des civils, en plus de leur assurer une meilleure santé physique grâce à la consommation de denrées fraîches: les jardiniers participants se sentaient responsabilisés par leur contribution à la cause et récompensés par les produits qu’ils cultivaient.

La guerre contre le coronavirus

Jardin de la victoire 2.0: pour gagner la guerre contre le coronavirus. Photo: 200418I Claudette Gallant, http://www.publicdomainpictures.net

Eh bien, nous sommes engagés dans une bataille très différente en 2020. Encore une guerre mondiale, mais cette fois-ci, contre un ennemi largement invisible: le virus causant la COVID-19.

Pour le garder sous contrôle, beaucoup d’entre nous sommes encouragés à rester à la maison et à limiter nos déplacements, même pour aller au supermarché, et à ne même pas rendre visite aux membres de notre famille. C’est comme une assignation à résidence, sauf que nous n’avons pas de dispositif de surveillance électronique attaché à notre cheville… pour le moment! À la suite de ces semaines d’enfermement, nous avons tous besoin de nous remonter le moral, comme dans le temps de la guerre, d’où l’idée de ressusciter le jardin de la victoire: le jardin de la victoire 2.0, quoi!

Et pourquoi pas? Tout le monde peut avoir un jardin de la victoire! Dans sa plus simple expression, un jardin de la victoire peut n’être qu’un ou deux pots de légumes-feuilles sur un balcon ou un rebord de fenêtre. À plus grande échelle, vous pouvez couvrir ce balcon de nombreux bacs de légumes ou planter un potager dans la cour avant ou arrière. Il est surprenant comme le moindre petit espace peut produire une quantité importante de légumes frais.

Nous vaincrons cette maladie et nous en sortirons plus forts: que votre jardin de la victoire soit la preuve vivante de cette détermination!

La préparation d’un jardin de la victoire 2.0 en 8 étapes

Voici comment préparer votre jardin de la victoire.

1. Faites une liste des aliments que votre famille aime manger.

– Déterminez la quantité de produits que votre famille peut raisonnablement consommer pendant les périodes clés de récolte. De combien de courgettes votre famille aura-t-elle vraiment besoin? Devez-vous en planter 2 plants ou 4 plants?

– Décidez si vous avez les ressources nécessaires pour conserver les légumes en surplus en les congelant ou en les mettant en conserve. Si oui, plantez-en davantage.

– À partir de cette liste, commencez à rechercher des variétés spécifiques qui conviendront à vos attentes.

2. Choisissez des variétés faciles à cultiver.

Commencez avec des variétés faciles à cultiver. Photo: ecotalk.org

– Si vous êtes néophyte dans le jardinage, commencez par des plantes faciles à cultiver. 

– La plupart des légumes (betterave, carotte, concombre, chou frisé, courge, haricot, laitue, pois, radis, tomate, etc.) sont justement «faciles» et aussi de nombreuses herbes aromatiques (basilic, ciboulette, coriandre, origan, persil, romarin, sauge, thym, etc.). Ils sont faciles à cultiver à partir de graines ou de plants repiqués et produisent de manière prolifique la première année. 

– En général, les fruitiers (les fraisiers font exception à la règle) sont un peu plus complexes à cultiver et peu produisent la première année. Il peut être plus sage d’acquérir une certaine expérience avant de les aborder.

3. Décidez lesquelles de ces plantes vous allez cultiver à partir de graines et lesquelles vous achèterez comme transplants.

Il faut semer à l’intérieur les variétés lentes à mûrir, comme les tomates, ou encore, acheter des plants à repiquer. Photo: irisgardeninn.com

– On sème certaines plantes comestibles (betterave, carotte, coriandre, pois, etc.) en pleine terre. Pour les autres (les variétés à croissance plus lente), il faut les semer à l’intérieur quelques semaines à l’avance ou encore les acheter sous forme de plants à repiquer: c’est le cas du poivron, du romarin, de la tomate, etc. Recherchez ce détail sur le sachet de semences, dans un livre ou sur le Web et notez-le sur la liste préparée aux étapes 1 et 2.

– Notez aussi pour chaque variété les dates recommandées pour le semis et, le cas échéant, le repiquage, information trouvée aux mêmes endroits.

