Bisannuelles Truc du jour

Les bisannuelles, beautés trop souvent ignorées

Tous les jardiniers connaissent les annuelles, ces plantes qui fleurissent à qui mieux mieux pour produire des semences au cours de la seule saison qu’elles auront pour vivre. 

Et aussi les vivaces, ces plantes herbacées qui vivent plusieurs années et qui fleurissent généralement moins longtemps, mais qui compensent ce défaut par la capacité de revenir d’année en année, vous évitant beaucoup de plantation. 

Mais les bisannuelles — ces plantes qui composent pourtant l’épine dorsale du jardin de cottage à l’anglaise et comprennent tant de «belles d’autrefois» — sont moins bien comprises… et alors moins souvent utilisées dans nos jardins modernes.

Courte vie, floraison durable

Illustration du cycle de vie d'une bisannuelle.
Le cycle de vie d’une bisannuelle (ici, la chicorée sauvage) couvre 2 ans. Photo: humanflowerproject.com

Les bisannuelles, comme leur nom le suggère, vivent deux années, puis meurent. Mais elles ne fleurissent pas les deux années. 

La première année, elles ne produisent que du feuillage, généralement une rosette. Et parfois une racine enflée. La floraison se produit la deuxième année. Et habituellement, elle est spectaculaire et durable, persistant souvent deux mois ou plus. 

Typiquement, les bisannuelles forment le deuxième été un épi de bonne hauteur couvert de fleurs. La floraison commence à la base de l’épi et monte peu à peu vers le haut, ce qui explique sa longue durée.

Nos jardins sont remplis de bisannuelles… 

Légumes racine
Beaucoup des légumes de tous les jours sont des bisannuelles. Photo: Vsamarkina, depositphotos

Mais la plupart sont des légumes! Oui, bette à carde, betterave, carotte, céleri, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, endive, navet, oignon, panais, poireau et rutabaga: tous sont des bisannuelles. On n’y pense pas, car on les consomme au courant de la première année, mais si vous laissez ces plantes en terre — et si l’hiver n’est pas trop rude! —, c’est la deuxième année qu’elles fleuriront.

Une culture surtout par semences

Il n’y a pas de rayon «bisannuelles ornementales» dans les jardineries, mais parfois on en vend dans le rayon des vivaces. Malheureusement, vous payez alors le prix d’une vivace pour une plante qui est dans sa deuxième année de vie et donc destinée à mourir à la fin de la saison! C’est pour cette raison qu’il vaut mieux acheter des semences.

Toutes les bisannuelles se multiplient par semences. D’ailleurs, c’est normalement la seule façon de les multiplier. Typiquement, on les sème en pleine terre entre la mi-juin et la mi-juillet, ce qui donne des plantes d’une assez bonne taille pour fleurir parfaitement la deuxième année. 

On peut les semer dans une plate-bande ensoleillée, mais il est souvent plus pratique de faire le semis dans une petite pépinière: dans un coin du potager, par exemple. On peut aussi les semer à l’intérieur dans des pots ou des plateaux, les plaçant devant une fenêtre ensoleillée.

Étape par étape

Semences de rose trémière.
Semences de rose trémière. Photo: Planteur, Wikimedia Commons

Semez les graines à 5 cm d’espacement selon la profondeur recommandée sur le sachet. Si ce détail n’y paraît pas, semez les graines à une profondeur égale à environ trois fois leur diamètre. Comblez le trou de terre et arrosez bien. 

La germination est assez rapide et les jeunes plants seront prêts à être transplantés à leur emplacement final environ un mois plus tard. Aucune protection hivernale ne sera nécessaire.

Selon l’espèce, la plante se mettra à fleurir au printemps ou à l’été suivant. 

Il est important de laisser aux moins quelques plantes monter en graines par la suite, car ces graines sont la clé d’une floraison répétée. En effet, quand on laisse mûrir les graines et qu’elles tombent au sol, elles germent toutes seules. Alors, en deux ans, vous aurez une belle floraison sans lever le petit doigt! Presque toutes les bisannuelles sont capables de se maintenir en se ressemant.

Truc pratique!

