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À chaque mois sa plante, mars 2023: l’aglaonéma

Photo: Colin Laverdure.

Quand on pense à la plante verte traditionnelle ou typique, style «bout de vert dans le fond de la pièce», on peut penser à l’aglaonéma (Aglaonema spp.). Grand classique des centres commerciaux et des aéroports, l’aglaonéma fait rarement partie des «Top 10 des plus belles plantes d’intérieur» et on lui voue une passion plutôt modérée; pourtant elle est très répandue et disponible partout, notamment puisqu’elle fait partie de tous les «Top 10 des plus faciles plantes d’intérieur». En effet, la modeste aglaonéma, ou «Chinese Evergreen» de son nom commun anglophone, tolère longtemps des conditions de culture rudes et offre un feuillage d’agrément aux endroits les plus austères. Vous allez voir que sa réputation de «plante plate» n’est pas du tout méritée!

Origine

L’aglaonéma fait partie des Aracées et vient des régions tropicales et subtropicales d’Asie et de Nouvelle-Guinée. Habitué aux climats chauds et humides, il pousse à l’ombre de végétations à croissance plus agressive. Une théorie veut que la teinte argentée de plusieurs cultivars vise à réfléchir le peu de lumière qui finit par l’atteindre, dans le but d’améliorer sa photosynthèse. L’aglaonéma est cultivé dans les pays orientaux comme plante d’intérieur depuis plusieurs siècles et s’est répandu dans les maisons occidentales vers la fin du 19e siècle. Dans la culture asiatique, il est reconnu pour apporter la chance, comme de nombreuses plantes.

Il existe énormément de confusion entre l’aglaonéma et son cousin le dieffenbachia .

Image d’un aglaonéma tiré de Addisonia: colored illustrations and popular descriptions of plants, vol. 9, par le New York Botanical Garden, 1924.

Description

L’aglaonéma est une plante herbacée pérenne qui pousse sur une tige moyennement épaisse (parfois mince chez quelques cultivars plus récents), droite, avec des feuilles elliptiques qui cachent la tige pendant ses premières années de vie. Bien qu’elle puisse faire penser à un tronc, la tige ne se couvre jamais d’écorce. Chez les cultivars plus âgés, on y voit les cicatrices foliaires, de même que certains yeux (bourgeons naissants) d’où pourraient émerger de nouvelles feuilles si la plante était taillée (voir les détails plus bas, dans la partie «Entretien»). La plupart des plantes restent de taille modeste, mais certains cultivars peuvent atteindre un mètre de haut. Lorsqu’elle approche une certaine hauteur (et un certain poids), la tige finit par s’arquer; dans la nature, elle s’enracinera éventuellement au sol.

Ses inflorescences rappellent celles d’autres plantes de la famille des Aracées, mais sans avoir la couleur des anthuriums ou la délicatesse blanche des lys de la paix. En bas, un bourgeon qui commence à s’ouvrir. Photo par Aniolek

Les aglaonémas sont généralement composés d’une tige unique et ne forment pas de branches. Il arrive qu’avec une taille majeure, deux bourgeons endormis se réveillent et produisent deux tiges, mais généralement une seule tige vient remplacer celle qui a été taillée. Les aglaonémas produisent éventuellement des rejets, c’est-à-dire des «bébés» qui émergeront du sol à leur tour quelques centimètres plus loin, produiront des feuilles et auront leur propre système racinaire.

Les aglaonémas produisent des inflorescences tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos maisons. Elles se confondent avec une feuille lorsqu’on les voit apparaître, puis se distinguent pour finir par ressembler à un gros bourgeon blanchâtre ou vert. L’inflorescence se dévoile au bout d’une tige plus longue que le pétiole des feuilles. Éventuellement, la spathe révèle les organes mâles (en haut) et femelles (plus bas). Chez certains cultivars, l’inflorescence s’ouvre à peine. En culture d’intérieur, il est peu probable que l’aglaonéma produise une baie suivie d’une semence viable.  

