Le vermicompost au bureau dans le plus grand secret

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Il y a environ 25 ans, je travaillais non pas chez moi comme aujourd’hui, mais dans un bureau à l’extérieur. Il n’y avait pas de bac à compost dans l’édifice et pourtant, il y avait beaucoup de matériaux qui pouvaient être compostés. Alors, j’ai discrètement installé un bac de vermicompostage sous mon bureau. Et cela a fonctionné à merveille!

J’ai utilisé de petits vers choisis spécifiquement pour le compostage à l’intérieur, soit des vers rouges (Eisenia fetida). Quant au bac, je l’ai fabriqué à partir d’une boîte de rangement en plastique de type Rubbermaid en perçant des trous dans le fond. Avec un deuxième couvercle sous le bac pour récolter tout liquide en excès, c’était un habitat fort convenable pour les petits grouillards.

J’ai surtout nourri les vers de restes de nourriture de mes repas du midi (trognons de pomme, épluchures, etc.), de marc de café moulu venant de la machine à café du bureau et de feuilles mortes et d’autres résidus des nombreuses plantes que j’avais apportées au bureau. Quant à la litière, dont les vers vivent, j’ai tout simplement utilisé du papier déchiqueté pour la créer: un produit abondant, car il y avait une déchiqueteuse dans le bureau.

À peu près tous les 4 ou 5 mois, j’allais au bureau un week-end quand il n’y avait personne pour me surveiller et faisais un triage grossier, séparant de mon mieux les vers du compost, puis rajoutant une litière fraîche au bac. Quant au compost, encore tout chaud et sentant le bon humus, je le rapportais à la maison pour utilisation dans mon jardin et dans le terreau de mes plantes d’intérieur. Je peux vous assurer que les plantes adorent le vermicompost! À mon avis, c’est le meilleur compost qui existe!

Un secret pas assez bien gardé

Il est facile de cacher un vermicomposteur sous un bureau. Photo: http://www.lowes.ca, montage: jardinierparesseux.com

Bien sûr, je gardais cette activité secrète. Je suis à peu près sûr que si les autres employés avaient su que je faisais du compost sous mon bureau, quelqu’un s’en serait plaint. Et de toute façon, le composteur était si facile à cacher: il ressemblait à une boîte de rangement comme on en voit tant, le genre de boîte que quelqu’un aurait pu placer sous son bureau pour conserver quelques dossiers. D’ailleurs, je suis certain qu’il y avait des bacs similaires sous d’autres bureaux, mais probablement sans vers.

Ce régime a duré environ deux ans. Je suis sûr que j’aurais pu continuer beaucoup plus longtemps, mais un imprévu a rapidement mis fin au projet.

C’est que j’ai réussi à négocier un accord qui me permettrait de travailler à partir de mon domicile plutôt qu’au bureau. De toute façon, le bureau était encombré et avoir un employé de moins pour occuper de l’espace était considéré comme une bénédiction. De plus, j’ai toujours réussi à accomplir beaucoup plus quand je travaillais à domicile: il y a tellement moins de dérangements!

Il y avait juste un hic.

J’ai parlé trop vite!

Voyez-vous, la seule autre personne au monde qui savait qu’il y avait un bac de vermicompostage sous mon bureau était ma femme. Je lui en avais parlé brièvement et d’ailleurs, seulement une fois, mais elle n’apprécie pas les petites créatures grouillantes et ainsi n’avait pas montré le moindre enthousiasme pour le projet. D’ailleurs, j’étais convaincu qu’elle avait tout oublié. 

Un refus catégorique: les vers ne sont pas les bienvenus chez nous! Illus.: drawception.com & www.schoolrecycling.net, montage: jardinierparesseux.com

Cependant, quand je lui ai annoncé que j’avais négocié une façon de travailler à partir de chez nous, la première chose qu’elle a dite, avant même de me féliciter d’avoir obtenu l’entente, était: «Eh bien, reviens à la maison travailler si tu veux, mais ces maudits vers resteront au bureau! Il n’est pas question de rapporter ces bestioles dégoûtantes à la maison!». J’ai eu beau protester, en promettant de les garder hors de vue dans le sous-sol, mais ce fut en vain. Elle n’avait aucunement l’intention de bouger. Pour elle, les vers vivaient dehors, pas dans la maison.

J’ai facilement trouvé un nouveau chez-soi pour mes vers. Une amie de mon jardin communautaire les a pris en main. Elle est décédée il y a quelques années, mais je crois que sa fille s’en occupe encore.

Mais c’est dommage que je ne puisse plus fabriquer de ce fameux compost, car j’aurais assez de place pour un bac à compost ou deux sous mon bureau actuel. Et, je le répète, le vermicompost est le meilleur additif qui soit pour les sols de jardin. Mais ma femme demeure catégorique: aucun ver ne sera jamais autorisé à pénétrer dans la maison.

