Réponses à vos questions : semences de thuya et transplantation de végétaux
Semences de cèdres et autres
Les cèdres de mon chalet sont magnifiques et font plein de cônes. Peut-on semer ces cônes et comment s’y prendre? Y a-t-il une procédure plus ou moins générale pour faire reprendre plein de graines, samares, etc., que produisent arbres et arbustes?

Réponse
D’abord, ce ne sont pas les cônes qu’il faut semer, mais les graines qu’ils contiennent. Il faut donc les égrener en premier lieu. Il faut également extraire les graines des arbres et arbustes à fruits charnus (amélanches, pommes, etc.). Il ne faut toutefois pas enlever l’enveloppe des graines sèches (samares d’érable, noix, glands, etc.).

Les graines de «cèdre» (Thuya occidentalis), et d’ailleurs de la majorité des arbres et arbustes de climat froid, ont besoin d’une période de «stratification» avant de pouvoir germer: il faut donc leur faire subir un traitement au froid humide avant de les exposer à la chaleur. Soit vous les semez à l’extérieur à l’automne pour une germination au printemps suivant soit vous les semez en pot dans la maison, mettant les pots au frigo. 4 semaines au froid suffiront pour le thuya, mais certaines autres graines demandent jusqu’à 12 semaines de froid.
Comme prolonger la période ne nuit nullement, mieux vaut exposer 12 semaines au froid toute graine dont on ne connaît pas les exigences spécifiques. Le terreau doit demeurer humide pendant tout ce temps et il est donc sage de recouvrir les pots d’un sac de plastique. Une fois le prétraitement au froid terminé, il suffit d’exposer les pots à la lumière et à une chaleur normale d’intérieur pour obtenir une germination.
Transplantation hors saison
Nous construisons un garage et devons déplacer temporairement plusieurs rosiers et une hydrangée assez grosse ainsi que trois pivoines que nous relocaliserons une fois l’aménagement terminé. Comment faire pour ne pas leur causer un choc fatal en les déménageant deux fois?

Réponse
Normalement, on transplante les végétaux lorsqu’ils sont en dormance, donc au printemps ou à l’automne, mais il est aussi possible de le faire en plein été en faisant un peu attention.
Rosiers et hydrangée
Pour les rosiers et l’hydrangée, c’est relativement facile: il s’agit de les tailler assez sévèrement, à environ 45 cm de sol, puis de les déterrer en gardant une assez bonne motte de racines. Placez les végétaux à l’ombre en attendant, couvrant les racines avec du jute ou du papier journal que vous garderez humide. Ces plantes risquent de ne pas fleurir cette année, mais devraient le faire sans peine l’an prochain.
Attention: Les hydrangées ne nécessitent pas toutes une taille sévère. Pour certaines variétés (Hydrangea arborescens ou H. paniculata), cela ne pose pas de problème. En revanche, pour H. macrophylla, une taille trop importante peut compromettre la floraison de la saison suivante, car cette espèce fleurit sur les tiges de l’année précédente. Cela dit, dans le contexte d’un transfert temporaire d’urgence, la recommandation demeure raisonnable. On peut alors choisir de les tailler moins sévèrement, juste assez pour faciliter la transplantation.

Pivoines
Les pivoines posent un problème différent. Les pivoines matures détestent les déplacements et peuvent refuser de refleurir pendant plusieurs années, voire une décennie ou plus, après une transplantation… si vous les transplantez intactes. Je vous suggère toutefois une autre tactique. Déterrez les pivoines (cette fois sans couper le feuillage) et remisez-les avec leur motte couverte de jute ou de papier journal en attendant. Au moment de les replanter, par contre, divisez-les, séparant les grosses racines noueuses en plants individuels, les replantant à la même profondeur qu’auparavant. Ainsi rajeunies, vos pivoines récupéreront beaucoup plus facilement.
Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte a été publié à l’origine dans Le Soleil le 26 juin 2011.

La stratification peut-elle se faire à l’extérieur ? Je veux dire dans des pots ou des caissettes laissées dehors, exposés aux grands froids et pas nécessairement protégés par de la neige ?
Comment peut-on réussir à récolter des rabioles ( navets blancs ) exemptés de vers de façon biologique?
Merci beaucoup.
Tu écris: »Une fois le prétraitement au froid terminé »
Pourquoi toujours un pré inutile dans la plupart des cas?
Ici, c’est plutôt un traitement qui est fait, le pré n’y a pas sa place.
Réponse a barbe blanche
Vos commentaires sont inutiles et vous devriez vouvoyer la personne…c’est impoli