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Qui est ce gros poilu dans mes fleurs?

Avouez que le titre en jette, hein! Non, je ne parle pas d’un raton laveur ou de votre mari (!), mais bien d’un pollinisateur ultra-performant et très présent.

(Je sais que les «promeneux de pollen», sont les vedettes de la décennie côté écologie. Un papillon, une fourmi, un colibri: on finit toujours par mentionner que «en plus, c’est un super pollinisateur!». Mais ma vedette du jour est vraiment exceptionnelle, je le promets.)

Gisèle m’a écrit l’année dernière pour me demander un article sur cette vedette des plates-bandes et, mieux vaut tard que jamais, le voici. Il fait pas mal de bruit, il est partout, il fait un peu peur quand on ne le connaît pas, mais il est au fond doux et gentil comme un gros nounours. Je vous parle du bourdon!

Bourdon boréal (Bombus borealis). Photo: earth2elizabeth

Jaune et noir

Avant d’approfondir sur le sujet, je dois vous guider pour identifier l’insecte correctement. Il existe une grande confusion chez les insectes jaunes et noirs, alors laissez-moi remettre les pendules à l’heure.

Commençons avec une mouche sosie des guêpes et abeilles, j’ai nommé le syrphe. Vous avez postillonné en disant ce mot à voix haute? C’est normal!

Cette mouche est inoffensive: sa couleur sert à effrayer les potentiels prédateurs. Les animaux qui la prennent pour une piqueuse la laissent tranquille. Honnêtement, vous la chasseriez d’un revers de main, vous?

Syrphe. Photo: leoguy

Évidemment, quand on y regarde de plus près, on reconnaît bien la mouche: ses antennes courtes, sa forme générale, ses gros yeux et son patron de vol saccadé, comportant du surplace, sont très caractéristiques.

Une guêpe a une taille fine. Elle peut piquer plusieurs fois, est généralement agressive et est une prédatrice. L’adulte se nourrit d’à peu près n’importe quoi: nectar, fruits, sève, miellat de puceron (C’est quoi, ça, du miellat? Globalement: du caca de puceron.) et d’insectes comme des cochenilles. Les larves, quant à elles, sont 100% carnivores. Ce sont les adultes qui chassent pour elles toutes sortes de petits insectes. Elles sont des alliées très importantes pour éliminer des nuisibles des cultures.

Guêpe. Photo: exploratrice

Les abeilles n’ont pas de taille et sont fréquemment poilues. Il existe environ 20 000 espèces et la majorité n’est PAS jaune et noir. Certaines abeilles sont magnifiques: bleues, vertes, métalliques, grosses, petites, il en existe de toutes les sortes.

Augochlora pura. Photo: flanie

Elles se nourrissent majoritairement de nectar et ce mode de vie les rend plutôt pacifiques, contrairement aux guêpes, qui sont prédatrices. De plus, ce ne sont pas toutes les abeilles qui piquent. Certaines peuvent mordre pour se défendre. Celles qui ont un dard peuvent parfois piquer plusieurs fois, et d’autres, comme l’abeille à miel, ne peuvent piquer qu’une fois, après quoi elle meurt. La raison de ce décès est qu’une fois le dard planté dans la peau, il ne ressort pas. Quand l’abeille repart, une partie de ses organes reste accrochée au dard, qui est lui-même coincé dans la peau de sa victime, entraînant la mort rapide de l’insecte.

Les abeilles ne produisent pas toutes du miel. En fait, on estime que 9 espèces sur 10 sont solitaires, mais comme l’abeille à miel est semi-domestiquée, leur nombre et leur proximité avec les hommes donnent l’impression qu’une abeille, c’est toujours une abeille à miel.

Abeille domestique (Apis mellifera). Photo: hardywoods

Nous arrivons à notre sujet du jour, le bourdon… qui n’est autre qu’un genre d’abeille! Vous m’avez vue venir? Allons, il y avait plein d’indices: pas de taille, pas agressif, poilu, se nourrit de nectar, c’est tout lui!