La morale de cette histoire est de ne jamais rien dire à votre conjoint, surtout si cela implique des vers.

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Pourquoi les noms botaniques changent-ils?

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Question: Vous mentionnez dans un de vos billets que le coléus a changé de nom botanique. Qui décide de ces changements de noms? Pourquoi la plante a-t-elle changé de nom?

Eve Pouliot-Mathieu

Réponse: Il y a un groupe de botanistes et de biologistes spécialisés appelés taxonomistes. Leur rôle est de vérifier les origines des végétaux et les liens entre eux pour pouvoir les classifier et leur donner des noms.

Histoire de la nomenclature scientifique

Carl von Linné, 1707-1778. Ill.: Roslin Alexander, commons.wikimedia.org/

C’est au XVIIIsiècle que le naturaliste suédois Carl von Linné a créé le système binominal qu’on connaît actuellement, cela en remplacement du très boiteux système utilisé jusqu’alors dans lequel le nom d’une plante était une description complète, parfois de 20 mots ou plus!

D’après le système binomial, en fonction depuis 1753, chaque plante appartient à un genre et a donc un nom générique, par exemple Pinus pour tous les pins et Monarda pour toutes les monardes. Puis, pour distinguer les différentes plantes dans chaque genre, on leur donne aussi un nom spécifique (nom d’espèce): exemple, Pinus strobus pour le pin blanc et Pinus sylvestris pour le pin écossais.

C’est comme un nom de famille suivi d’un nom. Chez les Dupont, par exemple, il y a Marius, Jennifer et Norbert. Le nom Dupont sert à les identifier comme étant parents. Chez les Pinus, il y a P. strobusP. sylvestris et autres et leur nom de genre, Pinus, sert aussi à les identifier comme étant parents.

Théoriquement, ces noms sont immuables et les mêmes sont utilisés partout à travers le monde. Ainsi, un pin blanc est appelé Pinus strobus aussi bien au Canada qu’en France, qu’au Japon, etc. Par contre, les noms communs changent constamment: on l’appelle pin blanc au Canada, pin de Weymouth en France, Weymouth-Kiefer en Allemagne et Уайт-Пайн en Russie, etc.

Mais certains noms scientifiques ont changé au cours des derniers siècles pour des raisons logiques: il y avait une faute d’orthographe, on avait malencontreusement donné le même nom à deux plantes, deux scientifiques avaient publié la même plante sous des noms différents (auquel cas, le premier nom publié est considéré légitime), etc.

Maintenant que nous pouvons facilement étudier l’ADN des plantes, on découvre qu’il y avait beaucoup d’erreurs dans leur classification. Photo: medium.com

Mais la raison principale pour un changement de nom aujourd’hui est quand un taxonomiste découvre qu’une plante a été placée dans le mauvais genre. Comme quand on découvre qu’il y a eu une erreur à l’hôpital et que le pauvre Marius Dupont a été échangé par accident à la naissance; ainsi, il découvre à 47 ans que son vrai nom est Heinz von Schmidt.

Cela arrive, car, dans un effort pour classifier les plantes d’après leur parenté, Linné (et les autres taxonomistes qui l’ont suivi) avait un nombre limité de critères. Il se fiait notamment aux détails de la fleur, comme le nombre d’étamines, etc.

Mais il y a une révolution en cours aujourd’hui: il est maintenant possible d’étudier les chromosomes des plantes (leur ADN) et on y fait des découvertes fascinantes. Il devient possible d’être plus précis que jamais dans la parenté des plantes. Ainsi, on découvre que certaines plantes, considérées de proches parentes depuis longtemps, sont moins apparentées qu’on le pensait et que d’autres sont davantage apparentées. Comme les noms servent à indiquer la parenté des végétaux, ces découvertes vont nécessairement affecter leur nom botanique.

Notre plante vedette!

Coleus blumei… oups, je veux dire Solenostemon scutellarioides… pardon, plutôt Plectranthus scutellarioides. Photo: http://www.amazon.com

Prenons le coléus, cette populaire plante au feuillage multicolore, comme exemple. 

Le coléus portait à l’origine le nom Coleus blumei et partageait donc son nom générique, Coleus, avec des dizaines d’autres espèces apparentées: Coleus caninus, Coleus elatus, etc.

Mais, un taxonomiste a décidé que le genre Coleus n’était pas valable, que toutes ces plantes étaient plutôt des Solenostemon, et a publié un papier à cet effet en 2006Donc, toutes ces plantes ont dû changer de nom pour Solenostemon. Le genre Coleus n’existait plus.

Normalement, quand une plante change de nom de genre, la plante conserve son nom spécifique, mais avec notre coléus, il y avait une complication: il existait déjà une plante portant le nom Solenostemon blumei. Comme deux plantes ne peuvent pas partager le même nom, on lui a trouvé un nouveau nom, Coleus scutellarioides, car ses fleurs ressemblent à celles des scutellaires (Scutellaria spp.) (spp. veut dire «plusieurs espèces»).

