Cactus des fêtes: origine, variétés et conseils de culture

Avec l’apparition de l’éclairage d’appoint, il est possible de produire des potées fleuries pour tous les moments de l’année, y compris durant le temps des fêtes où nos intérieurs ont bien besoin d’une touche de couleur pour rivaliser avec la grisaille extérieure. Pour bien des plantes des fêtes, seule la première floraison est spectaculaire: si la plante survit aux mois sombres, plusieurs ne fleuriront plus ou fleuriront seulement timidement, les années suivantes. Ce n’est pas le cas des cactus des fêtes: en effet, en plus d’être des plantes d’intérieur faciles à entretenir, il est entièrement possible de les faire refleurir année après année, avec un minimum de soins que nous allons voir aujourd’hui.
Origine
Quand je parle de «cactus des fêtes», je parle véritablement de trois types de plantes qu’on désigne sous les noms vernaculaires de: cactus de l’Action de grâce, cactus de Noël et cactus de Pâques.
Cactus de l’Action de grâce
Le cactus de l’Action de grâce, qu’on confond souvent avec le cactus de Noël pour ensuite s’étonner de sa floraison bien avant la date du solstice d’hiver, est un hybride horticole dérivé de Schlumbergera truncata et il fleurit aux alentours de novembre.
Cactus de Noël
Son très proche cousin est le cactus de Noël, qui fleurit lui un mois plus tard, en décembre. Dans ce cas, ce sont des hybrides dérivés de Schlumbergera russelliana, qu’on voit encore très souvent sous le nom de S. bridgesii, qui n’est plus reconnu comme valide en taxonomie moderne.

Ces deux Schlumbergera font partie d’un petit genre éponyme de la famille des Cactacées. Ils sont originaires d’un biome brésilien spécifique nommé forêt atlantique, qui principalement composée de montagnes et de forêts tropicales humides. Le fait que ces cactus poussent dans une forêt tropicale est un élément important pour comprendre leurs besoins.
Schlumbergera
Le genre Schlumbergera est composé de seulement six à neuf individus, selon les nomenclatures. En raison de sa forme similaire à d’autres plantes, notamment les rhipsalis, il y a eu une certaine confusion au niveau de la taxonomie et, au fil des révisions et de la progression de la science, tout un va-et-vient de plantes diverses a mené au groupement actuel. Ainsi, on utilise parfois les termes suivants comme synonymes de Schlumbergera: Epiphyllanthus, Opuntiopsis, Zygocactus, Zygocereus et Epiphyllum – mais, à l’occasion, ces termes désignent également d’autres plantes qui n’ont pas été déplacées au genre Schlumbergera – mieux vaut nous en tenir à cactus des fêtes pour être le plus précis possible.
Cactus de Pâques
Le cactus de Pâques est un peu différent. Bien qu’il ressemble aux deux précédents, il ne s’agit pas d’un Schlumbergera, mais d’un Rhipsalidopsis gaertneri. Sa floraison a lieu bien plus tard, d’avril à mai. On le retrouve dans le biome brésilien évoqué plus haut. Portant parfois le nom de Hatiora gaertneri, la plante était autrefois regroupée avec d’autres Hatiora, mais elle a maintenant été reclassée dans son propre genre, Rhipsalidopsis, composé de seulement deux espèces (R. gaertneri et R. rosea). Afin de tenir compte de cette différence, j’emploierai donc l’expression «cactus des fêtes» pour parler des trois plantes dont il est question dans cet article, et non strictement de Schlumbergera.

