Science horticole

Bananes: date d’expiration en vue

La fin de la banane telle qu’on la connaît est peut-être proche. 

Loin de moi l’idée d’être alarmiste, mais avez-vous déjà remarqué que la saveur artificielle de banane ne goûte pas vraiment la banane? C’est parce qu’avant, ce fruit avait un goût différent et quand la saveur artificielle a été créée, c’est sur cette saveur «d’antan» qu’on s’est basé. Ce fruit, la banane Gros Michel originaire de la Martinique, qui a inspiré le goût des bonbons et sucreries, a aujourd’hui presque disparu… tout comme notre banane Cavendish actuelle risque de s’éteindre.

Bruit dramatique: TAN TAN!

Aujourd’hui, je vous parle du clonage de plantes, et du désastre écologique et alimentaire qui peut en découler. Ne vous inquiétez pas, je vous promets une touche d’humour pour égayer le tout, ainsi qu’un lien avec votre potager (même si vous n’avez pas de bananier!).

Banana GIF - Find & Share on GIPHY

Le clonage… comme dans les films?

Non. À la fois plus simple et plus complexe!

Sachez d’abord qu’il faut différencier la banane «sauvage» de la banane «sélectionnée». La première fait des fruits immangeables, pleins de graines dures et avec très peu de chair. La seconde, c’est celle qu’on trouve à l’épicerie.

La banane sauvage se reproduit de façon sexuée, c’est-à-dire qu’il y a un fruit issu le la fertilisation d’une fleur par le pollen d’un autre arbre. Dans ce fruit, il y aura une ou, dans le cas des bananes, plusieurs graines qui se développeront pour arriver à maturation. Elles pourront par la suite être délogées (ou non) du fruit pour germer (avec l’aide du vent, d’un animal qui mange le fruit, etc.).

On remplace quelques mots et on a le même cycle de reproduction que les humains. Et oui, un fruit c’est en quelque sorte un utérus-ovaire d’arbre! Bon appétit.

C’est comme ça que les gènes se mélangent et créent une descendance. La vie doit mélanger les attributs de cette manière pour évoluer. C’est ainsi qu’on crée de nouveaux individus qui seront, on espère, meilleurs que les précédents. Plus forts, plus endurants, plus résistants aux maladies, etc. C’est le cycle naturel des choses. Et c’est également ce qui mène à la diversité d’espèces.

differents types d'épi de maïs
Photo: WikiImages.

Le clonage, c’est de copier un individu à 100%. On retire tout ce brassage génétique, cette possibilité d’évoluer, et on garde un seul individu, en plusieurs exemplaires.

L’humain et ses tendances à se prendre pour un dieu

Qui veut d’une banane immangeable? Sans l’intervention humaine, on n’aurait pas du tout ce fruit! Une sélection artificielle a été réalisée sur tellement de plantes, pourquoi ne pas s’arranger pour avoir des supers bananes? Jusqu’ici, tout va bien.

La sélection artificielle n’a rien de dangereux ou de chimique. C’est simplement de choisir quels parents ont les meilleures caractéristiques pour produire la prochaine génération. 

Une tomate est particulièrement belle? La plante mère avait de bons gènes et 50% de ceux-ci se retrouvent dans les graines de la belle tomate: on va planter ses graines l’année prochaine!

Un plant de concombres a particulièrement bien résisté au froid? Gardons ses graines et tentons d’en tirer une variété moins frileuse.

Même chose chez les animaux; on veut une nouvelle race de chien frisé? On prend ceux de la portée avec le plus d’ondulations dans le poil pour être les prochains reproducteurs et on crée le caniche.

Boris Karloff Frankenstein GIF by Maudit - Find & Share on GIPHY

Vous me suivez? Rien de si étrange dans la sélection artificielle. En fait, c’est même plutôt logique! Si on aime les fleurs rouges, on plante des graines provenant d’une fleur rouge. Si on aime les bananes sucrées et sans graines, on choisit les fruits avec le moins de graines possible pour la prochaine génération.