– Dans votre liste de variétés à cultiver, déterminez quelles cultures peuvent être cultivées et récoltées tôt, puis remplacées par des cultures estivales qui, elles, laissent leur place aux cultures automnales. (On appelle cela la culture successive.) Par exemple, vous pouvez semer de la roquette ou des radis tôt au printemps, puis des tomates en été et revenir à la roquette ou aux radis à l’automne.

4. Décidez où vous placerez votre jardin de la victoire

On peut placer un jardin de la victoire n’importe où, même sur un balcon, mais il faut au moins 6 heures de soleil. Photo: gardens.theownerbuildernetwork.co

– Cour avant, arrière-cour, cour latérale, balcon, terrasse, toit plat, rebord de fenêtre, etc.

– Assurez-vous que l’emplacement est dans une zone qui reçoit beaucoup de soleil; presque tous les légumes et fines herbes préfèrent le plein soleil (6 à 8 heures d’ensoleillement par jour).

– Il devrait y avoir une source d’eau à proximité.

5. Décidez si vous allez faire un jardin au sol, en potager surélevé ou en contenant.

Si jardiner à genoux est un problème, le potager surélevé est la solution! Photo: http://www.taylorsvillecityjournal.com

– Un jardin en pleine terre convient mieux aux endroits où la terre est meuble et bien drainée ainsi qu’aux vastes potagers.

– Un potager surélevé est un bon choix pour les cultures intensives et les emplacements où la terre d’origine n’est pas convenable.

– Un jardin en contenant peut aller n’importe où, même sur les surfaces imperméables comme un balcon, une terrasse ou un toit, mais est habituellement plus petit qu’un jardin au sol. 

– Pour les jardiniers à mobilité réduite ou tout simplement plus âgés, il est possible de préparer un jardin surélevé ou en contenant à une hauteur telle qu’il n’est pas nécessaire de se mettre à genoux pour jardiner: un jardin à hauteur de taille, par exemple.

– Évitez de faire un potager au sol aux endroits où il y a des racines d’arbres envahissantes. Jardiner en contenant est préférable dans de telles circonstances.

6. Planifiez votre espace de jardin.

Plan de jardin potager. Ill.: jardinierparesseux.com & pngimage.ne

– Préparez un plan du potager que vous prévoyez, avec les dimensions correspondantes. 

– Il peut être pratique de diviser, sur papier, le potager en carrés de 30 cm × 30 cm. Chaque variété a besoin d’un certain espace pour une croissance saine et ainsi, un carré peut comprendre un gros légume, 4 semi-gros légumes, 9 moyens ou 16 petits. Vous pouvez trouver des informations concernant l’espacement nécessaire sur les paquets de semences, en ligne ou dans les livres de jardinage.

– Rajoutez aux carrés que vous dessinez les noms (ou même des images!) des légumes et fines herbes que vous allez cultiver en indiquant le nombre de plants à inclure. Cela vous donnera un très beau plan, facile à suivre.  

6. Notez et respectez les dates de semis et de repiquage recommandées.

– Vous trouverez ces informations sur les sachets de semences, en ligne ou dans des livres de jardinage.

– Vous devrez connaître la date où il n’y a plus de risque de gel dans votre région afin de savoir quand vous pouvez semer et repiquer. Cette date suit généralement d’environ 2 à 3 semaines la date moyenne du dernier gel. Si, par exemple, un site météorologique indique que pour votre région la date moyenne du dernier gel est le 5 mai, la date où il n’a plus aucun risque de gel sera vers le 19 mai (climat aux printemps doux) ou le 26 mai (climat aux printemps froids). Sans doute que votre société d’horticulture pourrait vous aider à trouver la bonne date.

7. Prévoyez d’améliorer votre sol ou d’acheter une terre de jardinage de bonne qualité.

On ajoute un bon compost à presque toute terre de jardin. Photo: http://www.medicalnewstoday.com

– Attendez-vous à devoir améliorer le sol de l’emplacement que vous avez choisi pour votre potager. Par exemple, vous devrez probablement y faire pénétrer 2,5 à 5 cm de compost ainsi qu’un engrais biologique tout usage à libération lente (l’étiquette recommandera la dose appropriée) à un sol existant.

