Hey hey hey! C’est ton jardin! Ouf! Ça pousse à vue d’œil icitte! Les bulbes fleurissent depuis un bout, les vivaces se sont pointé le bout du nez, les arbres et les arbustes débourrent, pis les mauvaises herbes sont déjà parties en peur! Wooooo! Pis toi, t’avais même pas fini ta liste du mois de mai parce qu’il faisait trop froid, il pleuvait trop, y’avait trop d’affaires à faire, il manquait telle plante ou tel matériau… ou ben t’étais juste trop paresseux! Haha! Calme-toi la pelle! Tout va ben! La nature sait pas lire les calendriers anyway. Elle sait même pas quel mois on est! Suis plutôt le rythme de Dame Nature. Une pause de la pelouse Une chance qu’on a le Défi pissenlits! Ça nous donne une excuse parfaite pour pas tondre la pelouse pendant qu’on a plein d’autres choses à faire. Pis en même temps, ça laisse fleurir les pissenlits et d’autres plantes pour nourrir les pollinisateurs entre... Lire la suite >
J’ai remarqué, dans les dernières années, un intérêt grandissant pour l’autonomie alimentaire. Pas seulement pour la production potagère, les forêts nourricières ou les arbres et arbustes fruitiers, mais aussi pour la cueillette sauvage. Est-ce dû au contexte économique et politique des dernières années? À la déconnexion grandissante que nous vivons dans un monde de plus en plus numérique? Quoi qu’il en soit, les gens semblent vouloir se nourrir par eux-mêmes et renouer avec la nature qui les entoure. Dans ce nouvel épisode du balado Le cœur au jardin, réalisé en collaboration avec Gloco, j’ai eu l’immense plaisir de discuter avec Roger Larivière: biologiste, enseignant à la retraite, auteur, éditeur et fondateur des Éditions NaturAT. Il est notamment l’auteur de Plantes, cueillette et conservation, dont la 2e édition vient de paraître, ainsi que de plus d’une dizaine d’autres livres. Une enfance près de la nature Son parcours vers la cueillette commence très tôt. Au fil de la conversation, Roger me raconte... Lire la suite >
J’ai un plant de piment d’Espelette que j’ai démarré à partir de graines en septembre 2024. Ce plant n’a jamais été à l’extérieur et vit sous éclairage artificiel. Il a produit plusieurs récoltes de jolis piments que je fais sécher. J’aimerais le laisser se reposer un peu. Je lui ai déjà fait subir une taille sévère, mais il est reparti de plus belle. Le tronc fait environ 2 cm de diamètre et est bien lignifié. Que me conseillez-vous pour le faire entrer en dormance un peu? Réponse Le piment d’Espelette est un piment de l’espèce Capsicum annuum, comme les poivrons et plusieurs piments que l’on connaît bien, mais il a été sélectionné au fil des siècles dans le Pays basque. Ce piment de type Gorria («rouge» en basque) bénéficie même d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP). Comme les piments en général, il tire de ses origines tropicales et subtropicales d’Amérique centrale et du Mexique, où il peut vivre plusieurs années. Son tronc... Lire la suite >
Pour savoir quand semer ou transplanter nos plantes potagères, on se fie à toutes sortes de repères: moyenne de la date du dernier gel, période habituellement sans gel, lune, fêtes nationales ou religieuses. Bien que ces repères puissent être utiles dans certains cas – par exemple pour savoir quand commencer les semis des plantes sensibles au froid à l’intérieur – la vérité est que, d’une année à l’autre et d’une région à l’autre, le climat peut varier de façon importante. Les plantes, elles, ne savent pas lire les calendriers. Mais elles savent très bien «lire» la température du sol et de l’air, et c’est ce que nous devrions observer nous aussi pour savoir quand semer et transplanter au potager. Comment les plantes font-elles pour «lire» le thermomètre? Les plantes ne peuvent évidemment pas lire, elles n’ont ni cerveau ni thermomètre, mais elles possèdent plusieurs mécanismes biologiques leur permettant de détecter les variations de température dans l’air et dans le sol.... Lire la suite >
Le mois de mai séduit souvent les jardiniers avec ses après-midis chauds, ses bourgeons qui gonflent et ses insectes qui bourdonnent. C’est alors tentant de se précipiter pour commencer à planter son potager. Mais la chaleur printanière peut être trompeuse. Quelques journées ensoleillées ne signifient pas que le sol est réellement chaud ni que le risque de gel est écarté. De nombreux légumes, en particulier ceux qui aiment la chaleur comme les tomates, restent sensibles aux nuits fraîches et à un sol encore froid. Planter trop tôt ralentit souvent leur croissance davantage que de patienter. Il en va de même pour le sol. Jardiner trop tôt, avant qu’il soit bien ressuyé, peut le compacter. Cela nuit au drainage, aux racines et à toute la vie du sol pour le reste de la saison. Au printemps, la patience est souvent le meilleur outil du jardinier. Si le sol du jardin doit encore se reposer, celui de vos contenants est déjà prêt... Lire la suite >