Bourdon à deux points avec les pattes pleines de pollen (Bombus bimaculatus). Photo: pierroxgoum

Le bourdon

Trapu, gros, rond et velu: tel est le bourdon. Il est généralement plus gros que ses sosies, bien qu’il existe plusieurs espèces dans le genre Bombus. Tout comme l’abeille à miel, les bourdons vivent en colonies composées d’une reine, d’ouvrières et de mâles et… ils font du miel! N’en cherchez pas à l’épicerie cependant, il ne se récolte pas sur de jolis rayons comme celui de sa cousine domestiquée.

Si vous avez une colonie chez vous, le mieux à faire est de ne pas s’en occuper puisque son cycle de vie est annuel: une femelle fécondée (la reine) trouve une cavité au printemps, comme un trou de souris ou une cabane d’oiseaux, où elle pondra ses premiers œufs et commencera une colonie. L’été, elle reste dans la bourdonnière et se fait nourrir par les ouvrières. À l’automne, les mâles et femelles fertiles quittent le nid pour se reproduire. Ces femelles, nouvelles reines, trouvent séparément des cachettes pour l’hiver et le reste de la colonie… meurt. La reine est la seule à survivre jusqu’à la prochaine saison et elle ne reviendra pas s’installer au même endroit.

Notons au passage que cette illustre dame couronnée mesure jusqu’à 32 millimètres chez certaines espèces. C’est plus qu’un pouce, ça!

Les pissenlits, c’est pour lui!

Une adaptation tout à fait fascinante du bourdon est son endothermie. Son quoi? Sa capacité à fabriquer de la chaleur dans son corps, tout comme nous, les autres mammifères, les oiseaux, etc. Cependant, il tolère un plus grand écart de température interne que les humains, ce qui en fait un endotherme poïkilotherme. À l’opposé, nous sommes des endothermes homéothermes, dont la température corporelle est stable. Je sais, je sais, vous aimez ça, le jargon!

N’empêche, le bourdon est un des plus petits animaux à être à «sang chaud». (Je mets des guillemets, car c’est un terme assez large: les pointilleux, restez tranquilles!) C’est rare chez les insectes. Le battement de leurs ailes, leur bourdonnière souvent enterrée, les lignes noires qui captent la chaleur, ainsi que la fourrure sont tous des moyens de garder leur chaleur. Cette capacité à se réchauffer de manière autonome permet aux bourdons d’être parmi les premiers insectes actifs au printemps (tondez-vous en mai?), et les derniers à se retirer à l’automne.

Bourdon tricolore sous une fleur d’érythrone, une des premières fleurs du printemps (Bombus ternarius). Photo: richisoutside

Bruyant et vibrant

Vous l’avez déjà entendu bourdonner, non? Le bourdon a la particularité de faire beaucoup de bruit avec ses ailes, ainsi qu’avec la vibration de son thorax. C’est ainsi qu’il communique avec ses congénères et qu’il a la capacité de faire de la pollinisation vibratile.

Je voulais faire une blague de vibrateur, mais Larry l’a déjà faite dans cet article qui explique très bien l’effet de la vibration lors de la pollinisation. S’il a pallié le manque de bourdons avec une brosse à dents électrique pour avoir des tomates, sachez que plusieurs fleurs ont évolué pour être pollinisées par un type d’insecte en particulier. Ce n’est pas un hasard ou une erreur évolutive si ces fleurs ont besoin d’une vibration pour être fécondées.

Une fleur doit recevoir le pollen d’une autre fleur de la même espèce. On ne pollinise généralement pas les roses avec des tulipes, n’est-ce pas? Pour éviter que les pollinisateurs ne visitent n’importe quelle fleur et n’amènent pas le bon pollen à la bonne place, des plantes ont développé des mécanismes qui permettent à certains types de pollinisateurs bien précis d’avoir leur nectar. Ainsi, le colibri, qui peut fouiller les fleurs profondes, aura plus de chance d’y trouver du nectar si les abeilles n’y sont pas déjà passées. Il sera donc attiré par ces fleurs.

