Forcez des branches pour un printemps hâtif

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Branches de forsythias forcées

Le printemps n’arrive jamais assez tôt pour vous? Sachez que vous pouvez «forcer» des rameaux d’arbres et d’arbustes à floraison printanière afin d’obtenir une floraison extra hâtive dans la maison.

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Chatons de saule

La technique convient à tous les arbres et arbustes à floraison printanière, mais plus spécialement à ceux qui fleurissent très, très tôt dans le jardin, comme les saules, les forsythias, les amélanchiers, les magnolias, les amandiers ornementaux et les fruitiers (pommiers, pruniers, cerisiers et autres), car ils sont prêts à forcer dès que leurs boutons commencent à gonfler quelque peu, généralement dès la fin de février. Aussi, ils éclosent très rapidement en forçage, souvent en une semaine.

À titre de comparaison, ils arrive souvent que les boutons floraux des arbustes à floraison printanière, mais plus tardifs, comme les lilas, les rhododendrons, les chèvrefuilles et les spirées Van Houtte, ne commencent à gonfler que vers le début d’avril et exigent au moins deux semaines de forçage pour s’épanouir.

Comment faire

La technique est des plus faciles. Coupez tout simplement des branches chargées de boutons (les boutons à fleurs se reconnaissent facilement, car ils sont plus gros que les bourgeons de feuilles) et plongez-les dans une baignoire d’eau froide pour leur permettre de dégeler doucement. Après 2 ou 3 heures de «conditionnement», recoupez les tiges en fendillant l’extrémité inférieure sur environ 1 cm pour augmenter la surface d’absorption. (Certains jardiniers préfère les écraser avec un marteau pour arriver à la même fin.)

Ensuite, placez les branches dans une vase rempli d’eau fraîche, changez l’eau quotidiennement… et vous aurez bientôt de belles fleurs!20170221a

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Taille de fin d’hiver pour plantes d’intérieur

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Ce caoutchouc (Ficus elastica) commence à prendre trop de place, mais on peut le tailler pour le rendre plus compact.

N’hésitez pas à tailler les plantes d’intérieur devenues dégarnies ou trop imposantes: hibiscus, bougainvillées, ficus, scheffleras, etc. Une bonne taille stimulera le développement de nouvelles branches à partir des tiges inférieures de la plante, donnant un port plus dense et attrayant. Même les plantes à tige unique, comme les dracénas et les dieffenbachias, qui ne sont pas portées à se ramifier, produiront au moins une nouvelle tête quand on les taille et ainsi ne menaceront plus de toucher au plafond.

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Taillez juste au-delà d’un rameau qui pourrait remplacer la branche coupée.

Ne taillez pas la plante en boule, par contre, mais suivez plutôt sa physionomie naturelle. Habituellement, on rabat donc une branche trop longue juste au-delà d’un rameau secondaire poussant dans environ la même direction et qui pourrait alors la remplacer. Ou si c’est une plante qui se ramifie peu, juste au-delà d’une feuille orientée dans la direction que vous voudriez. Et taillez toujours plus court que vous n’auriez pensé, car la plante repoussera rapidement et vigoureusement. Si vous taillez à exactement les dimensions finales que vous désirez, dans 2 mois la plante commencera déjà à dépasser vos limites.

Quand le faire

Pour stimuler une belle croissance dense sans étiolement, il est toujours sage de suivre le cycle de croissance naturel de la plante. Donc on ne taille pas, de préférence, à l’automne ou à l’hiver, quand elle entre dans une période proche de la dormance, mais plutôt à la fin d’hiver ou au début du printemps (fin février, mars ou avril), quand elle recommencera à pousser.

Une exception

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Ne rabattez pas les palmiers à tige unique comme ce dattier nain (Phoenix roebelinii): ils n’ont pas la capacité de produire des ramifications.