Variétés

Alors là, bonne chance! Comme bon nombre de plantes d’intérieur cultivées depuis un certain temps, l’aglaonéma est allègrement hybridé et chaque année de nouveaux cultivars font leur apparition. Comme je n’ai pas encore fondé la Société des Adorateurs d’Aglaonémas (SAA?), il n’y a pas d’autorité qui ordonne ces nouveaux cultivars: c’est donc le chaos qui règne. Certains cultivars portent plusieurs noms, ou alors sont tellement similaires à d’autres qu’on peine à les distinguer, et des formats «2.0» surgissent, identiques, mais améliorant un certain aspect de la plante (format réduit, tolérance au froid, etc.) Impossible de s’y retrouver. Même les pépinières ont de la difficulté et commettent souvent des erreurs d’identification, malgré tous leurs efforts.

La liste suivante n’est donc absolument pas exhaustive, mais présente plutôt diverses variétés qu’on peut retrouver à l’occasion au Québec.

De gauche à droite: ‘Maria’, photo par David J. Stang; ‘Tigress’, par Krzysztof Ziarnek, Kenraiz; ‘Stripes’, par Dinkum.

Aglaonémas à feuilles vertes

Les aglaonémas verts ont souvent une très bonne tolérance à une faible luminosité. Les feuilles sont panachées de diverses teintes de vert et les tiges, généralement larges, sont également vertes.

On retrouve, par exemple, ces variétés:

  • ‘Maria’: panachée de «taches» vertes;
  • ‘Tigress’: panachée de lignes plus pâles;
  • ‘Stripes’: panachée de bandes très régulières, paraissant presque artificielles.

Aglaonémas à feuilles argentées

De gauche à droite: ‘Silver Bay’, photo par Jerzy Opio?a; ‘Silver Queen’, par Emke Dénes; ‘Cutlass’, par l’auteur; ‘Silverado’, par David J. Stang

Chez de nombreux cultivars, les feuilles sont panachées d’un vert plus ou moins argenté, qui est particulièrement luisant sous une bonne lumière. En revanche, ils tolèrent généralement bien les éclairages limités.

Parmi les variétés les plus communes:

  • ‘Silver Bay’: un grand classique de bonne taille, la panachure argentée est régulière. La croissance est légèrement plus rapide que pour les autres aglaonémas;
  • ‘Silver Queen’: les feuilles sont plus étroites que celles de la ‘Silver Bay’. Elle reste de taille modeste;
  • ‘Cutlass’: une variété intéressante avec des feuilles très minces, élancées, d’un vert presque argenté, qu’on ne voit pas très bien sur la photo;
  • ‘Silverado’: une variété un peu plus rare, de bonne taille, dont la panachure argentée est marquée de zones plus foncées, mais avec une nervure centrale plus pâle.

Aglaonémas à feuilles colorées et à tiges vertes

De gauche à droite: ‘Snow White’, photo par Mokkie; ‘Pink Dalmatian’ et, ‘Wishes’, par l’auteur.

On en vient aux cultivars colorés, absolument époustouflants! Ici, les tiges sont charnues et vertes, mais les feuilles sont tellement tachées de crème, de rose et parfois de rouge ou de chartreux que la feuille paraît plus colorée que verte. Pour conserver la couleur, une luminosité moyenne est nécessaire.

Les cultivars sont nombreux, par exemple:

  • ‘Snow White’… ou ‘White Dalmatian’, ou ‘Osaka’, ou ‘First Diamond’: je n’arrive pas à trouver de différence entre ces divers cultivars, mais en gros, les feuilles sont de couleur crème, presque blanche!
  • ‘Pink Dalmatian’: les feuilles sont vert foncé, plus ou moins généreusement picotées de rose;
  • ‘Wishes’, ‘Lady Valentine’, ‘Lucky Pink’: ces plantes sont d’une saisissante couleur rose. Quand on met les cultivars côte à côte, on remarque des différences de taille, de teinte ou de panachure, mais la confusion est telle qu’il devient presque impossible de dire quel nom revient à quelle plante rose.
La plupart des aglaonémas à tiges blanches ont du blanc dans les feuilles. À gauche: ‘Snow Cap’, photo par Forest & Kim Starr; en haut, ‘Brilliant’, par David J. Stang; en bas, ‘White Rain’, par l’auteur; à droite, cultivar inconnu par Sigit Jati.

