
Mais qui explique cela au jardinier novice? Il voit un rosier «de zone 5», s’imagine alors que, puisqu’il réside en zone 5, aucune protection hivernale ne sera nécessaire. Alors la plante meurt au cours de l’hiver et il pense que c’est de sa faute. Plutôt décourageant, non?
Quant à moi, je préférerais que l’étiquette indique la zone véritable de la plante, mais c’est vrai qu’indiquer «zone 8» pourrait (et même devrait) faire peur aux jardiniers des régions froides. Ainsi je concède qu’il serait acceptable d’indiquer «zone 5 avec protection»: ainsi au moins le consommateur sera averti qu’il y a anguille sous roche. Mais «zone 5» tout court pour une plante de zone 7 ou 8? Je trouve ça malhonnête!
Les étiquettes des rosiers arbustifs disent la vérité
Mais pas de panique en ce qui concerne les rosiers arbustifs! Ces rosiers, un groupe qui comprend les célèbres séries des Explorateurs canadiens et des Artistes canadiens, sont naturellement plus rustiques que les rosiers buissons et, dans leur cas, on indique habituellement la bonne zone de rusticité sur l’étiquette: 2, 3, 4 ou 5, selon le cultivar. Aucune protection hivernale n’est nécessaire pour ces rosiers rustiques tant que vous les plantez dans la zone indiquée (ou une zone plus chaude). Ainsi, un rosier arbustif «de zone 2» peut se cultiver en zone 2, mais aussi dans les zones 3, 4, 5, 6, 7 et plus, alors qu’un rosier arbustif «de zone 5» peut seulement se cultiver, sans protection, dans les zones 5, 6, 7 et plus.