Mais cela ne s’est pas arrêté là. Un autre taxonomiste a regardé l’ADN des Solenostemon et en est venu à la conclusion qu’il n’y avait aucune différence significative avec un autre genre, Plectranthus. Donc, en 2012, il a transféré tout le genre, sauf une espèce (Solenostemon sylvaticus), au genre Plectranthus. Notre coléus a donc pris le nom de Plectranthus scutellarioides.

Il se trouve que le genre Plectranthus n’est pas inconnu des jardiniers. On cultive plusieurs Plectranthus comme annuelles ou comme plantes d’intérieur: le lierre suédois (Plectranthus australis), le gros thym (P. amboinicus), P. coleioides ‘Marginata’, etc. Mais que d’étiquettes à réécrire si vous avez une grosse collection de coléus!

D’autres changements à venir

L’effet de ces découvertes au niveau des gènes des plantes (leur ADN) est en train de chambouler la nomenclature des végétaux. Il y a eu plusieurs changements majeurs et on peut s’attendre à ce qu’il y en ait d’autres. Exemple: le genre Aster, qui contenait plus de 600 espèces, est maintenant divisé en 11 genres différents et d’ailleurs, les espèces nord-américaines sont maintenant toutes reclassifiées dans les genres SymphyotrichumEurybia, Doellingeria, etc. Le genre Chrysanthemum aussi a été complètement réorganisé. Et il y en a beaucoup d’autres encore.

Familles

Voilà pour la nomenclature des espèces et des genres… mais ces découvertes génétiques modifient aussi les liens familiaux encore plus profonds entre les végétaux. Car, à un niveau supérieur, on regroupe aussi les plantes en familles et sous-familles. Par exemple, la famille des Pinacées contient les pins (Pinus), les sapins (Abies) et la plupart des autres conifères à l’exception des cyprès (Cupressus) et des thuyas (Thuja), de la famille des Cupressacées, et des ifs (Taxus), de la famille des Taxacées. Toutes les graminées sont dans la famille des Poacées, etc. Et, jusqu’à récemment, le classement au niveau des familles était assez stable. Mais cela n’est plus le cas depuis qu’on utilise l’ADN pour aider à classifier les végétaux.

Par exemple, j’avais toujours l’habitude de dire que l’oignon (Allium cepa), l’asperge (Asparagus officinalis) et la colchique (Colchicum autumnale) appartenaient à la famille du lis, soit les Liliacées, mais plus maintenant: les trois plantes conservent leur nom botanique, mais l’oignon est désormais une Amaryllidacée, l’asperge une Asparagacée et la colchique, un Colchicacée. Le lis (Lilium) demeure toujours une Liliacée… heureusement!

Tous ces changements sont dérangeants pour les jardiniers qui ne tiennent qu’à connaître les noms botaniques de leurs plantes, mais il faut penser que, quand toute cette vaste révision sera terminée, les nouveaux noms devraient durer des générations. Donc, nous, les jardiniers modernes, sommes dérangés, mais les générations futures auront des noms qui ne bougeront plus… ou du moins, je l’espère!

N.D.L.R. : billet originalement publié le 21 mars 2015

Pourquoi faire des semis à l’intérieur ?

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Les jardiniers chevronnés connaissent déjà les avantages de démarrer des semences d’annuelles, de légumes et d’autres plantes à l’intérieur, mais si vous êtes nouveau dans le monde du jardinage, vous vous demandez peut-être s’il vaut la peine de vous y lancer. Voici quelques explications qui confirment que le jeu en vaut la chandelle.

Parce que la saison de jardinage locale n’est pas assez longue. Beaucoup de légumes et de plantes annuelles ont besoin d’une longue saison de croissance avant de commencer à bien performer : tomates, poivrons, pétunias, bégonias, etc. Si vous les semez en pleine terre, ils n’auront pas le temps de produire plus que du feuillage. Bien sûr, si vous profitez d’une très longue saison de croissance (par exemple, si vous habitez la Côte d’Azur), vous pouvez les semer directement à l’extérieur, mais pour la majorité des lecteurs de ce blogue, qui vivent sous un climat tempéré, il faut vraiment donner à ces végétaux quelques semaines, voire quelques mois, de culture à l’abri.

Semez à l’intérieur si vous voulez obtenir des résultats plus rapidement. Ill.: clipart-library.com, montage: jardinierparesseux.com

Parce que vous voulez obtenir des résultats plus rapidement. D’accord, il y a d’autres plantes annuelles et légumes qui produisent, même sous un climat aux étés plutôt courts, une récolte décente ou un nombre raisonnable de fleurs lorsqu’on les sème directement en pleine terre, mais voulez-vous vraiment attendre si longtemps ? Le fait de semer des graines à l’intérieur donne des plantes qui arrivent à maturité plus rapidement. Si vous voulez croquer des primeurs ou avoir des fleurs avant le milieu de l’été, commencez ces graines à l’intérieur.