D’autres fleurs ont évolué pour des pollinisateurs qui peuvent les rudoyer légèrement par vibration. C’est le cas d’une de nos plantes printanières: l’uvulaire à grandes fleurs. Celle-ci a de longs pétales mous et pendants que seuls les insectes vibrants arrivent à pénétrer. Les insectes du genre Bombus, actifs tôt au printemps, ont pratiquement l’exclusivité de sa pollinisation.

Photo: crontl72

Mais ça pique?

En cas de menace, la femelle pique. Elle ne perd pas son dard, ce qui lui permet de piquer plusieurs fois. Cependant, tout comme sa cousine l’abeille à miel, le bourdon est peu agressif. À moins de menacer le nid ou de l’écraser, c’est un insecte qui est sans danger.

Observez-le butiner dans votre pelouse et vos plates-bandes, il est tout à fait extraordinaire de le voir sortir la langue pour aspirer le nectar. Il arrive même qu’il se pose sur nous et qu’il nous lèche. Apprenez à canaliser votre côté zen si vous voulez en arriver là, moi, je les préfère quand même dans les fleurs!

Photo: lesinsectesduquebec

Attention. Il est à noter que les composés du venin du bourdon sont les mêmes que chez l’abeille domestique. Les réactions varient beaucoup d’une personne à l’autre en fonction de votre sensibilité. En cas d’allergie aux abeilles, vous êtes probablement aussi allergique aux bourdons. C’est bien d’être zen, mais restez prudents: tenter de vous faire lécher par un bourdon n’est peut-être pas une activité pour vous.


commentaire sur "Qui est ce gros poilu dans mes fleurs?"

  1. Toujours très intéressant et instructif mais surtout tout en humour. Merci!!

  2. Article très intéressant tout en couleur Merci

  3. J’aime beaucoup m’instruire avec vos articles. Je ne sais pas si vous enseignez mais, vous êtes une super pédagogue!

  4. WoW merci beaucoup pour toute sa ces informations, c’est trrrrres intéressant .

  5. Très instructif. Moi qui pensais que le bourdon est le mâle de l’abeille…. comme certains pensent que le corbeau est le mâle de la corbeille… euh, de la corneille. Merci.

  6. WoW quel article interessant! Vous avez vraiment démystifié cet insecte piqueur qu’on appelle souvent à tort un taon! Merci beaucoup!

  7. J’adore m’instruire avec le sourire. Et ce matin j’ai acquis de nouvelles informations avec de grands éclats de rire. Merci et très belle journée!

  8. Vraiment intéressant et très agréable à lire, on a la conviction que tu nous parles!?

  9. Merci beaucoup, belle rédaction et super instructif. Je tente de retenir le charmant vocabulaire 🙂

  10. Ah merci! J’ai toujours aimé les bourdons et je les connais mieux maintenant!

  11. WoW, j’ignorais tout ça! Super interessant et j’adore votre humour! De mon coté je pollinise mes plants de tomates dans ma serre depuis 4 ans avec un petit pinceau de maquillage propre évidemment mais qui ne sert qu’à ça. Je visite chaque fleurs à tout les matins et m’assure d’avoir un rendement 100% productif. Faut dire que j’ai le temps de le faire et que ça me détend énormément de jouer les entremetteuse. Lol!

  12. Super article, bien vulgarisé et rigolot.

  13. J’ai adoré votre article avec votre ton humoristique! Même si mon nom de famille est Bourdon, je ne connaissait pas grand chose sur le bourdon. Je croyais que son nom était taon. Je sais pas pourquoi on confond le bourdon du taon.

