10 faits surprenants sur les palmiers

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Un cocotier en bord de mer représente notre image d’un palmier… mais il y a beaucoup plus à découvrir! Photo: http://www.elsetge.cat

Je suis un grand amateur de palmiers depuis mon enfance, probablement parce que je vis dans un climat beaucoup trop froid pour qu’un palmier puisse survivre à l’extérieur. Donc, pour moi, ces végétaux sont l’exotisme-même! Je cultive différentes espèces à l’intérieur (et à l’extérieur en été) depuis l’âge de 10 ans, souvent à partir de graines.

Mais, si vous pensez que les palmiers sont de grands arbres que l’on ne trouve que sur les plages tropicales, vous vous trompez. Ils sont largement répandus dans les régions tropicales et subtropicales du monde, vivant de la forêt pluviale au désert, et certains poussant même en climats tempérés. Et leurs formes varient plus que vous ne pensez.

Voici quelques faits peu connus sur les palmiers.

Le stipe (tronc) d’un palmier n’a pas de cerne. Photo: Tangopaso, Wikimedia Commons

1. Les palmiers ne sont pas des arbres. Botaniquement parlant, ce sont des herbes géantes. Un véritable arbre est une plante ligneuse qui fait de la «croissance secondaire»: ses tiges s’épaississent avec le temps, formant des couches successives de bois. D’ailleurs, on peut même estimer son âge en comptant les cernes que cette croissance laisse dans le bois. C’est ainsi que la tige mince d’un jeune arbre se transforme peu à peu en un tronc massif. Les palmiers sont des monocotylédones (plus proches des graminées que des chênes ou des érables). Leur «tronc» est en réalité une tige épaisse qu’on appelle un stipe ou faux-tronc. Ce stipe est souvent fibreux et, de toute façon, n’est pas composé de bois véritable. Et il n’a pas de cerne. La largeur que le stipe de palmier a quand il se forme est la largueur qu’il gardera toute sa vie.

2. Bien que le cocotier (Cocos nucifera) soit l’image classique du palmier, il existe plus de 2600 espèces dans la famille des palmiers (Arecaceae). Beaucoup ressemblent à des arbres, avec un seul stipe croissant tout droit vers le haut, d’autres sont des arbustes, sans «tronc» visible et d’autres encore sont des plantes rampantes ou grimpantes. Les chaises en rotin que nous utilisons dans nos jardins proviennent des stipes des palmiers grimpants.

Le palmier doum (Hyphaene thebaica) est parmi les très rares dont le tronc se ramifie. Photo: Malcolm Manners, flickr.com

3. Les palmiers ne se ramifient pas (ou du moins presque jamais). Pensez encore à ce cocotier classique: son stipe peut être penché, mais il n’y a jamais de branche. Il y a quand même quelques rares exceptions. Quelques rares espèces sont dichotomiques: leur tronc se divise en deux parties égales: donc il n’y a pas de stipe secondaire, mais deux stipes égaux. Aussi, très, très rarement, si l’apex d’un palmier plus classique est endommagé, il peut se ramifier au sommet, mais c’est manifestement une exception plutôt que la règle. Quand on y pense, le «tronc» unique des palmiers fait partie de ce qui nous aide à le définir comme étant un palmier! S’ils ne se ramifient pas, par contre, de nombreux palmiers produisent des repousses à la base et ainsi forment des touffes. Mais d’autres sont solitaires.

4. Les rameaux des palmiers sont en fait des feuilles. N’en déplaise à la tradition du dimanche des Rameaux, le dimanche avant Pâques, ces palmes qu’on agite et dont on décore les églises en mémoire de l’entrée de Jésus à Jérusalem ne sont pas des rameaux, même si on les appelle ainsi. Un rameau est une petite branche et, comme on a vu, les palmiers n’ont pas de branche. Il s’agit plutôt de feuilles qu’on peut appeler frondes ou palmes. 

Fronde pennée (à gauche) et palmée (à droite). Photo: http://www.kissclipart.com & clipart-library.com

5. Les feuilles de palmier se présentent sous deux formes. Elles sont soit pennées, avec des folioles attachées de part et d’autre d’un seul axe à la manière d’une plume, ou palmées, soit en forme d’éventail, avec toutes les folioles s’étendant à partir du même point, comme une main. Il existe toutefois quelques variantes de ces deux formes. Les feuilles costapalmées sont pennées à la base, mais palmées à l’extrémité. On pourrait les voir comme étant des feuilles palmées allongées. Aussi, les frondes pennées de certains palmiers sont doublement pennées, donc bipennées: chaque foliole, à son tour, ressemble à une plume. Et puis il y a quelques rares palmiers à feuilles entières, semblables aux feuilles pennées, mais simples et non divisées. Les feuilles de palmier sont presque toujours disposées en spirale à l’extrémité du stipe. Souvent, elles sont épineuses, surtout à la base.

Le palmier du Madagascar (Pachypodium lamerei) n’est pas, malgré son nom, un palmier. Photo: World of Succulents

6. Certaines plantes appelées palmiers n’en sont pas. Elles appartiennent à d’autres familles botaniques plutôt qu’à la famille des palmiers (Arécacées). Dans ce groupe, on trouve certaines plantes assez bien connues, comme le palmier du Madagascar (Pachypodium lamerei, Apocynacées), le faux-palmier du Japon, aussi appelé fougère palmier (Cycas revoluta, Cycadacées), le chou palmiste (Cordyline australis, Asparagacées) et le palmier du voyageur (Ravenala madagascariensis, Stretitziacées).

Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) en Pologne. Photo: Marek Malec

7. Il existe quelques palmiers rustiques. Ils peuvent tolérer le gel et la neige… au moins pour de courtes périodes. Le plus connu de ces palmiers résistants au froid est le palmier de Chine ou palmier chanvre (Trachycarpus fortunei). Il est parfois cultivé aussi loin au nord que Vancouver au Canada et dans le sud de la Suède… ainsi qu’un peu partout en France et en Belgique. On dit qu’il est rustique dans la zone de rusticité 8 et a même été cultivé dans la zone 6b, mais seulement dans des conditions très spéciales. Surtout, les températures sous 0 °C doivent être passagères. Si elles persistent trop longtemps, même le palmier le plus rustique mourra. 