Parce qu’à l’intérieur, vous pouvez mieux contrôler leurs conditions de culture. Dans le jardin, vos petits semis sont à la merci du temps : le sol peut être trop froid ou trop chaud, trop humide ou trop sec et il peut y avoir présence de maladies et d’insectes. Comme vous pouvez l’imaginer, un mauvais départ ne donnera pas des plantes fortes ! Certains légumes et annuelles ont besoin de chaleur pour bien germer, ou encore, d’une terre qui est toujours d’une humidité relativement stable. Et presque tous les semis seront endommagés par le gel. Ils réussissent mieux quand on les démarre à l’intérieur, là où il fait toujours chaud et où le jardinier peut les arroser selon leurs besoins. D’autres ont des problèmes de parasites et des maladies à prendre en compte : leur donner quelques semaines de croissance à l’intérieur peut leur assurer une longueur d’avance sur leurs ennemis.

Faire des semis à l’intérieur, c’est économique! Ill.: http://www.vegetablegardener.com & http://www.pinclipart.com, montage: jardinierparesseux.com

Parce que faire ses propres semis coûte moins cher que d’acheter des plants produits en serre.  Même, beaucoup moins cher ! Avec un sac de terreau, des récipients recyclés variés utilisés comme pots, plateaux et dômes, et quelques paquets de semences, une dépense de peut-être 20 $ (13 €), vous pouvez facilement produire des centaines de plantes. C’est plusieurs fois moins cher que le prix des plantes en caissettes. Vous n’avez donc pas besoin de produire beaucoup de semis vous-même pour récupérer votre investissement.

Parce que les variétés que vous voulez cultiver ne sont tout simplement pas vendues localement. Vous pensez peut-être qu’une grande jardinerie vend toutes les plantes possibles, mais vous vous trompez. Elle n’offre en fait qu’un choix extrêmement limité : 10 ou 12 variétés de tomates, par exemple, alors qu’il en existe plus de 15 000 ! Si vous recherchez un légume du patrimoine, un grand muflier (presque toutes les annuelles vendues en caissette de nos jours sont des variétés naines !) ou quelque chose d’autre que les plantes les plus ordinaires, vous n’en trouverez tout simplement pas parmi les plantes vendues sur le marché local. Heureusement, les différents catalogues de semences (et il en existe des centaines) offrent un excellent choix de plantes moins communes que vous pourrez cultiver à partir de semences.

Les vendeurs de jeunes plants peuvent rarement garantir que leurs plants sont biologiques. Photo: http://www.tibs.com & worldartsme.com

Parce que vous voulez être sûr de cultiver des légumes et des fleurs biologiques. Peu de producteurs commerciaux garantiront que leurs plantes n’ont pas été traitées avec des pesticides, y compris les néonicotinoïdes tant redoutés ces temps-ci. Ou qu’elles n’ont pas au moins partagé une tablette avec les plantes ainsi traitées. Mais lorsque vous semez des plantes vous-même, vous pouvez contrôler quels pesticides sont utilisés et vous limiter strictement aux produits biologiques. 

Parce que vous aimez semer des graines à l’intérieur.Un néophyte pourrait trouver cela peu probable, mais en fait, semer des graines à l’intérieur, les regarder germer et grandir, leur donner de petits soins attentifs, etc. peut être très, très satisfaisant.

Où semer les semences ?

Ce ne sont pas tous les légumes et les annuelles qui profitent réellement d’un démarrage à l’intérieur. En fait, beaucoup réussissent mieux lorsque vous les semez en pleine terre. Le tableau suivant vous présente plusieurs annuelles et légumes populaires et leur emplacement de germination préféré.

Les informations fournies ci-dessous sont basées sur le jardinage dans les zones tempérées, où la belle saison est relativement courte, soit de moins de 150 jours. Si vous pouvez jardiner 9 mois par an dans votre patelin, beaucoup plus de plantes pourraient migrer vers la colonne « semer à l’extérieur ».

Légumes

Semer à l’intérieurSemer à l’intérieur ou
à l’extérieur
Semer à l’extérieur
Artichaut
Asperge
Aubergine
Basilic
Brocoli
Céleri
Cerise de terre
Chou
Chou kale
Chou-fleur
Choux de Bruxelles
Gombo
Oignon (à partir de
semences*)
Poireau
Poivron/piment
Tomate
Bette à carde
Chicorée 
Concombre
Coriandre/cilantro
Courge (citrouille,
courgette, etc.)
Endive
Laitue
Melon 
Persil







Betterave
Bourrache
Carotte
Épinard
Fève
Haricot
Maïs sucré
Navet
Pois
Radis
Rutabaga






*On peut aussi partir des oignons à partir de petits bulbes (oignonets) plantés en pleine terre.