Pour assurer une floraison tous les ans

Si vous semez tout le sachet la première année, la floraison aura lieu tous les deux ans. Pensez ne semer que la moitié du sachet de semences la première année, puis l’autre moitié la deuxième. Ainsi, vous créerez une plate-bande où il y a toujours des bisannuelles en fleurs tous les ans!

10 bisannuelles à découvrir

Voici 10 bisannuelles populaires et de culture facile. Le nom anglais paraît dans la description, car parfois il faut commander leurs semences dans un catalogue de langue anglaise.

1. Digitale pourpre (Digitalis purpurea)

Digitale pourpre dans une bonne variété de couleurs.
Digitale pourpre (Digitalis purpurea). Photo: jardinierparesseux.com
  • Nom anglais: Foxglove
  • Dimensions: 90-180 cm × 60-90 cm 
  • Zones de rusticité: 3b à 8

Trompettes roses, violettes, jaunes ou blanches, généralement tachetées, densément serrées sur une tige robuste. Soleil ou mi-ombre dans tout sol riche et bien drainé. Une bonne couche de neige aidera à préserver les plants pendant les hivers très froids. Attire les colibris. Feuillage très toxique: on peut le toucher, mais pas le consommer.

2. Molène soyeuse (Verbascum bombyciferum)

Molène soyeuse avec grandes feuilles grises duveteuses et un épais épi blanc cotonneux portant des fleurs jaune citron.
Molène soyeuse (Verbascum bombyciferum). Photo: perennialle.com.au
  • Nom anglais: Silver Mullein
  • Dimensions: 1,5-2,4 m × 60 cm
  • Zones de rusticité: 3b à 9

Rosette de feuillage densément couvert de soies blanches, lui conférant une apparence gris argenté et une texture lisse. Tige tellement couverte de soies qu’on dirait qu’elle est faite en coton blanc. Fleurs jaune citron. Il y a beaucoup d’autres très belles molènes bisannuelles: la molène soyeuse n’est qu’un exemple. Soleil. Sol bien drainé, même pauvre.

3. Cardère* (Dipsacus fullonum)

Cardère à fleurs violet pâle
Cardère (Dipsacus fullonum). Photo; H. Zell, Wikimedia Commons
  • Nom anglais: Common Teasel
  • Dimensions: 120-180 cm × 30-45 cm
  • Zones de rusticité: 3 à 8

Plante cultivée autrefois pour carder la laine. Aujourd’hui, on l’emploie surtout comme plante ornementale pour ses saisissantes inflorescences épineuses en forme de pomme de pin sur des tiges fortement piquantes. Et aussi pour les arrangements de fleurs séchées. Fleurons lavande, rose ou blancs. Sont aussi attrayantes ses feuilles opposées qui attrapent l’eau et qui servent alors d’abreuvoir pour les oiseaux.

4. Carotte de lune ou séséli gommifère (Seseli gummiferum)

Carotte de lune aux feuilles bleu craie et aux ombelles de fleurs rose pâle.
Carotte de lune (Seseli gummiferum): Photo: anuaed.ee
  • Nom anglais: Moon Carrot
  • Dimensions: 45-150 cm × 30-45 cm
  • Zones de rusticité: 3b à 8

Bizarre et jolie plante aux feuilles fortement découpées bleu craie et aux petites boules de fleurs, roses au début, mais devenant blanches par la suite, présentées en ombelles. Elle est tellement originale qu’elle attire toujours les regards!

5. Chardon écossais (Onopordum acanthium)

Chardons écossais plantés le long d'une clôture de perche.
Chardon écossais (Onopordum acanthium). Photo: http://www.jardinierparesseux.com
  • Nom anglais: Scotch Thistle
  • Dimensions: 1,8-3 m × 90 cm
  • Zones de rusticité: 4 à 8

Chardon spectaculaire complètement couvert de poils blancs, il forme une grosse rosette de feuilles piquantes la première année et une épaisse tige ailée (également très piquante!) la deuxième, cette dernière coiffée d’un bouton floral couvert d’épines qui s’ouvre en une masse dense de fleurons violets. Cette plante est l’emblème floral de l’Écosse. 

