Avant même que le père Noël ne songe à enfiler ses bottes, ou que Noël ne devienne une fête religieuse, les humains se réunissaient déjà autour des rites du solstice d’hiver. Chez les peuples celtes et germaniques, on célébrait l’allongement des jours après le solstice en décorant des conifères – qui restent verts au cœur de l’hiver – de rubans, de fruits ou de fleurs séchées. C’était une façon de marquer la renaissance du soleil et l’arrivée prochaine du printemps, mais aussi de se rassembler et de partager la nourriture et les boissons issues des récoltes de l’année. L’arbre, dressé au milieu des festivités, devenait alors un véritable point de ralliement: symbole de vie, de renouveau et d’espoir quand tout autour était sombre. On se réunissait autour de lui pour se réchauffer, chanter, manger et demander ensemble que la lumière revienne. Aujourd’hui, l’arbre de Noël – qu’il soit sapin, pin ou épinette – se retrouve parfois au cœur de débats.... Lire la suite >
Question Bonjour, je demeure à La Macaza. J’aimerais avoir une liste de fleurs et arbustes adaptés à cette région et que les cerfs n’aiment pas! Julie Bombardier Réponse Vous faites bien de choisir des végétaux résistants aux cerfs dans votre région. Lorsqu’on planifie un jardin, on pense d’abord à la bonne plante au bon endroit: adaptée à nos conditions d’ensoleillement, de sol et d’humidité. Toutefois, on oublie souvent d’autres facteurs environnementaux tout aussi importants, comme la résistance au sel, au vent, ainsi qu’à la présence d’animaux ou d’insectes nuisibles. Mieux vaut donc faire un choix éclairé dès le départ, plutôt que de devoir barricader nos plates-bandes pour les protéger des chevreuils ou d’utiliser des répulsifs qui demandent de fréquentes applications, surtout après la pluie. Cela dit, je ne peux garantir que les cerfs ne goûteront jamais à ces plantes. Leurs préférences alimentaires varient d’une région à l’autre et, un peu comme chez les humains, les jeunes apprennent ce qui se... Lire la suite >
Décembre! Le jardin n’a plus vraiment besoin de nous. Et soyons honnêtes: je ne suivrai probablement pas moi-même les conseils qui suivent. Tandis que j’écris ces lignes, une épaisse couche de neige recouvre mon potager. Est-ce que j’ai «fermé» mon jardin comme il faut? Pas vraiment. Les débris – sauf ceux des plants malades – jonchent toujours le sol sous la neige et se décomposeront tranquillement. Les tiges de vivaces abriteront peut-être quelques insectes bénéfiques. J’ai laissé les feuilles dans les plates-bandes ou j’en ai déchiqueté quelques sacs que j’utiliserai comme paillis l’année prochaine. J’ai rangé et nettoyé quelques outils, dégagé les gouttières pour éviter les débordements. Mais tout ça est fait depuis des semaines! Quant à la planification, j’en ai assez fait pour l’instant. J’ai pris les mesures nécessaires pour mes futurs plans d’aménagement, mais je ne commencerai pas à dessiner avant janvier. Après tout, le jardin se repose, pourquoi pas nous? Un peu de repos permet de revenir... Lire la suite >
Il y a 3 ans, j’ai déplacé un petit érable d’environ 30 cm qui avait poussé dans une plate-bande. Les premières années, tout allait bien et il a bien profité. Toutefois, ce printemps, j’ai remarqué que l’écorce était fendue à quelques endroits, mais uniquement d’un côté du tronc. Devrais-je le laisser aller en espérant qu’il survivra ou est-il irrécupérable? Sonia Houle Réponse Il est loin d’être irrécupérable. Les arbres ont une grande capacité de survie et, dans la majorité des cas, ils arrivent à se remettre de ce type de blessure. Ce que vous observez est probablement dû à une brûlure d’hiver, aussi appelée coup de soleil hivernal ou sunscald en anglais. Le problème survient surtout chez les jeunes arbres ou ceux à écorce mince, lorsque le tronc est exposé à un ensoleillement direct en plein hiver alors que les tissus sont encore en dormance et gelés. La fissure qui en résulte porte le nom de gélivure. Sous l’effet du... Lire la suite >
S’il y a une chose qui a marqué cette dernière année de jardinage, c’est bien les montagnes russes météorologiques qu’on a vécues au Québec. Le printemps qui se fait attendre Malgré une moyenne légèrement au-dessus des normales, le mois de mai a été trompeusement frais, surtout dans le sud de la province. Comme me l’a appris mon père, j’ai surveillé les prévisions météo avant de planter mes légumes de saison chaude – tomates, poivrons et concombres. Ma règle est simple: si les nuits ne descendent pas sous 13 °C pendant deux semaines, c’est le moment. Cette fois, j’ai attendu longtemps, presque jusqu’à la mi-juin, alors que je plante parfois dès la fin mai! À peine quelques semaines plus tard, alors que les jeunes plants commençaient à s’enraciner, une première canicule a frappé entre le 22 et le 24 juin. Un été jamais vu Le mois de juillet a poursuivi sur sa lancée avec deux autres canicules. Les températures ont dépassé... Lire la suite >