Annuelles

Semer à l’intérieurSemer à l’intérieur ou
à l’extérieur
Semer à l’extérieur
Agérate
Amarante
Bégonia
Browallia
Cinéraire maritime
Coléus
Dahlia
Dracéna des jardins
Héliotrope
Impatiens
Lobélie érine
Muflier
Nicotiana
Œillet 
Pélargonium
Pensée 
Pervenche de Madagascar
Pétunia
Pourpier à grandes fleurs
Ricin
Rudbeckie hérissée
Sauge ornementale
Alysse odorante
Calendula (souci)
Capucine
Célosie
Cléome
Cosmos
Immortelle
Ipomée (gloire du matin)
Lavatère
Œillet de Chine
Œillet de poète
Phlox annuel
Reine-marguerite
Zinnia








Centaurée bleuet (bleuet)
Coquelicot
Dauphinelle
Nigelle
Pavot de Californie
Pavot somnifère
Pois de senteur
Tournesol (soleil)














Comment «réchapper» une azalée d’intérieur?

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Question: Au cours des dernières années, j’ai acheté 3 azalées d’intérieur différentes et elles sont toutes mortes moins d’un mois après leur achat. Le feuillage s’est rapidement fané et les tiges ont séché. Pourtant, je les ai arrosées chaque semaine. J’adore cette plante et je veux réessayer. Que puis-je faire pour la garder en vie? 

Éva T.

Réponse: L’azalée des fleuristes (Rhododendron simsii), aussi appelée azalée d’intérieur ou azalées des Indes, n’est certainement pas la plante d’intérieur la plus facile à cultiver. Comme vous, beaucoup de gens perdent la leur assez rapidement. Pourtant, si elle est bien entretenue, elle peut vivre des années dans une maison moyenne et même fleurir année après année.

Le principal problème avec l’azalée des fleuristes est qu’elle est presque toujours vendue dans un pot beaucoup trop petit pour ses besoins. Que ce soit pour des raisons d’esthétisme ou pour économiser de l’espace dans la serre de production, je ne le sais pas, mais le pot est tellement rempli de racines que le terreau ne peut contenir assez d’eau pour contenter la plante très longtemps. Ainsi, même après un arrosage abondant, vous découvrirez que son terreau est déjà complètement sec au bout de seulement quelques jours et que les feuilles commencent à se faner. Pour cette raison, un seul arrosage hebdomadaire, même abondant, ne suffit généralement pas.

Pour arroser une azalée terriblement serrée dans son pot, essayez la méthode du trempage plutôt qu’un arrosage classique au moyen d’un arrosoir. Plongez le pot dans de l’eau tiède et laissez-le tremper pendant 10 à 30 minutes. Puis, faites-le drainer pour éliminer le surplus. Répétez cela une fois tous les 3 à 4 jours. Seulement sous des conditions de grande fraîcheur (7 à 16 °C) peut-on vraiment penser n’arroser qu’une seule fois par semaine. 

Un tel trempage deux fois par semaine devrait permettre de garder l’azalée non seulement en vie, mais en bonne santé pendant toute sa floraison initiale, soit pendant 6 semaines et plus.

Soins de plus longue durée

Faire refleurir une azalée des fleuristes nécessite un certain effort. Photo: DenesFeri, Wikimedi Commons

Les pépinières de production considèrent l’azalée des fleuristes comme une plante éphémère: vous êtes censé la jeter après la floraison. Cependant, elle peut vivre pendant des décennies à l’intérieur et refleurir encore et encore si vous savez quoi faire. D’accord, ce n’est pas une plante pour les débutants, mais si vous aimez les défis, voici ce qu’il faut faire:

Dès que vous en aurez l’occasion, pourquoi ne pas régler le problème de base: le fait que la plante pousse dans un pot beaucoup trop petit pour ses besoins? Replantez-la dans un pot d’une taille plus appropriée, probablement 10 cm plus grand que l’original. (Oui! Autant que ça!) Étant donné que le terreau est en soi un excellent réservoir d’eau, en augmentant ainsi la masse de terre autour de ses racines, vous vous assurerez que votre plante pourra résister plus longtemps entre deux arrosages, probablement une semaine.

Tant qu’à la rempoter, notez que l’azalée préfère un sol acide, soit avec un pH d’environ 4,5 à 5,5. Un terreau commercial pour plantes d’intérieur aura quant à lui probablement un pH de 5,5 à 6,5, ce qui est un peu trop alcalin à son goût. Donc, pour réduire son alcalinité, mélangez un tiers de tourbe horticole («peat moss»), un substrat acide, au terreau commercial avant l’empotage: cela devrait ramener le pH à un niveau acceptable.

