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Une hormone pour faciliter l’enracinement

Pour améliorer les chances de succès lors de la multiplication de plantes par bouturage, surtout avec celles dont les tiges ligneuses présentent un défi particulier à l’enracinement, l’utilisation d’une hormone d’enracinement se révèle être une technique extrêmement efficace. Cette substance stimulante peut être appliquée de manière simple mais précise sur l’extrémité inférieure de la tige. Pour ce faire, l’usage d’un coton-tige imbibé de l’hormone ou l’immersion directe de la partie concernée dans un récipient contenant cette hormone sont deux méthodes couramment employées. Il est cependant crucial de secouer délicatement la bouture après application pour éliminer tout excédent d’hormone, car un surplus pourrait paradoxallement entraver le développement racinaire souhaité.

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Et après?

Une fois l’hormone correctement appliquée, la bouture doit être plantée dans un pot rempli de terreau préalablement humidifié. Pour favoriser un environnement propice à l’enracinement, la pratique consistant à cultiver la bouture à l’étouffée est fortement recommandée. Cette méthode implique de recouvrir la bouture d’un sac en plastique transparent ou d’un dôme spécifique, créant ainsi une atmosphère humide et chaude qui stimule la croissance des racines. L’apparition de nouvelles feuilles sur la bouture est un indicateur fiable de la réussite de l’enracinement. À ce stade, il est alors possible de retirer la protection plastique, laissant la jeune plante s’acclimater progressivement à un environnement moins confiné.

Photo: Source: mindyourdirt.com

Eau de saule

Pour ceux qui privilégient une approche plus naturelle ou qui souhaitent expérimenter avec des solutions faites maison, la fabrication d’une hormone d’enracinement à partir de tiges de saule représente une alternative écologique et économique. Le processus est étonnamment simple : il suffit de broyer légèrement quelques branches fraîches de saule à l’aide d’un marteau pour en libérer les substances actives, puis de les laisser tremper dans l’eau pendant une période variant de 24 à 72 heures. L’eau ainsi enrichie, communément appelée « eau de saule », devient une source d’hormones d’enracinement naturelles. Les boutures plongées dans cette préparation bénéficient d’un milieu stimulant qui favorise l’apparition précoce de racines. Dès que les premiers signes d’enracinement sont visibles, sous forme de nodules blancs ou jaunes sur la tige, les boutures sont prêtes à être transplantées dans un terreau de qualité.

Que l’on opte pour l’utilisation d’hormones d’enracinement commerciales ou pour la préparation maison à base de saule, ces techniques augmentent considérablement les chances de succès du bouturage. Cette méthode de propagation, loin d’être complexe, ouvre la porte à une multiplication efficace des plantes difficiles à bouturer.

Ce texte a été publié pour la première fois sur ce blogue le 25 mars 2015. Il a été révisé et la mise en page a été actualisée.

Étiquettes + Bouturage, Hormone d'enracinement, hormone d'enracinement maison, Eau de saule


commentaire sur "Une hormone pour faciliter l’enracinement"

  1. Mario StNic dit :

    Trop cool l’eau de saule! Cela dit, dans mon secteur (Québec/Lévis), les saules sont devenus rares. Quand j’étais petit pourtant, il y en avait beaucoup. En ville, je crois (mais vraiment pas sûr) que les racines étaient craintes pour les solages de maison. Mais j’ai une fille dans le coin de Saint-Basile-le-Grand qui en a sur son terrain 😉

  2. Gaétan Michaud dit :

    SVP Ajouter un ( S ). a http. ( S ) à votre site pour notre protection . Merci

  3. Brigitte L. dit :

    Je ne savais pas pour le saule. Vraiment très intéressant.
    Merci

  4. Incardona Giusy dit :

    Bonsoir, j’ai le tronc de mon Pilea qui est dégarni que faire pour avoir des repousse de braches.Merci de vos conseils.

    • Mathieu Hodgson dit :

      Il est normal pour les Pileas et beaucoup d’autres plantes de perdre leurs feuilles du bas et d’avoir de nouvelles pousses en haut. Pour stimuler le branchage de votre Pilea, taillez-le pendant la saison de croissance, au printemps ou au début de l’été, en utilisant des outils propres et désinfectés. Coupez juste au-dessus d’un nœud feuillé pour encourager la croissance de nouvelles pousses, en veillant à éclaircir les zones trop touffues et à retirer les feuilles ou tiges endommagées. Attention de ne pas enlever plus de 25% de la plante d’un coup ce qui pourrait compromettre sa survie.

  5. Henri Kapsiak dit :

    Est il facile de bouturer du chevrefeuil,si oui, comment?
    Merci de me répondre.

  6. Isabelle Lamothe dit :

    Dans certaines vidéos horticoles d’amateurs asiatiques ils frottent de l’intérieur d’Aloès sur les boutures qu’ils souhaitent enraciner. Je suis curieuse de savoir quel serait le rôle de cette procédure. Des idées?

    • Mathieu Hodgson dit :

      Le gel d’aloès est reconnu pour ses propriétés antifongiques et antibactériennes, protège les coupes des infections et favorise leur cicatrisation. Des études ont montré que le gel pourrait contenir ou stimuler la production d’hormones de croissance végétales, encourageant ainsi le développement des racines.

  7. Linda dit :

    Cet article est tellement éclairant sur la poudre d’hormone et sur la façon de partir les tiges à l’étouffée. Même chose pour l’eau de saule, merci! Et enfin j’ai trouvé une utilité à mon aloès.

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