Presque toutes les plantes d’intérieur qui ont des tiges tolèrent la taille, sauf les palmiers. Ces végétaux n’ont pas la capacité de produire des ramifications. On peut supprimer complètement, jusqu’au sol, la tige d’un palmier qui drageonne à la base et qui a donc produit des tiges de remplacement, mais dans le cas des palmiers à tige unique, la seule taille possible est la suppression des frondes mortes.201702020b

Nord, sud, est ou ouest?

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Comment déterminer l’orientation d’une fenêtre?

Aujourd’hui, un petit blogue qui paraîtra bien simplet aux yeux de plusieurs lecteurs, mais qui pourraît être utile à d’autres: comment déterminer l’orientation des fenêtres de votre demeure. Étant moi-même une personne qui s’oriente tout naturellement, je sais automatiquement où se trouvent les points cardinaux, mais je vois bien que l’orientation est un mystère pour bien des gens.

Une boussole est utile

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Quand vous orientez la boussole pour que l’aiguille pointe vers le nord, cela révélera les autres points cardinaux

La façon la plus facile pour s’orienter est avec une boussole. Vous la tenez à l’horizontale et la tournez jusqu’à ce l’aiguille pointe à N (nord). Voilà alors qu’elle vous indiquera aussi les directions sud (S), est (E) et ouest (W).

D’accord, la boussole indique le nord magnétique, pas le nord géographique, mais cela suffit pour les besoins des jardiniers.

Aussi, il existe des applis pour l’orientation sur la plupart des téléphones intelligents et des tablettes, donc il n’est plus nécessaire d’acheter une boussole dédiée.

Orientation d’après le soleil

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Le soleil du matin se lève à l’est.

S vous n’avez pas de boussole, fiez-vous au soleil. (Il faut cependant faire cette vérification en plein jour par une journée ensoleillée). Le matin, le soleil se situera à l’est, au sud à midi (si vous vivez dans l’hémisphère nord) et à l’ouest l’après-midi. Reste le nord, qui est à l’opposé du sud.

Les orientations et leur effet sur vos plantes 

Si vous vivez dans l’hémisphère nord, en présumant qu’il n’y a pas d’obstacles comme des branches d’arbres, un édifice voisin ou un auvent, voici l’effet des différentes orientations sur les plantes.

Au sud

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Une fenêtre au sud peut parfois être trop intense.

C’est là où le soleil est le plus intense. Une fenêtre au sud est idéale pour les plantes qui préfèrent le plein soleil. D’ailleurs, pendant l’hiver, du moins dans les régions septentrionales, toutes les plantes apprécieront une fenêtre orientée sud. Pendant l’été (disons d’avril à octobre), mieux vaut cependant reculer les plantes préférant un éclairage moyen de la fenêtre ou de tirer un voilage léger entre la fenêtre et le plein soleil, surtout dans l’après-midi, car il peut y faire trop chaud.

À l’est

À bien des égards, c’est la meilleure fenêtre pour les plantes, car elles y reçoivent le plein soleil le matin et un bon éclairage le reste de la journée sans avoir à subir la chaleur intense qui surgir près des fenêtres orientées sud et ouest pendant l’été. Les plantes préférant le un éclairage moyen à faible s’y plaisent énormément; celles qui préfèrent le plein soleil s’y accommoderont en général, mais cela peut nuire à leur floraison.

À l’ouest

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Quand la température devient trop intense, tirez un voilage entre les plantes et la fenêtre.

 

Théoriquement, les plantes y reçoivent le même éclairage qu’une fenêtre à l’est, sauf aux heures inversées: un bon éclairage le matin et à midi et le plein soleil l’après-midi. Par contre, le soleil est plus chaud en après-midi, du moins pendant l’été, et il faut parfois alors reculer les plantes de la fenêtre à cette saison ou tirer un voilage entre les plantes et la fenêtre..

Au nord

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Une fenêtre au nord laisse entrer peu de lumière l’hiver.