    • Le taon est en fait une mouche piqueuse de la famille des tabanideae. Mais effectivement, les gens appellent parfois les bourdons des taon! J’imagine que si ça pique, on se pose pas plus de question !

  14. Merci Audrey, article tres interessant avec photos qui permet de bien distinguer ces pollinisateurs. Nous avons un potager et beaucoup de fleurs chez nous et c’est fascinant de voir travailler les gentils bourdons!

  15. Très intéressant.

  16. J’en vois beaucoup au printemps dans mes fleurs de ajugua. Je suis très heureuse quand je peux en compter 15. Cela signifie que j’aurai 15 reines dans mon environnement. Merci pour ce partage et ce sens de l’humour. Il faut le cultiver, car les autres en ont besoin…

  17. Merci pour cet article. Toujours très intéressant à vous lire. J’adore regarder ces bestioles dans mes fleurs. Et maintenant j’en sais un peu plus sur elles.

  18. Ahhh, merci d’avoir démystifié tous ces jolis insectes pour nous, Audrey!
    J’avoue que je les appelais tous des guêpes pour ma part car je n’ai jamais su faire la différence… ou je ne les ai jamais regardé d’assez près pour pouvoir les différencier, si je suis complètement honnête. Je vais garder ton article dans mes « favoris » pour pouvoir m’y référer jusqu’à ce que ça me vienne naturellement… 😉

  19. Il y a un certain temps, j’étais assis à côté d’un chèvrefeuille grimpant en fleur. Il y avait un bourdon qui butinait mais curieusement il ne se présentait dans l’ouverture de le fleur mais à la base. J’ai trouvé ça bizarre. Après son départ, j’ai constaté une légère incision à la base de la fleur. J’ai continué à observer et je suis presque convaincu qu’il insère sa langue par cette incision pour collecter le nectar.

  20. Merci encore une fois pour cet article très intéressant. Par contre suis-je la seule qui ne peut voir les photos. Ça arrive régulièrement et je ne sais pas comment régler ce problème.

  21. Super intéressant, merci! J’aimerais bien un article sur la petite mouche prédatrice des scarabées japonais.
    Petit détail : certaines photos de la page sur les bourdons ne se chargent pas :
    – Bourdon boréal (Bombus borealis). Photo: earth2elizabeth
    – Syrphe. Photo: leoguy
    – Bourdon à deux points avec les pattes pleines de pollen (Bombus bimaculatus). Photo: pierroxgoum
    -Bourdon tricolore sous une fleur d’érythrone, une des premières fleurs du printemps (Bombus ternarius). Photo: richisoutside
    – Photo: crontl72

  22. Quel beau travail de vulgarisation vous faites. ?
    Vous êtes extraordinaire Audrey, MERCI

  23. Je me suis fait piquer par un bourdon l’an passé. J’avais passé ma main près du bugle rampant en fleurs, en désherbant. C’est très douloureux. Dieu sait que je ne lui voulais pas de mal, même que je suis contente de leur offrir ces fleurs qu’ils aiment tant. Je ne l’avais juste pas vu.

  24. Très intéressant votre article, j’ai appris de nouvelles choses. Merci beaucoup!!!

  25. Très intéressant cet article! J’apprends beaucoup en vous lisant tellement instructif!

  26. Bonjour Audrey, il existe au Québec une famille de “guêpe” composée d´un petit nombre d´individus faisant un petit nid en papier, parfois dans un encadrement de porte. Une fois que l´on a compris leur langage non verbal, on peut passer à proximité sans problème. Vous êtes allergique ? NE FAITES PAS CE TEST. Un ou plusieurs individus
    s´afférent sur le nid. Ils ne
    s´occupent pas de vous. Vous approchez et subitement, probablement par émission de phéromones, TOUS
    s´immobilisent simultanément. C´est leur niveau d´alerte 1. Ils vous observent.
    Vous approchez encore, niveau 2 d´alerte. Toutes lèvent en même temps leur postérieur où est situé le dard. Voilà la distance à ne pas dépasser. Vous pourrez passer devant tout l´été et jamais elles ne vous piqueront. Par habitude vous viendrez presque à les oublier. Et si je m´approche encore ? Ben ça je n´ai jamais osé. Je suppose que le niveau 3 est tous les individus sur vous pour piquer et défendre le nid. Peut être qu´Audrey connaît cette espèce ? Je crois qu´une dizaine d´individus doit être le maximum de ce petit nid ou essaim ?