6. Panicaut géant (Eryngium giganteum)

Panicaut géant aux feuilles argentées.
Panicaut géant (Eryngium giganteum). Photo: Ghislain118, Wikimedia Commons
  • Nom anglais: Miss Willmott’s Ghost
  • Dimensions: 90-180 cm × 30 cm
  • Zones de rusticité: 5 à 9

Ce classique du jardin de cottage est une grande plante aux feuilles basales cordiformes gris-vert. La deuxième année, elle produit une épaisse tige florale portant des inflorescences coniques entourées de bractées gris argenté très piquantes, comme une collerette élisabéthaine. On l’appelle «Miss Willmott’s Ghost» en anglais pour son allure fantomatique sous un clair de lune. Fleurit de juin à août.

7. Monnaie du pape (Lunaria annua)

Monnaie du pape en fleurs et séchée.
Monnaie du pape (Lunaria annua). Photo:Kassandra2, depositphotos
  • Noms anglais: Money Plant, Honesty 
  • Dimensions: 60-90 cm × 60 cm
  • Zones de rusticité: 3 à 9

Rosette de feuilles cordiformes dentées. Fleurs pourpres ou blanches suivies de capsules plates rondes de couleur argentée (la «monnaie» de son nom commun) qu’on peut faire sécher pour la décoration. Soleil ou mi-ombre. Tout sol bien drainé.

8. Ne-m’oubliez-pas ou mysotis* (Myosotis sylvatica)

Ne-m’oubliez-pas bleu.
Forget-me-not (Myosotis sylvatica). Photo: jardinierparesseux.com
  • Noms anglais: Forget-Me-Not
  • Dimensions: 10-30 cm × 15 cm
  • Zones de rusticité: 3 à 9

Nombreuses petites fleurs bleu ciel, roses ou blanches. Se ressème abondamment… parfois un peu trop! Soleil ou mi-ombre, dans tout sol un peu humide.

9. Sauge sclarée ou toute bonne (Salvia sclarea)

Sauge sclarée blanche
Sauge sclarée (Salvia sclarea). Photo: jardinierparesseux.com
  • Noms anglais: Clary Sage
  • Dimensions: 75-120 cm × 30 cm
  • Zones de rusticité: 3b à 9

Plante médicinale très ornementale. Beau feuillage d’apparence rugueuse et très aromatique. Fleurs blanches ou violettes qui persistent une bonne partie de l’été. Soleil. Sol bien drainé, voire sablonneux ou rocailleux.

10. Rose trémière ou passe-rose (Alcea rosea)

Rose trémière de différentes couleurs.
Rose trémière (Alcea rosea ‘Indian Spring’).. Photo: jardinierparesseux.com
  • Nom anglais: Hollyhock
  • Dimensions: 1,2-2,4 m × 60 cm
  • Zones de rusticité: 2 à 9

Grandes feuilles plutôt rondes. Fleurs comestibles simples ou doubles en forme de coupe, dans une vaste gamme de couleurs, incluant le noir. Soleil ou mi-ombre. Tout sol bien drainé. Feuillage sujet à une maladie sans conséquence: la rouille. Cultivez alors la plante à l’arrière-plan pour cacher le feuillage dégradé de la vue. (Info: Si vous ne voyez pas le problème, il n’y a pas de problème.)

Envahissantes ou pas? 

Toutes les bisannuelles se ressèment. Toutes peuvent alors être envahissantes si on les introduit dans une aire qui n’est pas la leur, mais à laquelle elles peuvent s’adapter. À vous de faire attention pour prévenir leur diffusion outrancière, peut-être en couvrant le sol aux endroits où vous ne voulez pas les voir pousser d’un paillis qui prévient la germination. J’ai noté avec un astérisque (*) les espèces portées à être envahissantes.


