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Après un été difficile et un long hiver, le Jardinier paresseux a besoin de vous

Au fil de la belle saison, les plantes accumulent l’énergie du soleil pour alimenter leur croissance. Elles prennent dans l’air ce dont elles ont besoin pour produire leurs feuilles, leurs tiges et leurs branches. Dans le sol, de petits organismes transforment la matière pour la rendre disponible aux racines. Elles y trouvent aussi l’eau, qui transporte ces éléments dans toute la plante. Avec l’arrivée des temps froids, les plantes rapatrient les forces qu’elles ont bâties pendant l’été pour les mettre à l’abri dans leurs racines. En stockant ainsi cette énergie sous la terre, elles se protègent des gels de l’hiver et s’assurent d’avoir les réserves nécessaires pour entamer une nouvelle saison le printemps venu. Les saisons se suivent, mais ne se ressemblent plus. Certaines années, le soleil, la chaleur et la pluie s’unissent dans un équilibre parfait. D’autres fois, nos jardins deviennent les victimes de canicules, de sécheresses, d’inondations ou de gels soudains. Nous n’avons qu’à penser à la saison... Lire la suite >

Le cœur au jardin: de la mer à la terre avec David Hamel

Pendant longtemps, avec l’avènement des engrais et des pesticides de synthèse, l’agriculture, l’horticulture et le jardinage ont été réduits à la somme de leurs composantes. En portant trop d’attention aux besoins «essentiels» des plantes en certains minéraux, nous avons oublié tout l’écosystème du sol, celui qui rend justement ces nutriments disponibles aux racines. Ce faisant, nous avons affaibli ces organismes essentiels au point où les produits chimiques devenaient nécessaires: une béquille pour des sols appauvris. Nous savons maintenant que la vie du sol – bactéries, champignons et autres organismes, des plus petits aux plus grands – vit en symbiose avec les plantes, et que c’est elle qui rend un sol riche et les plantes en santé. On passe d’une logique chimique à un retour vers le biologique. Comme le dit David Hamel, cofondateur et copropriétaire de Bio Nord: «Je ne fais plus de la chimie, j’essaie de garder mon monde en vie.» Dans cet épisode du balado Le cœur au... Lire la suite >

15 vivaces primées qui ont passé l’épreuve du temps

Après avoir écrit Lauréats horticoles 2026: entre marketing et essais rigoureux, dans lequel j’évoquais notamment l’Andropogon ‘Blackhawks’ aux teintes pourpres dramatiques, je me suis plongé dans la liste des anciens lauréats de la Plante vivace de l’année® (Perennial Plant of the Year®, PPOY). Décernée par des professionnels du secteur, cette distinction récompense une vivace pour sa constance, sa longévité et son faible entretien, souvent après plusieurs années d’observation. Et ce, depuis 1990. Mais qu’est-il advenu de ces anciennes lauréates? Si certaines sont encore bien présentes dans les pépinières, d’autres ont été détrônées par de nouvelles variétés plus résistantes, plus florifères ou mieux adaptées aux conditions actuelles. J’ai donc examiné chacune de ces vivaces afin de déterminer celles qui méritent encore une place dans nos jardins. J’ai analysé chaque plante selon plusieurs critères: sa capacité d’adaptation, son autonomie, son besoin d’entretien, sa résistance aux maladies, sa longévité, sa capacité à occuper l’espace, son comportement et sa tolérance aux conditions imparfaites. L’objectif... Lire la suite >

Réponses à vos questions: betteraves qui ne grossissent pas

Pourquoi mes betteraves ne grossissent-elles pas? Elles font des feuilles, mais les racines ne gonflent pas. J’ai aussi parfois le même problème avec mes radis. Réponse Il est difficile de répondre avec précision à cette question, car je ne connais pas les conditions de votre potager: type de sol, ensoleillement, pH, disponibilité des nutriments, engrais ou amendements utilisés… autant de facteurs qui peuvent influencer la capacité des betteraves – et des radis – à faire grossir leurs racines et, en fin de compte, votre récolte. Je vais donc examiner les causes les plus fréquentes de ce problème, en espérant que l’une d’elles s’applique à votre situation. Je les ai classées en ordre d’importance: les plus probables d’abord, puis les causes les plus rares en fin de liste. Excès d’azote L’azote (N), qu’il provienne du sol, du compost, des engrais ou de toute autre source, favorise la synthèse de la chlorophylle et stimule la croissance végétative, c’est-à-dire le développement des feuilles... Lire la suite >

Les annuelles du jardinier paresseux : une nouvelle édition

On dit que mon père, Larry Hodgson, a publié plus de 60 livres au cours de sa carrière. Je vous avoue ne pas les avoir comptés moi-même… mais certains l’ont fait! Malheureusement, plusieurs de ces ouvrages ne sont plus disponibles. Des livres qui, selon moi, seraient encore aujourd’hui extrêmement utiles pour les jardiniers du Québec. Je trouve dommage que l’on perde accès à ces informations, mais aussi à son style d’écriture unique: souvent drôle, parfois pragmatique, d’autres fois carrément mordant. C’est pour cette raison que je me suis donné comme mission de rééditer certains de ses livres les plus iconiques et les plus utiles, afin de les rendre à nouveau accessibles au public. En 2024, nous avons publié Les vivaces du jardinier paresseux, dans lequel j’ai rassemblé des informations provenant de plusieurs livres: Les vivaces (Broquet, 1997), Les idées du jardinier paresseux: Les vivaces (Broquet, 2012) et La Bible des vivaces du jardinier paresseux (tomes 1, 2 et 3) (Broquet, 2012 et... Lire la suite >