Aglaonémas à tiges blanches

Il y a toute une série de cultivars qui sont intéressants non seulement par leur feuillage, mais également par les tiges qui adoptent des teintes de crème et de blanc. Ces cultivars sont plus rares au Québec et sont souvent identifiés par des noms fantaisistes. Selon la quantité de blanc dans les feuilles, ils préfèrent plus ou moins de luminosité.

  • ‘Snow Cap’: avec ses feuilles presque vertes, il accepte une lumière tamisée;
  • ‘Brilliant’: les feuilles fortement panachées de blanc demandent une lumière moyenne, préférablement vive;
  • ‘White Rain’: avec un peu de blanc sur ses feuilles, ses besoins en lumière le placent un peu entre les deux cultivars précédents.
De gauche à droite: ‘Siam Aurora’, photo par Mokkie; ‘Sparkling Sarah’, par Krzysztof Ziarnek, Kenraiz; ‘Golden Fluorite’, par l’auteur; ‘Red Emerald’, par l’auteur.

Aglaonémas à tiges roses

Ce dernier groupe est le plus coloré, mais c’est également celui qui a le plus besoin de luminosité: minimalement une lumière moyenne, et si possible, vive. Les tiges roses sont les plus minces. Malgré ce qu’en disent les vendeurs, les aglaonémas colorés sont de culture légèrement plus difficile que les autres. Cependant, ça reste des plantes globalement «faciles» et plutôt tolérantes.

  • ‘Siam Aurora’, ‘Red Gold’, ‘Red Siam’: encore une fois, peut-être y a-t-il quelques différences entre ces cultivars, mais dans l’ensemble, ce sont des plantes aux tiges roses et dont le contour des feuilles est généreusement marqué de rouge;
  • ‘Sparkling Sarah’: les feuilles sont tachées de rose pâle, notamment autour de la nervure centrale, avec du vert plus pâle;
  • ‘Golden Fluorite’: les feuilles sont très variables, avec du rouge, du rose et du chartreux. On peut voir le rouge sur les feuilles plus anciennes, quand elles ont reçu plus de lumière;
  • ‘Red Emerald’: variété plus large dont les nouvelles feuilles étonnantes sont marquées d’un rose qui devient graduellement rouge.

Culture d’un aglaonéma

Certains aglaonémas, plus dispendieux, sont tellement colorés qu’on se demande comment ils font de la photosynthèse! Photo par Mokkie.

Lumière

Le besoin en lumière dépend des cultivars, comme il a été mentionné plus haut. Je ne ferai pas un cours de photosynthèse, mais rappelons-nous la règle suivante: moins la plante a de vert, plus elle a besoin de lumière.

Les aglaonémas ont la réputation de supporter les coins les plus sombres, mais ça ne veut pas dire qu’ils les apprécient. Ceux avec beaucoup de vert vont mieux supporter une lumière insuffisante, ralentissant grandement leur croissance déjà lente pour tolérer cette condition suboptimale, mais les versions colorées vont préférer recevoir une lumière moyenne, voire vive, pour développer de belles couleurs. On évite le soleil direct qui peut brûler les feuilles, surtout lorsqu’il est à son zénith.

Astuce

À l’occasion, donnez à votre aglaonéma un quart de tour pour équilibrer sa tendance à orienter ses feuilles vers le soleil, ce qu’on appelle le phototropisme.

Arrosage

L’aglaonéma a développé une certaine tolérance à la sécheresse et se montre donc très aimable face aux gens qui les oublient. Étant très sensible à la pourriture des racines, il craint d’être trop arrosé. Ainsi, on recommande d’attendre que le sol soit presque sec avant de l’arroser à nouveau, particulièrement lorsqu’il est exposé à un faible éclairage. Attention aux sols qui paraissent secs en surface, mais qui demeurent humides en profondeur!