Description
Les trois cactus des fêtes sont des plantes épiphytes, dont le système racinaire restreint leur permet de s’agripper à des arbres ou à des pierres dans la forêt tropicale. Comme d’autres cactus, ce sont des plantes sans feuille, qui produisent la photosynthèse par l’exposition au soleil de leurs tiges segmentaires épaisses.
Branches
Ces branches modifiées se nomment des cladodes. Ils sont aplatis et facilitent la distinction des diverses plantes: les cladodes de S. truncata ont des marges dentelées, ceux de S. russelliana et de R. gaertneri sont arrondis. On voit très clairement les différents segments, qui correspondent aux poussées de croissance du cactus. Chez une plante en croissance, on peut même voir de minuscules cladodes entièrement constitués qui vont graduellement croître pour devenir similaires aux «cladodes adultes». Avec l’âge, les cladodes se couvrent d’écorce et forment une tige plus solide, mais cela n’a lieu que chez les plantes âgées de plusieurs années.
Il est difficile de reconnaître le cactus de Pâques des Schlumbergera, mais les segments sont parfois légèrement plus courts, arrondis, et la plante a généralement un port compact et dressé, au contraire des Schlumbergera qui finissent par être rapidement retombants.

Avant la période de floraison, les plantes se couvriront de boutons au bout des cladodes les plus récents. Chaque segment peut se couvrir d’un ou, moins souvent, de plus d’un bouton. Ceux-ci prennent généralement la couleur de la fleur émergente. Avec le temps, les boutons arrondis prendront une forme plus allongée, pour ensuite laisser se déployer une fleur tubulaire.
Fleurs
Les fleurs de Schlumbergera ont une forme complexe, rappelant un peu de grosses crevettes aux couleurs vives. Cette forme étroite a été développée pour attirer le long bec des colibris, qui les pollinisent dans la nature. On voit au bout des fleurs les longues étamines couvertes de pollen, protégées par des pétales (réellement, des tépales – un terme botanique qu’on utilise quand les pétales et les sépales d’une fleur ne sont pas différenciés). Elles peuvent être de différentes couleurs: blanches, roses, jaunes, oranges, rouges et mauves, de même que de toutes les nuances entre ces couleurs et, parfois, en teintes bicolores.
De son côté, les fleurs de R. gaertneri ressemblent plus à des fleurs traditionnelles, avec ses rangées de pétales colorées rappelant les chrysanthèmes ou les asters. On les voit sensiblement avec les mêmes couleurs que leur cousine de Noël ou de l’Action de grâce, mais le choix est légèrement plus restreint, tandis que les couleurs sont plus saturées.

Pourquoi ce cactus est-il associé à Noël?
La réponse est que… il ne l’est pas du tout dans son pays d’origine. Au Brésil, les Schlumbergeras sont appelées Flor de Maio, «fleur de mai», puisque leur floraison n’a pas lieu en novembre ou en décembre. C’est seulement dans l’hémisphère nord que, dans un élan de créativité hors du commun, nous avons surnommé cette plante fleurissant aux alentours de décembre «cactus de Noël».
En 2018, Larry Hodgson a décidé de rajouter à la légende en écrivant son propre conte de Noël sur le Schlumbergera, une raison bien plus créative de l’appeler cactus de Noël.

Variétés
Bien que les plantes cultivées comme cactus des fêtes ressemblent à celles retrouvées dans la nature (notamment, S. truncata et S. russelliana), il s’agit généralement d’hybrides qui descendent de ces deux spécimens. Par exemple, l’hybride entre S. truncata et S. russelliana, les principaux parents, porte le doux nom de S. x buckleyi, et il est parfois encore cultivé.
La riche histoire de cette plante, dont l’hybridation a commencé dès le XIXe siècle en Angleterre, a mené à une importante succession d’hybrides divers, distincts notamment par la couleur de la floraison ou certaines habitudes (telles que la facilité d’entretien, la capacité à fleurir abondamment ou encore un port plus vertical).
Sur le marché, l’espèce précise est rarement spécifiée (pour ne pas dire jamais!). Plusieurs tentatives ont été menées pour mettre un peu d’ordre dans les centaines de variétés et d’hybrides de cette plante prolifère, mais c’est difficile à faire, d’autant plus que certaines caractéristiques sont changeantes d’un individu à l’autre! En effet, particulièrement chez les plantes à fleurs blanches et jaunes, les températures basses leur amènent une teinte rosacée –, ce qui confond bien sûr toute organisation basée uniquement sur la couleur des fleurs.
Des hybrides complexes
Les cactus de Pâques connaissent sensiblement la même situation: les espèces cultivées sont des hybrides complexes dont la parenté n’est presque jamais indiquée. Le principal hybride reconnu est Rhipsalidopsis x graeseri, un croisement entre les deux seules espèces du genre, donc R. gaertneri et R. rosea. La durée de floraison, la forme ou la couleur des fleurs et la résistance aux conditions de culture suboptimales sont les principaux critères de sélection, à la différence près que, généralement, le cactus de Pâques est un peu plus difficile à cultiver. Pour cette raison, il y a beaucoup moins de cultivars de cactus de Pâques… mais suffisamment quand même pour qu’il soit difficile de les organiser!