D’autres encore

Campanule à grosses fleurs
Campanule à grosses fleurs (Campanula medium). Photo: weter777, depositphotos

Et voici encore 10 autres bisannuelles à découvrir :

  1. Angélique (Angelica archangelica). 0,9-2,4 m × 1,2 m. Z: 3b à 9.
  2. Angélique coréenne (Angelica gigas). 90-150 cm × 1,2 m. Z: 5 à 9.
  3. Anthrisque ‘Ravenswing’* (Anthriscus sylvestris ‘Ravenswing’). 100 cm × 50 cm. Z: 2 à 10.
  4. Campanule à grosses fleurs, tasses et soucoupes (Campanula medium). 60-120 cm × 60 cm. Z: 3b à 9.
  5. Julienne des dames* (Hesperis matronalis). 60-90 cm × 60 cm. Z: 3 à 9.
  6. Œillet des poètes (Dianthus barbatus). 15-60 cm × 30 cm. Z: 3b à 10.
  7. Pâquerette (Bellis perennis). 8-15 cm × 10-15 cm. Z : 5 à 9.
  8. Pastel des teinturiers* (Isatis tinctoria). 60-120 cm × 45 cm. Z: 3 à 9.
  9. Pavot alpin (Papaver alpinum). 15-20 cm × 10 cm. Z: 3 à 6
  10. Rudbeckie trilobée (Rudbeckia triloba). 1,2-1,5 m × 90 cm. Z: 3 à 9.

Où trouver des bisannuelles?

Les semences de plusieurs bisannuelles sont offertes en jardinerie. Sinon, essayez un semencier qui vend par la poste, comme Veseys (www.veseys.com), Mycoflor (mycoflor.ca), Jardin du pic vert (www.jardindupicvert.com) or Seedaholic (www.seedaholic.com). Personnellement, j’en fais souvent venir d’Angleterre de Chiltern Seeds (www.chilternseeds.co.uk) qui offre un excellent choix.

Bonne découverte!

Billet adapté d’un article paru dans le journal Le Soleil du 28 juin, 2017. Sa republication est une gracieuseté du Soleil.

À propos Larry Hodgson

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 500 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

12 comments on “Les bisannuelles, beautés trop souvent ignorées

  1. Denise B, Québec, Qc

    Oh woaw j’aime ça. J’ai semé des « fleurs sauvages » pour cacher le solage disgracieux d’un secteur très ombragé et viens de découvrir grâce à cet article que j’ai de la digitale, magnifique. C’est indiqué qu’il y a des bisannuelles sur l’emballage. Ce sera une belle découverte à chaque année et tout au long de l’été. Génial.

  2. Christian Labrie

    J’ai des roses trémières qui fleurissent sur quelques années, 3 ou 4 au moins. Mais elle sont probablement une hybridation de roses trémières jaunes, que j’avais autrefois, et qui portent un nom latin différent que alcea rosea, avec des feuilles plus découpées, et de roses trémière blanche avec un halo rose au centre.

  3. J’ai semé des roses trémières à partir de semence que j’ai achetées à l’épicerie. Maintenant que je sais qu’il s’agit de bisannuelles, je vais m’assurer de garder des graines lorsqu’elles fleuriront et je pourrai semer à nouveau l’année suivante.

  4. J’ai semé des blettes ce printemps. Et sur les 8 plants un est en train de monter à graine. Étrange pour une bisannuelle non. ?

  5. Un immense merci
    Je me questionnais sur ma défunte digitale (effectivement achetée à gros prix, je la trouvais belle cette vivace que je ne connaissais pas…hummm) découvrant que c’était un bi-annuell je n’ai pas deherbé autour, me disant, peut-être que ce sont des bébés digitales. Je le saurai l’an prochain. Et je sais maintenant que je vais semer sur 2 ans mes sachets de myosotis et de monaie du pape, et je sais aussi que je dois me racheter des sachets de roses trémières parce que je les ai toutes semer cette été. Et je viens de m’acheter des sachets de chicorée sauvage, que je vais semer dans mon pré fleurit sur 2 automnes et 2 printemps. Que d’apprentissages du passionnant univers des plantes je fais grâce à vous. Vous m’avez outillée/inspirée pour profiter de cette passion en toute simplicité en harmonie avec les éléments. En passant, mon physocape Black Panther fait du blanc… je me recule de 15 pas… tout est beau… je ne touche à rien. MERCI !