– Pour les jardins en contenant, vous aurez besoin d’une terre de jardin de qualité supérieure.

8. N’oubliez pas d’inclure dans votre potager des fleurs qui attirent les pollinisateurs.

Les fleurs attirent les pollinisateurs. Photo: http://www.shiftingroots.com

– Cela garantira que vos légumes fruitiers (courges, concombres, poivrons, etc.) seront adéquatement pollinisés!

– Parmi les fleurs intéressantes, il y a les espèces suivantes: bourrache, cosmos, mauve, rudbeckie, souci, zinnia.


Alors qu’attendez-vous? Rassemblez la famille et commencez à planifier votre jardin de la victoire 2.0! Dans les semaines à venir, je donnerai plus de détails sur la réalisation d’un jardin de la victoire 2.0.

Comment j’ai appris à jardiner sur un balcon

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Il est difficile de cultiver de beaux gros légumes dans de petites balconnières. Photo: getinterior.me

Mon premier potager sur un balcon, cultivé il y a près de 40 ans, a été un échec lamentable. Ayant eu ma propre parcelle dans le potager de mon père depuis ma plus tendre enfance, je pensais en savoir assez sur le jardinage, mais jardiner en contenant est quelque chose de tout à fait différent. Ainsi, cette première année, je n’ai presque rien récolté sauf quelques feuilles de laitue plutôt amères.

Au moins, j’ai rapidement compris où était le problème.

J’avais utilisé les contenants les moins chers que j’avais pu trouver (j’étais étudiant avec un très petit budget): trois petites balconnières en tôle de 10 cm de largeur et de profondeur. Le problème? Elles s’asséchaient très rapidement. Par temps chaud, je devais les arroser abondamment deux fois par jour, matin et soir, et même quand je me précipitais à la maison après mon travail d’été à 17 h 30, les plantes étaient souvent déjà flétries.

Dans de petits pots, les légumes sèchent rapidement et la récolte est diminuée. Photo: Christina Sanvito, Flickr

Il faut comprendre un détail sur les légumes: quand ils fanent sérieusement, ou encore, à de multiples reprises, le stress ainsi causé nuit à la production et au goût. Dans mon cas, c’était le désastre. Soit les plantes mouraient rapidement, soit elles montaient en graine avant même je puisse commencer à les récolter!

Deuxième essai

La deuxième année, j’étais mieux préparé. Comme il était clair pour moi que mes mini-balconnières étaient terriblement trop petites, j’ai ramassé des pots de peinture qui avaient une taille que je jugeais convenable pour une plante de laitue ou une carotte ou deux. Évidemment, j’ai percé des trous dans le fond pour le drainage. Ce n’était pas encore la perfection et je voyais bien qu’ils étaient encore trop petits. La preuve? Il fallait encore arroser au moins une fois par jour et parfois deux pour prévenir le stress hydrique. Au moins, j’ai pu avoir une récolte raisonnable. 

Cependant, j’avais également récupéré un vieux seau rouillé d’environ 12 litres dans lequel j’avais également percé des trous de drainage. Dans ce pot, j’avais inséré un seul plant de tomate. Quelle différence! La tomate a atteint une assez bonne taille et a produit des dizaines de tomates fraîches, rouges et délicieuses. Et elle avait seulement besoin d’arrosage tous les deux ou trois jours, pas deux fois par jour. J’étais sur la bonne piste!

Plus c’est gros, mieux c’est

En préparation de la troisième année, je suis parti à la recherche de pots encore plus gros… et j’ai trouvé ce qu’il fallait! Les épiceries, boulangeries et restaurants achètent beaucoup de denrées dans des seaux de 20 l (5 gallons): farines, olives, sauce soya, etc. Et ils ne coûtaient rien: il suffisait de les demander au marchand qui, autrement, les jetait. (Aujourd’hui, la plupart des épiceries, etc. en offrent encore, mais facturent un petit montant: 1$ [0,70€] par seau, du moins dans mon patelin.)

