Je me demandais si je pouvais utiliser du paillis de cèdre autour de mes plantes cultivées en pots et en bacs. Réponse Oui, c’est tout à fait possible. Cependant, ce n’est pas le type de paillis que je recommanderais en priorité pour cette situation. En fait, de façon générale, je recommande rarement le paillis de cèdre. Vous comprendrez pourquoi lorsque nous aurons fait le tour de la question. Les avantages du paillis de cèdre Le paillis de cèdre est un produit très populaire dans nos jardins. Avec l’avènement des aménagements à faible entretien, le paillage est devenu presque indispensable, et le cèdre possède plusieurs qualités intéressantes. Pour commencer, il donne une apparence soignée et uniforme aux contenants et aux plates-bandes. Il est offert dans plusieurs teintes, certaines plus naturelles que d’autres. Sur le plan esthétique, c’est probablement l’un des paillis les plus appréciés. Comme tout bon paillis, il remplit plusieurs fonctions importantes. Il aide à conserver l’humidité du sol en... Lire la suite >
La tomate a parfois la réputation d’être une véritable diva. La reine du potager exigerait, paraît-il, une surveillance constante, des fertilisations constantes, des tailles interminables et un jardinier prêt à devenir son esclave tout l’été. Pourtant, dans la réalité, la culture des tomates en contenant peut devenir étonnamment simple lorsqu’on comprend bien les besoins de la plante. Le véritable secret réside surtout dans une bonne préparation: le choix du contenant, la technique de plantation, la température au moment de planter, un terreau vivant enrichi de compost, des engrais biologiques riches en matière organique à dégagement lent et un paillis pour protéger le terreau et les racines des plants. Honnêtement, lorsque ces bases sont bien mises en place – comme nous l’avons vu dans Planter des tomates en contenant sans se planter – le plus gros du travail est déjà fait. Mais bien entendu, il restera quelques interventions à faire au courant de la saison. Sa Majesté ne s’arrosera pas seule... Lire la suite >
Selon l’endroit où vous habitez, les lilas sont peut-être encore en fleurs, sur le point de terminer leur floraison ou, dans les régions plus fraîches, commencent à peine leur spectacle parfumé. Quoi qu’il en soit, sachez que le meilleur moment pour tailler un lilas – et plusieurs autres arbustes à floraison printanière – se situe dans les semaines qui suivent la floraison. À vos sécateurs… du moins, si vos lilas en ont vraiment besoin! Puisque c’est la saison des lilas, c’est aussi le moment idéal pour en apprendre davantage sur ces arbustes qui embaument nos printemps. Taillez les lilas immédiatement après la floraison. Pour conserver une belle floraison année après année, il est préférable de tailler les lilas dans les semaines qui suivent la fin de leur floraison. Dès l’été, l’arbuste commence à former les boutons floraux qui produiront les fleurs du printemps suivant. Une taille effectuée plus tard en saison risque donc de supprimer une partie de ces futurs... Lire la suite >
À partir du 4 juin 2026, un nouveau règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes entre en vigueur au Québec. Adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, ce règlement permet de «régir ou prohiber la culture, la vente, l’usage et le transport d’espèces floristiques envahissantes déterminées et dont l’établissement ou la propagation dans l’environnement est susceptible de porter préjudice à l’environnement ou à la biodiversité». Ce que le règlement interdit réellement En théorie, le règlement ouvre la porte à l’encadrement de la culture, de la vente, de l’usage et du transport de ces plantes. Dans les faits, ce sont surtout la vente et la culture à des fins de multiplication qui sont visées pour le moment. Le règlement précise notamment que «la culture d’une espèce floristique exotique envahissante désigne notamment l’ensemencement, la transplantation, le bouturage et l’entretien», mais que seule «la culture visant la multiplication d’une telle espèce est prohibée». Autrement dit, le simple fait d’entretenir... Lire la suite >
J’aimerais savoir à partir de quand et jusqu’à quand je peux faire du terreautage sur ma pelouse ce printemps. Puis-je combiner cela avec l’ensemencement? Quel est le meilleur terreau à utiliser? Réponse En général, on préfère sursemer sa pelouse et faire le terreautage à la fin de l’été, soit de la mi-août à la mi-septembre. À cette période, les températures élevées du sol favorisent la germination des différentes graminées utilisées dans les mélanges à pelouse. Puis, quelques semaines plus tard, lorsque les semences ont germé, les températures de l’air commencent à redescendre, ce qui favorise la croissance du gazon. Les pelouses préfèrent en effet des températures plus fraîches pour produire un beau feuillage, tandis que le sol demeure suffisamment chaud pour stimuler le développement des racines. Mais parfois, notre pelouse a besoin d’un peu d’amour au printemps, et il existe une courte fenêtre pour réussir un terreautage et un surensemencement à ce moment de l’année. Comprendre le contenu d’un sac... Lire la suite >