Le palmier le plus haut au monde. Photo: Wikimedia Commons

8. Le plus haut palmier du monde et, en fait, la plus haute monocotylédone du monde, est le céroxyle de Quindío ou palmier à cire du Quindío (Ceroxylon quindiuense). Il peut atteindre jusqu’à 60 m (200 pieds) de hauteur. Il pousse dans les forêts montagneuses humides des Andes en Colombie et au Pérou.

Un éventail très partiel des produits dérivés du cocotier. Photo: http://www.usesofcoconut.com

9. Le cocotier (Cocos nucifera) est l’une des plantes les plus utiles au monde. En plus de séduire les touristes sur les plages de sable fin, il fournit aux humains nourriture, huile, savon, boissons gazeuses, boissons alcoolisées, abri, terreau, fibre et même un genre de bois de construction (qui n’est, en fait, pas vraiment du bois). Et ce n’est qu’un début! Il n’y a aucune partie du cocotier pour laquelle on n’ait pas trouvé d’utilisation!

Noix gigantesque du cocotier de mer (Lodoicea maldivica). Photo: adrien, tropical.theferns.info

10. La graine la plus grosse et la plus lourde au monde provient d’un palmier. La noix du cocotier de mer (Lodoicea maldivica), des Seychelles, est surnommée coco-fesses en raison de sa forme ressemblant fortement à celle d’un postérieur. La graine peut atteindre 50 cm de diamètre et peser jusqu’à 42 kg! La graine met 6 à 7 ans pour mûrir et deux années supplémentaires pour germer.


Les palmiers: fascinants, n’est-ce pas?

Quand un dracéna fleurit: signe du ciel ou coïncidence?

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Dracéna fragrant (Dracaena fragrans). Photo: http://www.thechlorofeelshop.com

Ce qui suit est une histoire fascinante partagée par une lectrice: à vous d’arriver à votre propre conclusion!

Mon dracéna fragrant (Dracaena fragrans) a maintenant 49 ans. C’était un cadeau offert à mon mari lorsqu’il a été hospitalisé pour une crise cardiaque à l’âge de 42 ans. Il l’a gardé dans son bureau pendant de nombreuses années et m’a toujours dit que cette plante et lui avaient commencé leur vie ensemble.

Après sa crise cardiaque, il a quitté son emploi dans un cabinet d’avocats où la pression du travail était presque insoutenable, et où l’on s’attendait à ce que les juristes travaillent au moins 60 heures par semaine, et a recommencé sa carrière dans un petit cabinet plus détendu. Quand il prit sa retraite, il rapporta le dracéna à la maison. Il l’arrosait fidèlement chaque vendredi, me disant toujours que cette plante le maintenait en vie et que, si elle mourait, il le ferait aussi.

Dracéna fragrant en fleurs. Photo: forums.botanicalgarden.ubc.ca

Il était atteint de démence au cours de ses 3 dernières années, mais était fidèle à l’arrosage de sa plante jusqu’à ce que, dans l’ultime année, il fut obligé d’aller vivre dans une résidence pour personnes non-automnes. Le matin de sa mort, j’ai remarqué un petit bouton blanc sur la plante et, au bout de 3 jours, il y avait 5 ou 6 grappes de fleurs magnifiques au parfum divin. La plante a fleuri pendant environ 6 semaines.

La plante avait alors 42 ans et n’avait jamais fleuri jusqu’au jour du décès de mon mari. Coïncidence? Je choisis de croire que non. Je pense que c’était sa façon de me dire qu’il allait bien.

Bizarrement, quelques années plus tard, j’ai coupé quelques tiges dans le but de les bouturer et l’une d’elles, tout en s’enracinant dans l’eau, a fleuri. Elle a fleuri le jour de la mort de mon frère bien-aimé. Signe du ciel ou coïncidence? J’ai choisi de croire au signe du ciel.

Le dracéna original pousse toujours avec vigueur. Je le garde taillé à environ 1,5 m: il atteindrait le plafond si je le laissais faire! Pour moi, cette plante est une consolation et un encouragement. Je le garderai toujours précieusement.

Maureen Eichman

Mythe horticole: Le savon à vaisselle comme insecticide

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Le «savon à vaisselle» est souvent peu efficace contre les insectes et peut endommager les végétaux traités. Ill.: clipart-library.com et jardinierparesseux.com

Beaucoup de jardiniers utilisent régulièrement le savon à vaisselle pour traiter leurs plantes de jardin et de maison contre les insectes et les araignées rouges. Et d’ailleurs, cette utilisation date de loin. Qui n’a pas entendu dire que Grand-maman lançait l’eau de vaisselle sur les plantes dans son jardin pour contrôler les indésirables? À son époque, le savon à vaisselle était vraiment du savon et, en général, le savon liquide, dilué au taux d’environ 5 ml (1 c. à thé) dans 1 litre (4 tasses) d’eau, arrive bien à contrôler les parasites de nos plantes. Mais il faut que ce soit du savon.

En général, les «savons à vaisselle» modernes ne contiennent plus de savon. Ce n’est donc plus le même produit qu’utilisait Grand-maman, mais un produit complètement différent. Regardez bien l’étiquette: on y indique probablement «liquide à vaisselle», pas «savon à vaisselle». 

Dommages causés à des feuilles de rosier. Photo:  World Peace Roase Gardens

Les liquides à vaisselle sont surtout des détersifs et les détersifs ne sont pas particulièrement efficaces contre les insectes. De plus, ils sont souvent phytotoxiques (toxiques pour les végétaux) à différents degrés, faisant fondre les huiles et les cires qui protègent normalement les feuilles, ce qui fait assécher («brûler») les feuilles. (En passant, cela s’applique aussi bien aux liquides à vaisselle biologiques qu’aux liquides à vaisselle classiques.)