Les seaux de qualité alimentaire semblent être exactement de la bonne taille pour la culture des légumes. Photo: The Rusted Garden, youtube.com

Alors, je m’en suis ramassé une bonne quantité puis, après un bon lavage, j’ai percé des trous de drainage dans le fond. L’argent que je n’ai pas investi dans l’achat de pots est allé dans l’achat de terreau convenable* — un terreau pour pots et jardinières — et oui, il m’en fallait une bonne quantité pour remplir tant de seaux! Heureusement qu’on peut utiliser le terreau acheté encore et encore pendant de nombreuses années: il suffit de rajouter un peu de compost annuellement pour l’aérer.

*N’employez pas en contenant de la terre de jardin ou encore, récoltée dans le jardin: elle devient rapidement dure et compactée et, de plus, contient presque toujours des limaces et d’autres bestioles indésirables.

Le fonctionnement

Ces seaux contiennent une grande masse de terre. Or, une terre aérée est aussi un très bon réservoir d’eau, avec plein d’espaces vides où l’eau peut s’infiltrer et s’accumuler. Le résultat est une excellente autonomie d’arrosage. J’ai trouvé que dans la plupart des cas, il suffisait d’arroser une fois par semaine, rarement plus. Je sais que beaucoup de jardiniers utilisent de tels seaux en y installant diverses sortes de réservoirs d’eau, espérant ainsi fournir encore plus d’autonomie, mais je n’ai jamais eu besoin de faire cet effort supplémentaire: un arrosage par semaine — approfondi, bien sûr! — c’était parfait pour mes besoins. 

On a utilisé de gros pots, recyclés pour la plupart, pour ce potager sur balcon. Photo: The Rusted Garden, youtube.com

Au fil des années, j’ai aussi appris à utiliser comme contenants de culture les grands bacs de rangement en plastique de type Rubbermaid (dans lesquels on peut vraiment faire des rangs comme dans un potager «terrestre»), ainsi que des balconnières extra larges et profondes que l’on peut accrocher à la balustrade du balcon afin de gagner encore plus d’espace de culture. La culture en panier suspendu est possible aussi, mais plus délicate, car les suspensions sont très exposées au vent et alors sèchent plus vite. Choisissez alors le plus gros panier que vous pouvez manipuler, sachant qu’il pourrait malgré tout falloir arroser 2 ou 3 fois par semaine.

La taille du récipient est la clé de succès!

Toutes les autres «complications» du jardinage sur balcon sont bien mineures comparativement aux bénéfices d’un contenant de culture de bonne taille. 

Oui, vous avez besoin de fertiliser, de pailler, de tuteurer et d’offrir des cordes ou un treillis pour les légumes grimpants. Aussi faut-il trouver une façon plus commode pour arroser qu’un arrosoir rempli dans la cuisine et apporté, laissant tomber des gouttes d’eau sur le plancher, jusqu’au balcon. (J’utilisais à cet effet un tuyau d’arrosage: oui, même au 4e étage. Lisez à cet effet Pour faciliter l’arrosage sur un balcon.) Et oui, le soleil aussi est vital… mais la plupart des balcons étant en saillie, ils offrent plus de soleil que vous ne le pensez au premier abord. D’accord, vous n’aurez probablement pas assez de place sur votre balcon pour faire pousser du maïs sucré, des asperges ou de la rhubarbe, mais tout autre légume poussera à merveille.

Mon potager sur balcon était réellement très productif! Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les idées du jardinier paresseux: Potager

Malgré tout, même si je n’ai plus de balcon (je vis maintenant dans un plain-pied en banlieue avec beaucoup plus d’espace de jardinage), je n’ai jamais obtenu d’aussi bons résultats avec des légumes que sur un balcon. Je ne disposais même pas de 10 mètres carrés d’espace pour cultiver mon potager et pourtant, je produisais assez de légumes pour en donner. À vrai dire, mon balcon était une véritable ferme urbaine miniature! L’absence de limaces, de rongeurs et d’autres parasites sur un balcon est bien sûr d’une grande aide. Et, au cas où vous vous le demanderiez, oui, les abeilles visiteront et polliniseront vos plantes même si vous jardinez au 23e étage.


Le jardinage sur balcon: d’accord, il y a quelques techniques à apprendre, mais si vous voulez vraiment réussir, retenez surtout le conseil suivant: gros contenant = récolte réussie!