Conseils de culture
Il peut être tentant de voir «cactus» et de réserver à la plante le même traitement qu’on réserve à nos cactus: soleil direct 28h par jour, aucune eau jamais, nuits glaciales, terreau issu directement du réservoir de l’aspirateur… Mais rappelez-vous que les cactus des fêtes ne sont pas des cactus de désert, mais bien des plantes de climat tropical. Dans ce sens, les soins qu’on leur réserve ressemblent plus à ceux qu’on garde pour des plantes feuillues issues de climats humides similaires.

Lumière
Les cactus des fêtes tolèrent des conditions d’éclairage très variées. En règle générale, on veut leur offrir une lumière vive sans trop de soleil direct, mais ils devraient s’adapter aux extrêmes raisonnables.
Quand ils ont une abondance de soleil direct, ils virent à une jolie teinte rose qui n’est pas forcément dommageable pour eux, mais qui indique qu’ils sont à la limite de leur tolérance. Il faudra dès lors veiller à les garder bien hydratés, car ils risquent la sécheresse. Ils peuvent brûler avec l’augmentation de la lumière durant l’été.
S’ils peuvent survivre sous un éclairage plus modeste, la floraison n’en sera que plus limitée. La plante qui manque de lumière va le montrer en étiolant sa croissance. Les fleurs demandent au moins une lumière vive.
Arrosage
Les cactus des fêtes devraient être arrosés comme des succulentes tropicales, c’est-à-dire qu’on laisse le substrat s’assécher entre deux arrosages. Ils se montrent cependant plutôt tenaces aux mauvais traitements, même aux excès d’arrosage occasionnels – jusqu’à un certain point: des excès répétés mèneront à la pourriture des racines.
Si par inadvertance la plante commençait à devenir légèrement flétrie, c’est signe qu’il aurait fallu l’abreuver un peu plus tôt. En période de floraison, il sera optimal de ne pas la laisser flétrir, pour qu’elle ne perde pas ses boutons. En période de repos, la plante tolère bien les oublis d’arrosage, beaucoup mieux que les excès.
Humidité atmosphérique
Ces cactus tropicaux préfèrent une humidité ambiante modérée, mais ils tolèrent le niveau d’humidité atmosphérique de nos maisons sans trop rechigner (nos maisons tendent à être généralement plus sèches qu’humides, sauf pour ceux qui, comme moi, sont abonnés aux dégâts d’eau fréquents – mon secret pour avoir de belles plantes d’intérieur? Une tuyauterie du siècle passé!).
Terreau et rempotage
En tant que plantes épiphytes, le plus aisé est de les garder dans un terreau léger et aéré, comme un terreau pour plantes d’intérieur auquel on ajoute des éléments drainants, ou un terreau pour cactus et succulentes.
Les cactus des fêtes aiment être à l’étroit dans leur pot, ce qui réduit singulièrement le risque de trop arroser et d’étouffer par inadvertance leur système racinaire peu développé. Bien qu’ils grandissent avec le temps, leur lenteur de croissance suggère un rempotage toutes les 2 à 3 années, si nécessaire.
Engrais
On peut les fertiliser à la dose suggérée durant la période de croissance. Ils ne sont guère friands et une fertilisation mensuelle devrait être suffisante. Attention de ne pas fertiliser durant la floraison (y compris pendant la création des boutons) et pendant la période de repos après la floraison: les cactus des fêtes n’en ont pas besoin. Une fertilisation durant cette période peut au contraire perturber la floraison.
Température
Plantes tropicales, les cactus des fêtes ne devraient pas descendre en dessous de 10 °C. Ils préfèrent d’ailleurs des températures constantes entre 15 °C et 25 °C. Une petite baisse de température automnale peut stimuler la floraison (voir encadré à ce sujet).
Principale différence entre Schlumbergera et Rhipsalidopsis
Les deux plantes demandent exactement les mêmes soins, à peu de choses près que le cactus de Pâques tolère moins les écarts, et ce, dans toutes les situations. Ainsi, il est plus sensible aux excès d’arrosage et peut plus rapidement pourrir, et ne supportera pas aussi bien les descentes en dessous de 15 °C. En résumé, on peut simplement considérer les cactus de Pâques comme similaires, mais plus capricieux.
Entretien
Les cactus des fêtes demandent peu d’entretien. Ils tendent à pousser segment par segment: si une tige est jugée trop longue, on peut retirer le segment à l’extrémité une fois qu’il a atteint sa taille finale et le bouturer (voir section suivante). Cela envoie le signal au cladode de produire deux segments depuis la branche coupée, ce qui peut donner au cactus un aspect plus touffu. Cette multiplication des tiges n’est pas garantie, mais les cactus des fêtes se ramifient quand même aisément.
Il ne faut pas non plus tourner la plante quand elle fait ses boutons: la technique du quart de tour est strictement prohibée à ce moment délicat. En effet, les boutons tentent de se tourner vers la source de lumière: en la déplaçant, ils vont tenter de se tourner à l’excès, ce qui finit par les faire tomber.
Dans le même ordre d’idée, veillez à garder des conditions très stables durant la floraison: attention aux changements drastiques tels que laisser une fenêtre à proximité ouverte trop longtemps (courant d’air, baisse de température en rebord de fenêtre) ou lorsque vous démarrez le chauffage (augmentation de la sécheresse atmosphérique de manière radicale).