Par conséquent, il faut toujours tester une solution de liquide à vaisselle sur une feuille ou deux avant de l’utiliser sur quelque plante que ce soit. Attendez 24 heures et, s’il n’y a pas de dommage, le liquide à vaisselle dans cette bouteille (et je dis bien «dans cette bouteille» et non pas «de cette marque») peut servir pour traiter la plante en question. Sera-t-il plus efficace qu’un simple jet d’eau? Pas nécessairement — c’est un détersif, après tout, pas un savon et ce sont les savons qui sont efficaces contre les insectes — mais au moins le produit ne tuera pas votre plante.

Que trouve-t-on dans un liquide à vaisselle?

À titre d’exemple, voici les ingrédients du liquide à vaisselle Palmolive Ultra traditionnel en date du 3 décembre 2019*. Il n’y a rien de très nuisible pour les insectes, mais plusieurs produits toxiques pour les plantes. Remarquez aussi l’absence de savon.

Eau
Ammonium C12-15 pareth sulfate
Oyxde de lauramidopropylamine 
Chlorure de sodium 
Alcool SD 3-A
Sulfate de magnésium
Parfum
Pentasodium pentetate
Produit de conservation
Bisulfite de sodium
Teintures

*Information prise sur le site http://www.palmolive.com

Détail important: il ne faut jamais présumer que votre marque de liquide à vaisselle habituelle est identique d’une fois à l’autre. Le fabricant en change régulièrement les ingrédients.

Voici une anecdote qui explique la situation. Dans les années 1970, le fabricant des liquides à vaisselle Palmolive a publié un communiqué de presse suite à un grand nombre de plaintes que leur produit avait endommagé des plantes. Dans le communiqué, le fabricant expliquait que son produit n’est pas conçu pour traiter les végétaux et qu’il ne se tenait donc pas responsable des dommages aux plantes encourus par son utilisation. De plus, un détail révélateur: la compagnie expliquait que la recette de son produit variait régulièrement selon le prix des ingrédients de base et que, si une bouteille contenait un mélange inoffensif pour les plantes, la bouteille suivante pouvait être phytotoxique.

Donc, utilisez le liquide à vaisselle pour traiter les insectes indésirables si vous voulez expérimenter, mais faites toujours un petit test chaque fois que vous achetez une nouvelle bouteille. Et évitez tout de go les liquides à vaisselle antibactériens. Ils sont toxiques pour les plantes et nuisibles pour l’environnement. 

Ma solution

Le savon insecticide est biologique, efficace contre les insectes et peu phytotoxique, presque le contraire des liquides à vaisselle. Ill.: source inconnue

Personnellement, suite à une très mauvaise expérience avec un liquide à vaisselle où j’ai perdu plusieurs plantes (confession: je n’avais pas fait le test auparavant!), je n’utilise plus de liquide à vaisselle pour traiter les insectes, mais opte maintenant pour le savon insecticide. Ce produit biologique a été développé pour utilisation sur les plantes et le fabricant a alors choisi les ingrédients les moins phytotoxiques possible. 

Parfois, j’entends des jardiniers rechigner. «Le savon insecticide coûte plus cher que le liquide à vaisselle.» C’est vrai, mais si vous employez le savon insecticide concentré, vous n’utilisez qu’une petite quantité à la fois. Ainsi, chaque traitement ne coûte alors que quelques cents. Il me semble que ce n’est pas si cher! 

La bouteille de savon insecticide concentré que j’ai achetée il y a 13 ans est encore à moitié pleine. Je ne suis pas si radin que je ne suis pas prêt à payer une bouteille de savon insecticide aux 25 ans pour assurer la bonne santé de mes plantes. Mais achetez toujours le concentré. Si vous achetez le savon insecticide prêt à utiliser, qui contient 50 parties d’eau et seulement une partie de savon, là c’est vrai que vous vous faites avoir!

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 8 décembre 2015

Mythe horticole: Produits à ajouter à l’eau du sapin de Noël

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Photo: Mike Raia

Comme des millions d’autres personnes, vous installerez bientôt un arbre de Noël coupé dans votre salon pour la période des fêtes. Alors, quel additif devriez-vous mettre dans l’eau pour qu’il dure plus longtemps?

Au cours des années, j’ai vu une bonne quantité de suggestions: une pièce de monnaie en cuivre, de l’aspirine, du Seven-Up, du sucre, du miel, de l’eau de Javel, des pilules anticonceptionnelles, de l’engrais et plus encore. De plus, vous trouverez en quincaillerie des produits commerciaux de conservation pour sapins de Noël, apparemment conçus à cet effet. Quel produit est le meilleur?

Vous constaterez toutefois que toute étude sérieuse et non partisane sur le sujet aboutit à la même conclusion: que l’eau du robinet est bien suffisante! Vous n’avez rien d’autre à ajouter.

Recoupez la base du tronc avant d’apporter l’arbre à l’intérieur (cela ouvrira les pores, permettant une meilleure absorption de l’eau) et gardez la base du tronc constamment dans l’eau, quitte à rajouter de l’eau à tous les jours, mais à part cela, détendez-vous et profitez de l’ambiance de Noël que votre beau sapin dégagera! 

Achat de plantes chez IKEA: toute une aventure!

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Ill.: clip.cookdiary.net & weather.com, montage: http://www.jardinierparesseux.com

Je n’étais pas allé chez IKEA depuis presque 30 ans. Ça fait longtemps que j’ai passé le stade «jeune marié» où l’on cherche à se meubler à peu de frais, l’idée de base des magasins IKEA, je pense bien. D’ailleurs, j’utilise toujours des étagères, des lampes et de petits meubles achetés chez IKEA à l’époque. De plus, le seul IKEA dans ma région a fermé boutique il y a longtemps. Un nouveau vient d’ouvrir et ma femme n’a pas pu se retenir d’y aller dès l’ouverture. Elle en est revenue avec des bibelots et articles de cuisine, mais je ne suis pas très bibelot… à moins que soient des bibelots qui font de la photosynthèse!

Une découverte!

Cependant, j’ai récemment découvert qu’IKEA vend maintenant des plantes d’intérieur. Peut-être qu’il le faisait dans le temps, mais je ne m’en souviens pas. Toujours est-il que je suis tombé sur leur site Web et qu’il montrait des plantes qui pouvaient m’intéresser. Donc, l’autre jour, je m’y suis arrêté, juste pour voir.