Bien que l’azalée des fleuristes achetée déjà en fleurs puisse rester en bon état sous une lumière faible, elle aura besoin de plus de lumière que cela pour assurer une reprise de croissance en bonne santé et, surtout, pour assurer une nouvelle floraison. Idéalement, donc, offrez-lui une lumière vive une bonne partie de la journée et même quelques heures de soleil direct, en particulier le soleil du matin. En hiver, le plein soleil n’est pas excessif, surtout aux latitudes plus élevées.

L’arrosage est à surveiller, car l’azalée sèche très rapidement. Photo: http://www.saga.co.uk & http://www.kisspng.com

Même si votre azalée est désormais plantée dans un pot de taille plus appropriée, il faut quand même l’arroser régulièrement, car la plante perd beaucoup d’eau à l’évaporation. Idéalement, vous garderez le terreau légèrement humide en tout temps. Une azalée ne supporte tout simplement pas de se dessécher et chaque fois que vous la laissez se faner, elle récupére de moins en moins bien. Vérifiez alors régulièrement l’état du terreau et arrosez abondamment au besoin.

Idéalement, vous arroseriez avec de l’eau douce (sans calcaire) et voilà une autre complication, car l’eau du robinet est généralement dure. Il est donc préférable d’utiliser de l’eau de pluie, de l’eau distillée, de l’eau de déshumidificateur ou une eau filtrée par osmose pour l’arrosage. Par contre, mon expérience est que vous pouvez quand même utiliser de l’eau du robinet de l’automne au printemps, à condition de faire une chose: mettre votre azalée à l’extérieur pour l’été où la pluie pourra lessiver le terreau de toute alcalinité excessive.

De toute façon, un été en plein air dans un endroit partiellement ombragé est pratiquement une condition sine qua non pour réussir une azalée des fleuristes. Cette plante originaire des hautes montagnes asiatiques n’est pas habituée à la chaleur constante de nos maisons et préfère les températures modérées avec une bonne baisse la nuit, une condition qu’on ne trouve facilement qu’en plein air (ou peut-être sur une véranda bien aérée). 

Fertilisez la plante en douceur, à un quart de la dose recommandée, pendant la saison de croissance (du printemps au début de l’automne). Encore une fois, si vous pouvez trouver un engrais conçu pour les plantes acidophiles, tant mieux.

Laissez votre azalée en plein air jusqu’assez tard à l’automne, ne la rentrant à l’intérieur que lorsque le gel menace. Cela lui donnera les conditions de fraîcheur automnale nécessaires pour stimuler la floraison, normalement entre 4 et 13 °C. Si vous avez bien fait votre travail, les boutons floraux de la floraison à venir seront déjà visibles avant que vous ne rentriez l’azalée à son emplacement hivernal.

L’utilisation d’un plateau humidifiant pour augmenter l’humidité ambiante peut s’avérer utile. Photo: http://www.amazon.com

À l’intérieur, un autre problème survient. L’air de nos maisons est souvent extrêmement sec l’hiver et alors les boutons floraux risquent de se dessécher. Il faudrait alors prévoir une méthode quelconque pour maintenir une humidité relative d’au moins 50%. D’ailleurs, une humidité relative de 60% serait encore meilleure. Pour cela, vous pourriez utiliser un humidificateur ou placer la plante sur un plateau humidifiant

Comme votre plante aura déjà reçu son «traitement au froid» en plein air à l’automne et sera alors pleine de boutons floraux à la rentrée, elle ne sera pas aussi avide de fraîcheur hivernale qu’habituellement. D’ailleurs, souvent elle se met à fleurir dès qu’on la rentre alors que sa saison de floraison naturelle est à la fin de l’hiver ou au printemps. Cela dit, elle apprécierait une certaine fraîcheur, surtout la nuit (7 à 16 °C), d’octobre à mars, si vous êtes capable de la lui donner. 

En général, les azalées cultivées dans la maison fleurissent moins densément que celles produites en serre, mais le font sur une période plus longue, car les boutons floraux s’ouvrent 4 ou 5 à la fois plutôt que tous en même temps. Très souvent, elle fleurit une bonne partie de l’hiver.

Ayez quand même l’œil sur les parasites. Les acariens (tétranyques ou araignées rouges) sont une menace quand l’air est chaud et sec tandis que les cochenilles farineuses et à carapace sont à craindre en tout temps.

Quant à la multiplication de votre plante, là encore, l’azalée se montre récalcitrante. Oui, on peut la multiplier par boutures de tige, mais le taux de succès est faible. Essayez de les prendre au printemps, appliquant une hormone d’enracinement sur l’extrémité inférieure de la tige. Glissez la bouture dans un pot de terreau humide et cultivez-la à l’étouffée (dans une mini-serre). L’enracinement peut prendre jusqu’à 3 mois. Vous saurez que la nouvelle plante a repris quand vous verrez de nouvelles feuilles se former.