Humidité atmosphérique

Bien qu’il vienne de la jungle humide, l’aglaonéma tolère sans problème le niveau d’humidité habituellement trouvé dans les maisons. Par contre, il apprécie une humidité atmosphérique plus élevée.

Rappel: La brumisation pour monter l’humidité est un mythe horticole à déboulonner.

Terreau et rempotage

L’aglaonéma ne se montre pas trop demandant au niveau des terreaux et accepte la majorité des terreaux commerciaux pour plantes tropicales facilement accessibles. Cependant, si le jardinier a la main généreuse, il peut être intéressant de l’additionner d’éléments drainants: copeaux de bois, perlite, etc.

Considérant sa propension à la pourriture des racines, l’aglaonéma préfère être plutôt à l’étroit dans son pot, ce qui réduit ses risques de rester trop longtemps dans un terreau saturé d’eau, asphyxiant les racines. En raison de sa croissance si lente, le rempotage n’est pas fréquemment nécessaire, à moins que les racines débordent du pot. On privilégiera un pot juste un peu plus grand.

Pour les sujets plus gros, un surfaçage est tout à fait acceptable.

Rappel: pas de couche de drainage!

Engrais

Comme la plante ne croît pas très vite, elle n’a pas de grands besoins en fertilisation. D’ailleurs, M. Hodgson avoue lui-même ne pas avoir fertilisé son aglaonéma en 13 ans (voir plus bas). Lors de la fertilisation, priorisez une dose très dissoute (par exemple, un huitième de la dose recommandée) et seulement en période de croissance. Comme l’aglaonéma ne veut pas déranger, il se contentera de l’engrais que vous avez.

Température

C’est une plante tropicale, alors on évite de descendre en dessous de 13 °C, car le feuillage sera abîmé. On peut cependant sortir les plantes l’été quand les températures sont clémentes. Elles en profiteront, mais ne vous attendez pas à des transformations draconiennes.

Bien que d’acquisition difficile, il existe un aglaonéma ‘Variegata’ pour les amateurs de plantes albinos, photo par David J. Stang.

Entretien

L’aglaonéma requiert légèrement plus d’entretien qu’une plante de plastique, c’est-à-dire presque rien. Outre l’arrosage, il est nécessaire d’enlever occasionnellement une feuille à la base (la feuille la plus vieille jaunit; il convient seulement de l’enlever lorsqu’elle n’offre plus de résistance). Bien que ce ne soit pas absolument requis, on choisit souvent d’enlever les fleurs, car elles apportent peu d’attrait. On préfère que la plante se concentre sur la production de feuilles. Comme toutes les autres plantes, l’aglaonéma peut avoir tendance à accumuler la poussière: un simple coup de chiffon légèrement humide est tout ce qu’il demande pour briller à nouveau.

Voici un vieil aglaonéma qui aurait bien besoin d’une petite taille. Regardez le long tronc ployant sur lui-même, photo par H. Zell

La taille de l’aglaonéma est rarement nécessaire. Après plusieurs années, il arrive que la tige, dénudée de feuilles ou crochue, ne paraisse plus si élégante. À ce moment, une cure de jouvence peut être bénéfique (voir l’excellent article «Une métamorphose beauté pour plantes d’intérieur», qui détaille ce qu’on peut faire d’un vieil aglaonéma.»).

Multiplication

Il existe plusieurs moyens de multiplier les aglaonémas, tant qu’on s’arme de patience.

La méthode la plus simple est d’attendre qu’ils fassent des bébés naturellement. Lorsque ceux-ci ont plusieurs feuilles et un système racinaire proportionnel, on peut les prélever en coupant la racine qui les lie à la plante-mère et en faire une plante individuelle.

