Les plantes comestibles sont particulièrement populaires: légumes et fruitiers, bien sûr, mais aussi les fines herbes. Et c’est en plein la saison de récolte de ces dernières. On peut les consommer fraîches, bien sûr, mais on peut également faire une récolte plus poussée en vue d’une conservation à long terme, ce qui vous permettra d’utiliser vos propres fines herbes durant toute l’année. Voici comment faire. Récolte On peut récolter la plupart des fines herbes à tout moment, mais en général c’est au moment où les plantes commencent à fleurir que leur goût est le plus concentré et c’est donc aussi le meilleur moment pour les récolter pour la conservation. Sachez que le goût est à son plus intense le matin, mais il vaut mieux attendre que la rosée soit partie avant de récolter, car les feuilles et tiges humides se conservent mal. Séchage C’est la technique de conservation la plus utilisée. On l’emploie notamment pour les plantes aux tiges un... Lire la suite >
Un tremble à sauver Nous avons un magnifique tremble à notre chalet. Il y a environ 3 ans, un castor est venu prendre des mordées d’un côté de l’arbre. Nous l’avons enveloppé de broche à poule pour environ 1,2 m de hauteur après l’avoir enduit d’un produit noir en vaporisateur pour protéger sa vulnérabilité. À la suite de cet évènement, il a perdu quelques-unes de ses branches les plus basses. Cette année, comme son corset de broche devenait trop serré, nous l’avons enlevé. À notre grand dam, le castor est revenu pour arracher encore un peu d’écorce. Nous avons donc réinstallé la broche, mais moins serrée. Malheureusement, notre tremble perd de plus en plus de branches, toujours les plus basses. Pourriez-vous nous dire s’il y a moyen de sauver notre tremble qui nous est bien cher? Réponse C’est la broche à poule qui a sauvé votre arbre jusqu’à maintenant. Il vous faudrait l’ajuster de temps en temps, à mesure que... Lire la suite >
Nombreuses sont les plantes qui sont munies d’épines ou d’aiguillons… ce qui ne les empêche pas d’être jolies. Pensez aux rosiers, aux épinettes et aux épines-vinettes, trois plantes populaires que vous ne voudriez pas rencontrer de trop près. Mais à quoi servent réellement ces épines? Vous serez probablement surpris de la réponse! La défense C’est la réponse la plus évidente. Oui, les épines servent souvent à éloigner les animaux indésirables. Produire de belles grandes feuilles et tiges pour les voir se faire bouffer quelques semaines plus tard est une grande perte pour la plante et peut même la tuer, surtout si l’action est répétée. Quelques épines çà et là et la plupart des grands herbivores regarderont ailleurs. Les humains peuvent profiter de cette action défensive pour protéger leur demeure ou leur terrain. C’est reconnu que les voleurs n’entreront pas par une fenêtre sous laquelle pousse une plante épineuse, comme un rosier ou une épine-vinette. Et avant l’ère du fil barbelé,... Lire la suite >
Pourpier envahissant Question Comment puis-je me débarrasser du pourpier qui a envahi notre potager? Même deux applications d’herbicide n’ont pas détruit cette petite plante grasse! Le problème persiste depuis au moins deux ans. Réponse Le pourpier (Portulaca oleracea) est une plante annuelle à tiges et feuilles succulentes et à fleurs insignifiantes. Elle a été introduite au Québec en tant que légume (les feuilles sont comestibles) avant de prendre la poudre d’escampette et de devenir une mauvaise herbe. Chaque plante produit jusqu’à un million de graines annuellement et les graines peuvent vivre des décennies. Elles demandent cependant une exposition au soleil pour germer. Sarcler remonte les graines à la surface et provoque une nouvelle génération de pourpiers. Il peut avoir plusieurs générations par année de cette plante à croissance fulgurante. Pour éliminer le pourpier, arrachez et détruisez les plants et couvrez le sol d’au moins 4 cm de paillis. Sans lumière au sol, les graines ne peuvent plus germer. Si on... Lire la suite >
Les haricots (Phaseolus vulgaris et ses proches parents) se consomment habituellement quand ils sont encore dans le stade mange-tout, soit quand ils sont encore jeunes et tendres, sans fil, et on mange la gousse au complet. Certaines variétés modernes de haricots ont été sélectionnées pour être sans fil, mais d’autres en produisent encore si elles sont récoltées trop tard. La couleur de la gousse dépend de la variété semée au printemps: elle peut être verte, jaune ou pourpre. À ce stade, la gousse est encore mince et l’on peut à peine distinguer les grains, encore immatures, à l’intérieur. Si vous attendez trop, par contre, la gousse deviendra fibreuse et la graine, pâteuse. De plus, si vous laissez mûrir les haricots, la plante arrêtera d’en produire de nouveaux. Idéalement donc, vous récolterez vos haricots mange-tout quand ils atteignent environ la taille et la forme que vous voyez à l’épicerie. Faites-le à tous les 3 à 5 jours, pendant qu’ils sont encore immatures, car... Lire la suite >