L’été, il y a quand même un assez bon éclairage au nord, assez pour maintenir les plantes qui aiment un éclairage moyen à faible. D’ailleurs, dans les régions septentrionales, il y a, au milieu de l’été, un peu de soleil direct tôt le matin et en fin de journée. L’hiver, par contre, l’intensité chute considérablement et seulement les plantes tolérant une faible luminosité peuvent s’y plaire. Idéalement, pendant l’hiver vous mettrez les plantes de toute catégorie placées devant une fenêtre orientée au nord devant une fenêtre plus éclairée ou leur offrirez un éclairage supplémentaire quelconque.

Hémisphère sud

Si vous vivez dans l’hémisphère sud, c’est presque le contraire. La fenêtre au nord reçoît le plus de lumière, la fenêtre au sud, le moins. Les informations sur les orientations est et ouest, par contre, demeurent les mêmes.

Quand vous cherchez un logement

Si vous ne vous orientez pas naturellement, assurez-vous d’avoir toujours une boussole avec vous quand vous cherchez un logement. Il serait triste pour un amateur de plantes d’intérieur d’aboutir dans un logement orienté au nord et d’ainsi perdre, peu à peu, presque toutes ses plantes.20170219a

Ces plantes d’intérieur qui aiment tremper dans l’eau

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Une petite minorité des plantes d’intérieur aime toujours tremper dans l’eau.

Habituellement, il ne faut jamais laisser une plante d’intérieur tremper longtemps dans une soucoupe pleine d’eau. Il faut la vider dans les 15 à 20 minutes qui suit l’arrosage, sinon les racines de la plante risquent de commencer à pourrir. C’est un conseil qui est généralement des plus valables.

Mais il y a des exceptions, des plantes qui aiment que leur terreau soit toujours non seulement humide, mais détrempé. Et ces plantes préfèreront que leur pot trempe toujours dans une soucoupe d’eau.

Des plantes à tremper

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Larmes de bébé (Soleirolia soleirolii)

La plante appelée larmes de bébé ou larmes d’ange  (Soleirolia soleirolii, syn. Helxine soleirolii) est de ce groupe. Beaucoup de jardiniers considèrent cette petite plante rampante aux mini-feuilles rondes difficile à cultiver, car elle meurt habituellement assez rapidement après l’achat. Mais c’est parce que vous l’avez laisser sécher. Changez de tactique et vous aurez beaucoup plus de succès. Arrosez-la abondamment et laisser le pot tremper dans l’eau… toujours! Quand vous voyez que la soucoupe est vide, rajoutez de l’eau. Si vous ajoutez à cet entretien un éclairage moyen ou même assez faible, vos larmes de bébé vivront des années!

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Herbe fibre optique (Isolepis cernua)

C’est la même situation pour l’herbe fibre optique ou scirpe inclinée (Isolepis cernua, syn. Scirpus cernuus). Cette petite plante rappelle une graminée et porte, à l’extrémité de ses tiges graminiformes fortement arquées, de petites inflorescences argentées, ce qui lui donne une allure d’un bouquet dense de fibres optiques. Cette plante est, dans la nature, une plante semi-aquatique. Il est impossible de trop l’arroser. Laissez-là dans une soucoupe qui contient toujours de l’eau et offrez-lui un éclairage intense à moyen et elle vivra heureuse et très longtemps!

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Sélaginelle des jardiniers (Selaginella kraussiana)

Contrairement à l’herbe fibre optique, les diverses sélaginelles (Selaginella spp.), comme la sélaginelle des jardiniers (S. kraussiana), souvent utilisées comme «mousses vivantes» dans les terrariums, ne sont pas semi-aquatiques, mais aiment quand même que leur terreau soit toujours humide. Comme leurs racines sont très courtes, souvent elles commencent à souffrir même quand le terreau dans le pot est encore un peu humide, car la strate supérieure, où leurs racines sont concentrées, sèche avant le terreau au fond du pot. Le truc, donc, est de toujours laisser de l’eau dans leur soucoupe, ainsi cette eau montera à leurs racines par capillarité. Offrez-leur un éclairage modeste, une forte humidité (elles détestent l’air sec!) et cet arrosage constant et vous verrez vos sélaginelles vraiment profiter!

