Je dois avouer que je n’ai jamais été un grand amateur des pièges à scarabées japonais. Je comprends qu’en plein mois de juillet, au plus fort de leur activité et de leur gourmandise, il n’y a pas une tonne d’options: soit on les ramasse à la main (vais-je vraiment passer des heures à cueillir des bibittes, moi?), soit on installe des pièges à phéromones. Ces pièges fonctionnent grâce à une combinaison de deux attractifs. Le premier est une phéromone sexuelle qui imite celle émise par les femelles et attire les mâles. Le second est un attractif floral, qui reproduit les odeurs dégagées par certaines plantes hôtes et attire les scarabées des deux sexes à la recherche de nourriture. Une fois capturés, les scarabées peuvent être éliminés en les versant dans un seau d’eau savonneuse. Le savon réduit la tension superficielle de l’eau, ce qui les empêche de flotter et les fait rapidement couler. Simple, non? Alors pourquoi n’avons-nous pas tous... Lire la suite >
L’arrivée de l’été au Québec annonce aussi celle des scarabées japonais (Popillia japonica), l’un des pires fléaux des jardiniers. Introduit accidentellement en Amérique du Nord au début du XXe siècle, en provenance du Japon, ce coléoptère polyphage se nourrit de plus de 300 espèces de végétaux, dont de nombreuses plantes indigènes et ornementales populaires. Sa progression graduelle vers le nord fait en sorte que de plus en plus de Québécois doivent composer avec ce ravageur, qui dévore les feuilles et les fleurs, les réduisant parfois à l’état de dentelle. Les dégâts affectent non seulement l’apparence des plantes, mais peuvent les affaiblir lorsque les attaques se répètent année après année. Après la publication de Liste des plantes hôtes préférées du scarabée japonais, j’ai reçu plusieurs questions au sujet des plantes réputées pour repousser les scarabées japonais et les éloigner du jardin. Voyons ce qu’il en est vraiment. Les plantes répulsives Parmi les plantes les plus souvent recommandées pour éloigner les scarabées japonais figurent... Lire la suite >
C’est souvent au mois de juillet que la réputation de diva de la tomate se confirme. Jusque-là, tout allait bien. Vous avez planté vos tomates comme indiqué dans Planter des tomates en contenant sans se planter et vous les entretenez selon les conseils présentés dans Entretenir ses tomates en contenant sans devenir leur esclave. Alors pourquoi les problèmes commencent-ils à apparaître? «J’ai pourtant tout fait comme il faut!» Un matin, vous sortez prendre votre café et vous remarquez des fleurs qui jonchent le sol, des feuilles qui s’enroulent ou des fruits à la forme étrange. Maladies? Insectes? Au secours! Vous comprenez maintenant pourquoi on surnomme la tomate la reine du potager? Pas de panique! Tous les problèmes ne demandent pas une intervention. Certains se règlent facilement, d’autres sont sans conséquence réelle. Le véritable défi consiste à savoir quand agir et quand laisser faire la nature. Regardons ensemble quelques-uns des ennuis les plus fréquents que vous pourriez rencontrer avec vos tomates... Lire la suite >
Le scarabée japonais (Popillia japonica) est l’un des insectes les plus redoutés des jardiniers. Originaire du Japon, où il est naturellement contrôlé par de nombreux prédateurs et maladies, il a été introduit accidentellement en Amérique du Nord au début du XXe siècle. En l’absence de plusieurs de ses ennemis naturels, sa population a rapidement augmenté et il est aujourd’hui considéré comme un important ravageur des jardins, des vergers et de certaines cultures. Des goûts bien définis Le scarabée japonais est un insecte polyphage. Les scientifiques ont recensé plus de 300 espèces de plantes hôtes réparties dans près de 80 familles botaniques. Toutefois, toutes ne sont pas consommées avec le même enthousiasme. Lorsqu’il en a la possibilité, il choisit presque toujours ses plantes favorites avant de s’attaquer à des hôtes moins attrayants. Les dommages sont causés principalement par les adultes, actifs de la fin de juin jusqu’en août au Québec. Ils dévorent les feuilles, les fleurs et parfois les fruits, laissant... Lire la suite >
Le printemps est une période occupée pour les jardiniers. À l’intérieur, on prépare nos semis pour le potager et le jardin, et on rempote nos plantes d’intérieur. Aussitôt le beau temps venu, on met les pieds dehors et on commence à jouer dans nos plates-bandes avec des divisions, transplantations et plantations de vivaces, d’arbustes et d’arbres. Et lorsque la météo se réchauffe réellement, on peut finalement transplanter nos petits semis à l’extérieur pour profiter des récoltes et floraisons de toute la belle saison. Un peu de compost et de paillis, quelques séances de désherbage et, d’ici la fin juin, si tout va bien, on peut se laisser aller un peu et laisser la nature s’occuper du reste… sauf, bien sûr, de manger nos récoltes. Heille, les écureuils, lâchez mes tomates! L’été arrivé, on peut enfin ralentir un peu, se reposer, s’amuser et profiter de la belle saison, des vacances et du temps en famille. Quoi de mieux qu’une bonne session... Lire la suite >
