Un tapis qui arrose
Pour réduire les besoins en arrosage de vos plantes d’intérieur, vous pouvez les cultiver sur un tapis capillaire, aussi appelé tapis d’irrigation. On trouve des étoffes conçues spécifiquement à cette fin dans les grandes jardineries ainsi que dans les magasins spécialisés en hydroponie. Sinon, une longueur de tapis synthétique (en acrylique ou en polyester) peut aussi convenir.

Tapis capillaires
Il existe également des tapis capillaires faits de fibres naturelles, notamment en fibre de coco, en coton, en jute ou en chanvre. Ces éléments peuvent fonctionner par capillarité, mais leur efficacité et leur durabilité varient. Le coton et la jute absorbent très bien l’eau, mais ont tendance à se dégrader ou à moisir lorsqu’ils demeurent constamment humides. La fibre de coco est plus résistante à la décomposition, bien qu’elle retienne parfois un peu moins d’eau que les tapis synthétiques épais conçus spécialement pour l’irrigation capillaire. Les fibres naturelles demandent donc un peu plus de surveillance et d’entretien.

L’idée est de découper le tapis capillaire pour qu’il épouse le fond de la soucoupe ou du plateau. Quand vous arrosez, mouillez aussi le tapis. Ainsi, lorsque le terreau s’assèche, l’eau remonte par capillarité à partir de la réserve contenue dans le tapis et le garde humide plus longtemps. Il n’y a généralement pas de risque d’excès d’eau, à condition que le pot ne trempe pas directement dans l’eau, mais soit simplement en contact avec un tapis humide. Si le bas du pot baigne continuellement dans l’eau, les racines peuvent manquer d’oxygène et s’asphyxier.
Optimiser la rétention du tapis capillaire
Vous pouvez augmenter la capacité de rétention du tapis capillaire en utilisant deux ou trois épaisseurs d’étoffe, permettant ainsi d’espacer les arrosages encore davantage. Cette pratique doit toutefois être adaptée aux besoins des plantes, car certaines tolèrent mal une humidité constante.

Il est aussi possible d’installer un morceau de treillis en plastique (egg crating) sur des supports, puis de déposer le tapis dessus de façon à ce que ses extrémités descendent dans le fond du plateau. Remplissez alors le plateau d’eau: il devient un réservoir. L’humidité remonte jusqu’aux plantes par capillarité, sans que les pots baignent directement dans l’eau. Ce système peut assurer plusieurs semaines d’autonomie d’arrosage, selon la température, l’humidité ambiante, la taille des pots et les besoins des plantes.
Évidemment, vous pouvez éviter l’effort de fabriquer votre propre système en achetant un ensemble comprenant déjà le plateau et le tapis capillaire. On en trouve facilement dans les magasins d’hydroponie et sur Internet.
Menus détails
Il est sage de donner de temps à autre un quart de tour aux pots placés sur un tapis capillaire pour empêcher les racines des plantes de s’enraciner dans le tapis.

Aussi, si le tapis devient sale ou si des algues s’y installent, vous pouvez le laver dans la machine à laver (ajouter un peu d’eau de Javel pour le stériliser) et le réutiliser.
Mises en garde
Il faut toutefois savoir que les tapis capillaires ne fonctionnent bien que pour les plantes d’intérieur qui aiment un sol relativement humide en tout temps, comme les violettes africaines, les philodendrons, les fougères, etc. Les jeunes semis, qui ne doivent jamais manquer d’eau, se cultivent aussi très bien sur un tapis capillaire.

En revanche, les cactus, les plantes succulentes et autres végétaux qui préfèrent que leur terreau s’assèche légèrement entre deux arrosages ne sont pas de bons candidats pour cette technique, surtout en hiver, car une humidité constante peut provoquer la pourriture des racines ou du collet.
Enfin, l’action capillaire ne sera pas efficace si vous avez employé une couche de drainage au fond du pot. Cette pratique, aujourd’hui reconnue comme désuète, crée une rupture de capillarité qui empêche l’eau de remonter correctement dans le terreau. Les plantes cultivées avec une couche de drainage devront donc être rempotées sans celle-ci avant d’être placées sur un tapis capillaire.

Ah, décidement, j’adore ce blog! Amities de Bruxelles.