Au bout de plusieurs rondes de sélection, on en arrive avec une descendance très différente de l’espèce de départ, l’espèce dite «sauvage». On arrive même à obtenir des fruits sans aucun noyau! Mais la question se pose : quand on a réussi à avoir un fruit qui n’a pas de graine, comment en assurer la production? Car, sans graines, cette plante est stérile.

Melon d'eau sans graine
Photo: ulleo.

Les clones: gage de stabilité

Ici encore, bien que le mot «clone» soit souvent associé à la science-fiction, il n’y a rien de si complexe avec des bananes. Vous avez déjà bouturé une plante? On met une branche avec quelques feuilles en terre, elle fait des racines et boum! Deux plantes! Cette petite nouvelle qui fait votre fierté est en fait… un clone de votre plante mère.

Si le docteur Frankenstein s’était intéressé à faire vivre des plantes à partir de membres coupés, l’histoire aurait été beaucoup moins impressionnante… On aurait appelé ce roman un livre de référence en botanique.

Bref, toutes nos bananes sont identiques génétiquement entre elles, car il n’existe qu’un seul individu qui a été cloné des centaines de milliers de fois. Pourquoi s’embêter à faire plusieurs lignées si on n’a pas besoin de les reproduire de manière sexuée après tout? On coupe le bulbe en plusieurs morceaux, on garde les rejets, tous les moyens sont bons pour avoir un clone de bananier.

À l’épicerie, vous trouverez des pommes Spartan, Gala, Empire…

Des courges Butternut, Poivrées, Pink banana…

Tomates de différentes couleurs et forme
Photo: KlausHausmann.

Mais vous ne trouverez jamais que des bananes de la seule sorte banane, de l’espèce banane, du cultivar banane. 

Une banane, c’est une banane!

Quand les clones ont un point faible

Le gros problème des clones végétaux, c’est qu’ils ont tous le même point faible, peu importe ce que c’est. Il suffit qu’une nouvelle maladie, un nouveau champignon ou un froid record s’abatte sur une région pour que tous les clones succombent, sans distinction. 

En effet, comment résister à une maladie si le voisin en meurt? Ils ont exactement les mêmes moyens de défense, ne sont ni plus forts, ni plus faibles. Dès qu’un nouveau perturbateur arrive dans l’environnement et peut affecter le bananier, c’est tous, tous, tous les bananiers qui y seront sensibles.

Dans le monde entier, il n’y a qu’un seul individu bananier donnant nos bananes Cavendish de l’épicerie. À quand l’arrivée d’une nouvelle maladie qui pourra les décimer?

La tragédie s’est déjà produite, plusieurs fois

À la fin du XXe siècle, le champignon Fusarium oxysporum s’est attaqué aux bananes Gros Michel, tuant presque tous les bananiers. Quelques cultures dans des coins isolés ont été sauvées, mais la Cavendish, plus résistante au champignon, l’a remplacé dans la production mondiale. 

Si vous voulez goûter la Gros Michel, sachez que la production continue en Thaïlande, où le champignon n’a jamais atteint les cultures. Sinon, il vous reste toujours la saveur artificielle de banane, qui fut créée à partir de la variété Gros Michel!

Bonbon banane
Photo: JACLOU-DL

Mais la banane n’est pas le seul végétal à se reproduire ainsi. Pensez à une patate qui germe dans votre armoire, que vous coupez en plusieurs morceaux et replantez. Non seulement toutes ces patates que vous récolterez sont des clones, mais en plus, la patate d’origine était elle aussi un clone des autres patates du sac. 

C’est beaucoup plus simple de fonctionner comme ça dans un champ que de cultiver un cycle complet: partir d’une graine et garder une partie du champ pour assurer la production de graines pour l’année suivante? Non merci! 

