Imaginez-vous un matin de la fin juin, l’air encore frais, une légère brise portant un parfum envoûtant à plusieurs mètres à la ronde. Devant vous, des plates-bandes qui s’étendent en rangées harmonieuses, couvertes de fleurs somptueuses en blanc nacré, en rose tendre, en rouge profond, en corail lumineux… Bienvenue au Jardin universitaire Roger-Van den Hende, sur le campus de l’Université Laval à Québec, au cœur de l’une des plus belles collections de pivoines au Canada! Un jardin exceptionnel, unique en Amérique du Nord Ce jardin public présente près de 4 000 espèces et cultivars regroupés par familles botaniques. C’est un véritable laboratoire vivant, à la fois lieu de recherche et d’enseignement, mais aussi oasis de verdure librement accessible à tous les amateurs de plantes. Son histoire commence avec un homme passionné, Roger Van den Hende, né en Belgique en 1909. Professeur de botanique à la Faculté d’agriculture de l’Université Laval, il a proposé la création, en 1963, d’un jardin pédagogique.... Lire la suite >
Dans les chroniques précédentes de cette série, nous avons exploré la fascinante double personnalité des racines d’orchidées et la façon de remplacer la mousse de sphaigne commerciale par un substrat plus durable. Aujourd’hui, je vous propose d’aller un peu plus loin dans la saine gestion des racines en abordant une technique de culture qui, à mon avis, devrait faire partie du coffre à outils de tout orchidophile sérieux: la culture linéaire, particulièrement bien adaptée aux orchidées sympodiales à croissance latérale rapide comme les Cattleya. Certaines orchidées sont sympodiales, c’est-à-dire à croissance latérale Les orchidées se divisent en deux grandes catégories selon leur mode de croissance. D’un côté, les orchidées monopodiales (comme les Phalaenopsis et les Vanda) qui poussent verticalement à partir d’un point unique de croissance, comme un palmier. De l’autre, les orchidées sympodiales qui se développent horizontalement en s’étirant le long d’un rhizome rampant, à la manière des iris barbus de nos jardins. Les Cattleya, Oncidium, Dendrobium et Cymbidium... Lire la suite >
Beaucoup d’orchidées vendues dans le commerce sont proposées dans un substrat à base de mousse de sphaigne ou de fibres végétales comprimées. Bien que la culture à long terme dans ce type de substrat soit possible, elle est plus technique et généralement mal adaptée aux pratiques horticoles domestiques. Il est donc conseillé de remplacer la sphaigne industrielle par un substrat plus facile à gérer par les amateurs d’orchidées. C’est ce que nous allons voir dans cette troisième chronique consacrée à la saine gestion des racines d’orchidées. Pourquoi les phalaenopsis sont-ils souvent vendus dans un substrat de sphaigne? Dans un environnement industriel, la mousse de sphaigne présente plusieurs avantages pour la production de masse. D’abord, elle convient parfaitement au développement de plantules de petite taille. Grâce à ses propriétés très absorbantes, elle requiert en effet moins d’eau d’arrosage et peu de fertilisation. De plus, les propriétés antiseptiques de la sphaigne fraîche (qui est antibactérienne et antifongique pendant quelques mois) créent un substrat... Lire la suite >
Au printemps, de nombreuses expositions horticoles sont organisées. Certaines mettent en valeur les aménagements paysagers, tandis que d’autres s’intéressent davantage aux semences et aux nouveautés horticoles. Mais les expositions d’orchidées sont différentes. Ce sont de véritables festins pour les yeux, une immersion dans l’univers exotique de fleurs originales et spectaculaires. Tous les passionnés contribuent à l’exposition Chacune de ces expositions nous invite à découvrir un univers de beautés exotiques présentées de façon originale et raffinée. Les plantes sont généralement fournies par des orchidophiles de la région qui sélectionnent les plus belles orchidées en fleur de leur collection pour les présenter lors de l’exposition. Plusieurs commerçants en profitent également pour mettre en valeur des plantes exceptionnelles de leur catalogue, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Des expositions de qualité – partout en Amérique et en Europe. Des expositions de qualité sont organisées dans la plupart des régions d’Amérique et d’Europe, dont probablement une dans votre région. Il serait trop long... Lire la suite >
En cette Journée internationale des droits des femmes, il nous semble pertinent de prendre un moment pour réfléchir au rôle très important, mais souvent négligé, des femmes dans le monde de la botanique. Nous vous proposons le portrait de deux Canadiennes qui ont grandement contribué à l’avancement des connaissances botaniques, chacune à leur manière. Il y en a évidemment beaucoup d’autres, mais celles-ci nous paraissent particulièrement significatives et inspirantes. N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions dans la section «commentaires» de ce blogue. Catherine Parr Strickland (1802-1899) C’est en banlieue de Londres, en Angleterre, que naît Catherine le 9 janvier 1802. Dès son plus jeune âge, elle développe une fascination pour la nature, qu’elle découvre en famille, mais surtout avec son père, qui l’encourage à consigner par écrit ses observations. À l’âge de 30 ans, elle s’installe au Canada (en Ontario) avec son époux, le lieutenant Thomas Traill. Le couple s’adapte rapidement à sa nouvelle vie, multipliant les... Lire la suite >