Plusieurs municipalités ferment le robinet aux jardiniers en interdisant l’arrosage à leurs citoyens. Que doit-on faire alors pour maintenir nos terrains en bon état? Pelouses: arrosage interdit Le grand coupable des abus d’arrosage est bien sûr la pelouse. Bien des propriétaires ont l’habitude de la gâter avec des arrosages réguliers tout au long de l’été, ce qui est habituellement interdit en période de sécheresse. Une exception est souvent faite pour les pelouses nouvellement semées ou posées, qu’on peut arroser pendant les deux premières semaines. Cela dit, deux semaines d’arrosage sont insuffisantes pour bien établir une nouvelle pelouse en pleine canicule. Si vous avez le choix, mieux vaut retarder la pose ou l’ensemencement jusqu’à l’automne, quand les températures plus fraîches et les précipitations plus abondantes favorisent une meilleure reprise. Quant aux gazons bien établis qui ne sont pas arrosés, ils jauniront, certes, mais ils ne sont pas morts pour autant. Le gazon a la capacité d’entrer en dormance estivale et reverdit... Lire la suite >
Semences de cèdres et autres Les cèdres de mon chalet sont magnifiques et font plein de cônes. Peut-on semer ces cônes et comment s’y prendre? Y a-t-il une procédure plus ou moins générale pour faire reprendre plein de graines, samares, etc., que produisent arbres et arbustes? Réponse D’abord, ce ne sont pas les cônes qu’il faut semer, mais les graines qu’ils contiennent. Il faut donc les égrener en premier lieu. Il faut également extraire les graines des arbres et arbustes à fruits charnus (amélanches, pommes, etc.). Il ne faut toutefois pas enlever l’enveloppe des graines sèches (samares d’érable, noix, glands, etc.). Les graines de «cèdre» (Thuya occidentalis), et d’ailleurs de la majorité des arbres et arbustes de climat froid, ont besoin d’une période de «stratification» avant de pouvoir germer: il faut donc leur faire subir un traitement au froid humide avant de les exposer à la chaleur. Soit vous les semez à l’extérieur à l’automne pour une germination au printemps... Lire la suite >
Un mythe très tenace prétend que les coquilles d’œufs, quand on les écrase grossièrement, sont très coupantes et que les limaces se feraient lacérer en les traversant. On pourrait donc encercler une plante susceptible aux dommages de limaces d’un anneau de coquilles d’œufs et ainsi la protéger, car aucune limace n’osera traverser une telle barrière. En réalité, les limaces se couvrent d’une «bave» gluante justement pour se protéger des coupures. Cette bave (en fait, du mucus) est tellement efficace qu’elles peuvent même traverser des éclats de vitre sans le moindre dommage. Quant aux coquilles d’œufs, c’est du gâteau, car elles ne sont pas le moindrement coupantes (essayez de vous couper avec un morceau de coquille pour voir). De nombreuses études ont été faites à ce sujet et la conclusion est bien claire: les limaces traversent les barrières de coquilles d’œuf sans la moindre difficulté et sans souffrir d’aucun dommage. Même, d’après certaines études, si les coquilles ne sont pas bien rincées, elles... Lire la suite >
C’est en visite à Repentigny, en banlieue de Montréal, que j’ai vu pour la première fois le criocère du lis, Lilioceris lilii, de son vrai nom. Ce magnifique insecte orange métallique batifolait joyeusement sur ce qui avait, sans doute, déjà été un lis un peu plus tôt dans la saison. Maintenant, il n’avait plus de feuilles et ressemblait davantage à un turion d’asperge. Je n’ai fait ni une ni deux et, grâce à mes réflexes de lynx, avant même d’avoir eu le temps de répéter son nom, j’ai pris sa photo. Le 15 juillet 1998: comment oublier ce moment fatidique? La photo prise, l’instinct numéro deux – tuer, écraser, détruire – s’est mis en branle. J’ai donc essayé de le prendre entre le pouce et l’index pour l’écraser. Moment historique En fait, si je n’en avais jamais vu auparavant, j’avais déjà entendu parler de cet insecte dont la description de la physionomie et des dégâts remplit déjà depuis plusieurs années... Lire la suite >
Un piège aux phéromones est un piège à insectes en forme de boîte, de bouteille ou de sac contenant des phéromones (substances chimiques comparables aux hormones) qui attirent l’insecte que l’on veut prévenir. Les phéromones peuvent imiter l’odeur de la proie préférée de l’insecte (fruit, fleur, etc.), mais souvent les phéromones utilisées dans les pièges sont un peu plus osées que ça: elles imitent les phéromones sexuelles de l’insecte, normalement celle de la femelle. Ainsi, les mâles viennent de loin, attirés par l’odeur de ce qu’ils pensent est une séduisante jeune vierge. En pénétrant le piège, les mâles restent prisonniers et ne peuvent plus féconder les femelles, ce qui, en théorie, fera chuter la population d’insectes dans le secteur. Notez de plus que, pour un attrait supplémentaire, le piège est souvent de couleur jaune, bleue, verte ou violette, selon la couleur préférée de l’insecte. Un piège pour chaque insecte Les pièges à phéromones sont très spécifiques: chacun vise un type d’insecte en particulier.... Lire la suite >