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Les outils de l’ornithologue débutant et avancé

Depuis quelque temps déjà je vous parle de la protection de la biodiversité. Qu’en est-il dans vos habitudes de jardinage? Imaginez-vous dans votre cour, les deux mains dans vos plates-bandes en train de planter vos fleurs préférées. Vous vous réjouissez à la vue de vos belles fleurs, vous leur accordez de l’attention. Les admirer, tout faire en sorte qu’elles se portent bien, c’est le début d’une relation particulière avec elles. Vous les appréciez, vous en êtes le gardien, la gardienne. Vous connaissez leurs noms. C’est la même chose pour les oiseaux dans votre jardin! «Vos» oiseaux sont précieux pour vous. C’est le début d’une proximité, d’une admiration, c’est le commencement d’une relation de protection de la biodiversité.

Un jaseur boréale avec une fleur d’aubépine. Photo: Robert Morin

Tout comme avec vos fleurs, vous avez besoin d’outils pour les reconnaître; sites web, livres et applications. Je vous en dresse une liste qui vous guidera, et que vous pourrez compléter si vous en connaissez d’autres.

Le matériel à avoir

Une «bonne» paire de jumelles

C’est votre meilleur outil. Un investissement qui vous accompagnera partout sur le terrain. Il vaut mieux payer un peu plus que le minimum pour être à l’aise, avoir une vision claire et précise et apprécier le poids. Certains sites web en font des recensions et des magasins spécialisés dans le domaine de l’ornithologie sauront vous orienter. Est-il ici important de préciser d’acheter localement pour encourager l’ornithologie locale?

Plus bas, dans la liste des sites web, je vous propose trois lectures pour choisir une bonne paire de jumelles. Moi, j’ai opté pour des jumelles confortables, légères et à un prix abordable: les Vortex Diamondback HD, 8X32.

Un carnet de notes et un crayon

Là, sur ce point, je ne saurais trop insister. La première erreur que fait un débutant c’est d’identifier «à coup sûr» un oiseau sans avoir pris d’abord la précaution de noter ses détails: couleurs, formes, grosseur, etc. On a si hâte de savoir à quel oiseau on a affaire que l’on conclue trop rapidement et, hop!, l’oiseau identifié ne correspond pas tout à fait avec celui du livre…

Un bon guide d’identification

Paquin, Jean et Ghislain Caron, Guide d’identification des oiseaux du Québec et des maritimes, Éditions Michel Quintin, Waterloo, 2004, 224 p. (incluant dessins, descriptions, cartes de répartition et CD pour apprendre les chants d’oiseaux) | Paquin, Jean, Guide photo des oiseaux du Québec et des maritimes, Éditions Michel Quintin, Waterloo, 2003, 480 p. (avec quelques-unes de mes photos).
Sibley, David Allen, Le guide Sibley des oiseaux de l’Est de l’Amérique du Nord, Éditions Michel Quintin, Waterloo, 2006, 434 p.
Peterson, Roger T., Les oiseaux du Québec et de l’Est de l’Amérique du Nord, Éditions Broquet, 2021, 429 p. (édition révisée avec nouvelle nomenclature)
Brûlotte, Suzanne, Guide d’identification des oiseaux du Québec, Éditions Broquet, Saint-Constant, 2013, 576 p. (incluant 2500 photos, il est mon guide photo).

J’ai retrouvé dans la boutique de QuébecOiseaux quelques volumes intéressants. Vous pouvez y avoir accès sur leur site web.

Il n’existe qu’une revue québécoise en français sur l’ornithologie au Québec. C’est ce même organisme qui en est l’éditeur. Publiée 4 fois par année, cette revue est de grande qualité.

Les applications (téléchargeables à partir d’Apple Store ou Google Play)

Merlin, Cornell Lab of Ornithology

Nul doute, c’est le meilleur pour identifier les oiseaux par un enregistrement du chant ou par une photo prise au moyen de votre téléphone cellulaire. Cette application permet de choisir sa région du Québec ou d’ailleurs dans le monde. Vous pouvez visionner les photos d’oiseaux. Une petite merveille qui se met sur le cellulaire! Vous pouvez paramétrer l’application avec la langue de votre choix. De plus, vous pouvez enregistrer vos observations, les transmettre et les échanger avec d’autres.

Gros bec errant mâle. Photo: Robert Morin

Birds Song, Bird Song ID Canada Bird Song (en anglais)

Une application qui peut être téléchargée sur votre cellulaire. En identifiant l’oiseau, la photo s’affiche sur votre écran.

Audubon

Cet organisme est à la base de l’ornithologie au niveau mondial. Leur application est très bien, mais comme beaucoup de choses en ornithologie, c’est en anglais. Je vous le mentionne. Vous développerez avec le temps l’aptitude et l’habitude de mémoriser le nom anglais des oiseaux.

Durbec des sapins. Photo : Robert Morin

Sites web

Pour un choix de jumelles

Pour vivre l’aventure

  • Le site Les oiseaux du Québec vous donne une multitude de liens intéressants pour observer et connaître nos oiseaux. L’auteur Denis Lepage est un ornithologue de renom. C’est absolument à visiter.
  • Le site Ebird du Cornel Lab of Ornithology vous permet, à partir de votre ordinateur, d’enregistrer vos observations du jour pour qu’elles soient disponibles aux autres. Cornell est vraiment le leader mondial et son interaction avec les ornithologues est gérée au Québec par QuébecOiseaux.
  • QuébecOiseaux vous permet de télécharger en format PDF la liste des oiseaux du Québec. C’est eux qui chapeautent la nomenclature française des oiseaux du Québec.
  • Les meilleurs sites d’observations d’oiseaux au Québec, selon Ebird.

Pour les plus expérimentés (sujet parulines)

Paruline tigrée mâle. Photo: Robert Morin

Ce groupe d’oiseaux, qui, je vous l’avoue me donne parfois des maux de tête :

Les sites québécois regorgent de possibilités intéressantes, qu’on soit débutant ou plus expérimenté, et il est fort à parier que vous aurez la piqûre (et que ce ne sera pas celle d’une guêpe butinant vos roses!)

Monsieur Moineau


  1. Il y a quand même assez longtemps que j’aime les oiseaux et que j’ai des livres pour les identifier. Au printemps c’est le meilleur moment pour les voir!
    Avec le temps. j’ai fini par m’intéresser aux arbres et aux plantes pour les connaître et les identifier. La nature est riche de diversité qui est là autour de nous alors merci M.Oiseau pour cet article stimulant pour continuer.

  2. Je m’intéresse beaucoup aux oiseaux, mais depuis que je suis à Montréal dans ma mini cour avec vivace et potager plus quelques fruitiers je ne vois que des pitpits commun. J’essaye beaucoup d’en attirer d’autres , c’est un peu compliqué. Mais merci je vais compléter ma bibliothèque quand même