Les aglaonémas se bouturent également, tant qu’on prélève une partie de tronc avec quelques nœuds. On peut mettre la bouture dans l’eau, où elle produira des racines en quelques semaines, parfois quelques mois. Avec cette technique, les boutures souffrent du transfert de l’eau à la terre. Il est plus sage de les mettre directement dans la terre. Les aglaonémas étant si lents à refaire leurs racines qu’il est nécessaire de les couvrir d’un dôme ou sac de plastique pour garder l’humidité.

Astuce

J’adore les aglaonémas et j’en ai beaucoup, mais j’ai une terrible malchance avec les boutures. Je les perds soit à cause de la sécheresse ou de la pourriture; c’est comme s’ils refusaient de faire des racines… Ma solution, c’est les bouturer l’été. Quand les températures nocturnes dépassent les 13 °C, sortir la plante qu’on veut bouturer et la laisser une ou deux semaines s’adapter à la lumière et à l’humidité extérieure. Par la suite, on prélève la bouture et on la plante dans un pot de terreau humide, qu’on laisse au gré des vents. Au début de l’automne, elle aura fait de petites racines. On leur fait une rentrée tout en douceur, en les plaçant dans des serres personnelles dont on les sort graduellement. Et voilà!

Certains aglaonémas font des feuilles de taille «dieffenbachienne»! Photo par Mokkie.

Problèmes

  • Jaunissement de plusieurs feuilles à la fois: défaut d’arrosage, plus probablement trop d’eau que trop peu. Laissez sécher et réajustez. Si la plante a commencé à pourrir, il peut être nécessaire de prélever des boutures, mais celles-ci seront à bichonner, étant déjà affaiblies;
  • Feuilles enroulées sur elles-mêmes: problème d’arrosage, probablement trop peu d’eau. Arrosez. Les feuilles sont encore vivantes, mais certaines ne redeviendront pas plates malheureusement;
  • Œdèmes des feuilles: quand une plante est trop arrosée, il peut arriver que les cellules explosent et meurent, résultant en une tache brune sur la feuille. On peut la supprimer, puisqu’elle ne se régénérera pas, faire une petite chirurgie pour retirer la partie atteinte, ou alors la laisser là si elle ne dérange pas trop;
  • Tiges molles: si les tiges deviennent molles après une transplantation ou un changement d’environnement, c’est sans doute un choc. Laissez la plante en paix et augmentez l’humidité si possible (humidificateur, regroupez les plantes). S’il n’y a pas eu de changement après quelques semaines, mais que les tiges sont quand même molles, c’est sans doute de la pourriture et on passe à l’étape «boutures»;
  • Maladies foliaires: peu fréquentes;
  • Ravageurs: l’aglaonéma peut être affecté par diverses horreurs (thrips, cochenilles, tétranyques), mais rares sont les insectes qui en sont particulièrement friands.

Toxicité

Comme beaucoup d’Aracées, les aglaonémas sont toxiques à l’ingestion en raison de la présence d’oxalate de calcium dans toutes ses parties. Ils peuvent également causer des irritations de la peau chez certaines personnes. Bien qu’on entende rarement parler d’un cas d’empoisonnement grave à cause d’un aglaonéma, il est mieux de le garder hors de la portée des jeunes enfants et des animaux de compagnie.

Aglaonéma rouge montrant les racines charnues, variant du blanc au vert, les pétioles des feuilles et la tige composée de diverses sections successives. La deuxième tige à gauche est un rejet. Photo par Mokkie.

Conseils pour l’achat

Voilà, l’article vous a convaincu d’acheter un aglaonéma! Que faut-il regarder pour s’assurer que la plante est en bonne santé?

D’abord, bien sûr, le feuillage doit être plaisant visuellement, pas trop endommagé par le froid et le transport, et paraître vif et ferme. Inspectez le dessous des feuilles, la nervure et près de la tige, pour éviter que des insectes s’y cachent.