Nous avons un problème avec notre pelouse qui est envahie par la renouée des oiseaux et nous ne savons pas comment nous en débarrasser. Il ne reste qu’une partie de la superficie totale qui n’est pas affectée par cette mauvaise herbe, soit 20 % à peine. Nous avons fait des recherches, mais rien de concluant. Nous avons tondu très court, puis déchaumé et scarifié. Malgré ces travaux, il reste une masse épaisse de tiges et de racines qui recouvre le sol. Sauriez-vous nous proposer une solution svp? Réponse La renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) est une plante annuelle rampante qui pousse très près du sol. Ses tiges sont fines, dures, très ramifiées et forment des tapis denses et entrelacés. Elle possède de petites feuilles allongées, d’un vert bleuâtre ou vert mat, disposées de façon alternée le long des tiges. Très discrètes et presque invisibles à l’œil nu, ses fleurs sont minuscules, blanches ou légèrement rosées, et apparaissent à l’aisselle des feuilles.... Lire la suite >
Heille, salut! C’est ton jardin! Pis, t’es-tu content? En janvier, tu me parlais déjà de tes semis pendant que je dormais encore sous la neige. En février, ça commençait à jaser de graines. En mars, tu semais en regardant fondre la neige par la fenêtre. En avril, tu sortais toutes les cinq minutes pour voir si tu pouvais enfin commencer à jardiner. En mai, tu courais partout comme une poule pas de tête. Pis en juin, t’as planté tout ce qui te tombait sous la main dès qu’il faisait assez chaud! Ben là… Tu peux souffler un peu. Même beaucoup! Parce que moi, j’ai commencé à faire ma part de l’ouvrage. Les pollinisateurs font leur travail. Le sol est bien réchauffé et tous ses habitants transforment tranquillement le compost et le paillis que tu as ajoutés en nutriments pour les plantes. Les insectes sont bien réveillés maintenant, autant les ravageurs que leurs prédateurs. Pis les oiseaux ont faim d’insectes. Même... Lire la suite >
Le 24 juin est l’anniversaire de naissance de Larry Hodgson, LE Jardinier paresseux, auteur, chroniqueur, animateur et conférencier qui a initié des générations de Québécois au jardinage… sans trop d’efforts. Pour célébrer son legs, la Fête nationale du Québec sera officiellement rebaptisée la Fête des jardiniers paresseux. Malheureusement, le Comité national des jardiniers paresseux n’a pas encore rempli la documentation requise pour le changement de nom. Il faudra donc attendre à l’année prochaine pour officialiser le tout. Ou peut-être la suivante. En attendant, nous vous invitons à célébrer la Fête des jardiniers paresseux en ne faisant… pas grand-chose. Pourquoi le 24 juin est-il le moment idéal pour la fête des jardiniers paresseux? S’il fallait choisir une seule journée dans l’année pour célébrer les jardiniers paresseux, ce serait sans contredit le 24 juin. D’abord, les semis sont terminés. Les plateaux qui encombraient la chambre d’invité ont été vidés, les derniers plants ont trouvé leur place au jardin et presque tous les... Lire la suite >
Du 22 au 28 juin se tient la Semaine des pollinisateurs, une célébration internationale dédiée à ces travailleurs souvent méconnus qui assurent la reproduction de milliers de plantes, y compris plusieurs de celles qui se retrouvent dans nos assiettes. Abeilles, bourdons, papillons, colibris, syrphes et même certaines guêpes jouent un rôle essentiel dans nos jardins et nos écosystèmes. Pour l’occasion, nous avons fouillé les archives du Jardinier paresseux afin de vous présenter 10 faits fascinants sur les pollinisateurs, ainsi que quelques lectures pour aller plus loin. 1. Les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs On pense souvent aux abeilles à miel lorsqu’on parle de pollinisation, mais elles sont loin d’être les seules à visiter les fleurs. On estime qu’il existe environ 860 espèces d’abeilles indigènes au Canada. Plusieurs sont solitaires, la majorité ne produit pas de miel et certaines arborent des couleurs bien différentes du jaune et du noir. Mais les abeilles ne représentent qu’une partie des pollinisateurs.... Lire la suite >
Le 21 juin 2026 marque le 30e anniversaire de la Journée nationale des peuples autochtones. Cette journée est l’occasion de reconnaître et de célébrer les cultures, les traditions, les langues et les contributions des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La date n’a pas été choisie au hasard. Elle correspond au solstice d’été, le jour le plus long de l’année, une période qui revêt depuis des générations une grande importance culturelle et spirituelle pour de nombreux peuples. Le solstice est souvent associé au renouveau, à la connexion avec le territoire et à la célébration de la vie. Pour les jardiniers, c’est aussi un bon moment pour souligner l’apport des peuples autochtones des Amériques à l’horticulture et à l’agriculture. Leur héritage est toujours bien vivant dans nos jardins, nos potagers et même dans notre assiette. Les plantes qui ont changé le monde Selon certaines estimations, plus de la moitié des cultures alimentaires produites dans le monde aujourd’hui sont issues de... Lire la suite >