Encore plus d’eau

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Papyrus d’appartement (Cyperus alternifolius)

Une soucoupe pleine d’eau ne suffit pas toujours au papyrus d’appartement ou plante ombrelle (Cyperus alternifolius).

Cette plante semi-aquatique est un humidificateur naturel, buvant de l’eau comme un trou, puis libérant la majorité de cette eau à l’air, à la grande bénéfice des autres plantes dans les environs. Malheureusement pour le papyrus, cette grande générosité avec l’eau fait vider rapidement sa soucoupe et ainsi la plante se trouve dans un état de détresse. Pour la contenter, utilisez soit une très large soucoupe et remplissez-la d’eau jusque au bord ou, plus facilement encore, un gros cache-pot, aux moins 10 cm plus large que le pot de culture.

Remplissez le cache-pot d’eau jusqu’au niveau de la motte de racines ou même inondez la motte d’eau sur jusqu’à 5 cm. Oui, les racines peuvent rester sous l’eau en permanence sans que cela nuise le moindrement à la santé du papyrus. Chaque fois que le niveau d’eau baisse de façon importante, rajoutez-en.

Ajoutez à cette inondation constante un bon éclairage et vous n’aurez jamais vu un papyrus d’intérieur aussi heureux!


Et voilà! Quelques plantes qui préfèrent toujours tremper dans l’eau: le choix parfait pour les «arroseux», ces gens qui ne peuvent pas s’empêcher d’arroser encore et encore.023.K

Un mystère horticole de longue date enfin résolu!

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Queue d’âne (Sedum morganianum): jolie plante, mais d’où vient-elle?

Sans tambour ni trompette, un mystère horticole de 70 ans a été récemment résolu.

En effet, la très populaire succulente Sedum morganianum (queue d’âne, orpin de Morgan), aux longues tiges retombantes couvertes de feuilles bleu vert, est cultivée depuis 1935, mais personne ne savait d’où elle venait au juste, car on ne l’avait jamais trouvée à l’état sauvage.

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Pépinière el Jardín Flotante, entourée de pots de Sedum morganianum. Photo prise par Eric Walther en 1935. Crédit photo: http://www.crassulaceae.com

La communauté botanique doutait bien que S. morganianum venait du Mexique, car c’est là où il fut remarqué pour la première fois par le botaniste américain Eric Walther dans une petite pépinière, el Jardín Flotante, dans le village de Coatepec, état de Veracruz. Tout comme on présumait qu’il poussait sur des falaises, car autrement comment expliquer son port si radicalement retombant sinon qu’il pousse en cascade à partir d’un paroi rocheux? Mais son origine exacte fut inconnue et quand Walther le décrivit officiellement en 1938, le texte portait la mention «localité type inconnue».

Walther nomma cette plante S. morganianum en l’honneur de son ami, le Dr Meredith Morgan, qui fut le premier à le faire fleurir. En effet, tant que la plante n’avait pas produit ses fleurs rose pourpré, Walther n’était pas certain que s’il s’agissait d’un sédum ou d’un echéveria (Echeveria).

De multiplies recherches

Depuis 1935, l’état de Veracruz fut visité par de nombreux botanistes, tous ayant en tête l’espoir de mettre fin au mystère. D’ailleurs, ces botanistes ont trouvé environ 40 autres nouvelles espèces, mais pas S. morganianum.

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Sedum morganianum dans son milieu naturel.

