Heille! C’est encore ton jardin! Bon… on peut parler deux minutes? Tu te souviens, le mois passé, je t’avais dit de relaxer un peu? De t’étendre dans le hamac pis de regarder les papillons? J’espère que tu m’as écouté pis que t’es ben reposé… parce que là, j’ai une mauvaise nouvelle. J’ai tout produit en même temps! Je sais, je sais… j’aurais pas dû. Mais c’était plus fort que moi! Les tomates commencent à rougir, les haricots débordent, les concombres poussent plus vite que tu peux les manger, les courgettes sont grosses comme des bâtons de baseball. Mais panique pas. Faut juste travailler plus intelligemment. Récolte souvent, mais un peu à la fois. Arrose moins souvent, mais en profondeur. Mets du paillis si ce n’est pas déjà fait. Pis surtout… Arrête de vouloir tout manger frais! Y’a personne qui est capable d’avaler 18 concombres, 43 courgettes pis 12 kilos de tomates dans la même semaine. C’est le temps de sortir... Lire la suite >
Je tente de privilégier au jardin des légumes vivaces, comme les asperges, les oignons égyptiens, les échalotes de Sainte-Anne et les poireaux. Ils resteront donc au même endroit, mais, d’un autre côté, on nous dit de faire la rotation des cultures. Devrais-je les changer d’endroit au potager? Ça va un peu contre la mentalité du jardinier paresseux que j’ai adoptée avec grand plaisir. Réponse Les légumes vivaces sont probablement ce qui se rapproche le plus du jardinage paresseux au potager. Une fois établis, ils reviennent d’année en année avec très peu d’entretien. Cependant, avant de répondre à votre question, il faut d’abord comprendre pourquoi on recommande la rotation des cultures. La rotation des cultures Les légumes annuels, tels que les tomates, les haricots, le maïs et la majorité des plantes du potager, sont très productifs. C’est la nature même des plantes annuelles: elles germent, poussent, fleurissent, produisent des fruits et des graines, puis meurent en une seule saison. Cette croissance... Lire la suite >
Juillet, c’est le temps des vacances… mais aussi celui du jardin! La plupart des plantations devraient maintenant être terminées, mais les végétaux continuent d’avoir besoin d’eau. Lorsque la pluie ne suffit pas, c’est au jardinier de prendre le relais. Heureusement, l’arrosage n’a pas besoin de devenir une corvée ni un emploi d’été. En adoptant quelques bonnes pratiques, il est possible d’arroser moins souvent, plus efficacement et en utilisant moins d’eau. Voici quelques conseils pour garder vos plantes bien hydratées tout en profitant pleinement de l’été. La règle d’or de l’arrosage S’il n’y avait qu’une seule chose à savoir sur l’arrosage, que ce soit pour les plantes d’intérieur ou d’extérieur, peu importe l’espèce cultivée, ce serait la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, suffisamment pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau ou le sol ait séché avant d’arroser de nouveau. Cette règle s’applique autant aux plantes qui aiment l’humidité, comme les fougères, qu’aux plantes de climat... Lire la suite >
Je dois avouer que je n’ai jamais été un grand amateur des pièges à scarabées japonais. Je comprends qu’en plein mois de juillet, au plus fort de leur activité et de leur gourmandise, il n’y a pas une tonne d’options: soit on les ramasse à la main (vais-je vraiment passer des heures à cueillir des bibittes, moi?), soit on installe des pièges à phéromones. Ces pièges fonctionnent grâce à une combinaison de deux attractifs. Le premier est une phéromone sexuelle qui imite celle émise par les femelles et attire les mâles. Le second est un attractif floral, qui reproduit les odeurs dégagées par certaines plantes hôtes et attire les scarabées des deux sexes à la recherche de nourriture. Une fois capturés, les scarabées peuvent être éliminés en les versant dans un seau d’eau savonneuse. Le savon réduit la tension superficielle de l’eau, ce qui les empêche de flotter et les fait rapidement couler. Simple, non? Alors pourquoi n’avons-nous pas tous... Lire la suite >
L’arrivée de l’été au Québec annonce aussi celle des scarabées japonais (Popillia japonica), l’un des pires fléaux des jardiniers. Introduit accidentellement en Amérique du Nord au début du XXe siècle, en provenance du Japon, ce coléoptère polyphage se nourrit de plus de 300 espèces de végétaux, dont de nombreuses plantes indigènes et ornementales populaires. Sa progression graduelle vers le nord fait en sorte que de plus en plus de Québécois doivent composer avec ce ravageur, qui dévore les feuilles et les fleurs, les réduisant parfois à l’état de dentelle. Les dégâts affectent non seulement l’apparence des plantes, mais peuvent les affaiblir lorsque les attaques se répètent année après année. Après la publication de Liste des plantes hôtes préférées du scarabée japonais, j’ai reçu plusieurs questions au sujet des plantes réputées pour repousser les scarabées japonais et les éloigner du jardin. Voyons ce qu’il en est vraiment. Les plantes répulsives Parmi les plantes les plus souvent recommandées pour éloigner les scarabées japonais figurent... Lire la suite >
