La plupart des gens qui me demandent conseil par rapport aux insectes indésirables le font en réaction à une infestation déjà bien active. Malheureusement, à ce moment-là, les insectes ont déjà gagné du terrain et les plantes, perdu de la vigueur. On cherche alors à maîtriser le feu et à limiter les dégâts, avant de reprendre le dessus. Je ne les blâme pas, c’est un relent direct de la culture populaire des pesticides: attendre que le problème soit évident pour le traiter avec un produit qui tue. Pour qu’un traitement soit efficace, il doit toucher l’insecte, directement ou via les tissus de la plante qui aurait absorbé un insecticide systémique (c’est-à-dire qui se répand dans son système pour la rendre impropre à la consommation, autant pour les humains que pour les insectes, qu’ils soient nuisibles ou bénéfiques, ce qui est clairement à l’encontre d’un jardinage respectueux du vivant). Nous, les jardiniers paresseux, préconisons une approche préventive, axée sur le cycle... Lire la suite >
Qui s’attaque sans merci à l’ail et à l’oignon? Qui les perce et les triture, compromettant nos récoltes d’Alliacées si délicieuses? Quel est donc cet insecte qui a si bon goût? C’est la teigne du poireau! Remontons avant les années 2000 et remarquons que ce ravageur n’était pas présent sur notre territoire. Nos oignons et notre ail poussaient paisiblement, sans craindre les ravages d’un papillon nocturne qui s’apprêtait à envahir graduellement le Québec. La teigne du poireau est originaire d’Europe. On l’a aperçue en Ontario en 1993, puis au Québec en 2001. Depuis, son aire de distribution ne cesse de prendre de l’ampleur. Après son passage, la plante hôte est percée et grugée de l’intérieur, ce qui peut faire pourrir et flétrir la tige. Le bulbe peut pourrir lui aussi et les récoltes sont compromises. Elle peut également forcer à couper la fleur d’ail avant sa pleine maturité, réduisant les récoltes. Pour la contrôler efficacement, découvrons d’abord comment elle passe... Lire la suite >
Quand on est aux prises avec une infestation, notre premier réflexe n’est certainement pas d’ajouter des insectes dans nos plantes. Pourtant, qui est mieux placé qu’un insecte prédateur pour chasser les nuisibles là où ils se trouvent? Les prédateurs naturels, insectes, acariens ou nématodes, sont sélectionnés spécifiquement pour lutter contre certaines infestations. Qu’ils attaquent directement leur proie ou la parasitent, le résultat est le même: les ravageurs sont contrôlés efficacement, sans produits chimiques. Un peu d’histoire Au Canada, les premières utilisations de l’Encarsia formosa, une guêpe parasitoïde contre les aleurodes dans les serres, remontent aux années 1940. Elles étaient produites en Ontario et déjà, à l’époque, on les envoyait en train jusqu’à Terre-Neuve. L’avènement des pesticides de synthèse a malheureusement freiné l’essor de cette industrie prometteuse. On a échangé nos prédateurs pour du DDT, qui semblait être un produit miracle à l’époque. Moins difficile à transporter, plus rapide à agir et surtout, beaucoup plus mortel que les Encarsia. Quand on... Lire la suite >
Vos plantes étaient dehors cet été? Ce texte s’adresse à vous! Je suis Séréna, la lutteuse biologique, et voici mes conseils pour une rentrée de plantes bien réussie. Personnellement, j’adore sortir mes plantes l’été. Non seulement elles poussent plus vite sous le soleil et je n’ai pas à me soucier si je mets de l’eau partout quand je les arrose. Je ne me prive pas de les sortir! Les insectes ne sont pas un problème quand on sait comment s’en occuper. Voici 5 grandes questions et leurs réponses sur la rentrée des plantes à l’automne. 1. Faut-il absolument faire quelque chose quand on rentre nos plantes? La réponse est non! Évidemment, rien ne nous oblige à quoi que ce soit, mais ça peut nous épargner bien des ennuis si on se prépare comme il faut. Ne rien faire, c’est risquer de laisser entrer les complications. Même quand tout a l’air beau à l’automne, c’est souvent bien plus tard qu’on se... Lire la suite >