Chaque début d’année, le monde horticole est en effervescence avec l’annonce des lauréats de divers prix récompensant des plantes comestibles, des annuelles, des vivaces et des plantes d’intérieur. Même si ces nouveautés ne sont pas toujours disponibles immédiatement ou localement, elles permettent de rêver à ce qui pourrait se trouver sur nos tablettes dans les prochaines années et parfois même de faire des demandes spéciales à sa jardinerie. Il existe plusieurs organismes qui décernent des prix horticoles, mais ils ne se valent pas tous et ne récompensent pas les mêmes qualités. All-America Selections (AAS) L’AAS récompense des plantes ayant démontré une performance supérieure au jardin lors d’essais comparatifs indépendants menés partout en Amérique du Nord. Les variétés sont évaluées à l’aveugle, directement en conditions réelles. Une mention AAS Winner indique une amélioration claire par rapport aux variétés comparables, tandis que la médaille d’or AAS (Gold Medal) – beaucoup plus rare – est réservée aux percées majeures offrant un avantage net... Lire la suite >
C’est officiel: le Jardinier paresseux lance son tout premier balado, Le cœur au jardin, réalisé en collaboration avec Gloco, entreprise québécoise spécialisée dans les semences de gazon ainsi que les composts et engrais biologiques adaptés au climat d’ici. Animée par Mathieu Hodgson, éditeur du Jardinier paresseux, cette nouvelle série d’entretiens veut créer un espace pour aller au-delà des techniques et des astuces. Un espace pour prendre le temps de discuter avec celles et ceux qui consacrent leur vie aux plantes et au vivant: leur parcours, leurs influences, leurs apprentissages et leur vision du jardinage. Pour ce tout premier épisode, je reçois Jean-François Lévêque, artisan semencier et cofondateur des Jardins de l’écoumène, à l’occasion de la sortie de son livre Le guide des semis: secrets de semencier pour bien démarrer son jardin, écrit en collaboration avec Vanessa Muñoz (Éditions de l’Homme, 2026). Et on peut dire que la conversation a été riche! De maraîcher à semencier Après sa formation en horticulture au Centre de... Lire la suite >
Nous sortions de notre maison de location, juchée sur une pente abrupte aux Anses-d’Arlet, pour descendre vers la petite plage de cette commune martiniquaise. En quittant la cour, j’ai aperçu une dame munie d’un cueille-fruits, un panier fixé au bout d’un manche télescopique, utilisé pour récolter les fruits en hauteur. Curieux, je me suis arrêté pour en apprendre davantage. Il m’a fallu attendre un peu avant d’obtenir des réponses, car Jacqueline (nom fictif) avait beaucoup à raconter sur sa vie et sa famille. Elle travaillait dans une école. Elle avait un fils et une fille, et aussi des chèvres que j’avais croisées la veille sur l’un des mornes entourant le quartier où nous logions. Il lui arrivait parfois de s’en faire voler une, mais elle disait s’y être résignée: ceux qui volaient devaient sans doute avoir faim. Finalement, j’ai pu lui demander quels étaient les fruits qu’elle cueillait: de petites pommettes à peine plus grosses qu’une cerise, jaunes puis brun... Lire la suite >
Question J’ai planté, le printemps dernier, un cornouiller à feuilles alternes encore tout petit, vendu comme arbuste à plusieurs troncs. En réalité, j’aurais préféré la même plante, mais formée en arbre à tronc unique; toutefois, je n’ai pas réussi à en trouver. Si, d’année en année, je taille les pousses secondaires pour ne conserver qu’un seul tronc principal, est-ce que cela finira par donner un arbre intéressant? Réponse Il y a un cornouiller à feuilles alternes (Cornus alternifolia) dans le jardin de mon père, et il en est, à mon avis, l’un de ses grands attraits. Il ne s’agit pas de l’espèce type, mais bien d’un cultivar à feuillage panaché doré, ce qui explique ses couleurs particulièrement lumineuses. Ayant poussé à la mi-ombre, l’arbre est relativement mince et peu ramifié à la base, mais son port naturellement étagé, formé de branches disposées en paliers, lui donne une allure élégante et très distinctive, un véritable point focal. À l’automne, le feuillage... Lire la suite >
Heille, salut, c’est ton jardin! Woohoo! C’est fé-vri-er! Le mois des partys! Bon, écoute-moi ben. Je t’ai laissé le mois de janvier pour te remettre de tes Fêtes. Mais maintenant, février, c’est le temps de MES Fêtes. Ben oui! Les Fêtes des semences! Déjà, à la fin janvier, il y en a eu quelques-unes et puis il va en avoir plein d’autres en février, en mars, pis même en avril! Comme j’ai été un bon p’tit jardin en 2025, je me suis permis de te préparer une petite liste de cadeaux. Cher jardinier paresseux, Cette année, j’ai été sage comme de l’herbage. Pour les Fêtes des semences, j’aimerais recevoir: Merci d’avance, Ton jardin Puis, tant qu’à y être… n’oublie pas de t’acheter un p’tit quelque chose pour toi aussi! Ce sont les 28 février et 1 mars prochains qu’aura lieu la Fête des semences et de l’agriculture urbaine de Québec. C’est au pavillon Alphonse-Desjardin, à l’Université Laval qu’on vous y... Lire la suite >