En plus, on assure la qualité avec une patate qu’on connaît bien (appelons-la Jocelyne): même rendement, même goût, même vitesse de croissance… Cette bonne vieille patate Jocelyne est une formule gagnante, pourquoi planter autre chose que Jocelyne? D’année en année, on multiplie Jocelyne et on plante toujours plus de Jocelynes : l’affaire est «kitkat dans le shake and bake». (Désolée si vous êtes trop jeunes ou Européens pour avoir la référence!)

Et puis, un jour, Jocelyne tombe malade, elle est «full vedge au cube», et contamine toutes les autres Jocelynes. Toutes les Jocelynes meurent. Et c’est la fin du clonage de Jocelyne, la patate… (Et de mes citations de Radio Enfer)

Espérons qu’on a gardé quelque part une petite Paulette ou une Manon à cloner parce que sinon, c’en est fini des patates!

L’histoire de Jocelyne n’est pas fictive (seuls les noms ont été modifiés à des fins d’anonymat!). En 1840, la famine de la pomme de terre en Europe a causé la mort de plus d’un million de personnes. Celle-ci a été causée par le mildiou de la pomme de terre, qui a détruit toute la production d’un certain type de patate, source d’alimentation essentielle de l’époque. 

Patate pourrie
Photo: Civvi~commonswiki.

Que peut-on faire?

Il est malheureusement trop tard pour la banane. Il faudra probablement recommencer la sélection si la Cavendish succombe à une maladie. Qui sait quel goût aura la prochaine banane?

Pour vos cultures potagères, particulièrement si vous avez un champ avec une grande quantité d’individus clonés (comme la patate), assurez-vous de bien examiner vos cultures régulièrement. Si vous repérez un signe de maladie, comme le mildiou de la pomme de terre, réagissez rapidement en détruisant les plants touchés, ainsi que les plants voisins dans un certain périmètre. Ça empêchera tout votre champ d’être contaminé.

Plant de pomme de terre affecté par le mildiou de la pomme de terre
Photo: Howard F. Schwartz, Colorado State University, United States

Je sais, c’était un long article, mais que voulez-vous? Je suis une biologiste qui a aussi un diplôme en histoire alors je me laisse parfois emporter!

Aimez-vous ce genre d’article ayant un côté plus «historique» de temps à autre?

À propos Audrey Martel

Audrey Martel est une biologiste diplômée de l'Université de Montréal. Après plus de dix ans dans le domaine de l’animation scientifique, notamment pour Parc Canada et le zoo de Granby, elle a rejoint Conservation de la nature Canada afin de relever de nouveaux défis en rédaction scientifique. En 2022, elle a décidé de se lancer à temps plein dans la rédaction scientifique en tant que pigiste. Elle se passionne pour les plantes et champignons comestibles, le comportement animal, les liens entre les espèces dans les écosystèmes, et la sensibilisation à la protection de la nature.

100 comments on “Bananes: date d’expiration en vue

  1. Marie-Lyne Lavallée

    Votre article est fort intéressant et instructif. J’aime beaucoup l’ajout d’informations historiques dans ce genre d’article. C’est un plaisir de vous lire!

  2. Odette Ignace

    Je vis en Belgique donc en Europe. Chez nous nous sommes préoccupés par la protection de notre vie privée. Une loi européenne interdit les cookies destinés à nous pister, enregistrer nos choix nos habitudes… En lisant votre chronique je constate que je ne peux refuser les cookies non essentiels. Pouvez-vous modifier ces paramètres ?

  3. Claudette

    J’apprécie grandement votre article et espère vos interventions futures

  4. JULIEN C.

    Super article, j’adore ! science, histoire et humour ! ah, si les profs du collège étaient comme vous…
    Merciiii 😀

  5. Maria Nieuwenhof

    Oui j’aime ces petites touches d’histoire. J’apprends quelque chose à chaque texte. Merci

  6. Très intéressant merci, j’aime votre style d’écriture unique !

  7. ArianeBratz

    Et les bananes bio ? Issues du même clonage?
    Merci pour la réponse ?