Des flèches indiquent le chemin à suivre, mais ne mènent pas directement aux plantes. Photo: clip.cookdiary.net & weather.com

Je me souvenais vaguement qu’il y a 30 ans, vous deviez suivre les flèches et faire le grand tour de l’immense magasin et j’ai vu que cela n’avait pas changé. Où étaient les plantes? Il n’y avait personne à l’entrée pour me l’expliquer. Il y avait toutefois un grand panneau directionnel énumérant les différents rayons, mais le mot «plantes» n’y figurait pas. «Végétaux» non plus. Déception! Je me suis résigné à suivre les flèches de A à Z et j’ai commencé à faire le tour.

Normalement, je suis très patient… mais pas dans un magasin de meubles. Je me suis vite rendu à l’évidence que cette visite allait être longue, très longue, et alors j’ai commencé à rebrousser chemin. Mais, l’entrée n’est pas au même endroit que la sortie. Où aller?

Me voilà encore devant le même panneau directionnel. Cette fois-ci, en le parcourant, j’ai vu le titre «Pots et supports à plantes». Bingo! Il me paraissait presque certain que les plantes d’intérieur seraient au même endroit que les pots. Le rayon des pots était le numéro 21… sur 25 rayons. Donc, plus près de la fin du parcours que du début! Puis, j’ai remarqué qu’on indiquait aussi des raccourcis. Alors, j’ai pris un premier raccourci, puis un deuxième, puis, je pense, un troisième, pour aboutir dans le rayon 19. À partir de là, je pouvais voir des pots de plantes au loin. Eureka!

Plantes en pleine débandade

Au début du rayon 21, il n’y avait que des pots et des plantes en plastique, mais plus loin, j’ai découvert le pays des vrais végétaux. Même, beaucoup d’étalages de plantes. Je commençais à saliver!

Mais, quelle déception! En me rapprochant, j’ai vite remarqué que les plantes étaient, pour la plupart, en très mauvais état. Si j’avais été le gérant du magasin, j’aurais été gêné de montrer des plantes dans un état aussi déplorable. Des plantes mortes et à moitié mortes étaient mélangées à des plantes encore vivantes, mais en difficulté.

Il n’y avait pas de fenêtre dans les environs: seulement des plafonniers éclairaient les plantes. Donc, l’éclairage était faible. Certaines plantes étaient placées dans des étalages à multiples niveaux, signifiant que la plupart ne recevaient aucun éclairage du tout. C’est terrible quand on sait que les plantes tirent toute leur énergie de la lumière.

C’est le genre de négligence que j’ai l’habitude de voir dans les étalages de plantes d’intérieur de mon supermarché local, où les plantes sont placées en vue d’une vente rapide, mais n’obtiennent aucun entretien. Ainsi, si vous n’achetez pas la plante dans la semaine qui suit son arrivée, elle est déjà en train de dépérir. Caveat emptor!

Les succulentes étaient en très mauvais état. Photo: http://www.sublimesucculents.com

C’était les succulentes qui étaient dans le pire état: il y avait autant de plantes mortes ou mourantes dans les étalages que de plantes vivantes et pourtant, les gens fouillaient à travers ce gâchis, ramassant celles qui paraissent être récupérables, sans penser qu’elles étaient probablement déjà mourantes aussi, mais moins visiblement que leurs congénères. La situation n’était pas meilleure chez les orchidées: la plupart avaient des fleurs flétries ou tombées et des feuilles jaunies, signe qu’elles étaient probablement restées sans arrosage depuis des semaines, sinon des mois. Certaines des plantes vertes semblaient être en meilleur état; probablement issues de livraisons plus récentes, mais je n’y ai rien trouvé qui m’intéressait.

Voici le type de figuier ginseng greffé que j’ai acheté. Photo: ikea.com

Puis j’ai repéré un pseudo-bonsaï: un soi-disant «figuier ginseng». Il s’agit d’un Ficus microcarpa greffé sur les racines exposées d’un autre ficus. Je n’avais jamais essayé une plante ainsi greffée et j’étais curieux. Elle était légèrement étiolée (les feuilles supérieures étaient petites et minces), mais j’évaluais que je pourrais tailler la plante un peu pour enlever cette croissance faible une fois rentré à la maison. J’ai sorti la plante de son pot (oui, je considère que j’ai le droit de vérifier les racines d’une plante avant de l’acheter!) et le système racinaire me semblait sain et sans insectes, même si le terreau était terriblement sec. Encore, une situation que je pouvais corriger rapidement à la maison.

Le pot en céramique noire dans lequel la plante était placée n’était d’aucun intérêt et semblait d’ailleurs avoir été conçu par quelqu’un n’ayant aucune compréhension de comment on arrose les plantes. La soucoupe était collée au pot, donc indétachable, ce qui signifiait qu’il serait difficile de vérifier si l’arrosage avait été efficace. Mais encore, je pouvais rempoter la plante chez moi. Peut-être que le pot pourrait servir pour présenter des bonbons ou des noix?

Aussi, le prix était raisonnable. Alors…

L’attente à la caisse était longue. Photo: Trader Doe

J’ai apporté la plante, assez lourde quand même, jusqu’à la caisse, passant encore par un autre raccourci. Pas de chance: il y avait des files d’attente sans fin à chaque poste. Alors, j’ai patiemment attendu mon tour. J’étais, inutile de vous le souligner, dans la file la plus lente.

C’était une caisse enregistreuse automatique, bien sûr. (Quoi d’autre de nos jours?) Alors, comme je suis une personne du troisième âge dont le développement cérébral n’a pas évolué depuis les années 1970, j’ai eu quelques secondes de confusion devant l’écran de paiement, mais je suis fier de moi: j’ai quand même réussi à faire le paiement sans devoir appeler la surveillante. 

Prochaine étape: emballer ma plante pour pouvoir la rentrer à la maison en bon état. Après tout, il faisait -7 °C à l’extérieur ce jour-là: pas une température à laquelle on peut exposer une plante tropicale! J’avais apporté un sac d’épicerie réutilisable, mais il était nettement trop petit: même ouvert au maximum, le pot n’y entrait pas. Donc, j’ai cherché un sac ou un manchon d’emballage avec lequel protéger la plante. Il n’y en avait pas.