Regardez ensuite le nombre de tiges: pour un bel effet, on veut plusieurs plantes dans la même potée (traditionnellement trois), donc comparez pour trouver la plante qui aurait plusieurs rejets à la base ou même un plant supplémentaire (un genre de trèfle à quatre aglaonémas). Tirez légèrement sur les tiges: elles doivent être bien enracinées. L’aglaonéma meurt lentement; la plante pourrait être belle, mais déjà sur la pente descendante.

Si vous pouvez, observez les racines: elles doivent être blanches ou verdâtres. Des racines qui sont brunies ont commencé à pourrir.

Autre information triviale: l’aglaonéma a été inclus dans la liste de plantes purifiant l’air de la Nasa, purifiant le formaldéhyde et le benzène. Pour avoir un effet significatif, je conseille d’en mettre 150 dans une petite pièce fermée.


Disponibles dans une variété de cultivars pour presque tous les goûts, les aglaonémas décorent des endroits plus sombres et demandent un entretien minimal.

Photo: Picasa.

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commentaire sur "À chaque mois sa plante, mars 2023: l’aglaonéma"

  1. Denise B. Québec, Qc dit :

    Bien heureuse de connaître le nom de cette plante, j’en ai une depuis plusieurs années. L’été dernier, je l’ai sortie à l’extérieur, malgré les quelques feuilles jaunies par le soleil mi-ombre, elle a décuplé. Elle se porte très bien. Elle ira sûrement prendre l’air cet été dans mon gazebo…

  2. Caroline Jarry dit :

    Vous m’avez convaincue, j’en veux un, aglaonéma! De préférence rouge ou rosé! Vraiment sympathique, cette plante, qui tolère la sécheresse et l’ombre relative de nos maisons l’hiver. À peine plus difficile à entretenir qu’une plante en plastique –elle est bien bonne (la blague). Article très informatif et bien écrit, et j’aime le patronyme de son auteur!

  3. Anonyme dit :

    Super! Une nouvelle plante à ajouter à ma liste d’acquisitions. Merci pour toutes les informations sur cette magnifique plante c’est complet et très instructif!
    Louise J.

  4. Juliette au balcon dit :

    Merci de cet article complet et si bien documenté! C’est un vrai plaisir de vous lire! Et ce faisant, j’ai maintenant le goût de me procurer plusieurs variétés colorées de rose vif et la très belle panachée de blanc. Et au passage des variétés argentées, la Cutlass m’a fait de l’oeil. Il n’y a que l’espace qui manque chez moi…
    Pas si plates que ça les Aglaonémas!
    Comme Caroline, j’aime bien votre patronyme, prédestiné on dirait.

  5. Anonyme dit :

    Super intéressant! Bon niveau de détail et un brin d’humour qui me plait beaucoup!

  6. Caroline Côté dit :

    J’ai 8 variétés d’Aglaonemas, je les adore. Elles ont un si beau feuillage et sont si faciles d’entretien. Lors de l’achat, vérifiez les racines, car malheureusement, les racines des Aglaonemas sont souvent dans des petits paniers de plastique, en anglais « death plug ». Si tel est le cas, retirez les racines délicatement en essayant le plus possible de garder les racines intactes.

  7. Monique B. dit :

    Moi aussi j’en veux une, et même plusieurs !!! Bel humour qui fait grand bien: merci !

  8. Anonyme dit :

    Excellent article, merci!

  9. Louise dit :

    Si je trouve ce bel Aglaonéma variegata ou le tout rouge-rose, je lui trouverai bien un espace… Merci pour la présentation!

  10. Marie-Claude dit :

    Merci monsieur Laverdure pour cet article fort instructif sur les Aglaonémas. Vous m’avez convaincue. Je vais de ce pas m’en procurer une de mon goût que je choisirai grâce à vos prodigieux conseils. Et merci d’ajouter de petites touches humoristiques à votre texte, c’est toujours agréable d’apprendre dans la détente. J’ai déjà hâte de vous relire.

  11. Nathalie dit :

    Mercii pour les informations!

  12. bloxd io dit :

    Excellent article, merci!

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