Les médias ont longtemps trompetté que cette «nouvelle plante» était la solution à l’obésité et au contrôle du poids. Des produits à base de stévia (poudres, comprimés, liquides, etc.) ont envahi le marché. On disait qu’il était 200 à 300 fois plus sucré que le sucre, tout en ne fournissant essentiellement aucune calorie. Et bien sûr, il était présenté comme entièrement naturel. Avec le recul, le portrait est un peu plus nuancé. Le stévia est bel et bien très sucrant et pratiquement sans calories, mais il n’est pas une solution miracle au contrôle du poids. Il s’agit plutôt d’un substitut au sucre qui peut aider à réduire l’apport en calories, à condition que l’alimentation globale suive. Mais le stévia n’est certainement pas nouveau. Les peuples autochtones du Paraguay utilisent cette plante (Stevia rebaudiana) depuis des millénaires et elle est connue des botanistes depuis plus de 300 ans. On peut d’ailleurs la cultiver chez soi sans difficulté, ce qui en fait... Lire la suite >
Cochenilles dans des bougainvillées J’ai un problème avec mes bougainvillées. Je crois qu’elles ont des cochenilles, ce sont comme des petites mousses blanches avec des pattes. J’ai essayé de les éliminer avec un savon insecticide, mais les cochenilles sont toujours là. Je les ai isolées de mes autres plantes, mais je ne sais plus quoi faire. Je ne voudrais pas perdre mes bougainvillées. Réponse Votre instinct d’isoler les plantes des autres est très bon: les cochenilles se répandent rapidement aux autres plantes d’intérieur et il faut toujours isoler les plantes infestées. Il est très difficile de contrôler les cochenilles farineuses: ce sont parmi les insectes les plus persistants affectant nos plantes d’intérieur. Continuez de vaporiser hebdomadairement avec un savon insecticide tout en enlevant, avec une vieille brosse à dents trempée dans le savon insecticide, tout insecte que vous voyez. L’été, mettez vos bougainvillées à l’extérieur: très souvent, des insectes prédateurs naturels trouvent les cochenilles lors de leur séjour au jardin... Lire la suite >
Avec une économie plutôt anémique, beaucoup de gens recherchent des moyens de faire des économies. Et une des façons les plus évidentes de moins dépenser est de cultiver ses propres fruits et légumes. Mais il n’est pas nécessaire d’installer chez soi un potager en bonne et due forme, avec sa forme rectangulaire et ses longs rangs droits. Il est parfaitement loisible d’incorporer des plantes comestibles dans un aménagement paysager attrayant. On appelle cette combinaison de plantes au bon goût avec un aménagement de bon goût, un «aménagement comestible». L’aménagement comestible Le principe de base de l’aménagement comestible est qu’on peut utiliser des plantes utiles de façon ornementale et ainsi récolter des fruits et des légumes sans pour autant déparer le paysage. Et quand on regarde les plantes comestibles, on découvre que plusieurs sont souvent aussi jolies que les variétés strictement décoratives. Voyez-vous, par exemple, une différence majeure entre un pommetier ornemental et un pommier à fruits? Les deux se couvrent... Lire la suite >
Un sondage américain sur le meilleur cadeau à offrir à son amoureuse pour la Saint-Valentin révèle que madame préfère, de loin, les fleurs au chocolat, au parfum et à la lingerie fine. La raison la plus souvent citée? Les fleurs sont «plus romantiques»! Évidemment, on ne sait pas toujours si les sondages américains s’appliquent au Québec… mais si j’étais vous, messieurs, j’opterais pour des fleurs! Heureusement qu’il n’est pas trop tard, non plus. Les fleuristes ont prévu le coup et leurs boutiques sont remplies de belles fleurs fraîchement coupées. Et elles sont même ouvertes demain, le jour de la Saint-Valentin, si vous êtes un acheteur de dernière minute. Mais quelques fleurs acheter? Voici quelques suggestions: La rose: une classique La fleur classique pour la Saint-Valentin est la rose rouge. La rose est le symbole universel de l’amour et la rose rouge signifie plus spécifiquement la passion, l’amour ardent. Si c’est un nouvel amour, offrez-le en bouton: cela signifie un amour... Lire la suite >
Faut-il tailler une haie de thuyas? Notre future propriété en zone rurale est entourée d’une belle haie de thuyas âgés de plus de 10 ans et qui semble avoir toujours été scrupuleusement taillée chaque année. Est-il obligatoire que je continue à la tailler, ou puis-je au contraire la laisser pousser librement et naturellement? Je suis du genre paresseux, mais très amoureux de «naturel». Réponse Tout dépend de l’effet que vous voulez obtenir. C’est que les thuyas (Thuja occidentalis) ne sont pas des arbustes, mais des arbres. Si on cesse de les tailler, ils grandiront rapidement et vous n’aurez plus une haie, mais un écran végétal de 10 m de haut ou plus. De plus, les thuyas sont probablement plantés très serrés, ce qui est parfait pour une haie, mais moins propice à de grands arbres qui souffriront alors de la contiguïté. Donc, si vous voulez que la haie reste une haie, il faut la tailler. Par contre, il est possible... Lire la suite >