Là, j’ai dû faire venir la surveillante, lui demandant un sac ou deux pour pouvoir abriter la plante lors du transport. Elle désigna une pile de feuilles de papier carrées sous la caisse, comme on utilise pour emballer les objets en céramique pour ne pas les briser, et me tendit une agrafeuse. Je devais m’en servir pour envelopper ma plante. J’étais pour le moins étonné: je n’avais jamais vu un système d’emballage similaire pour emballer une plante.

Je me suis donc mis à la tâche. Ma plante était assez grosse: environ 70 cm de hauteur et 45 de largeur. Comment utiliser des feuilles de 45 cm x 45 cm pour emballer une plante si grosse? J’ai pensé en faire une seule grosse feuille, agrafant neuf feuilles ensemble pour faire un carré. Je me suis vite rendu compte toutefois que je n’avais pas mis suffisamment d’agrafes la première fois: avec seulement une agrafe aux coins, la «feuille» s’ouvrait grand quand je la levais, laissant entrer de l’air. Alors, j’ai recommencé, rajoutant beaucoup d’agrafes. 

Mais, ce faisant, j’ai déchiré quelques feuilles et j’ai dû les remplacer. Puis, l’agrafeuse s’est coincée. J’ai montré l’agrafeuse à la surveillante en la pointant du doigt. Elle haussa les épaules avec sympathie, mais sans m’offrir d’aide. De toute évidence, débloquer des agrafeuses ne faisait pas partie de sa description de tâches.

Alors, j’ai sorti mon canif. Oui, je suis l’un de ces hommes qui gardent un petit couteau sur eux en tout temps (sauf dans les aéroports). J’imaginais que l’officier de sécurité du magasin allait rapidement venir m’arrêter pour utilisation d’une arme dissimulée, mais non: personne ne s’est présenté. Ainsi, j’ai débloqué l’agrafeuse… pour découvrir qu’il ne restait que deux agrafes dedans, moi qui étais loin d’avoir terminé!

Je fis de nouveau signe à la surveillante en agitant l’agrafeuse maintenant vide et elle revint rapidement avec une nouvelle. Peut-être qu’elle pourrait me trouver du ruban adhésif, ai-je suggéré? Ce serait plus facile que l’agrafage. Elle a parlé à une collègue, qui est partie à la recherche du ruban manquant… et n’est jamais revenue. C’était probablement son heure de pause!

Mais, bien emballer ma plante n’était plus ma seule préoccupation. Voyez-vous, le temps passait. J’ai délibérément évité de regarder les gens qui attendaient dans la file derrière moi, craignant leurs regards meurtriers alors que je tentais maladroitement d’envelopper une plante avec des produits qui n’étaient pas conçus à cet effet.

J’ai encore appelé la surveillante. N’y avait-il pas un endroit où je pourrais déplacer mes efforts d’emballage afin de libérer la caisse? Elle m’amena à une rangée de caisses fermées où il y avait une tablette et une bonne pile de feuilles d’emballage. (Elle aurait dû faire cela dès le début, à mon avis!) 

Alors, j’ai continué à envelopper, déchirer, ajouter plus de feuilles pour couvrir les trous, puis agrafer à nouveau. Cela m’a probablement pris 15 minutes.

Oui, il y a une plante dans cet emballage de fortune! Photo: http://www.jardinierparesseux.com

J’avais certainement la plante la plus outrageusement emballée que l’on ait jamais vue: 17 feuilles de papier déchiré et mutilé protégeaient ma plante du froid, mais au moins j’étais convaincu qu’elle survivrait à la courte promenade entre le magasin et mon auto garée, puis de ma voiture à la maison un peu plus tard. Et, en effet, le transfert s’est très bien fait. 

J’ai observé deux autres personnes emportant des plantes à leur auto — un palmier et un dracéna — entièrement exposées à l’air frigorifié, sans la moindre protection. J’espère qu’elles ont pu obtenir un remboursement suite à la mort de leurs plantes!

La douceur du foyer

Mon figuier ginseng dans le coin de la quarantaine. Photo: http://www.jardinierparesseux.com

Mon ficus ginseng se trouve maintenant devant ma «fenêtre de la quarantaine»: une fenêtre dans le sous-sol où je place les nouvelles plantes loin de mes autres spécimens. Au cours des quarante prochains jours, je l’inspecterai régulièrement et, si je ne trouve aucun signe d’infestation, il pourra rejoindre mes autres plantes. Je l’ai arrosé aussi, bien sûr: il en avait tellement besoin! Je vais certainement le rempoter aussi, mais plutôt au printemps. Ensuite, je verrai si je serai capable de transformer mon pseudo-bonsaï en quelque chose qui ressemble davantage à un vrai.

Épilogue

Je doute que je retourne acheter d’autres plantes chez IKEA très bientôt. Certainement pas pendant les mois d’hiver, à tout le moins. Si jamais je le fais, je vais apporter un grand sac de poubelle, au cas où!

Je me demande d’ailleurs si IKEA n’expédie pas des avis lorsqu’il reçoit une nouvelle livraison de plantes afin de permettre aux clients sérieusement intéressés par les végétaux de passer rapidement chercher des spécimens encore pétants de santé avant que le déclin dû à la négligence s’installe. Il faudrait que je m’informe.

Je n’accorderais pas à mon IKEA local plus qu’un C- pour le choix de plantes (la plupart des plantes étaient assez classiques) et manifestement un F pour l’entretien des végétaux.

Par contre, il n’y a pas de note assez basse pour leur offre d’emballage pour les plantes. Des carrés de papier? Posés par le client? Avec une agrafeuse? C’est ridicule! 

IKEA n’est-il pas une société suédoise? N’ont-ils pas un hiver en Suède? Ils ne s’attendent certainement pas à ce que leurs clients quittent un magasin scandinave par temps glacial avec un palmier ou un spathiphyllum non protégé! C’est un manque flagrant de respect envers leurs clients!

Une suggestion pour les dirigeants d’IKEA! Si vous voulez vendre des plantes tropicales, vous devez au moins vous assurer que vos clients puissent les ramener à la maison en bon état! Donc, SVP, fournissez un emballage approprié par temps froid. 