Si vous visitez une exposition d’orchidées dans votre région, vous serez probablement tenté d’acheter quelques spécimens récemment importés d’Asie ou d’Amérique du Sud. Dans la partie commerciale de ces expositions, vous trouverez généralement quelques fournisseurs étrangers qui proposent un choix impressionnant d’orchidées à des prix très raisonnables. Cependant, ces plantes sont généralement importées à racines nues et nécessitent quelques soins particuliers lors de leur première mise en pot. Les orchidées sont importées à racines nues afin de simplifier l’examen sanitaire aux frontières L’inspection sanitaire des plantes importées est indispensable pour protéger notre patrimoine botanique national. L’histoire récente (et moins récente) regorge de négligences sanitaires ayant eu un impact majeur sur nos végétaux, comme l’agrile du frêne (depuis les années 1990) et la maladie hollandaise de l’orme (depuis les années 1940). Les agents des douanes sont donc formés pour évaluer l’état de santé des plantes au moment de leur importation et ainsi détecter toute plante suspecte. L’inspection des plantes est possible,... Lire la suite >
Pour réussir la culture des orchidées, il faut accorder une attention particulière à leurs racines. Leur structure et leur fonctionnement sont en effet très différents de ceux des plantes terrestres conventionnelles. Dans cette chronique, nous examinerons le fonctionnement surprenant du vélamen, qui permet à ces plantes épiphytes de vivre hors du sol sans manquer d’eau. Revoyons d’abord quelques notions déjà exposées dans des chroniques précédentes. L’évolution des orchidées vers leur forme épiphyte Au cours de leur longue existence, les orchidées ont subi plusieurs transformations climatiques majeures. L’une des adaptations les plus remarquables est le passage de la croissance terrestre (c’est-à-dire une plante enracinée dans le sol) à la croissance épiphyte (c’est-à-dire une plante accrochée aux arbres). Dans certains cas, les plantes sont devenues épiphytes pour bénéficier d’un meilleur ensoleillement, à une époque où la couverture végétale était si dense qu’elle empêchait la lumière d’atteindre le sol. On a également découvert que certaines orchidées étaient probablement devenues épiphytes pour échapper à... Lire la suite >
En cette fin d’année, il semble opportun de passer en revue les principales connaissances acquises au fil des quelque 18 chroniques sur la culture des orchidées publiées en 2024 et 2025. Il y a plusieurs liens inscrits dans cette rétrospective qui permettront au lecteur de se rafraîchir la mémoire si nécessaire. Si les orchidées sont si attrayantes, c’est pour assurer leur survie Leurs pollinies sont lourdes et collantes et elles exigent un vecteur de pollinisation, comme un insecte ou un colibri, pour atteindre le stigmate femelle à féconder. Les pollinisateurs sont attirés par certains attributs floraux, tels que la taille de la fleur, sa couleur voyante, son parfum envoûtant ou son nectar nutritif. Certaines orchidées ont recours à des mimétismes spécifiques, comme des fleurs dont l’apparence est semblable à celle d’insectes femelles, pour attirer des mâles pollinisateurs en quête d’une occasion d’accouplement vite fait. Pour en savoir plus sur ce sujet passionnant, cliquez ici. Espèces botaniques Les espèces botaniques (non... Lire la suite >
Il existe beaucoup de confusion quant à la manière de mesurer l’intensité lumineuse, surtout chez les orchidophiles qui utilisent souvent des barèmes archaïques et inadaptés. Dans cette chronique, nous tenterons de démystifier les concepts de mesures modernes et de montrer en quoi ils sont beaucoup plus utiles et plus révélateurs des besoins réels des plantes. L’éclairement maximal à midi a longtemps servi de référence Dans leur habitat naturel, les orchidées reçoivent en effet des doses de lumière très variables tout au long de la journée. Lorsqu’il a fallu quantifier plus rigoureusement l’intensité lumineuse requise par les plantes, il a semblé logique d’utiliser l’éclairement maximal (vers midi) comme référence. Il s’agit en réalité de l’illumination maximale que la plante peut supporter dans son milieu naturel, valeur mentionnée dans les livres de référence. En pratique, les intensités mentionnées excèdent largement les besoins moyens des plantes. Bien que le maximum journalier constitue une base intéressante pour comparer les besoins en éclairage (faibles, moyens... Lire la suite >
Maintenant que nous avons mis en place une bonne installation de culture, nous allons examiner quelques aménagements complémentaires qui assureront un environnement de croissance optimal à notre collection. Pour les orchidées, il faut notamment prévoir un contrôle rigoureux de la durée d’éclairage, un apport en humidité (surtout en hiver, car l’air intérieur devient alors beaucoup trop sec), une circulation d’air constante (24 heures sur 24), une baisse de la température la nuit et une obscurité de très bonne qualité durant la nuit. Ces aménagements ne sont pas difficiles à mettre en place, mais ils seront déterminants pour la réussite de notre entreprise. Prévoyez une minuterie pour varier la durée de l’éclairage au fil des saisons Les orchidées ont besoin d’une durée d’éclairage appropriée. Comme nous l’expliquions dans une chronique précédente, plusieurs espèces d’orchidées ont besoin d’une variation saisonnière de la durée du jour pour synchroniser leur floraison avec le moment de l’année où leurs insectes pollinisateurs sont les plus abondants... Lire la suite >