  8. Caroline Jarry

    J’aime beaucoup les articles qui intègrent une dimension historique, c’est encore plus intéressant. SVP ne vous en excusez pas! J’aime les articles informatifs (comme les faisait Larry Hodgson), car c’est pour l’information que je lis ce blogue. Ce n’est pas pour l’humour. Merci pour ce texte de vulgarisation sur la reproduction des plantes potagères et la fragilité du clonage, c’est très intéressant.

  9. Vos articles sont très intéressants. J’en apprends d’avantage chaque jour

  10. Très intéressant, J’aime la bio et l’histoire!

  11. André Bernier

    En effet, il serait intéressant de savoir.

  12. André Trudel

    Au niveau mondial il doit bien avoir des organismes qui cherchent à cloner une nouvelle variété de banane . Quand est il ?

  13. J’adore votre style combiné d’humour et d’information! J’ai toujours hâte de lire vos prochains articles!

  14. Fabienne Hubert

    Ma meilleure amie est une banane. Toujours la même, toujours souriante!… Ce genre d’article est très très intéressant. On se sent déjà moins bête devant les cageots de l’épicier. Merci Audrey pour votre travail pédagogique! Vos connaissances sont bienvenues!

  15. Jean-Paul Huntzinger

    ‘Jai vécu mes hivers en Floride pendant plusieurs années et au supermarché, nous avions plusieurs variétés de bananes, plus grosses , plus petites, plantain etc…

    • Effectivement, la Cavendish est la plus commercialisé, mais non la seule disponible

  16. Jean Tremblay

    oui

  17. Joan Thompson

    Très bonne explication des risques et du sujet en général. Merci!

  18. Micheline Moisan Boisvert

    Merci de nous en apprendre un plus. Toujours très intéressant.

  19. Super article! Contenu bien vulgarisé (bravo pour les analogies) donc facilement accessible pour tous. J’adoooore le côté historique. Votre sens de l’humour…wow et merciiiii!. Merci pour tout au fait!

  20. Vraiment! J’adore connaître d’où vient nos fruits et légumes! Et en plus, vous êtes une source fiable contrairement à tout ce qu’on peut lire sur internet! J’apprécie beaucoup vos connaissances et vos partages, c’est un plaisir de vous lire et d’apprendre! Alors pour moi, c’est un gros OUI ?

  21. Elisabeth

    Merci pour pour toutes ces informations!
    C’est toujours agréable de vous lire. J’aime également votre approche humoristique!
    Ça fait du bien de rire! Ça part bien la journée;)
    Tant pis pour les Grinch….

  22. Vos articles sont savoureux! Gardez votre style d’écriture, intéressant, humoristique et historique, ça fait du bien dans un monde trop aseptisé.

  23. J’apprécie beaucoup ton article Audrey vraiment intéressant ?
    J’aime beaucoup ta touche humoristique.

  24. Très intéressant Merci de continuer à nous instruire avec humour.

  25. Un gros OUI pour moi aussi! J’adore ce genre d’article, alliant le côté informatif, historique, et parsemé de votre belle touche d’humour. Merci Audrey! 🙂

  26. audreymartel

    @arianebratz bonne question! Oui, c’est la même chose. L’espèce est la même, seule la méthode de culture (pesticides, engrais et autre) diffère.

  27. Merci même si c est long c est très intéressant à vous lire donc continuez svp

  28. audreymartel

    @AndréTrudel je n’ai rien trouvé de tel dans mes recherches ! Notre problème est souvent de chercher à résoudre les problèmes une fois qu’il est trop tard malheureusement…

  29. Champagne

    Oui je trouve très intéressant l’histoire et la biologie des végétaux.

  30. Oui!,, j’ai bien aimé ce texte. J’ai appris. Merci.

  31. La jardinière debutante

    Bonjour et merci pour cet article. En France, nous trouvons tout de même différentes bananes : la « jaune », la plantain, les minibananes jaunes ou rouges… Mais il est vrai que le choix varie grandement en fonction des saisons et surtout d’où on fait les courses, et puis il y a le prix que l’on est prêt à mettre pour pouvoir les goûter ! En tout cas, cet article donne envie de planter des bananiers et de jouer sur les variétés !