Plantes que les mammifères évitent

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Ill.: pvzcc.fandom.com, owips.com & http://www.pngix.com, montage: http://www.jardinierparesseux.com

Voici quelques plantes que les cerfs, les lièvres, les lapins, les marmottes et les autres mammifères ont la réputation de ne pas aimer manger. 

La liste n’est pas coulée dans le béton, toutefois. D’un côté, les mammifères ont des goûts très variables d’une région à une autre et il est possible que, dans certaines, ils apprennent à manger des choses qu’ils ne mangent pas ailleurs. Surtout, cependant, un mammifère peut manger presque n’importe quoi quand il est complètement affamé, comme il arrive parfois à la fin d’un hiver très dur. Toutefois, si le gros de votre aménagement est fait avec les plantes suivantes, vous aurez un bon point de départ! 

  1. Achillée (Achillea spp.) vivace
  2. Aconit (Aconitum spp.) vivace
  3. Acore (Acorus spp.) vivace
  4. Actée rouge (Actaea rubra) vivace
  5. Agastache (Agastache spp.) vivace ou annuelle
  6. Agastache fenouil (Hyssopus officinalis) herbe aromatique vivace
  7. Agérate (Ageratum houstonianum) annuelle
  8. Alchémille (Alchemilla mollis) vivace
  9. Allium (Allium spp.) vivace ou bulbe
  10. Alysse odorante (Ligularia maritima) annuelle
  11. Amsonie (Amsonia spp.) vivace
  12. Ancolie (Aquilegia spp.) vivace
  13. Andromède du Japon (Pieris japonica) arbuste
  14. Anémone (Anemone spp.) vivace 
  15. Anémone faux pigamon (Anemonella thalictroides) vivace 
  16. Angélique du Japon (Aralia elata) bisannuelle
  17. Anis (Pimpinella anisum) herbe aromatique annuelle
  18. Arabette (Arabis caucasia) vivace
  19. Arbre à perruque (Cotinus coggyria) arbuste
  20. Arbre à soie (Albizia julibrissin) arbre
  21. Arbre aux papillons (Buddleia davidii) arbuste
  22. Arisème (Arisaema spp.) vivace
  23. Armoise (espèces argentées) (Artemisia spp.) vivace
  24. Asaret (Asarum spp.) vivace
  25. Aspérule odorante (Galium odoratum) vivace
  26. Astilbe (Astilbe spp.) vivace
  27. Aubépine (Crataegus spp.) arbre
  28. Avoine décorative (Helictotrichon sempervirens) graminée
  29. Avoine sauvage (Chasmanthium latifolium) graminée
  30. Bergenia (Bergenia spp.) vivace 
  31. Bois joli (Daphne mezereum) arbuste
  32. Bourrache (Borago officinalis) herbe aromatique annuelle
  33. Bourreau des arbres (Celastrus spp.) grimpante
  34. Brugmansia (Brugmansia spp.) annuelle ou arbuste tropical
  35. Brunnera (Brunnera macrophylla) vivace
  36. Bruyère commune (Calluna vulgaris) arbuste
  37. Bruyère d’hiver (Erica carnea) arbuste
  38. Bugle rampante (Ajuga reptans) vivace
  39. Buis (Buxus spp.) arbuste
  40. Cactus (diverses espèces) succulente
  41. Calla (Zantedeschia spp.) bulbe tendre
  42. Camomille des teinturiers (Anthemis tinctoria) vivace
  43. Campanule (Campanula spp) vivace, bisannuelle ou annuelle
  44. Carex, laîche (Carex spp.) graminée
  45. Centaurée argentée (Centaurea cineraria) annuelle 
  46. Centaurée de montagne, bleuet vivace (Centaurea montana) vivace
  47. Cephalotaxe (Cephalotaxus spp.) conifère
  48. Chalef argenté (Elaeagnus commutata) arbuste
  49. Ciboulette (Allium schoenoprasum) herbe aromatique vivace
  50. Cimicifuge (Cimicifuga spp., syn. Actaea spp.) vivace 
  51. Cinéraire argentée (Senecio bicolor) annuelle
  52. Citrouille (Cucurbita spp.) légume annuel
  53. Clématite (Clematis spp.) grimpante
  54. Cléome (Cleome spp.) annuelle
  55. Cœur saignant (Dicentra spp.) vivace
  56. Colchique (Colchicum spp.) bulbe
  57. Concombre (Cucumis sativus) légume annuel
  58. Coquelourde des jardins (Lychnis coronaria) vivace
  59. Corbeille d’or (Aurinia saxatilis) vivace
  60. Cornouiller (Cornus spp.) arbuste ou vivace
  61. Cotonéaster (Cotoneaster spp.) arbuste
  62. Couronne impériale (Fritillaria imperialis) bulbe
  63. Cyprès de Sibérie (Microbiota decussata) conifère
  64. Cytise (Cytisus spp.) arbuste
  65. Digitale (Digitalis spp.) bisannuelle ou vivace
  66. Enkianthe (Enkianthus spp.) arbuste
  67. Épiaire (Stachys spp.) vivace
  68. Épimède (Epimedium spp.) vivace
  69. Épine-vinette de Thunberg (Berberis thunbergii) arbuste
  70. Épinette (Picea spp.) conifère
  71. Érable à Giguère, érable négundo (Acer negundo) arbre
  72. Érable du Japon (Acer palmatum) arbre 
  73. Estragon (Artemisia dracunculus) herbe aromatique vivace
  74. Eupatoire (Eupatorium spp.) vivace
  75. Euphorbe (Euphorbia spp.) annuelle, vivace, arbuste ou succulente
  76. Faux indigo (Baptisia spp.) vivace
  77. Faux sorgho penché (Sorghastrum nutans) graminée
  78. Fétuque bleue (Festuca glauca) graminée
  79. Filipendule, reine-des-prés (Filipendula spp.) vivace
  80. Forsythia (Forsythia spp.) arbuste
  81. Fougères (la plupart des espèces) fougère
  82. Frêne (Fraxinus spp.) arbre
  83. Fumeterre jaune (Corydalis lutea) vivace
  84. Fusain (Euonymus spp.) arbuste, grimpante
  85. Gadelier, groseillier (Ribes spp.) arbuste
  86. Gaillarde (Gaillardia spp.) annuelle ou vivace
  87. Genévrier (Juniperus spp.) conifère
  88. Géranium (Geranium spp.) vivace 