Après une saison bien remplie de jardinage, vous vous dites peut-être qu’on est enfin rendu à la ligne d’arrivée. Même les jardiniers paresseux ont probablement beaucoup donné cette année – et la météo, toujours aussi imprévisible, ne nous a pas facilité la tâche. Trop chaud, trop froid, trop de pluie… ou pas assez: à vouloir plaire à tout le monde, parfois, on ne plaît à personne! Pour moi, ce n’est pas tout à fait la ligne d’arrivée. Non pas parce qu’il reste encore quelques tâches à faire, mais parce que je vois chaque saison comme une transition vers la suivante. Le jardin n’a jamais vraiment de fin, il n’est jamais «fermé»: même lorsqu’il semble endormi, il grouille encore de vie. Tout comme octobre nous a offert ses couleurs flamboyantes et ses récoltes tardives, novembre nous apporte la douceur du ralentissement. C’est le moment où la nature se retire tranquillement dans ses racines, sous sa couette de feuilles. Même mortes, les... Lire la suite >
Avant de devenir le Jardinier paresseux, mon père, Larry Hodgson, faisait partie de tous les groupes horticoles imaginables – à Québec bien sûr, mais aussi par correspondance avec des passionnés à travers le Canada et les États-Unis. C’est en œuvrant comme bénévole dans ces associations qu’il a fait ses premières armes comme communicateur. Une graine était semée. Je me souviens en particulier de la Société des Amis du Jardin Van den Hende, un organisme qui soutenait les activités du jardin universitaire du même nom, à l’Université Laval. J’étais encore enfant, mais il m’emmenait souvent avec lui. Pendant que les adultes s’affairaient, je me perdais dans les allées du jardin. Ce lieu a beaucoup changé depuis mon enfance, mais il existe toujours. Et c’est là que je me suis souvent réfugié pendant les derniers jours de mon père, hospitalisé tout près, à l’Hôpital Laval. Autant aujourd’hui que dans ma jeunesse, la nature est mon refuge. Le passage des saisons Cela fera... Lire la suite >
C’est la saison des décisions pour le jardinier amateur. Va-t-il accomplir toute la corvée traditionnelle de ses ancêtres ou suivra-t-il la méthode paresseuse pour préparer son jardin pour l’hiver? Vous savez de quel côté je penche: mon expérience est que, moins on bûche à l’automne, moins on aura à travailler au printemps et plus l’aménagement sera beau l’été prochain. Mais je vous laisse décider. L’attitude du jardinier forcené Le jardinier forcené est convaincu que les plantes sur son terrain dépendent entièrement de lui pour leur survie. Il faut donc les tailler, les fertiliser et les protéger du froid. Il préfère les engrais synthétiques et les produits pesticides chimiques, plus que moins d’ailleurs, car on sait que dame Nature est méchante et qu’elle n’attend qu’il tourne de dos pour détruire ses plantations. De plus, il sait d’instinct que la propreté est bonne pour les plantes. Il n’a aucune autre explication pour ce dernier point, mais s’acharne à bichonner tout ce qui... Lire la suite >
À l’automne, pendant que la plupart des jardiniers rangent leurs outils et ferment le jardin pour l’hiver, la nature, elle, continue son travail. Les fleurs fanées laissent tomber leurs graines, qui se déposent sur la terre avant le gel. Elles passent les longs mois froids sous la neige, en dormance, attendant patiemment le retour du printemps pour germer. C’est exactement le principe du semis en dormance: une façon simple et naturelle de semer à l’automne. Qu’est-ce que le semis en dormance? Le semis en dormance consiste à semer lorsque le sol est froid, mais pas encore gelé, ce qui empêche les graines de germer immédiatement. Elles «dorment» sous la neige, protégées des écarts de température. Dès le retour du printemps, elles se réveillent d’elles-mêmes, exactement au bon moment, quand la température et l’humidité sont favorables. Avantages Cette méthode présente plusieurs avantages. D’abord, elle fait gagner beaucoup de temps au printemps, puisque tout est déjà en place. Dès que la nature... Lire la suite >
Préparez votre jardin dès maintenant pour un printemps miraculeux, grâce à l’engrais d’automne! Pourquoi laisser la nature faire le travail gratuitement, quand vous pouvez payer pour le faire vous-même? Cet automne, votre pelouse et vos plantations méritent le gros luxe: L’engrais d’automne: parce que la nature, c’est bien… mais les ventes, c’est mieux. Est-ce que ce début de texte semble un peu sarcastique? Bien sûr! Mais n’est-ce pas un tantinet ironique qu’un tel produit existe? En automne, la plupart des végétaux entrent en dormance: leur croissance ralentit, parfois elle s’arrête complètement. Ont-ils vraiment besoin d’engrais en ce moment? La «logique» des engrais d’automne On met de l’avant que le potassium contenu dans les engrais d’automne (le fameux «K» dans N-P-K) aide les plantes à mieux tolérer le froid. Après tout, le potassium joue réellement un rôle dans le fonctionnement cellulaire: il contribue à épaissir les parois cellulaires, à réguler la circulation de l’eau et à améliorer la résistance générale des... Lire la suite >