Floraison: une explication théorique
La floraison des cactus des fêtes dépend de plusieurs facteurs.
Tout d’abord, un peu de vocabulaire. La plupart des plantes d’intérieur sont aphotopériodiques, c’est-à-dire qu’elles sont indifférentes aux variations de la durée des journées. Elles peuvent fleurir à n’importe quelle saison et tendent à le faire aux alentours de l’été, en raison de l’abondance de lumière durant cette saison (dans l’hémisphère nord, du moins).
Il existe cependant quelques plantes photopériodiques (ou encore nyctipériodique, un terme plus rare), qui utilisent la longueur des nuits pour s’orienter dans l’année et déclencher leur floraison. Elles visent à fleurir dans des conditions optimales ce qui, dans leur pays d’origine, signifie quelques mois après le raccourcissement des journées.
Pour le schlumbergera, les meilleures conditions sont au début de la saison sèche, juste après la saison humide. C’est une période où les conditions deviennent plus stables: températures légèrement plus fraîches, précipitations réduites et activité des colibris. D’ailleurs, même si on parle de changements de condition entre la saison sèche et la saison humide, rien à voir avec les changements drastiques entre l’été et l’hiver au Québec! C’est la raison pour laquelle les petits changements dans nos conditions d’intérieur sont suffisants pour déclencher assez facilement leur floraison.