  89. Germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys) vivace
  90. Gloire du matin (Ipomoea nil) grimpante annuelle
  91. Glycine (Wisteria spp.) grimpante
  92. Gueule de loup, muflier (Antirrhinum majus) annuelle
  93. Hakonéchloa (Hakonéchloa macra) graminée
  94. Hélénie (Helenium spp.) vivace
  95. Héliotrope (Heliotropium arborescens) annuelle ou arbuste tropical
  96. Hellébore (Helleborus spp.) vivace
  97. Herbe aux écus (Lysimachia nummularia) vivace
  98. Herbe rouge (Imperata cylindrica ‘Red Baron’) graminée 
  99. Hêtre (Fagus spp.) arbre
  100. Houx à feuilles piquantes (Ilex spp.) arbuste
  101. Immortelle (Helichrysum spp.) annuelle
  102. Immortelle vivace (Anaphalis margaritacea) vivace
  103. Iris (Iris spp.) vivace ou bulbe
  104. Jonc (Juncus effusus) graminée
  105. Julienne des dames (Hesperis matronalis) bisannuelle
  106. Kalimeris (Kalimeris pinnatifida) vivace
  107. Kalmia (Kalmia spp.) arbuste
  108. Katsura (Cercidiphyllum japonicum) arbre
  109. Kerria du Japon (Kerria japonica) arbuste
  110. Kirengeshoma (Kirengeshoma spp.) vivace
  111. Lamier (Lamium maculatum) vivace
  112. Lantana (Lanata camara) annuelle ou arbuste 
  113. Laurier-rose (Nerium oleander) arbuste
  114. Lavande (Lavandula angustifolia) herbe aromatique
  115. Leucothoë de Desfontaines (Leucothoe fontaneisana) arbuste
  116. Ligulaire (Ligularia spp.) vivace
  117. Lilas (Syringa spp.) arbuste
  118. Lupin (Lupinus spp.) vivace ou annuelle
  119. Lysimaque (Lysimachia spp.) vivace
  120. Magnolia (Magnolia spp.) arbre
  121. Mahonie (Mahonia spp.) arbuste
  122. Marguerite (Leucanthemum spp.) vivace
  123. Mélisse officinale (Melissa officinalis) herbe aromatique vivace
  124. Menthe (Mentha spp.) herbe aromatique
  125. Miscanthus du Japon (Miscanthus sinensis) graminée
  126. Monarde (Monarda spp.) vivace
  127. Muguet (Convallaria majalis) vivace
  128. Muscari (Muscari spp.) bulbe
  129. Myosotis (Myosotis spp.) bisannuelle
  130. Myrique (Myrica spp.) arbuste
  131. Narcisse (Narcissus spp.) bulbe
  132. Népéta (Nepeta spp.) vivace
  133. Nicotiana, tabac fleuri (Nicotiana spp.) annuelle
  134. Nivéole (Leucojum spp.) bulbe
  135. Noisetier (Corylus spp.) arbuste, arbre
  136. Oignon (Allium cepa) légume 
  137. Olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia) arbre
  138. Opuntia (Opuntia spp.) cactus
  139. Oreille d’ours (Stachys byzantina) vivace
  140. Origan (Origanum vulgare) herbe aromatique 
  141. Orme (Ulmus spp.) arbre
  142. Pachysandre (Pachysandra terminalis) vivace
  143. Panic raide (Panicum virgatum) graminée
  144. Pavot d’Islande (Papaver nudicaule) vivace
  145. Pennisetum (Pennisetum alopecuroides) graminée
  146. Perce-neige (Galanthus spp.) bulbe
  147. Persil (Petroselinum crispum) herbe aromatique bisannuelle
  148. Pervenche de Madagascar (Catharanthus rosea) annuelle
  149. Peuplier de Lombardie (Populus nigra ‘Italica’) arbre
  150. Pied d’alouette (Delphinium spp. et Consolida spp.) annuelle ou vivace
  151. Pigamon (Thalictrum spp.) vivace
  152. Pin (Pinus spp.) conifère
  153. Pivoine des jardins (Paeonia lactiflora) vivace 
  154. Pivoine en arbre (Paeonia suffruticosa) arbuste
  155. Plante à calice (Silphium perfoliatum) vivace
  156. Potentille arbustif (Dasiphora fruticosa, anc. Potentilla fruticosa) arbuste
  157. Potentille arbustive (Potentilla fruticosa) vivace
  158. Pulmonaire (Pulmonaria spp.) vivace
  159. Raifort (Armoracia rusticana) herbe condimentaire vivace
  160. Raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi) arbuste
  161. Robinier faux-acacia (Robinia pseudo-acacia) arbre
  162. Romarin (Rosmarinus officinalis) herbe aromatique arbustive
  163. Rosiers très piquants (Rosa rugosaR. spinosissima, etc.) arbuste
  164. Rudbeckie (Rudbeckia spp.) annuelle ou vivace
  165. Rue (Ruta officinalis) herbe aromatique vivace
  166. Santoline (Santolina chamaecyparissus) annuelle ou vivace
  167. Saponaire (Saponaria oxymoides) vivace
  168. Sarriette d’hiver (Satureja montana) herbe aromatique vivace
  169. Sauge de Jérusalem (Phlomis sp.) vivace ou arbuste
  170. Sauge officinale (Salvia officinalis) herbe aromatique vivace
  171. Sauge russe (Perovskia atriplicifolia) vivace
  172. Sauge vivace (Salvia spp.) vivace 
  173. Scabieuse (Scabiosa spp.) annuelle ou vivace 
  174. Scille de Sibérie (Scilla siberica) bulbe
  175. Sédum (Sedum spp.) vivace
  176. Skimmia du Japon (Skimmia japonica) arbuste
  177. Souci (Calendula officinalis) annuelle
  178. Spirée (Spirea spp) arbuste
  179. Sporobole à feuilles inégales (Sporobolus heterolepsis) graminée
  180. Statice (Limonium spp.) vivace ou annuelle
  181. Sureau rouge (Sambucus racemosa) arbuste
  182. Tanaisie (Tanacetum vulgare) herbe aromatique vivace
  183. Thym (Thymus spp.) herbe aromatique vivace
  184. Tiarelle (Tiarella spp.) vivace
  185. Tradescantia (Tradescantia x andersoniana) vivace
  186. Valériane rouge (Centranthus ruber) vivace
  187. Vervaine (Verbena spp.) annuelle 
  188. Viorne (Viburnum spp.) arbuste
  189. Yucca (Yucca spp.) arbuste
  190. Zinnia (Zinnia spp.) annuelle

