Par Julie Boudreau Les fougères sont possiblement le groupe de plantes herbacées le plus ignoré des jardiniers. Tout le monde se passionne des vivaces, des annuelles, des fines herbes. Certains sont gagas des hostas ou des hémérocalles. Mais qui est là pour clamer haut et fort son amour inconditionnel des fougères? Même en forêt, on se tord d’affection pour les trilles, les sanguinaires ou les uvulaires, mais qui s’arrête devant une fougère indigène pour s’éblouir devant tant de beauté? Bien des jardiniers considèrent que toutes les fougères se ressemblent et qu’elles sont difficiles à distinguer. Me voici donc, fière défenderesse des Ptéridophytes (règne des fougères) pour vous faire découvrir toutes les subtilités et le charme de quelques fougères indigènes du Québec bien adaptées à la culture dans un jardin. Celle qui se mange La fougère-à-l’autruche (Matteuccia pensylvanica, anciennement Matteuccia struthiopteris) est sans doute la fougère la plus connue des jardiniers et du grand public en général, car c’est elle qui... Lire la suite >
Par Julie Boudreau C’est une grande réjouissance de voir qu’on retrouve de plus en plus de producteurs de fleurs coupées au Québec. Les douzaines de tulipes multicolores du printemps, les beaux bouquets champêtres de l’été et les grandes gerbes de glaïeuls de l’automne… je suis preneuse! Et de la fleur locale? Encore mieux! Ainsi, pas étonnant que naisse en nous le désir de cultiver au jardin quelques plantes pour confectionner soi-même des bouquets inspirants! Pour un jardinier débutant ou un apprenti «bouquetteur», les annuelles sont un excellent choix. En général, les annuelles intéressantes pour faire de la fleur coupée sont faciles de culture et poussent vite! Voici donc une belle sélection de mes coups de cœur personnels. Rien de bien extravagant, mais tout de même de belles annuelles pour faire des bouquets. 1. Les zinnias Si je devais choisir une seule annuelle, ce serait celle-ci. Les fleurs de zinnias ont de belles formes et les fleurs durent très longtemps dans... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Dans un monde de plus en plus préoccupé par l’environnement et les impacts des pesticides, il est tout à fait normal de rechercher des plantes qui sont exemptes de maladies. Les arbres fruitiers n’y échappent pas. Ces maladies qui gâchent notre plaisir Selon l’arbre fruitier que l’on cultive, les maladies problématiques diffèrent. Chez les pommiers, c’est souvent la tavelure qui est l’ennemi juré. Celle-ci dépose des taches rugueuses sur les feuilles et les fruits, ce qui les rend moins jolis. Une infestation importante de tavelure peut même provoquer la chute prématurée des feuilles. Cela dit, on peut manger sans crainte une pomme atteinte de tavelure. Les pommiers sont aussi occasionnellement attaqués par la rouille. Ce sont les deux principales maladies qui ont capté l’intérêt des chercheurs quant à la résistance aux maladies. Bien sûr, les pommiers sont atteints de bien d’autres maladies. Chez les pruniers, les cerisiers et les poiriers, c’est plutôt la brûlure bactérienne (aussi appelé... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Il y a des jardins tellement colorés, tellement pleins de tout, que les plantes finissent par se perdre dans la plus totale des cacophonies. C’est alors que l’on qualifie le tout de pizza! Oui, une pizza. Toute garnie, avec le jambon et les ananas! Le poivron côtoie le fromage, parsemé de champignons bruns et de sauce tomate, sans oublier l’extra d’olives noires. Ceci est le troisième et dernier texte d’une série où j’ai abordé la théorie des couleurs et l’art d’agencer les couleurs. Voyons maintenant comment se prémunir du syndrome de la pizza! Au jardin, on obtient l’effet pizza quand toutes les plantes de l’univers sont réunies dans une organisation qui ne tient pas compte de l’harmonie des couleurs des fleurs. Souvent, on y néglige aussi les textures des feuillages ou la forme générale des plantes. C’est un peu comme si le poivron n’avait pas plus d’importance que les champignons et que leur disposition désordonnée nous empêche... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Harmoniser les couleurs des plantes du jardin est un beau défi à relever quand on gagne en expérience. Après avoir étudié la théorie des couleurs dans un article précédent, c’est maintenant le moment de se pencher sur les différentes combinaisons de couleurs possibles. Le jardin monochrome Selon certains spécialistes de la couleur, le jardin monochrome est le plus simple à réaliser, car il n’est composé que d’une seule couleur. En réalité, mis à part le jardin blanc, un jardin monochrome réalisé avec une autre couleur est un réel défi. Car, toutes les plantes doivent avoir exactement le même ton et la même teinte. Par exemple, si on réalisait un jardin monochrome rose, toutes les plantes devraient avoir exactement le même rose, ni plus pâle, ni plus foncé. Il faut beaucoup de recherche et une bonne connaissance des différents cultivars pour arriver à trouver des plantes qui ont exactement la même couleur. Cette recherche profonde explique la notoriété... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Le souci de l’agencement des couleurs amène le jardinier à un moment décisif de sa carrière. L’idée n’est plus de créer un jardin plaisant et de collectionner les vivaces. Le projet est maintenant que le jardin soit plaisant… et beau. Cette série de textes propose d’étudier en profondeur la théorie des couleurs, les techniques d’harmonisation des couleurs et enfin de répondre à la grande question: comment éviter que mon jardin ressemble à une pizza? Commençons par le B. A.-BA. Beau. Pas beau. Comment savoir? En jardinage, la notion d’esthétisme tient beaucoup plus des goûts personnels du jardinier-créateur que de normes bien précises. D’ailleurs, même s’il existe une théorie des couleurs, que nous allons étudier ici, il arrive parfois que deux plantes aux couleurs divergentes s’agencent à merveille, même si la «loi» prétend le contraire. C’est pourquoi il faut toujours garder en tête que les règles de l’harmonie des couleurs ne sont que des suggestions de base. Elles... Lire la suite >
Pas toujours facile de démystifier la taille des clématites. Voici une petite liste de cultivars de clématites, regroupés en fonction de leur groupe de taille. Cette liste regroupe des variétés qui survivent bien dans les jardins nordiques situés en zone 4 ou 5. Et pour comprendre la taille des clématites, consultez cet article. Groupe de taille 1 – Clématites à floraison printanière Groupe de taille 2 – Clématites à larges fleurs et à floraison hâtive Clématites du groupe de taille 3 – Clématites à larges fleurs et à floraison tardive
Par Julie Boudreau Ah, cette pauvre épine-vinette! Toujours sous le projecteur! Après une première interdiction et un retour très glorieux, la voilà de nouveau menacée d’être bannie… Soyons prévoyants (ou sages) et regardons les alternatives possibles pour remplacer les épines-vinettes (Berberis sp.) au jardin. Bannis une fois… Il y a fort longtemps, on avait interdit la culture de certaines espèces d’épines-vinettes (Berberis sp.) (et aussi de certains Mahonias), car ils présentaient un obstacle à la lutte contre la rouille noire. Maladie grave chez le blé et certaines variétés d’orge, d’avoine et de seigle, il se trouve que ce champignon a besoin des épines-vinettes pour compléter son cycle de vie. Ainsi, de 2013 à 2025, il existait toute une liste d’espèces interdites ainsi qu’une autre longue liste d’espèces et de cultivars permis. Parmi les épines-vinettes exemptées de l’interdiction de culture, on trouvait de nombreuses variétés bien populaires comme ‘Aurea Nana’, ‘Concorde’, ‘Emerald Carousel’, ‘Golden Nugget’, ‘Rose Glow’ ou ‘Sunsation’. Ainsi, on... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Chaque année, de «nouveaux mots très tendance» font leur apparition… partout! On les saupoudre dans les conversations, ils envahissent les médias sociaux et on en fait des ateliers et séminaires payants! Il y a quelques années, c’était «agriculture urbaine» et avant cela, «développement durable». Ces temps-ci, les mots à la mode sont assurément «biodiversité» (que j’ai déjà abordé ici) et «résilience». La résilience n’est pas une nouvelle technique de jardinage ou une nouvelle façon de faire pousser les plantes. La résilience, c’est un grand concept qui s’applique à plusieurs domaines et pas seulement au jardinage. J’aime bien la définition de l’Office québécois de la langue française: «La résilience est la capacité d’un système, d’un habitat, d’une population ou d’une espèce à retrouver un fonctionnement et un développement normaux après avoir subi une perturbation importante.» Et des perturbations importantes, sur le plan environnemental, ces temps-ci, on en vit de plus en plus! Des périodes de sécheresse prolongées, des... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Ne montez pas aux barricades trop vite. Oui, les guzmanies (Guzmania sp.), comme bien des Broméliacées, sont fascinantes! Leur floraison est très originale et spectaculaire. Et oui… on peut cultiver une guzmanie plusieurs mois, et même quelques années, dans sa maison. Toutefois, à partir du moment où la plante arrive, toute en fleur, dans un beau commerce, elle entreprend sa lente descente vers une mort inévitable. C’est la faute de la monocarpie La monocarpie, c’est cette particularité qui fait qu’une plante meurt après la floraison. C’est un cycle de vie tout ce qu’il y a de plus normal. La production de semences est entamée, la mission est accomplie. Ciao! Bye! La guzmanie n’est pas la seule plante à se comporter ainsi. C’est aussi le cas de la plupart des agaves, de certains échévéries (Echeveria sp.), des joubarbes (Sempervivum sp.) et de certains palmiers. Ainsi, c’est tout le contraire des plantes polycarpiques, qui peuvent produire des fleurs et... Lire la suite >