J’aimerais savoir quel est le meilleur moment pour tailler mon laurier-sauce et comment le tailler afin de le regarnir. Il pousse bien, mais devient de moins en moins fourni. Je continue toutefois de profiter de ses feuilles aromatiques. Réponse Le laurier-sauce (Laurus nobilis) est souvent traité comme une simple fine herbe, mais il s’agit en réalité d’un arbuste persistant d’origine méditerranéenne, de croissance lente à modérée. Dans son milieu naturel ou en pleine terre sous un climat doux, il peut d’ailleurs atteindre plus de 10 mètres de hauteur s’il n’est pas taillé. En pot ou en culture intérieure, son développement beaucoup plus long explique pourquoi il a tendance, avec le temps, à s’allonger et à se dégarnir s’il n’est pas taillé de façon appropriée. Taille Le meilleur moment pour sculpter un laurier-sauce afin de le regarnir est la fin du printemps ou le début de l’été, généralement entre mai et juin. À cette période, la plante est en pleine croissance:... Lire la suite >
Il est très rare que je parte des semis hâtifs, à l’intérieur avant le mois d’avril. Oui, il existe bien quelques annuelles ou vivaces qu’on doit semer plusieurs mois à l’avance si on veut obtenir des résultats dès la première année, mais justement: c’est tellement de travail que, la plupart du temps, je préfère me rabattre sur des plantes plus faciles à cultiver. Il m’arrive quand même de démarrer quelques plants de poivrons ou de piments en mars. Mais en vérité, j’attends souvent début avril en même temps que mes tomates et j’accepte l’idée de récoltes un peu plus tardives. Il y a aussi des légumes comme le brocoli ou le chou-fleur qu’on doit semer plus tôt, mais je n’en cultive plus depuis longtemps. La piéride du chou (et sa larve la pyrale du chou) a eu raison de mon amour pour les Brassicacées. Installer des filets anti-insectes sur ma terrasse… non merci! Malgré tout, chaque année, j’entends des gens... Lire la suite >
Nous avons dans la cour un févier ‘Harlequin’ qui a été planté par nos parents en 1979. Il est encore magnifique pour un arbre de 46 ans. En juillet, alors que nous désherbions la rocaille située juste à côté du févier, nous avons découvert un jeune févier qui poussait là, d’environ 3 pieds de hauteur. Avec la belle météo de l’été, il a beaucoup grandi (atteignant environ 5 pieds), a commencé à former des branches et a produit de nombreuses feuilles. Nous avions d’ailleurs l’intention d’installer un tuteur pour le protéger durant l’hiver. Malheureusement, la tête et environ la moitié du tronc ont été cassées sous le poids de la neige lors de la tempête du 11 novembre dernier. Est-ce que notre petit févier pourra être sauvé? Réponse Je n’ai pas trouvé de mention d’un févier nommé «Harlequin» dans la littérature horticole. Il est donc probable qu’il s’agisse d’un nom commercial ancien, régional ou aujourd’hui abandonné, utilisé pour désigner un... Lire la suite >
Après avoir récolté l’abondance de l’été et admiré les beautés automnales, puis célébré ensemble pendant les jours les plus courts pour éloigner la noirceur de l’hiver, c’est le retour à la réalité pour plusieurs d’entre nous. Retour au travail ou à l’école, retour à un rythme de vie plus structuré – un cadre qui peut faire un certain bien après la folie des Fêtes. Nos vies reprennent doucement leur place. C’est souvent une période où l’on se retire davantage à l’intérieur: dans nos maisons, mais aussi en nous-mêmes. Un temps pour récupérer après cette succession d’efforts, de célébrations et de sollicitations. Pour certains, cette période s’accompagne d’ennui ou d’une légère mélancolie liée à la fin de l’excitation. Pour d’autres, c’est un soulagement de pouvoir enfin ralentir, et il arrive que les deux coexistent. Janvier devient alors un moment propice pour faire un peu de ménage: oui, dans nos demeures, mais aussi dans nos pensées, souvent bousculées par l’intensité des semaines... Lire la suite >
Analyse de sol à l’ancienne J’aimerais savoir quelle méthode on utilisait anciennement pour analyser le sol, c’est-à-dire avant que n’existent les trousses d’analyse de sol? Réponse On y allait… par goût! Sans farce, les sols acides ont un goût sûr et les sols alcalins, un goût doux. On peut même sentir une certaine âcreté quand un sol est très acide. Encore de nos jours, certains agriculteurs de la vieille école vont mettre une pincée de terre dans leur bouche pour essayer de déceler sa qualité. Il y avait aussi la présence de certaines plantes qui était réputée indiquer l’acidité ou l’alcalinité d’un sol. On disait, par exemple, que le pissenlit, le plantain et l’oseille préféraient les sols acides alors que l’euphorbe préférait un sol alcalin. Malheureusement, ces plantes agressives tolèrent en fait presque tous les sols, donc cette dernière méthode n’a jamais été très efficace. Tiré de Le Soleil, 2 février 2008 Du thym dans un sentier en dalles J’ai... Lire la suite >