… et une application pratique!
Grâce à ce survol des conditions qui stimulent la floraison des cactus des fêtes, nous pouvons isoler les facteurs importants:
- La durée des nuits, correspondant au raccourcissement des périodes de lumière
- Une légère baisse de température
Ce sont évidemment ces conditions qu’il faut reproduire. Le plus important est le raccourcissement des périodes de lumière. Bonne nouvelle! À moins que la plante ne soit cultivée sous une lampe de croissance 100% du temps, le raccourcissement a lieu naturellement au Québec. De plus, contrairement à d’autres plantes photopériodiques comme les poinsettias (Euphorbia pulcherrima), les cactus des fêtes ne sont pas trop sensibles s’il subsiste un peu de lumière dans la pièce. Ainsi, une plante cultivée en rebord de fenêtre aura suffisamment de signaux pour débuter sa floraison même s’il vous arrive de lire la nuit avec une lampe de chevet dans la même pièce. (Évidemment, si un gros néon est allumé juste au-dessus de sa tête toute la nuit, c’est peut-être un peu trop.)
Assez facile à reproduire
La baisse des températures n’est pas nécessaire pour stimuler la floraison, mais elle peut la soutenir. Une autre bonne nouvelle: elle a naturellement lieu dans les maisons québécoises, en lien avec le léger refroidissement qui a lieu dehors quand les températures passent de 30 °C à -30 °C. Attention cependant avec le chauffage: pour ceux qui attendent que les températures intérieures soient invivables avant de partir le chauffage, c’est double choc pour les plantes: non seulement les températures peuvent augmenter de plusieurs degrés, mais en plus l’humidité atmosphérique chute drastiquement avec le chauffage. Le mieux (pour les plantes), c’est d’y aller graduellement: un petit refroidissement automnal, puis le départ du chauffage tranquillement, pendant quelques semaines et, qui sait, peut-être même accompagné d’un humidificateur la première semaine?
Finalement, des températures inférieures à 15 °C retardent la floraison, pour ceux qui veulent faire fleurir leur cactus de l’Action de grâce absolument à Noël.
Ma technique pour assurer la floraison année après année? C’est très compliqué: je laisse ma plante sur le rebord de la fenêtre où elle est toute l’année. Je ne fais rien d’autre. Et elle fleurit tout naturellement!

Multiplication
La propagation des cactus de Noël est particulièrement facile, puisque la plante elle-même se divise en sections prêtes pour le bouturage. Il suffit dès lors de sélectionner un cladode en santé à l’extrémité d’une branche, si possible de couleur bien verte et sans boutons ou fleurs. En le tournant sur lui-même, on peut se le sectionner pour ensuite le planter dans du terreau légèrement humide (et surtout pas détrempé).
On peut produire des boutures à base de segment unique ou de quelques segments (deux à trois sections). Pour une potée plus dense, il est plus facile de joindre quelques boutures: la plante finale n’en sera que plus fournie.
Attention de planter le cladode dans le bon sens, c’est-à-dire l’extrémité où apparaîtraient les boutons floraux doit être vers le haut. De plus, il y a moins de risque de perdre une bouture en la recouvrant d’un sac de plastique ou d’un couvercle transparents, pour faire une petite serre pour la plante. (Eh oui! même s’il s’agit de cactus, on couvre! C’est parce que, rappelons-le, il s’agit de cactus tropicaux.)
Une potée de quelques cladodes devrait alors être placée à la lumière vive, sans soleil direct (si la plante est dans une serre, le soleil direct augmenterait beaucoup trop la température) ou sous une lumière de croissance. Les racines devraient apparaître au bout de quelques semaines.

Problèmes
- Quand les feuilles se ratatinent : il s’agit d’un problème d’eau, trop peu si le terreau est sec ou trop si le terreau reste humide. Voir l’article à cet effet pour savoir comment traiter le cactus des fêtes.
- Les boutons de fleurs tombent: essentiellement, il faut éviter de déplacer la plante ou de changer ses conditions de culture quand elle commence à préparer sa floraison. Des changements drastiques la font interrompre sa floraison pour l’année.
- Mon cactus ne fleurit pas: voir la section à ce sujet dans l’article pour les astuces qui aident la plante à fleurir.
- Insectes: les cactus des fêtes sont peu sujets aux infestations. Les principales infestations sont de cochenilles farineuses, de thrips tropicaux et de thrips de l’impatiens.
Toxicité
La sève de la plante peut être légèrement irritante, surtout pour les personnes sensibles au latex. En général, c’est une plante non toxique pour les humains et les animaux, outre cette spécificité.
Conseils de présentation
Puisque les cactus des fêtes demandent les mêmes soins, pourquoi ne pas mélanger deux espèces dont les fleurs sont de différentes couleurs? Dans un élan très «Noël», j’avais bouturé des espèces à fleurs blanches et des espèces à fleurs rouges: avec le vert des cladodes, mon cactus de l’Action de grâce annonçait bien la venue des célébrations lorsqu’il fleurissait des couleurs de Noël.