En 2008, cependant, une équipe de botanistes mexicains, composée de David Jimeno-Sevilla et Amparo Alvalat-Botana, sous la direction de Miguel Cházaro, est retournée à Veracruz reprendre les recherches. Malgré de nombreuses de recherche infructueuses de la part de Cházaro sur plusieurs années, ses acolytes ont eu plus de succès. Lors d’études floristiques sur une exploitation agricole, le Rancho Bellreguard de Sochiapa, à Tenampa, Veracruz, ils ont rencontré son propriétaire, Carlos Ros, qui dit avoir récemment vu la plante chez lui. Il a pu leur montrer la plante in situ, sur les falaises de deux ravins, Mayatla et Ixcacotitla. Même là, l’accès fut très difficile, mais des spécimens furent néanmoins récoltées et rapportées à l’Universidad Verzcruzana où leur identité fut confirmée.

Populaire

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Feuille déposée sur du terreau qui commence à produire un jeune plant.

Son origine mystérieuse n’a pas empêché la queue d’âne (d’après l’espagnol «cola de burro») de devenir rapidement populaire. Déjà dans les années 1950, elle était considérée une plante d’intérieur courante en Amérique, Europe et Australie. Et elle est si facile à partager, car il s’agit de déposer une seule feuille sur un pot de terreau pour la voir produire des racines et devenir une nouvelle plante. D’ailleurs, cette méthode de reproduction est celle qu’elle utilise le plus souvent dans la nature aussi: une feuille détachée par le vent ou un animal se coince dans une fissure de la falaise et voilà: une nouvelle plante est née!

Alors que, dans les pays tropicaux, on utilise la queue d’âne pour les paniers suspendus en plein air, dans les régions tempérées, on l’utilise uniquement comme plante d’intérieur. Sa culture est de plus faciles et elle tolère bien un peu de négligence.

Comme tous les sédums, la queue d’âne adore le plein soleil, mais réussit aussi très bien sous un éclairage intense, mais sans beaucoup de soleil direct. Tout sol, riche ou pauvre, alcalin ou acide, semble convenir, à condition qu’il se draine bien. Elle aime que son terreau sèche bien avant que vous ne l’arrosiez de nouveau, notamment pendant l’hiver, quand la pourriture est à craindre dans les sols toujours humides. Elle tolère très bien la chaleur estivale, mais pas le froid hivernal et encore moins le gel. Visez une température minimale de 13˚C. Sa croissance est toujours lente et elle demande peu d’engrais. Même si vous ne le fertilisez jamais, elle poussera très bien.

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La queue d’âne (Sedum morganianum) fleurit rarement dans nos maisons.

Sa floraison est rare dans le nord; plus courante sous les tropiques où le soleil est plus intense. Chez moi, cette plante n’a fleuri qu’une fois en 15 ans, sur des tiges de presque 60 cm de longueur! De toute façon, les fleurs étoilées rose pourprés sont nettement moins attrayantes que ses longues tiges (elles peuvent dépasser 1 m!) aux feuilles épaisses un peu pointues et couvertes d’une pruine blanche qui leur donne une coloration bleu vert pâle.

La plante est très difficile à déplacer, car elle perd des feuilles au moindre coup. C’est une des rares succulentes que je ne place pas à l’extérieur été, car elle se fait trop brisée. Quand la plante a perdu trop de feuilles, elle perd son charme et il vaut alors mieux repartir une nouvelle plante à partir de boutures de feuilles ou de tiges.

Confusion avec des plantes similaires

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Sedum burrito

Alors que l’origine de S. morganianum est désormais connue, le mystère au sujet de son cousin, S. burrito, ou queue d’âne naine, demeure intact.

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Sedum burrito, aux feuilles comme un grain de riz, avec une seule tige de S. morganium (encadrée), aux feuilles presque en forme de banane.

