Dans toute installation d’éclairage, il y a inévitablement des variations d’intensité, notamment sur les côtés des étagères où l’illumination est nettement inférieure à celle du centre. Dans cette chronique, nous verrons dans quelle mesure l’illumination peut varier et comment on peut exploiter ces variations pour offrir les meilleures conditions de culture à nos orchidées. On ne peut pas se fier à son œil pour calibrer l’éclairage artificiel des plantes Notre oeil n’est pas un bon instrument de mesure lumineuse principalement à cause de sa grande capacité d’adaptation. Même si l’illumination varie du simple au double, notre œil s’adaptera rapidement et nous donnera l’impression que l’intensité a changé juste un peu. Pour les plantes, c’est une toute autre histoire. Le feuillage est en effet un capteur solaire dont l’activité photosynthétique est directement proportionnelle à l’intensité lumineuse. Lorsque l’éclairage passe du simple au double, la production de sucres va normalement doubler ce qui permettra à la plante de se développer deux fois... Lire la suite >
Dans cette troisième chronique consacrée à l’éclairage artificiel, nous verrons comment adapter l’intensité lumineuse aux besoins de notre collection sans avoir recours à des appareils de mesure trop complexes. Bien qu’approximative, cette méthode vous permettra de trouver une configuration de départ adéquate, que vous pourrez ensuite améliorer en fonction des résultats obtenus. Premièrement, évaluez les besoins de votre collection Comme mentionné dans une chronique précédente, les besoins en lumière varient beaucoup d’une espèce à l’autre. Afin de simplifier, on classe souvent les orchidées en trois groupes: celles à éclairage modéré (par exemple, Paphiopedilum et Phalaenopsis), celles à éclairage intermédiaire (par exemple, Oncidium et Dendrobium) et celles qui exigent un éclairage fort (par exemple, Cattleya et Vanda). Les informations sur les besoins de chaque genre botanique sont relativement faciles à trouver sur Internet ou dans des ouvrages récents. Il est également recommandé de demander à votre fournisseur, au moment de l’achat, de vous indiquer les besoins spécifiques de la plante convoitée,... Lire la suite >
Dans cette deuxième chronique sur l’éclairage artificiel, nous allons nous concentrer sur la technologie d’éclairage la mieux adaptée à la mise en œuvre des principes exposés dans notre première publication. L’éclairage artificiel DEL est le seul qui mérite vos investissements Autrefois, il y avait les ampoules incandescentes, les tubes fluorescents, les lumières halogènes, les ampoules à vapeur de sodium et les lampes à vapeur de mercure. N’achetez rien de tout cela. Toutes ces technologies sont désuètes, énergivores, coûteuses et polluantes. La plupart d’entre elles sont d’ailleurs interdites (à la vente) dans plusieurs pays d’Europe. Si vous possédez ce type d’éclairage et qu’il fonctionne encore bien, vous pouvez continuer à l’utiliser, mais prévoyez remplacer ces équipements éventuellement. Vos plantes vous en remercieront rapidement en affichant un éloquent regain de vigueur lorsqu’elles auront goûté à l’excellent éclairage à diodes électroluminescentes (DEL). Lumières DEL Les lumières DEL (ou DEL pour Light Emitting Diode en anglais) ont en effet bouleversé le monde de l’horticulture... Lire la suite >
L’éclairage artificiel est probablement l’un des sujets les plus déroutants pour les amateurs d’orchidées. Dans nos prochaines chroniques, nous tenterons de démystifier ce domaine quelque peu technique en exposant d’abord les principes de base de l’éclairage (dans cette chronique), pour ensuite présenter les considérations pratiques de l’éclairage artificiel, avec quelques exemples d’installation. D’autres chroniques viendront s’ajouter à cette série pour répondre aux questions de nos lecteurs. L’éclairage dans nos maisons est insuffisant, surtout en hiver! Dans la nature, les orchidées tropicales sont exposées à de très fortes luminosités, surtout lorsqu’elles sont épiphytes, c’est-à-dire qu’elles poussent en hauteur, accrochées aux arbres. Évidemment, lorsqu’on tente de les faire pousser dans nos maisons, elles manquent cruellement de lumière. D’une part, les jours sont très courts en hiver, et d’autre part, les rayons lumineux sont fortement atténués lorsqu’ils traversent les vitres de nos fenêtres. C’est particulièrement vrai lorsque nos maisons sont équipées de fenêtres à haute efficacité énergétique. Ce type de vitrage est constitué... Lire la suite >
Après le retour à l’école des enfants, il est temps de rentrer les orchidées à l’intérieur. Cette opération importante demande une certaine vigilance et quelques précautions. Après l’été, l’automne est la saison de maturation pour plusieurs orchidées! En été, les orchidées connaissent une forte croissance et produisent de nouvelles racines et de nouvelles feuilles. Cela favorise une photosynthèse intense durant la belle saison. À l’automne, les jours raccourcissent et la production de sucres ralentit, mais elle permet tout de même de constituer les réserves nécessaires à la production d’inflorescences. C’est la première condition nécessaire à la floraison de nos orchidées: la formation de réserves suffisantes pour alimenter l’exigeante mise en fleur. Au même moment, en automne, les écarts de température deviennent plus marqués et l’humidité change aussi. Ce sont les principaux facteurs déclenchant le processus de floraison, comme nous l’expliquions dans une chronique précédente. Cependant, il faut se rappeler que la plupart des orchidées sont d’origine tropicale et qu’elles supportent... Lire la suite >