C’est souvent au mois de juillet que la réputation de diva de la tomate se confirme. Jusque-là, tout allait bien. Vous avez planté vos tomates comme indiqué dans Planter des tomates en contenant sans se planter et vous les entretenez selon les conseils présentés dans Entretenir ses tomates en contenant sans devenir leur esclave. Alors pourquoi les problèmes commencent-ils à apparaître? «J’ai pourtant tout fait comme il faut!» Un matin, vous sortez prendre votre café et vous remarquez des fleurs qui jonchent le sol, des feuilles qui s’enroulent ou des fruits à la forme étrange. Maladies? Insectes? Au secours! Vous comprenez maintenant pourquoi on surnomme la tomate la reine du potager? Pas de panique! Tous les problèmes ne demandent pas une intervention. Certains se règlent facilement, d’autres sont sans conséquence réelle. Le véritable défi consiste à savoir quand agir et quand laisser faire la nature. Regardons ensemble quelques-uns des ennuis les plus fréquents que vous pourriez rencontrer avec vos tomates... Lire la suite >
Le scarabée japonais (Popillia japonica) est l’un des insectes les plus redoutés des jardiniers. Originaire du Japon, où il est naturellement contrôlé par de nombreux prédateurs et maladies, il a été introduit accidentellement en Amérique du Nord au début du XXe siècle. En l’absence de plusieurs de ses ennemis naturels, sa population a rapidement augmenté et il est aujourd’hui considéré comme un important ravageur des jardins, des vergers et de certaines cultures. Des goûts bien définis Le scarabée japonais est un insecte polyphage. Les scientifiques ont recensé plus de 300 espèces de plantes hôtes réparties dans près de 80 familles botaniques. Toutefois, toutes ne sont pas consommées avec le même enthousiasme. Lorsqu’il en a la possibilité, il choisit presque toujours ses plantes favorites avant de s’attaquer à des hôtes moins attrayants. Les dommages sont causés principalement par les adultes, actifs de la fin de juin jusqu’en août au Québec. Ils dévorent les feuilles, les fleurs et parfois les fruits, laissant... Lire la suite >
Le printemps est une période occupée pour les jardiniers. À l’intérieur, on prépare nos semis pour le potager et le jardin, et on rempote nos plantes d’intérieur. Aussitôt le beau temps venu, on met les pieds dehors et on commence à jouer dans nos plates-bandes avec des divisions, transplantations et plantations de vivaces, d’arbustes et d’arbres. Et lorsque la météo se réchauffe réellement, on peut finalement transplanter nos petits semis à l’extérieur pour profiter des récoltes et floraisons de toute la belle saison. Un peu de compost et de paillis, quelques séances de désherbage et, d’ici la fin juin, si tout va bien, on peut se laisser aller un peu et laisser la nature s’occuper du reste… sauf, bien sûr, de manger nos récoltes. Heille, les écureuils, lâchez mes tomates! L’été arrivé, on peut enfin ralentir un peu, se reposer, s’amuser et profiter de la belle saison, des vacances et du temps en famille. Quoi de mieux qu’une bonne session... Lire la suite >
Nous avons un problème avec notre pelouse qui est envahie par la renouée des oiseaux et nous ne savons pas comment nous en débarrasser. Il ne reste qu’une partie de la superficie totale qui n’est pas affectée par cette mauvaise herbe, soit 20 % à peine. Nous avons fait des recherches, mais rien de concluant. Nous avons tondu très court, puis déchaumé et scarifié. Malgré ces travaux, il reste une masse épaisse de tiges et de racines qui recouvre le sol. Sauriez-vous nous proposer une solution svp? Réponse La renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) est une plante annuelle rampante qui pousse très près du sol. Ses tiges sont fines, dures, très ramifiées et forment des tapis denses et entrelacés. Elle possède de petites feuilles allongées, d’un vert bleuâtre ou vert mat, disposées de façon alternée le long des tiges. Très discrètes et presque invisibles à l’œil nu, ses fleurs sont minuscules, blanches ou légèrement rosées, et apparaissent à l’aisselle des feuilles.... Lire la suite >
Heille, salut! C’est ton jardin! Pis, t’es-tu content? En janvier, tu me parlais déjà de tes semis pendant que je dormais encore sous la neige. En février, ça commençait à jaser de graines. En mars, tu semais en regardant fondre la neige par la fenêtre. En avril, tu sortais toutes les cinq minutes pour voir si tu pouvais enfin commencer à jardiner. En mai, tu courais partout comme une poule pas de tête. Pis en juin, t’as planté tout ce qui te tombait sous la main dès qu’il faisait assez chaud! Ben là… Tu peux souffler un peu. Même beaucoup! Parce que moi, j’ai commencé à faire ma part de l’ouvrage. Les pollinisateurs font leur travail. Le sol est bien réchauffé et tous ses habitants transforment tranquillement le compost et le paillis que tu as ajoutés en nutriments pour les plantes. Les insectes sont bien réveillés maintenant, autant les ravageurs que leurs prédateurs. Pis les oiseaux ont faim d’insectes. Même... Lire la suite >