J’ai récemment reçu un message d’une lectrice qui s’interroge sur le jardinage selon les phases de la lune. Comme plusieurs jardiniers et jardinières, elle a appris à tenir compte du calendrier lunaire pour planifier les semis annuels, une pratique transmise de génération en génération. Chaque année, elle consulte les phases de la lune, tente d’en faire le suivi et de refaire les calculs, mais se heurte à un problème bien connu: l’information disponible est souvent fragmentaire, parfois contradictoire et rarement expliquée de façon claire. Elle se demandait donc s’il était possible de présenter, dans une chronique, un aperçu détaillé et structuré de cette façon de jardiner. J’ai un problème à répondre à cette lettre. C’est que je ne crois pas que la lune influence nos plantations de façon perceptible. Pour moi, jardiner selon la lune est une superstition. J’ai jardiné essentiellement toute ma vie sans prendre en considération les phases de la lune, généralement avec un très grand succès. D’ailleurs,... Lire la suite >
Branche cassée J’ai un problème avec un pin de 6 m. L’hiver dernier, la neige a cassé une grosse branche en son milieu. Nous avons essayé de la fixer avec des supports, mais elle est restée brune tout l’été et n’a jamais reverdi. Croyez-vous que nous devons la couper ou a-t-elle des chances de reprendre au prochain printemps? Réponse Si la branche n’a montré aucun signe de reprise durant tout l’été, c’est qu’elle est morte. Vous pouvez donc la couper. (Notez qu’il n’y a pas de saison spécifique pour éliminer une branche morte. Vous pouvez la supprimer en tout temps!) Le texte a été publié pour la première fois le 25 janvier 2010. Tilleul mal en point J’ai un tilleul qui a environ 35 ans. Il a toujours bien progressé et voilà que cette année la moitié des branches a beaucoup moins de feuilles. Qu’arrive-t-il à mon arbre? Notez qu’il y a deux semaines j’ai appliqué à son périmètre un... Lire la suite >
Les jardiniers expérimentés parlent allégrement de noms botaniques, de noms de cultivar et de noms commerciaux comme si ces distinctions étaient les plus évidentes au monde. Le pauvre néophyte, cependant, n’y voit que de la bouillie pour les chats. Prenons une chronique pour discuter de ce sujet un peu obscur. Une fois que vous aurez compris les différences, vous aussi serez capable de converser sur les plantes avec un air de confiance! La taxonomie en bref Tout cela relève de la taxonomie, la science de classement des êtres vivants. D’ailleurs, tout ce qui suit s’applique également aux animaux et autres êtres vivants, mais nous limiterons notre discussion aux végétaux. Les taxonomistes ont divisé le monde végétal en grandes familles. Les Cactées, par exemple, constituent une famille; les Orchidacées en constituent une autre. À l’intérieur de ces familles, les taxonomistes ont ensuite regroupé les plantes très apparentées en «genres». Par exemple, Hosta ou Begonia. Dans un genre, on retrouve des plantes... Lire la suite >
L’aménagement de son terrain est presque toujours précédé d’une période d’intenses négociations, de sentiments à fleur de peau, de crises de larmes, de coups bas… au sein du couple propriétaire, je veux dire. J’imagine que c’est encore plus laid si on fait intervenir un paysagiste professionnel: imaginez le tiraillement à trois – à moins qu’il ne soit fin médiateur. Je ne serais pas surpris d’apprendre que les différends reliés à l’aménagement d’un terrain mènent plusieurs couples au bord du divorce. Imaginez, votre partenaire, normalement si compréhensif(ve), qui exprime tout d’un coup des idées totalement inacceptables à votre point de vue sur l’aménagement: «on pourrait peindre la clôture arrière bleu ciel et y dessiner des tournesols et des nuages blancs» (moi) ou «je vois une grosse piscine creusée turquoise qui va s’étendre sur toute la cour arrière» (mon épouse). Mais non! C’est impossible! Quelqu’un devra céder! Planifiez votre plan d’attaque C’est pour cela que je vous suggère, avant le début du... Lire la suite >
La chronique À chaque mois sa plante existe depuis 2019 et propose chaque mois un portrait clair et complet d’une plante d’intérieur. Depuis ses débuts, elle a déjà mis en vedette plus de 63 plantes, chacune présentée avec des informations pratiques et accessibles pour mieux comprendre son origine, son comportement et ses besoins réels. Chaque article commence par situer la plante dans son contexte botanique: son origine géographique, son habitat naturel et sa famille. Cette mise en perspective aide à comprendre la logique derrière ses besoins réels en culture intérieure. La chronique décrit ensuite le port de la plante, son feuillage, sa floraison lorsqu’il y a lieu, et les caractéristiques visuelles qui la distinguent des autres espèces couramment cultivées. Selon les cas, l’article présente aussi différentes espèces apparentées ou des cultivars disponibles sur le marché, afin de montrer la diversité de la plante mise en vedette. Conseils de culture Chaque article inclut les conditions de culture, toujours présentées de manière... Lire la suite >