La fertilisation des orchidées a déjà été abordée dans une chronique précédente. Mais, en milieu naturel, les orchidées poussent et fleurissent sans que personne ne les fertilise. Comment font-elles pour pousser aussi vigoureusement en nature? Elles choisissent plutôt de sous-contracter la collecte de nutriments à des partenaires de croissance: les champignons mycorhiziens. La symbiose entre le champignon et l’orchidée commence dès la naissance Dès la germination des graines, les orchidées s’associent à un champignon nourricier. En effet, les graines d’orchidées contiennent très peu de réserves nutritives, voire pas du tout, et le développement de l’embryon aura impérativement besoin d’un champignon symbiotique pour l’hydrater et le nourrir pendant les premières semaines de sa vie. Progressivement, la petite plantule se développera et construira un système racinaire autonome. Par la suite, ce lien vital avec le champignon évoluera jusqu’à devenir optionnel à l’âge adulte, surtout lorsque le système racinaire principal est suffisamment vigoureux et qu’il est implanté dans un milieu de croissance suffisamment... Lire la suite >
Les amateurs d’orchidées sont de gens généralement bien informés et plutôt rationnels. Mais lorsqu’il s’agit de parler de fertilisation, ils sombrent soudainement dans un délire de croyances irrationnelles, souvent accompagnées d’une insouciance chronique des risques. Il faut admettre que ce n’est pas un sujet facile. Au risque de perdre quelques amis orchidophiles, je vais tenter de mettre un peu d’ordre dans ces croyances irrationnelles qui dominent notre communauté d’amateurs d’orchidées. Examinons tout d’abord la manière dont l’orchidée capture les nutriments dans son milieu naturel. Comment l’orchidée capture les nutriments? Les botanistes qui ont étudié ce sujet constatent que les orchidées épiphytes sont très peu fertilisées. Elles sont en fait hydratées par l’eau de pluie qui est d’une grande pureté. Les quelques nutriments qui peuvent s’ajouter sont apportés par le ruissellement de l’eau sur les branches avoisinantes avant d’atteindre les racines de l’épiphyte. Les orchidées sont ainsi devenues peu gourmandes, se contentant d’un apport minime en nutriments, obtenu par le lessivage... Lire la suite >
L’amateur d’orchidées qui souhaite améliorer ses compétences devra consacrer du temps à l’observation de sa collection. En fait, c’est la base de toute bonne pratique horticole. Dans cette chronique, je vous suggère une méthode d’inspection mensuelle des orchidées qui est à la fois facile, rapide et plutôt agréable. Les trois objectifs de l’inspection des orchidées D’abord, il faut vérifier régulièrement que les quatre besoins fondamentaux de la plante sont comblés. 1. Quatre besoins fondamentaux Vous vous souvenez probablement de la chronique sur la photosynthèse qui expliquait l’importance d’une: 2. Avancement de la plante dans son cycle annuel Deuxièmement, on essaiera de déterminer l’avancement de la plante dans son cycle annuel, ce qui permettra d’adapter les soins. On sera particulièrement attentif à l’émergence des: 3. Soins horticoles complémentaires Finalement, on en profitera pour identifier tout besoin en soins horticoles complémentaires, comme: Comment procéder pour ne rien manquer et pour bien réagir? Tout cela peut paraître compliqué au premier abord, mais il... Lire la suite >
Plusieurs auteurs recommandent de sortir les orchidées à l’extérieur en été pour leur donner un petit regain d’énergie. Cette pratique est en effet très bénéfique pour de nombreuses orchidées – surtout si l’on vit dans une région tempérée. Malheureusement, le séjour au jardin peut s’avérer plus risqué et plus problématique pour les amateurs d’orchidées qui vivent en région nordique. Examinons ensemble les avantages et les risques associés à cette transition vers l’extérieur qui est bien plus radicale qu’il n’y paraît. Le séjour au jardin peut offrir plusieurs bénéfices À l’extérieur, l’éclairage est plus naturel et surtout plus complet avec un spectre lumineux plus large incluant des rayons ultraviolets «antiseptiques» et des rouges profonds qui stimulent la croissance et le phototropisme. Le vitrage de nos habitations ne laisse passer que très peu de ces composantes lumineuses qui sont pourtant si utiles à l’hygiène des espaces de culture intérieure. Malgré tous nos efforts, il est vraiment difficile de reproduire un spectre... Lire la suite >
Dès que notre orchidée a cessé de fleurir, on recommence à espérer… Mais l’arrivée de la prochaine floraison se fait souvent attendre. Pour vous aider à patienter, je vous propose d’examiner les deux principes fondamentaux qui régissent la floraison des orchidées. Une meilleure compréhension du fonctionnement de vos plantes vous permettra d’optimiser vos conditions de culture et ainsi d’améliorer vos chances de succès. Première exigence: l’accumulation de réserves suffisantes pour alimenter la mise en fleur. Comme nous l’expliquions dans une chronique précédente, les orchidées sont généralement cycliques, c’est-à-dire qu’elles poussent en suivant le cycle naturel des saisons. En général, elles commencent leur année de croissance par la production de nouvelles racines, puis construisent et déploient de nouvelles feuilles. Renforcée par ces nouveaux tissus à la fois jeunes et performants, l’orchidée pourra augmenter sa production de glucides par photosynthèse et emmagasiner des réserves de sucres. Au besoin, je vous invite à relire ma chronique sur la photosynthèse. Ce n’est que lorsque... Lire la suite >