  27. Bonjour. J’ADORE vous lire ! Vous êtes vraiment rigolote et pleine d’esprit. Vous avez un réel talent pour rendre n’importe quel sujet intéressant et captiver vos lecteurs. Excellente pédagogue et vulgarisatrice. Je suivrais volontier vos cours. ?

  28. Bonjour. J’ADORE vous lire ! Vous êtes vraiment rigolote et pleine d’esprit. Vous avez un réel talent pour rendre n’importe quel sujet intéressant et captiver vos lecteurs. Excellente pédagogue et vulgarisatrice. Je suivrais volontier vos cours. ?

  29. Bernard-Jean Martineau

    Sympa comme article voire comme écriture qui mêle l’humour à la connaissance et à l’enseignement. . Merci. Jap

  30. Mon père flattait les bourdons. Quand ils se déposaient tout proche, il leur caressait le dos avec son doigt en leur parlant.
    Je fais de même! Merci pour votre enseignement, votre plume et votre humour!

  31. Bonjour Audrey,
    J’aime les bourdons aussi fort que toi! Cet été, je suis désolée de ne pas avoir planté les sauges qu’ils adorent butiner. Ils ne s’intéressent pas du tout aux géraniums.
    J’ai souvent observé par les années passées qu’ils adorent dormir dans les fleurs qu’ils butinent. J’en ai trouvé souvent au petit matin bien endormis dans leur fleur favorite. Peut-être se sont-ils soulés de nectar? Bravo pour ce très bon article!

  32. Pas toujours facile d’aller lire l’article entre les multiples fenêtres de publicité. Parfois on renonce.

  33. Grâce à vous, Audrey, je me coucherai, ce soir encore, plus renseignée
    Je vois les bourdons sur les pivoines et je ne m’approche pas pour sentir la fleur quand il y en a. Maintenant, je pourrai les observer presque sans crainte…

  34. J’ai constaté une nette augmentation de bourdon dans mes lilas fleuris ce printemps. À la lecture de votre article, je comprends mieux ce phénomène car ma ville a adopté depuis deux ans, l’interdiction de couper les pissenlits en mai. Je pense que c’est ça qui a permis l’augmentation des bourdons. Ce qui est très bien pour la nature.

  35. Article informatif et magnifique! Je suis en amour avec le gros poilu aussi. J’avais observé qu’il faisait son boulot, bien concentré, sans même vous embêter ou se préoccuper de la proximité de votre présence humaine. Il a une belle cohabitation. J’ai toujours un rictus quand je le vois s’affairer. La nature est d’un tel raffinement!
    Merci pour votre recherche. J’aime toujours vous lire.

  36. poïkilotherme O.o
    Ah! J’ai un nouveau mot pour le scrabble !
    Nous aimons observer ces bourdon (pourquoi les a-t-on tjr appelé taon ?!). Lorsque la reine ne pointe au printemps, privilège de l’observer. Bel insecte.
    Merci pour encore nous faire apprendre autre chose. Quel plaisir te lire !

  37. Le ministère de l’Éducation devrait s’empresser d’intégrer vos connaissances et votre humour, de même que celle de Larry, de Mathieu et des autres collaborateurs du blogue, dans les cours du primaire. Nous ignorons tant de choses sur la nature qui nous entoure. Mieux la connaître nous aiderait à mieux l’aimer et, de ce fait, à la respecter.