  32. Françoise Bélanger

    J’aime la culture botanique/horticole et la culture historique de votre texte. Je lis le texte du Jardinier paresseux tous les matins. Merci

  33. J’ai beaucoup apprécié votre article avec une pointe d’humour et j’aime beaucoup le côté historique. Je trouve toutefois dommage que ceux qui font ce genre de sélection qui force le clonage ne pense pas plus loin que le bout de leur nez et aux conséquences possibles à long terme.

  34. Gabrielle

    Intéressant! 🙂
    Par contre, il existe déjà plusieurs cultivars de bananiers…
    Peut-être pas à l’échelle commerciale, mais pour ceux et celles qui ont un ‘verger’ ou une forêt nourricière ou des bananiers dans leur cours arrière, il en existe plusieurs! La future banane populaire sera probablement une de ces variétés!

  35. Marie-Sophie

    J’ai bien aimé l’article ainsi que ton humour.

  36. Excellent, je ne verrais plus jamais ma banane que je mange tout les matins de la même façon.

    JP

  37. Le champignon s’attaque déjà à la Cavendish depuis un bon moment.
    https://www.quebecscience.qc.ca/environnement/champignon-banane-amerique-latine/

  38. audreymartel

    @Jerome en effet, mais la Cavendish est plus résistante et le champignon ne décime pas toutes les cultures.

  39. Merci pour toutes ces informations

  40. J’aime beaucoup votre style combiné d’information et d’histoire et d’une touche d’humour! Merci et au plaisir de vous relire!

  41. Article très pertinent . En culture biologique , y a -t’il d’autres variétés ? Comme je n’achète que des bananes bio , certaines ont la pelure plus épaisses ou plus minces , la forme diffère aussi et surtout le goût …

  42. J’aime bien cet article avec ses références historiques. Je n’ai remarqué sa longueur que lorsque tu en as parlé. Donc ne te gêne pas pour en écrire d’autres. Il me fera encore plaisir de te lire.

  43. Bonjour, j’aime un article comme le vôtre avec des faits historiques. Ceci permet de mieux comprendre et visualiser certaines notions biologiques ou autres!

  44. Super

  45. audreymartel

    @Sylvie les bananes bio sont de la même espèce, c’est la méthode de culture qui varie 🙂

  46. Daniel Fantino

    Oui on aime ! Merci. Comment expliquer que 3 patates plantées dans 2 tas de compost très carbonés, distant de 100 m, ont tous donnés des patates difformes avec des excroissances, un peu comme si des petites avaient poussées sur des plus grosses. Une vraie récolte Frankenstein si unique que j´hésite de les consommer, et les voit plus comme des « oeuvres d´art » de mère Nature.

  47. Merci infiniment, j’apprends quelque chose de nouveau. Vous stimulez ma curiosité et mes neurones vous en sont reconnaissants.
    J’adore qu’il y ait un petit cours d’histoire d’insérer dans vos articles. Vous avez une double formation alors, je profite doublement de vos connaissances. ?

  48. Pour ma part, il n’y a jamais trop de référence historique, ni même humoristique. Petite question concernant le clonage d’un végétal: si nous prenons un segment de plante et le replantons ailleurs. Vous dites que ce clone sera identique. Cette nouvelle plante (ou clone grandira) par contre dans une nouvelle terre, avec des composantes et minéraux différents en qualité et en quantité. Même les éléments météo seront différents (quantité et qualité de l’eau, de l’air, etc.). Sa croissance et son évolution pourraient être différentes. Si nous reprenons cet exercice plusieurs fois à différents endroits, comment comprendre que le clône du boût de la chaine resterait identique à l’original ?