Rappelant S. morganianum avec des tiges pendantes similaires, mais aux feuilles plus courtes, plus bleutées et à l’extrémité arrondie plutôt que pointue (on dit que ses feuilles ressemblent à des grains de riz), S. burrito aussi fut découvert dans une pépinière de la localité de Coatepec, mais beaucoup plus tard, par le botaniste Reid Moran en 1975. Sa localité type demeure inconnue. Encore on présume qu’il est originaire d’une falaise à quelque part dans l’état de Vercruz.

Il y a beaucoup de confusion entre les deux plantes dans le commerce et souvent on voit les deux qui occupent le même pot!

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X Sedeveria ‘Harry Butterfield’: beaucoup plus gros que S. morganianum.

Il y a aussi une possibilité de confondre S. morganianum avec un hybride intergénérique (entre deux genres botaniques), X Sedeveria ‘Harry Butterfield’, un croisement entre S. morganianum and Echeveria derenbergii. On l’appelle, avec raison, queue d’âne géante, car ses feuilles succulentes sont nettement plus longues que celles de S. morganianum. Autre différence, ses fleurs sont rose saumon, voire presque jaunes, selon l’éclairage, et ses tiges retombent sur une moindre longueur (rarement plus de 50 cm). Les feuilles, par contre, se détachent aussi facilement de la tige que celles de S. morganianum et il faut donc manipuler la plante avec précaution.

Vous pouvez multiplier les deux plantes par boutures de feuilles ou de tiges.


Merci à Rock Giguère pour avoir fait mention de la découverte de S. morganianum dans son Infolettre, sinon je n’aurais peut-être jamais su que le mystère de l’origine de cette plante était enfin résolu!

Jardins des Laurentides et de Lanaudière

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Laurentides - route-des-gerbes-dangelica-roseraie.jpg2 au 4 juillet

Nouveau circuit!

En compagnie de notre guide horticulteur, Larry Hodgson, découvrez les plus beaux jardins des Laurentides et de Lanaudière. Ces régions comptent des jardins splendides et variés tels que la Clef des Champs, les Gerbes d’Angelica, les Jardins Michel Corbeil, Les Jardins René Brisson et les Jardins Moore. Ce forfait sera agrémenté par la visite d’un vignoble et de la Maison Lavande. Un voyage à ne pas manquer.

Pour information: gvq.ca

La patate douce serait transgénique

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La racine tubéreuse de la patate douce viendrait des gênes d’une bactérie absorbés par la plante il y a 8 000 ans.

Le premier organisme génétiquement modifié (OGM) n’a pas été réalisé par une mégacorporation. Il a été créé par dame Nature il y a fort longtemps. On appelle ce phénomène, où un organisme intègre du matériel génétique provenant d’un autre organisme dont il n’est pas le descendant, le transfert horizontal de gènes.

La patate douce en est un exemple.

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Le genre de galle provoquée par une agrobactérie.

Une étude publiée par des scientifiques de l’Université de Gand du Centre international de la pomme de terre (The genome of cultivated sweet potato contains Agrobacterium T-DNAs with expressed genes: An example of a naturally transgenic food crop) révèle que le génome de la patate douce (Ipomoea batatas) contient des séquences d’ADN venant d’une bactérie de sol très courante, l’agrobactérie (Agrobacterium), et que ces gènes sont activement exprimés par la plante.

D’ailleurs, ce transfert est peut-être même à l’origine de la domestication de la patate douce. L’absorption des gênes du microbe, qui provoque des galles (tumeurs) chez les végétaux, aurait fait gonfler les racines de l’ipomée sauvage, croît le virologiste Jan Kreuze, chercheur responsable de l’étude, convertissant les minces racines sans intérêt pour l’humain en racines tubéreuses comestibles. Des Amérindiens auraient découvert les plantes OGM il y a environ 8 000 ans et auraient commencé à les cultiver, créant par sélection des variétés aux racines de plus en plus épaisses et sucrés et de moins en moins fibreuses, soit les patates douces qu’on connaît aujourd’hui.

«Les gens mangent un OGM depuis des milliers d’années sans le savoir», conclut Kreuze.20170216b