Et voilà. Oui, il est possible de vraiment faire prospérer une azalée des fleuristes à l’intérieur et même de la faire refleurir. Mais il faut y mettre plus d’attention qu’avec la plupart des plantes d’intérieur.

C’est le premier jour du printemps… mais pas chez moi!

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(20 mars 2019) Il ne faut pas se laisser trop facilement décourager par l’hiver lorsqu’on vit dans mon patelin, à Québec, au Canada. J’ai lu récemment qu’il est classé la 5ville la plus neigeuse au monde, ex aequo avec Syracuse, dans l’État de New York, avec une moyenne de 3,15 m de neige par an. Bien sûr, les choses pourraient être pires: imaginez vivre à Aomori, au Japon, avec une moyenne de 7,92 m par an!

L’hiver 2018-2019 a été (jusqu’à présent) le deuxième plus enneigé jamais enregistré. La neige a tendance à se tasser au cours de l’hiver, bien sûr, de sorte que vous n’en voyez jamais la totalité sur le sol en une seule fois. Malgré tout, il y a actuellement en moyenne près de 2 m de neige au sol et on nous dit de nous attendre à un début de printemps plus froid que la normale et à un retard important dans la fonte de la neige avec davantage de neige à venir. Selon les prévisions, toute la neige devrait être disparue au début de mai seulement, environ un mois plus tard que d’habitude. Étant donné que l’hiver a commencé près d’un mois plus tôt que d’habitude, avec de la neige au sol à la fin du mois d’octobre, on aura vécu un hiver vraiment neigeux! À la fin, nous pourrons peut-être dire que nous avons été sous la neige pendant six mois: je pense que c’est un record aussi.

Vue de ma serre. Notez que la neige atteint la corde à linge, placée à 2,4 m du sol. Photo: Larry Hodgson

Ainsi, alors que le reste de l’hémisphère Nord célèbre le printemps, avec les premières fleurs et — qui sait? – peut-être des piqueniques en plein air, qu’est-ce que les Québécois peuvent célébrer, sinon la neige, qui, espérons-le, fondra lentement afin de ne pas nous inonder? Au moins, avec un sol aussi chargé d’eau de fonte, nos jardins devraient être bien arrosés pendant une grande partie de l’été.

J’ai hâte de voir par la fenêtre de mon bureau au sous-sol: elle est sous la neige depuis janvier. La plupart des journées, je ne sais littéralement pas s’il fait beau ou nuageux jusqu’à ce que je monte au rez-de-chaussée pour le repas du midi.

Mon aloès ne semble pas gêné par la présence de neige juste de l’autre côté de la vitre. Photo: Larry Hodgson

Mes plantes d’intérieur sentent que c’est le printemps, toutefois. Mon aloès (Aloe vera) étale ses rameaux de fleurs jaunes vers le ciel comme un candélabre, mon clérodendron grimpant (Clerodendron thomsoniae) s’épanouit, certains de mes cactus d’automne (Schlumbergera truncata) refleurissent et il y a toujours quelques violettes africaines, streptocarpes, bégonias et pélargoniums en fleurs. Ils me donnent l’espoir que le printemps arrivera un jour…

Eh bien, au moins ces deux mois supplémentaires d’hiver signifient que nous aurons deux mois de moins de moustiques! 

Quand votre orchidée produit un bébé

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Question: J’ai une orchidée qui a fait un keiki suite à sa dernière floraison l’an dernier. Il a actuellement 3 petites feuilles et 4 racines aériennes. J’aimerais savoir quand je pourrai le détacher de la plante mère et s’il y a des choses particulières à faire lors du rempotage. Merci à l’avance.

B. Charron

Réponse: Après une floraison, il arrive occasionnellement qu’une orchidée, et surtout le très populaire phalaenopsis, produise un bébé, appelé keiki, du mot hawaïen pour «enfant», sur sa tige florale ou, plus rarement, à sa base. Ce keiki est un clone de la plante mère et lui sera identique.

Vous avez bien fait de laisser le bébé grossir un petit peu. Normalement, on le laisse attaché à la plante mère plusieurs mois, même jusqu’à un an, le temps qu’il produise deux ou trois feuilles et des racines de 5 à 7 cm de longueur, ce qui est bien le cas dans la photo que vous m’avez envoyée. Il est donc temps de le sectionner de la tige florale.

Coupez pour libérer le keiki. Photo: B. Charron

Avec un couteau tranchant stérile, coupez la tige à environ 1 cm du keiki. Supprimez aussi la tige florale au-delà du keiki. Cela vous donnera une plantule encore fixée sur une petite section de tige. 