  49. monaliss1716

    C’est un réel plaisir de vous lire! Apprentissage et humour peuvent faire bon ménage! 😉

  50. Isabelle Dubuc

    C’est une réflexion intéressante !

  51. audreymartel

    @DanielFantino est-ce qu’elles sont malades ou seulement déformées ? Difficile à dire comme ça, là nature est plein de surprises ! Peut-être que votre patate mère était elle même de forme étrange?

  52. Très intéressant de connaître le côté scientifique et pas les explications version astuces de grands mères souvent très loin des réalités scientifiques

  53. audreymartel

    @Sylvain bonne question. En fait, quand on parle de clone identique, on parle de génétique. Évidemment, la plante peut être affectée de multiples façon dans sa croissance et ne plus ressembler à la plante mère en apparence, mais leur ADN reste identique.

    Après, il y a toujours la possibilité d’une mutation spontanée sur une branche et si on plante cette branche, alors oui, elle sera différente génétiquement de la mère. Toutefois ce changement (qui peut être visuellement aussi gros qu’un changement de couleur des feuilles) reste en fait minime dans le code génétique. Il ne pourrait probablement pas se reproduire avec succès avec un autre des clone ne présentant pas la mutation.

  54. Réjean Émond

    J’ai bien aimé l’article! La longueur ne m’a pas du tout dérangé. Cela a permis vraiment de bien comprendre le processus de clonage et d’en mesurer les pour et contre. Merci! ?

  55. Danielle Doyon

    Super intéressant de vous lire avec ces renseignements historiques, cette vulgarisation scientifique. Un pur bonheur!

  56. oui, j’aime! encore.

  57. Très intéressant j’aime beaucoup ce type d’articles !

  58. J’ai adoré votre article et vive les références historiques!

  59. Très intéressant! Merci beaucoup pour ce combo horticole et historique

  60. Bonjour Audrey, Je suis totalement en accord avec Jojo. Il ne faut pas lâcher la patate!!

  61. Bien d’accord!

  62. Juliette au balcon

    Bravo Audrey! Super article qui permet de bien comprendre la différence entre clonage et brassage génétique! Quand c’est intéressant, ce n’est jamais trop long!

    On voit parfois des mini-graines dans les bananes Cavendish. Je présume qu’elles sont stériles, le bananier ne se clonant que par ses rejets? Merci pour cet article.

  63. nicole st-pierre

    j’ai vraiment adoré…..et au fait que certains fruits n’ayant plus de noyaux n’auront pas de reproduction….je me demandais pourquoi le citron et autres agrumes en ont encore mais jamais trouvé dans la lime

  64. audreymartel

    @nicole je ne suis pas spécialiste, mais je crois que les limes sont cueillies plus immatures. J’en ai déjà eu, mais c’était de bien petites graines !

  65. Trés instructif. Merci j’ai apprécié. D’ailleurs je trouve étrange de trouver des melons d’eau biologique mais sans graine. Il me semble que ce n’est pas une si bonne pratique.

  66. Oui, j’ai beaucoup aimé votre article! Votre style est dans la lignée du Jardinier Paresseux; informatif et rigolo! Merci!

  67. J’adooore les articles qui combinent la biologie et l’histoire.Merci de nous instruire ?

  68. Oui, le côté historique est toujours intéressant!
    Merci

  69. Le mélange de science, d’histoire et d’humour est parfait.

  70. Marjolaine Samson

    Le règlement européen (RGPD) s’applique sur les sites Internets opérés à l’intérieur de l’Union Européenne. Comme le Jardinier Paresseux est un site Canadien, il n’est pas visé par cette loi.

  71. Michel Parent

    Au Quebec ns avons aussi, parfois, des plus petites et des rouges. En Haiti on appelle banana le plantain et la banane sucree se nomme banana figue.