Conseils lors de l’achat
Plusieurs précautions sont nécessaires durant l’acquisition d’un cactus des fêtes.
Tout d’abord, il y a moins de chance de perdre un début de floraison qu’une floraison avancée, donc il vaut mieux s’y prendre d’avance. Par contre, si la couleur des boutons est souvent corrélée avec la couleur de la floraison, ce n’est pas toujours le cas, donc la plante vous réservera peut-être des surprises.
Bien qu’il soit tentant de faire l’acquisition d’un énorme cactus des fêtes tout couvert de boutons, sachez que les individus plus gros s’adaptent moins bien aux changements de condition et risquent donc de perdre la floraison. C’est un risque à prendre et, avec la facilité de faire refleurir les cactus des fêtes, perdre une floraison dans toute une vie fleurie n’est peut-être pas si grave…
Même s’il s’agit d’une plante «de Noël», elle est tropicale: seulement cinq minutes dehors lors de températures hivernales glaciales peuvent être dommageables. Veillez à bien la couvrir, comme Petit Papa Noël, car dehors elle va avoir si froid… et c’est vraiment à cause de toi.
Conclusion
Puisque les cactus des fêtes ne demandent pas un entretien trop spécifique et qu’ils peuvent fleurir d’une année à l’autre, ils représentent un beau cadeau à offrir au jardinier paresseux qui l’oubliera sur le bord d’une fenêtre jusqu’à sa belle floraison colorée. Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des fêtes!














Bonjour,
Merci beaucoup pour cet article très complet et très clair (comme toujours !). J’ai un cactus de Noël que je vois enfin fleurir car acheté l’année dernière il n’avait hélas pas fleuri. Je vais suivre vos conseils notamment pour l’ « interdiction de tourner » car c’est ce que j’avais commencé à faire (oups…) et je vais tenter la multiplication.
Je pense que vous avez bien d’autre qualification que votre « joli » nom de famille :-))
Bonne journée et bonne fin d’année à toute l’équipe du Jardinier Paresseux, de la part d’une lectrice assidue du sud-ouest de la France.
Je viens de terminer la lecture de votre article, vous m’avez fait sourire plusieurs fois. Je vous remercie sincèrement pour vos bons conseils.
Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un joyeux temps des Fêtes, joyeux Noël et bonne année.
Merci pour votre article!
Il est toujours bon de relire les bons conseils pour garder cette merveilleuse plante en santé. J’ai reçu ce cactus il y a quelques années et il ne cesse de grossir et de fleurir au moins deux fois par année. Habituellement, c’était en novembre, mais il a fleuri plus tôt cette année.
Merci pour votre gentillesse ??
Très intéressant merci je ne savais pas qu on pouvait les bouturer.
Vraiment merci pour toutes ces explications.
Tout y est et je vais pouvoir prendre soin correctement de ma plante grâce à vous 🙂
Reçue ce cactus il y a 2 jours pour un service rendu à notre voisin.
Cadeau reçu. Demeure à Sarasota Floride, jardinière non paresseuse mais c’est une première pour ce type de plante. Vos bons conseils sont du Québec mais quand même seront adaptés au climat ici ?
Merci beaucoup et Joyeux Noël !
J’ai le même cactus de Noël depuis au moins 35 ans. Les premières années, je le sortais à l’extérieur quand la température le permettait et je le suspendais à une branche d’arbre à l’abri du soleil direct. À l’automne, je le rentrais dans la maison lorsque la température extérieure et intérieure était semblable pour lui éviter un choc. à ce moment il y avait des centaines de boutons floraux et il me gratifiait de sa floraison pendant quelques temps. Maintenant je ne le sort plus à l’extérieur. Il est installé sur une étagère devant la porte patio situé du côté est, donc pas trop de soleil mais bénéficiant de la fraicheur de la nuit provenant de la porte durant la période froide. Il a toujours été fidèle et me procure de la joie à chaque année lorsque je passe à côté de lui et que j’aperçois les boutons floraux qui commence à se former suivi de tout un spectacle pendant plusieurs jours.