J’ai récemment compris pourquoi mes betteraves ne grossissaient pas. Par contre, j’ai le même problème avec mes poireaux: ils poussent, mais ne grossissent pas. Qu’est-ce que je devrais faire? Réponse Il n’est pas toujours facile de répondre à ce type de question. On ne connaît pas les conditions de culture, la variété, ni l’entretien qui a été fait au cours de la saison. Mais voyons tout de même les causes les plus fréquentes qui pourraient expliquer pourquoi vos poireaux restent minces. Manque de soleil Pour bien grossir, les poireaux ont besoin d’au moins 6 heures de soleil par jour, idéalement 8 heures. Oui, ils peuvent tolérer la mi-ombre, mais cela aura un impact sur leur taille. Plus il y a de soleil, plus la plante produit des sucres, ce qui lui permet de fabriquer de la matière et de grossir. À l’inverse, avec trop peu de lumière, la plante s’allonge pour tenter d’en capter davantage, s’étiole et reste fine, plutôt que de... Lire la suite >
Coucou! C’est ton jardin… Whoa, calmons-nous les pompons! Je sais que t’as mille affaires à faire ce mois-ci… mais y’a encore du monde qui dort, icitte, shhh! Tsé, les insectes bénéfiques – ceux qui pollinisent, qui mangent les ravageurs, qui décomposent la matière organique, ceux qui te rendent des services – bref, la majorité des insectes… ben y’en a encore une bonne gang qui sont en train de somnoler sous les feuilles ou dans les tiges mortes. Laisse-les tranquilles! Écoute… oui, y’a des choses à faire… mais on va y aller mollo. Une affaire à la fois, chaque chose en son temps. Pis tout va bien se passer, je te le jure. Crois-moi! Jusqu’à maintenant, on pouvait se la couler douce: partir des semis tranquilles à l’intérieur, attendre que le sol se réchauffe pis s’assèche… mais là, tranquillement, c’est le temps de s’activer. Mais attention: c’est pas un sprint. On fera pas tout en une longue fin de semaine. Par... Lire la suite >
Tout comme au jardin, j’aime garder les choses simples dans ma vie. Pour rester en santé, je mange un menu plus ou moins équilibré, composé d’aliments peu transformés. Je fais régulièrement de l’exercice et je passe autant de temps que possible à l’extérieur, que ce soit pour jardiner, faire du plein air ou aller à la pêche. Pour moi, c’est la base d’un mode de vie sain. Remarquez que je ne mentionne pas l’utilisation de suppléments, de vitamines, de probiotiques ou de médicament, naturels ou non. Rien de tout ça, à moins d’avoir une bonne raison de le faire. Je me fie d’abord à ce que la nature nous fournit depuis des millénaires. Je n’ai rien contre ces produits – dans certains cas, ils peuvent être très utiles – mais je préfère garder ça simple. La vie est déjà assez compliquée comme ça. C’est la même chose dans mon potager. Je me concentre sur l’essentiel: la matière organique. On nous offre... Lire la suite >
Je possède une azalée des fleuristes depuis plusieurs années. Elle passe les étés à l’extérieur et les hivers dans une pièce fraîche. J’ai remarqué qu’une amie dépose les fleurs fanées sur la terre de son pot, tout autour de son azalée. Elle dit ainsi retourner les éléments nutritifs à la plante. J’ai commencé à faire la même chose, mais je me demande s’il y a suffisamment d’activité microbienne dans le terreau d’une plante d’intérieur pour rendre ces éléments assimilables. C’est une bonne pratique au jardin, mais est-ce aussi une bonne idée pour une plante en pot? Cela forme tout de même un paillis intéressant et abondant, puisque mon azalée fleurit généreusement. Pouvez-vous m’éclairer à ce sujet? Réponse Mes plantes d’intérieur passent aussi l’été à l’extérieur, d’une part parce que j’ai peu de soleil à l’intérieur lorsque les arbres débourrent, mais aussi parce que ça me permet de m’en occuper encore moins… du moins s’il pleut de temps à autre. Il... Lire la suite >
On parle de plus en plus de «l’intelligence» des plantes. Le terme dérange parfois, mais il reflète une réalité fascinante: les plantes perçoivent, réagissent et s’adaptent à leur environnement avec une grande finesse. Elles «voient» la lumière pour s’orienter, «entendent» les vibrations de l’eau et «goûtent» la richesse du sol. Les arbres, quant à eux, communiquent entre eux. Par l’entremise de réseaux de champignons, ils échangent des ressources et des informations. Ils peuvent aussi émettre des signaux d’alerte sous forme de composés volatils lorsqu’ils sont attaqués. Certaines études suggèrent même qu’ils distinguent leur parenté de leurs voisins étrangers via le réseau fongique. Depuis des millions d’années, les plantes ont développé des stratégies d’une ingéniosité étonnante pour survivre sans pouvoir se déplacer. La dionée attrape-mouche «compte» le nombre et la fréquence des stimulations avant de refermer son piège. L’érable disperse ses graines grâce à des samares en forme d’hélice, capables de parcourir de longues distances, tandis que le noyer noir libère... Lire la suite >