Quoi faire en avril? Le calendrier du jardinier paresseux

Ok! C’est fini le niaisage! Fais pas le saut, c’est ton jardin qui te parle! Ça commence à grouiller pas mal icitte! Y reste presque plus de neige, les oiseaux reviennent, les fleurs de petits bulbes printaniers percent la neige, y’a même des arbres en fleurs… bon, c’est pas spectaculaire des fleurs de saule pis d’érable, mais c’est des fleurs pareil! On voit peut-être déjà quelques bibittes par-ci par-là, des vivaces qui pointent le bout du nez, des arbustes qui commencent à débourrer… Je suis sur le point d’exploser de vie! Sur le point, j’ai dit! Faut quand même pas capoter! Le sol est encore ben mouillé. Faudrait pas aller jouer dedans pis tout compacter. Si ça colle aux bottes, c’est trop mouillé: sortez-moi de là! Même chose pour la pelouse: laissez-y le temps de se réveiller un peu. Attendez une couple de semaines après la fonte des neiges qu’elle reprenne un peu de vert avant d’aller vous promener là-dessus.... Lire la suite >

Livre : Animaux envahissants ou surabondants… Le défi de la cohabitation de Claude Lavoie

Avec l’arrivée des premiers colons européens en Amérique du Nord, les écosystèmes du continent ont été profondément bouleversés. Depuis, des espèces venues d’ailleurs se sont établies, transformant peu à peu les paysages et les équilibres écologiques. Dans 50 plantes envahissantes: protéger la nature et l’agriculture et 40 autres plantes envahissantes: protéger la nature aujourd’hui et demain (Publications du Québec, 2019 et 2022), Claude Lavoie avait déjà dressé un portrait éclairant de plusieurs plantes exotiques qui ont élu domicile chez nous, introduites volontairement ou par inadvertance, et qui redessinent, qu’on le veuille ou non, les paysages québécois. Animaux envahissants ou surabondants…: Le défi de la cohabitation On comprend rapidement que l’invasion végétale et animale sont les deux faces d’une même médaille écologique. Après Herbe à poux: 100 ans de guerre contre le rhume des foins et Pissenlit contre pelouse: une histoire d’amour, de haine et de tondeuse (Éditions MultiMondes, 2024 et 2025), deux récits scientifico-historiques consacrés à des plantes controversées, il revient aujourd’hui avec... Lire la suite >

Réponses à vos questions: carottes courtes

Je cultive depuis trois ans des carottes dans des jardinières surélevées. J’obtiens une bonne récolte, mais les carottes sont toujours courtes, contrairement à la variété cultivée qui promet de longues racines. Pourquoi? Réponse La longueur d’une carotte dépend d’abord de la variété cultivée. Certaines carottes sont génétiquement programmées pour produire de longues racines élancées, comme les variétés de type Imperator, tandis que d’autres sont naturellement plus courtes et trapues, comme les carottes de type Chantenay. Il existe même des cultivars qui deviennent presque sphériques, comme les carottes rondes de type Paris Market ou ‘Atlas’. Cette différence vient de la manière dont la racine se développe. Chez la carotte, la forme est déterminée par la génétique de la plante. Les gènes contrôlent notamment la vitesse d’allongement de la racine et la façon dont les cellules se divisent et s’élargissent. Chez certaines variétés, la croissance privilégie l’allongement vers le bas; chez d’autres, l’expansion latérale domine davantage, ce qui produit des racines plus... Lire la suite >

Semis intérieur dans des rouleaux de papier toilette: une fausse bonne idée?

Récemment, j’ai vu circuler plusieurs publications en ligne vantant l’utilisation des rouleaux de papier hygiénique comme contenants pour les semis. L’idée semble bonne à première vue: ils sont gratuits, biodégradables et on affirme qu’ils permettent d’éviter le choc de la transplantation, puisqu’ils se décomposent. Avec la saison des semis qui approche à grands pas, la question mérite d’être posée: qu’en est-il vraiment? S’agit-il d’un pot à semis écologique et efficace ou d’une fausse bonne idée? Composition des tubes de carton Au Canada, les rouleaux de papier hygiénique sont fabriqués principalement à partir de fibres de papier recyclées, issues de papiers et de cartons post ou pré consommation. L’utilisation de fibres vierges est généralement très limitée pour ce type de produit. Les tubes sont formés par enroulement en spirale de couches de carton, maintenues ensemble à l’aide de colles industrielles, le plus souvent à base d’amidon. De faibles quantités d’agents de renforcement ou de charges minérales (comme le calcium ou l’argile)... Lire la suite >

Balado Le cœur au jardin – Toucher terre : Guide d’omniculture responsable de Dominic Lamontagne

Dans un monde en changement, parfois instable et souvent déconnecté de la nature, l’autonomie alimentaire revient peu à peu dans les conversations. Pour plusieurs, c’est une façon de renforcer leur sécurité et de réduire l’impact du coût de la vie. Pour d’autres, c’est surtout un moyen de renouer avec la nature et de ralentir un peu le rythme. Dans ce nouvel épisode du balado Le cœur au jardin, réalisé en collaboration avec Gloco, je m’entretiens avec Dominic Lamontagne, écrivain-paysan installé à Sainte-Lucie-des-Laurentides. Il y exploite avec sa famille une petite ferme vivrière où il expérimente depuis plusieurs années différentes façons de produire une part importante de son alimentation tout en cherchant à réduire le travail. Il est notamment l’auteur de La ferme impossible (Écosociété, 2015), L’artisan fermier (Écosociété, 2019), La chèvre et le chou (écrit avec Jean-François Dubé, Écosociété, 2022) et Vivace: carnet d’autonomie élémentaire (Leméac, 2024). Il vient tout juste de faire paraître Toucher terre: Guide d’omniculture responsable (Écosociété, 2026), dans lequel il décrit très concrètement le fonctionnement de sa «ferme... Lire la suite >

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