  6. Je viens de découvrir la raison pour laquelle mes spectaculaires panicauts achetés en pépinière il y a quelques années (en pensant que c’était une vivace) n’ont rien donné l’été suivant… J’aurais dû attendre avant de m’en débarasser! Je pensais qu’ils étaient mal adaptés à mon type de sol! 😔

  7. Louise Labrosse

    J,ai de la molène (Verbascum thapsus) dans mon jardin depuis très longtemps. Je ne m’en occupe pas beaucoup, elle est très autonome. Tous les ans, je découvre des plants de première année quelque part dans mon jardin et j’ai des plants de 2e année qui montent en fleur. Au printemps, quand les plants de 2e année sortent, je peux les transplanter où je veux. Je laisse les plants de 2e année répandre leurs graine et j’ai des nouveaux plants à chaque année.

  8. Pierre Jutras

    Une molène est apparue dans une plate-bande et j’ai dû la déplacer et voilà qu’elle fleurit !

  9. Je viens de m’abonner a votre courrier Le jardinier paresseux,MERCI j’adore
    Vous rallumez la flamme de la jardinière en moi !!!!! MERCI BEAUCOUP

  10. « Puisque vous êtes sages », je vais vous ajouter quelques précisions sur certaines de ces plantes.

    La digitale(du latin digitus : doigt) en France ne sert pas de gants aux renards mais est connue sous le nom de Gants de Notre Dame.

    La molène ou bouillon blanc (il y en a beaucoup de variétés) est une médicinale (tisane pour calmer la toux). Les hampes sèches trempées dans la résine ou la cire servaient à confectionner des flambeaux.

    La cardère, qui servait dans la confection du drap de laine(cardage) est connue comme « bonnetière sauvage », ou Cabaret des Oiseaux (dixit Larry : ses feuilles opposées qui attrapent l’eau et qui servent alors d’abreuvoir pour les oiseaux.).

    Carotte de Lune J’avoue mon ignorance, voilà une plante que je ne connaissais pas.

    Le panicaut Eryngium (littéralement barbe de chèvre) malgré ses allures de chardon est une apiacées (comme le céleri, la carotte, le panais, le persil etc.).
    La Monnaie du Pape est également connue comme Médaille de Judas ou Herbe aux Écus. On ne peut la confondre avec le Ginko biloba ou Arbre aux Quarante Écus !
    Le Myosotis à l’état sauvage peut être très envahissant dans les lieux humides. Il en existe des variétés cultivées à fleurs roses ou blanches.
    La Sauge sclarée, ornementale, aromatique et médicinale. Il existe une grande quantité de variétés de sauges aux nombreuses propriétés médicinales . Sauge, ou salvia, du latin salvare, sauver.

    Les roses trémières ou passeroses sont les fleurs emblématiques des Iles françaises de l’Atlantique (Ré et Oléron en particulier). Elles peuvent devenir vivaces :j’en ai un pied qui a poussé tout seul au milieu du jardin, il me gêne depuis plusieurs années, mais je ne veux pas l’enlever, je fais avec.
    Quant aux campanules, nul n’ignore que c’est leur fleur en forme de cloche (latin campana ) qui leur a donné leur nom.

    • dorisbruxelles

      Moi aussi j’ai une rose trémière qui est (ou est devenue?) vivace, et pas trop bien placée en bordure de parterre devant la maison (en Normandie) Elle pousse d’année en année jusqu’à la gouttière du toit. Elle fait de l’ombre à tout ce qui pousse derrière elle, à tel point que j’ai dû remplacer certaines fleurs de plein soleil par des fleurs de mi-ombre. Mais je la tolère avec gratitude là où elle est. Seul problème: la rouille, qui heureusement et étonnamment ne se propage pas aux plantes qui l’entourent, mais je coupe les feuilles au fur et à mesure qu’elles sont trop atteintes, ce qui ne l’empêche pas de fleurir jusqu’au bout.

  11. Bonjour,
    Merci : comme d’habitude, c’est trop bien de venir se documenter chez vous 🙂
    Il y a plusieurs plants de rose trémière dans mon jardin et je les adore (surtout les coloris très foncés).
    A bientôt.

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