Sauver un croton en déclin

Par défaut

Le croton réagit souvent mal à un déplacement, perdant la majorité de ses feuilles. Photo: Rez, garden.org

Question: J’ai reçu un croton de 39 ans. Il perd beaucoup ses feuilles même s’il est placé devant une grande fenêtre. Doit-on lui donner de l’engrais et, si oui, de quelle sorte?

Rachel Brassard

Réponse: Votre plante souffre de choc d’acclimatation. Le croton (Codiaeum variegatum) tolère mal les changements dans son environnement, surtout lorsqu’il est mature. (Les jeunes spécimens sont plus faciles à acclimater.) Cela est doublement vrai quand le changement survient l’hiver car, avec l’éclairage réduit dû aux jours courts et la baisse radicale de l’humidité ambiante qui surviennent à cette saison, c’est une période très difficile pour toutes les plantes d’intérieur et encore plus pour les plantes un peu capricieuses comme le croton. 

Ses feuilles étaient acclimatées à des conditions différentes et, dans leur nouveau lieu, s’adaptent mal. Alors, la plante les largue. Elle peut perdre presque toutes ses feuilles avant que la chute cesse… et alors, après, la récupération est lente et souvent faible. 

Je suggère d’augmenter massivement l’humidité. À une humidité de 90%, la photosynthèse peut mieux procéder même si l’éclairage est faible. Cela devrait mettre fin assez rapidement à la chute des feuilles. 

Offrez à votre croton une «serre personnelle» le temps de son acclimatation. Ill.: http://www.uihere.com & Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Ainsi, l’idéal serait d’enfermer votre croton dans un gros sac de plastique transparent (un sac récupéré chez le nettoyeur peut convenir ou un sac de poubelle transparent) ou encore, de lui construire un abri et de le couvrir de feuilles de plastique transparent. Cela créera une serre individuelle où l’humidité sera très forte. 

Placez alors temporairement la plante à l’abri du soleil direct: le défaut d’une serre individuelle est que les températures y montent terriblement quand le soleil est très intense. Vous rapprocherez la plante de la fenêtre à la fin du traitement.

En d’autres saisons, j’aurais suggéré de garder votre croton à l’abri pendant 3 à 4 semaines, le temps que la chute des feuilles se stabilise, mais comme c’est l’hiver, la plante aura quand même un choc quand le sac sera enlevé. Laissez-le alors dans cet abri tout l’hiver: au printemps (mi-mars, fin mars), quand le soleil sera plus intense et que l’humidité approchera un niveau plus normal, enlevez graduellement la «serre» peu à peu, sur une semaine ou deux, pour parfaire l’acclimatation. 

Tant que la plante sera scellée dans sa serre individuelle, elle n’aura probablement pas besoin s’arrosage. Ill.: http://www.uihere.com, PinClipart.com & Claire Tourigny

Notez que vous n’aurez probablement pas besoin d’arroser votre plante souvent pendant qu’elle baignera dans son environnement extrêmement humide. Dans un environnement fermé, les plantes perdent tellement peu d’eau qu’elles peuvent souvent rester des mois sans arrosage. N’arrosez que si le terreau devient sec au toucher.

Mais votre croton pourra-t-il respirer lorsqu’il sera ainsi scellé dans un sac de plastique? Bien sûr! Les plantes sont les recycleurs d’air par excellence, produisant, utilisant et réutilisant tout le dioxyde de carbone et tout l’oxygène dont elles ont besoin.

Et l’engrais?

Dans votre question, vous parlez d’engrais, mais l’application d’engrais n’aidera pas du tout à ce stade. Même, donner de l’engrais à une plante mal en point est presque toujours nuisible. On donne de l’engrais aux plantes en santé pour améliorer leur performance, pas aux plantes affaiblies. 

En plus, l’hiver n’est pas une saison pour fertiliser les plantes d’intérieur: on limite plutôt son application aux périodes de l’année où la plante peut croître normalement. Donc, vous pourrez recommencer les fertilisations au printemps quand la plante sortira de sa serre.

Les plantes ne savent pas lire les étiquettes d’engrais, donc tout engrais que vous aurez sous la main conviendra. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Quel engrais utiliser? N’importe lequel! Les plantes sont essentiellement indifférentes aux engrais multiples offerts sur le marché qui sont davantage conçus pour plaire aux convictions des jardiniers qu’aux besoins des végétaux. (Lisez Les plantes ne savent pas lire les étiquettes d’engrais.) Et aussi, il est rarement nécessaire d’appliquer un engrais à une plante d’intérieur à plus d’un quart de la dose recommandée.

Après la récupération

Un croton peut s’adapter à presque n’importe quel environment, à condition que vous l’aidiez à s’y acclimater au début. Photo: Hernán Conejeros

Une fois que votre croton sera bien acclimaté à vos conditions (et, quand on l’acclimate bien, il s’accommode de presque toutes les conditions d’intérieur, même d’un éclairage et d’une humidité relativement faibles), ne le changez plus de place. Vous pouvez lui donner un quart de tour périodique pour stimuler une croissance égale, bien sûr, mais ne le changez pas de pièce, sinon l’acclimatation sera à reprendre. Si vous le traitez ainsi, vous pourriez le conserver encore 39 autres années.

Que voulez-vous? Le croton n’aime tout simplement pas les changements brusques. À vous de vous acclimater à ce caprice!