Catégories

Recherche

Nos collaborateurs

Aménager avec des plantes indigènes

Il y a de bonnes raisons d’inclure des plantes indigènes dans votre aménagement paysager, d’autant plus qu’ici, en Alaska, nous continuons à perdre nos majestueuses épinettes blanches (Picea glauca) à cause de la sécheresse et du dendroctone de l’épicéa (Dendroctonus micans). Les plantes indigènes préviennent l’érosion du sol et, une fois établies, nécessitent peu d’entretien. Elles soutiennent une diversité d’insectes pollinisateurs et fournissent de la nourriture, des habitats aux oiseaux sauvages, aux animaux, aux insectes et aux micro-organismes du sol. Les plantes non locales peuvent déplacer les populations d’animaux sauvages et ne les soutiennent souvent pas de la même manière que les plantes indigènes. Elles peuvent devenir envahissantes, comme dans le cas du cerisier à grappes européen (Prunus padus), qui sévit actuellement en Alaska.

Paysage d’hiver

Perdre un arbre cher

La perte d’un grand arbre est une perte douloureuse pour de nombreux propriétaires. C’est comme perdre un membre de la famille. L’une des façons d’envisager le remplacement d’un arbre mort est de tenir compte de votre point de vue. Dans mon cas, j’ai perdu une épinette de 20 mètres à cause du dendroctone. Cette perte permet, d’une part, à mon jardin de bénéficier de beaucoup plus de lumière, mais d’autre part, l’absence de l’arbre fait un vide qui me laisse voir les jardins des voisins. J’ai donc perdu un peu d’intimité, et aussi un bel élément de mon jardin. Actuellement, le plus grand arbre à feuilles persistantes que je pourrais acheter est un arbre d’un 1,8 m, ce qui veut dire qu’il me faudrait attendre 50 ans avant de le voir prendre la place de l’arbre perdu. Il est évident que cela ne se produira pas de mon vivant.

Éléments des plantes paysagères et leur durée

Regardez cette liste avant de choisir des végétaux pour votre aménagement :

  • Fleurs (généralement d’une durée d’une à deux semaines). Peut comprendre des fleurs sauvages vivaces et des arbustes qui fleurissent.
  • Feuilles (présentes pendant 4 à 5 mois). Peut inclure les couleurs d’automne – arbres ou arbustes.
  • Branches (visibles 8 mois). Peuvent être un attrait hivernal. Pensez au cornouiller à tiges rouges ou à notre rose indigène (Rosa acicularis).
  • Écorce (visible 12 mois). Pensez au bouleau blanc ou au cerisier de l’Amour (Prunus maakii) avec son écorce cuivrée et pelée. Note: Prunus maakii est un arbre ornemental non indigène dans ma région.
  • Fruits (présents d’une semaine à plusieurs semaines). Peut inclure des cynorhodons, des gousses de graines, des cônes, etc. qui présentent un intérêt hivernal.
  • Variations de couleurs. La canneberge en corymbe (Viburnum edule) et la groseille sauvage (Ribes triste) ont des fruits et des couleurs d’automne.
  • Couvre-sol (visible pendant la saison de croissance). Notre cornouiller indigène, le quatre-temps (Cornus canadensis), est très recherché pour les zones ombragées, avec ses fleurs, ses baies rouge vif et sa couleur automnale rouge foncé.
  • Tenez également compte des éléments suivants: la forme, la texture et la taille dans la planification de votre aménagement paysager. Vous voulez bloquer une vue ou laisser entrer plus de soleil?
Le quatre-temps (Cornus canadensis), un magnifique couvre-sol. Merci, Canada!
Groseille sauvage (Ribes triste) en automne

Se procurer des plantes indigènes

Dans les pépinières locales, il peut s’avérer difficile de trouver des plantes indigènes résistantes à votre région. Une astuce pourrait être de prélever des plantes sur un futur chantier de construction, avec l’autorisation de son propriétaire, bien entendu. Cela dit, de nombreuses plantes indigènes ont des racines profondes et la transplantation d’arbres ou d’arbustes n’est peut-être pas la meilleure façon de les récolter.

Une autre option consiste à cultiver vos propres plantes indigènes à partir de graines ou de boutures. J’aime expérimenter et apprendre à connaître les plantes de cette manière.

Vérifiez s’il existe une société de plantes indigènes dans votre région et renseignez-vous auprès des jardiniers locaux qui vendent peut-être des plantes dans le cadre de leur passe-temps.

À l’heure où j’écris ces lignes, les jardiniers d’Alaska attendent la proclamation officielle de mai comme mois des plantes indigènes d’Alaska. Cette idée a été lancée par l’Alaska Native Plant Society et soutenue par un certain nombre d’organisations en Alaska.

L’ancolie gracieuse (Aquilgia formosa)
Mertensie paniculée (Mertensia paniculata)
Épilobe (Epilobium angustifolium ou Chamaenerion angustifolium). Photo par Arnie Cohen.

commentaire sur "Aménager avec des plantes indigènes"

  1. Diane dit :

    Toujours très intéressant de vous lire, M. Ryan, et de nous faire découvrir un peu de votre magnifique coin de pays.
    Bonne journée!

  2. Merci ! Très chouette en effet de penser de cette façon!
    Votre article est très invitant , par contre, on en voudraut plus! Suis-je trop gourmande ?!
    Merci bien!?

  3. Sylvie dit :

    Merci
    De ces plantes .que de belles idées de plantation
    Le défi effectivement va être de les trouver

  4. Bonjour M. Ryan,
    merci pour votre très intéressant article.
    Oui, une façon de se procurer des plantes indigènes est de les prélever sur un terrain voué au déboisement.
    C’est d’ailleurs la mission première de notre OBNL, La forêt qui marche. Nous organisons, dans la région de Sherbrooke, des cueillettes gratuites pour la population afin que les citoyens puissent sauver des arbres et des plantes indigènes afin de les transplanter dans leurs platebandes.
    Tout ce que les citoyens récoltent est gratuit. Il ne doivent fournir que l’effort de les prélever eux-mêmes, sous les conseils d’experts biologistes ou forestiers.
    Ces derniers sont aussi contents d’aider avec l’identification des plantes trouvées sur ces terrains.
    Nous fournissons également les pelles, brouettes et pots ou jute pour emballage.
    Depuis 2021, notre année de fondation, plus de 5100 arbres, arbustes et végétaux ont été récoltés par les citoyens.
    Au plaisir de vous y rencontrer un jour peut-être.
    Nicole Comtois
    Présidente
    La forêt qui marche

  5. Jocelyne Cloutier dit :

    Bonjour M. Ryan,nous avons un épinette de plus de 35 ans .Or, le tilleul voisin a abimé un coté de l’épinette. Le tilleul a été enlevé et nous pouvons voir qu’il manque plusieurs branches de ce coté. Quelles sont vos suggestions ?

  6. Tisseur Jean-Marc dit :

    Bonjour nous cherchons un couvre sol autre que le trèfle blanc et c’est le thym rampant ou le serpolet il y a de nombreuses variétés et c’est extrêmement efficace lorsqu’il y a des sécheresses.

    Savez-vous où nous pourrions nous en procurer ?

    Merci de l’attention apportée à notre requête. Dans l’attente de vos nouvelles.

  7. Suzanne dit :

    Merci interesant

Inscrivez-vous au blogue du Jardinier paresseux et recevez ses articles dans votre boîte de courriel à tous les matins!

%d blogueurs aiment cette page :