Se battre contre ou être en harmonie avec son environnement
La nature répond à des lois fondamentales et immuables. Rien n’y est laissé au hasard, nous l’avons déjà dit, et tout dépend de tout. Plutôt que d’essayer de résoudre une situation problématique, il est préférable de comprendre les causes de cette situation. L’idée est de parvenir à une maîtrise de la cause pour ne pas avoir à traiter ses effets. Sans quoi on doit se battre contre la nature… et l’humain n’est nettement pas à la hauteur pour modifier les lois de la nature.
Causes et effets
Voici un exemple: les maladies fongiques s’installent souvent sur des plantes ayant vécu une variation brusque de la disponibilité en eau. Ce fut le cas cet été au Québec et possiblement ailleurs aussi. Si la plante manque d’eau ou si elle en reçoit trop d’un coup après une disette, cela lui procure un stress et elle devient vulnérable, étant déjà affaiblie. Dans ces conditions, elle ne peut plus se défendre contre les agressions.

Des le cas des Cucurbitacées, vous avez peut-être déjà remarqué des plants de concombres ou d’autres Cucurbitacées dont le feuillage jaunit et sèche au point ou le plant ne produira plus de fruits, faute de faire de la photosynthèse. Cette situation survient souvent à la suite d’une période très chaude et sèche. Si par malheur le feuillage ramollit à cause de la chaleur, il est fréquent que 8 à 10 jours plus tard, des maladies fongiques apparaissent. Dans une situation semblable, même si on se bat pour traiter la maladie, cela ne réglera rien si on ne comprend pas la cause de cette situation.
Stress ou prospérité
Il faut veiller à ce que nos cultures ne soient pas dans des conditions de stress. Dans la nature, une plante qui vit un stress trop grand sera éliminée naturellement pour être remplacée par une plante qui aura su prospérer dans cet environnement.
Il ne faut pas perdre de vue que ce que nous cultivons dans nos jardins sont des variétés de végétaux qui n’existent pas de façon naturelle dans notre environnement. Avez-vous déjà vu dans une prairie au Québec ou en France des tomates ou des concombres pousser à l’état sauvage et que vous récoltez comme des framboises, des bleuets ou des pommes? Les framboises, les bleuets et les pommes, même si ce sont des végétaux qui poussent à l’état naturel, ne sont pas pour autant pas à l’abri des insectes et maladies s’ils ne sont pas dans de bonnes conditions.

Beaucoup de gens ont adopté la mode de culture en contenant. Pour certains, c’est à défaut d’avoir un terrain. Pour d’autres, c’est parce que c’est décoratif ou c’est pratique, car on peut jardiner à sa hauteur. Cependant, peu importe la raison, tous seront confrontés à une plus grande gestion des besoins vitaux des plantes. La gestion de l’eau est plus difficile. La gestion des nutriments et de la température du milieu de culture, tout est artificialisé! C’est-à-dire que vous devez contrôler ce qui, en plein sol, se fait naturellement. Vous serez plus sujet à des végétaux stressés, et donc à des insectes ainsi que des maladies plus fréquentes parfois difficiles à éliminer.
Vaut mieux prévenir que guérir
Comme on dit souvent, vaut mieux prévenir que guérir! On peut y arriver si on comprend comment la nature fonctionne. Ce n’est pas parce que l’humain décide d’une chose que la nature va se plier à ses choix. Je donne souvent comme exemple dans mes conférences sur ce sujet que la Nature, c’est un peu comme les vagues des océans qui viennent s’échouer sur la plage. Même si nous nous plaçons face à elles pour tenter de les arrêter, elles nous taperont dans le visage et continueront leur trajet jusqu’à la plage. Mais si on comprend leur puissance, pourquoi ne pas s’en servir pour surfer dessus?

La nature est généreuse pour ceux et celles qui la respectent, car la elle nous donne la vie. Elle nous nourrit, nous protège et nous montre le chemin à suivre pour vivre en harmonie avec elle.
Elle nous a laissé de grands principes que je m’applique à pratiquer, avec lesquels je me familiarise. Chaque fois que je m’harmonise avec la nature, je goûte à ses récompenses. Cela dit, comprendre les grandes lois environnementales et ses principes ne veut pas dire que vous n’aurez plus aucun problème. Cependant, cela permet de savoir pourquoi ces problèmes surgissent et ça aide à les accepter. Je crois que ça fait partie de la résilience que nous devons développer dans notre monde.
Je vous souhaite un bel automne, de belles récoltes et surtout de pouvoir vivre en paix, en amour et en harmonie avec votre environnement!

Merci de vos paroles pleines de sagesse ce matin. Il est vrai qu’il vaut mieux travailler avec la nature, elle est plus forte que nous!
Bienvenue Sophie!
Merci beaucoup.Quelle sagesse! Il est vrai, il y a des lois immuables qui régissent la vie humaine
ainsi que la vie végétale.
Bienvenue Rosa!
Faudra-t’il cesser de cultiver certaines plantes?
C’est une question de choix, Carole!
On peut cultiver n’importe quoi, même des bananiers au Québec, en autant qu’on accepte les contraintes qui viennent avec. Si par contre, on veut moins d’entretien, moins de gestion de maladies et insectes, moins de pertes de végétaux, moins de consommation de produits, moins de plantes à protéger l’hiver, etc, alors oui il faudra faire des choix et se passer de certains végétaux. Après tout, on cultive des végétaux pour améliorer notre qualité de vie. Il serait contradictoire de vivre des déceptions, du travail, des dépenses et des obligations dont on se créerait par des choix de végétaux non adaptés.
Effectivement, ça ne sert à rien d’aller contre la nature, vaut mieux essayer de s’en faire une alliée! Je constate ce qui fonctionne bien chez moi et je divise et transplante. J’ai quand même une très belle diversité et beaucoup de plantes indigènes!. Merci pour votre article!
En effet Isabelle! Beaucoup de plantes indigènes ou très bien adaptées au conditions environnementales peuvent nous apporter satisfaction et plaisir et contribuer à améliorer par le fait même l’écosystème. Avec les méthodes de gestion que j’enseigne en conférence, en consultation privée et dans mes livres, il est possible de créer des aménagements et jardins avec mêmes des plantes jugées envahissantes qui pourtant sont souvent celles qui sont les moins maladives et les plus durables. Il s’agit juste de savoir comment les contenir et ma méthode ne coûte rien pour le faire efficacement.
Voilà un article plein de sagesse très agréable à lire et à méditer. Merci et bonne continuation.
Merci Fabienne!
Merci beaucoup fait du bien à l’âme et au coeur de vous lire tellement logique et respectueux de notre planète !!
Bienvenue Lucille!