Hey hey hey! C’est ton jardin! Ouf! Ça pousse à vue d’œil icitte! Les bulbes fleurissent depuis un bout, les vivaces se sont pointé le bout du nez, les arbres et les arbustes débourrent, pis les mauvaises herbes sont déjà parties en peur! Wooooo! Pis toi, t’avais même pas fini ta liste du mois de mai parce qu’il faisait trop froid, il pleuvait trop, y’avait trop d’affaires à faire, il manquait telle plante ou tel matériau… ou ben t’étais juste trop paresseux! Haha! Calme-toi la pelle! Tout va ben! La nature sait pas lire les calendriers anyway. Elle sait même pas quel mois on est! Suis plutôt le rythme de Dame Nature. Une pause de la pelouse Une chance qu’on a le Défi pissenlits! Ça nous donne une excuse parfaite pour pas tondre la pelouse pendant qu’on a plein d’autres choses à faire. Pis en même temps, ça laisse fleurir les pissenlits et d’autres plantes pour nourrir les pollinisateurs entre... Lire la suite >
J’ai remarqué, dans les dernières années, un intérêt grandissant pour l’autonomie alimentaire. Pas seulement pour la production potagère, les forêts nourricières ou les arbres et arbustes fruitiers, mais aussi pour la cueillette sauvage. Est-ce dû au contexte économique et politique des dernières années? À la déconnexion grandissante que nous vivons dans un monde de plus en plus numérique? Quoi qu’il en soit, les gens semblent vouloir se nourrir par eux-mêmes et renouer avec la nature qui les entoure. Dans ce nouvel épisode du balado Le cœur au jardin, réalisé en collaboration avec Gloco, j’ai eu l’immense plaisir de discuter avec Roger Larivière: biologiste, enseignant à la retraite, auteur, éditeur et fondateur des Éditions NaturAT. Il est notamment l’auteur de Plantes, cueillette et conservation, dont la 2e édition vient de paraître, ainsi que de plus d’une dizaine d’autres livres. Une enfance près de la nature Son parcours vers la cueillette commence très tôt. Au fil de la conversation, Roger me raconte... Lire la suite >
J’ai un plant de piment d’Espelette que j’ai démarré à partir de graines en septembre 2024. Ce plant n’a jamais été à l’extérieur et vit sous éclairage artificiel. Il a produit plusieurs récoltes de jolis piments que je fais sécher. J’aimerais le laisser se reposer un peu. Je lui ai déjà fait subir une taille sévère, mais il est reparti de plus belle. Le tronc fait environ 2 cm de diamètre et est bien lignifié. Que me conseillez-vous pour le faire entrer en dormance un peu? Réponse Le piment d’Espelette est un piment de l’espèce Capsicum annuum, comme les poivrons et plusieurs piments que l’on connaît bien, mais il a été sélectionné au fil des siècles dans le Pays basque. Ce piment de type Gorria («rouge» en basque) bénéficie même d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP). Comme les piments en général, il tire de ses origines tropicales et subtropicales d’Amérique centrale et du Mexique, où il peut vivre plusieurs années. Son tronc... Lire la suite >
Pour savoir quand semer ou transplanter nos plantes potagères, on se fie à toutes sortes de repères: moyenne de la date du dernier gel, période habituellement sans gel, lune, fêtes nationales ou religieuses. Bien que ces repères puissent être utiles dans certains cas – par exemple pour savoir quand commencer les semis des plantes sensibles au froid à l’intérieur – la vérité est que, d’une année à l’autre et d’une région à l’autre, le climat peut varier de façon importante. Les plantes, elles, ne savent pas lire les calendriers. Mais elles savent très bien «lire» la température du sol et de l’air, et c’est ce que nous devrions observer nous aussi pour savoir quand semer et transplanter au potager. Comment les plantes font-elles pour «lire» le thermomètre? Les plantes ne peuvent évidemment pas lire, elles n’ont ni cerveau ni thermomètre, mais elles possèdent plusieurs mécanismes biologiques leur permettant de détecter les variations de température dans l’air et dans le sol.... Lire la suite >
Le mois de mai séduit souvent les jardiniers avec ses après-midis chauds, ses bourgeons qui gonflent et ses insectes qui bourdonnent. C’est alors tentant de se précipiter pour commencer à planter son potager. Mais la chaleur printanière peut être trompeuse. Quelques journées ensoleillées ne signifient pas que le sol est réellement chaud ni que le risque de gel est écarté. De nombreux légumes, en particulier ceux qui aiment la chaleur comme les tomates, restent sensibles aux nuits fraîches et à un sol encore froid. Planter trop tôt ralentit souvent leur croissance davantage que de patienter. Il en va de même pour le sol. Jardiner trop tôt, avant qu’il soit bien ressuyé, peut le compacter. Cela nuit au drainage, aux racines et à toute la vie du sol pour le reste de la saison. Au printemps, la patience est souvent le meilleur outil du jardinier. Si le sol du jardin doit encore se reposer, celui de vos contenants est déjà prêt... Lire la suite >