  72. Françoise Hamel

    Vous pouvez refuser les cookies avec ceci:https://stileex.xyz/logiciels-anti-cookies-gratuits/

  73. Très intéressant et instructif. j’ai bien aimé Merci

  74. Pascal Forest

    merci pour l’article c’est bien expliqué mais j’ai plusieurs questions.
    Au super marché il y a les banane Dole et Chiquita elles n’ont pas le même gout ni la même texture je trouve ce sont t’elles des Cavendish ?
    Au printemp passé j’ai acheté plusieurs variété de bananiers: Grande nain, dwarf cavendish, gold finger, truly tiny, kokopo, manzano, java (banane bleu), dwarf red (banane rouge) et sumatra X cross et la grosse Michel.
    Si ils ont des fruits de tailles différents, hauteurs des plants différents, des gouts différents et la couleur
    des fruits sont différents sont t’ils tous des Cavendish ?
    Et si non pourrait on pas les croisé en semble ? et créer des espèces différentes et peu être plus forte.
    car j’adore faire l’abeille avec mon pinceau !!
    Merci

  75. Excellent article, très bien écrit

  76. Vraiment très intéressant, merci beaucoup pour l’information.

  77. Très intéressant mais j’avoue un peu long et les animations en moins.
    Mais Bravo!

  78. Stephanie

    Excellent article! À cloner comme formule?

  79. Josée Lévesque

    J’ai beaucoup aimé votre article. Je n’avais jamais pensé que les bananes et les patates que je mange avaient subies un clounage. J’aime votre manière de nous informer sur le sujet, en y mettant de l’histoire, du rire et de nous avertir de ce qui peut arriver dans le future si nous ne faisons pas attention.

  80. J ai la chance d habiter dans une region chaude (mais dans quelques decenies desertique). Pouvez vous suggerer une categorie de banane que je puisse planter et oú trouver le plant / la graine?

  81. J’adore ce genre d’article pas trop long et très intéressant!

  82. Anny Carpentier

    Très bon article! J’adore votre façon de présenter les choses avec humour et simplicité!

  83. France Lacroix

    Oui j’aime bien!! Merci!!

  84. André Trudel

    Merci

  85. J’adore les référence historique. Souvent on comprend mieux le « pourquoi de la chose », car on apprend d’où vient le bobo… et on se rend compte que l’humain n’apprend pas tant que ça de ses erreurs finalement. Aussi, super les citations de Jocelyne de Radio Enfer! Ça faisait longtemps, mais ça fait toujours rire!

  86. C’est très très intéressant! Merci!

  87. J’adore l’histoire, la biologie… et l’humour. Merci pour cet article très intéressant.

  88. Oui, j’aime bien le côté historique. Votre article était très intéressant, et j’espère que le goût de la prochaine banane se rapprochera de celui qu’on connaît en ce moment!!

  89. Merci pour cette lecture. J’aime bien lorsque la science est gentiment expliquée, un brin d’histoire pour mettre en perspective et un peu d’humour. Belle combinaison d’éléments.

  90. Marie Pedneault

    J’ai beaucoup aimé votre article et vos références historiques sont tout à fait pertinentes. De même que toutes les autres informations que vous donnez. Merci beaucoup! Cela soulève une question toutefois : comment puis-je cultiver des patates, par exemple, dans mon jardin, et contribuer en même temps à la diversité génétique? Plantes plusieurs espèces côte à côte?

  91. Bonsoir,
    C’est quand même beau, non ?
    https://acclimatons.com/forum/viewtopic.php?f=6&t=106
    Merci pour votre super article très intéressant.

  92. Josée Thériault

    Très intéressant! Mais j’entends parler de cette disparition depuis 2003…qu’en est-il vraiment?

  93. Sébastien Simare

    Excellent texte. Bravo !

  94. Bonjour,

    Bien que j’ai visité Grosse- Île, je n’avais jamais regardé mes pommes de terre sous cet angle.

    Merci pour ce bel article.

  95. Mais la Cavendish est pratiquement la seule mangeable telle quelle, souvent les autres variétés doivent être cuites avant d être consommées.

  96. Chardin Brigitte

    super instructif, merci beaucoup!

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