Empotez le keiki dans un terreau pour orchidées. Photo: mariasorchids.blogspot.com

Prenez maintenant un petit pot propre d’environ 7,5 à 10 cm muni de trous de drainage et remplissez-le aux deux tiers d’un substrat pour orchidées. Centrez le keiki sur le terreau avec le feuillage dirigé vers le haut et les racines vers le bas et remplissez le pot de façon à recouvrir les racines, mais pas les feuilles. Ensuite, arrosez doucement avec de l’eau tiède et laissez se drainer tout surplus. 

Cultivez la petite orchidée sous les mêmes conditions que la plante mère, soit à la température de la pièce dans un emplacement bien éclairé et continuez d’arroser quand le terreau est sec au toucher. Après quelques mois, vous pourriez ajouter à votre régime un peu d’engrais

Photo: http://www.anthura.nl

Sachez toutefois que votre keiki est encore à environ 2 ou 3 ans de sa première floraison. Un amateur d’orchidées doit toujours s’armer de patience! 

Nouveautés horticoles 2019

Par défaut

Beaucoup de nouvelles variétés de plantes vont bientôt être offertes dans les jardineries de votre secteur et d’autres sont déjà disponibles dans différents catalogues: vous n’avez qu’à les commander et elles arriveront bientôt chez vous… moyennant un petit dépôt monétaire, bien sûr. 

Voici quelques variétés qui ont attiré mon attention pour 2019:

Fraisier Berried Treasure™ Red

(Fragaria ananassa Berried Treasure Red)

Également vendu sous le nom de Summer Breeze™ Deep Rose

Photo: http://www.povenwinners.com

Je suis un peu embêté par cette plante, car je ne sais pas quel nom est légitime: Berried Treasure™ Red ou Summer Breeze™ Deep Rose. Pourtant, c’est la même plante! Cela dit, quel que soit le nom sous lequel vous trouverez ce fraisier, c’est une beauté! Les fleurs semi-doubles rose foncé (les plus proches de rouges que j’aie jamais vues sur un fraisier!) se succèdent tout au long de la saison et sont suivies de délicieuses fraises au goût sucré. Et la récolte se maintient jusqu’aux gels!

Berried Treasure Red serait vraiment en vedette en pot, sur la terrasse ou le balcon, mais pousserait tout aussi bien en pleine terre comme plante de bordure ou comme couvre-sol. La plante offre une bonne résistance à la chaleur. Quant à sa rusticité, on indique les zones 4–9, mais je soupçonne qu’elle est plus rustique encore. 

Hauteur: 30–40 cm
Diamètre: 45–60 cm
Lumière:soleil
Sol: moyen à fertile
Arrosage: moyen
Zones de rusticité: 4–9

Bégonia Rieger ‘Valentino Pink’

(Begonia× hiemalis ‘KRVALP101’)

Photo: Koppe

Ses fleurs semi-doubles rose foncé avec un cœur jaune or brillant sont tout à fait originales: vous n’aurez jamais vu une telle combinaison chez un bégonia. À jusqu’à 8 cm de diamètre, elles ne sont pas aussi grosses que celles des bégonias tubéreux, mais néanmoins très voyantes. Dense et florifère, avec un feuillage attrayant de couleur vert foncé (que vous remarquerez à peine tellement ce bégonia sera couvert de fleurs!), cette plante au port arrondi vole toujours la vedette! 

C’est un bégonia Rieger (on dit aussi bégonia Elatior) et, comme les autres de cette catégorie, il sera vendu comme annuelle pour le jardin estival, mais fera également une excellente plante de maison. Théoriquement, c’est une plante annuelle et vous êtes censé la laisser mourir à la fin de la saison, mais vous pouvez parfois la «sauver» en la rabattant sévèrement à l’automne et en la conservant à l’intérieur dans un endroit frais et ensoleillé sous des jours courts (la plante ne fleurit que sous l’influence de journées de moins de 12 heures). Avec un peu de chance, votre ‘Valentino Pink’ repoussera et recommencera à fleurir à temps pour la prochaine saison!

Gagnant d’un prix Les Exceptionnelles 2019.

Hauteur: 20–25 cm 
Diamètre: 20 cm
Lumière: mi-ombre
Sol: moyen à fertile
Arrosage: toujours humide
Zones de rusticité: 10–12

Basilic ‘Purple Ball’

(Ocimum basilicum ‘Purple Ball’)

Photo: http://www.fleuroselect.com

À la fois ornemental et délicieux! Les très petites feuilles pourpre foncé sur des branches courtes et abondantes créent une boule attrayante qu’on peut utiliser autant en pot qu’en pleine terre. Pas besoin de tailler non plus: les fleurs tubulaires pourpres n’apparaissent que tard dans la saison et ne nuisent donc pas à la productivité du plant. 

Facile à cultiver à partir de semences. Faites le semis à l’intérieur environ 4 semaines avant la date du dernier gel et ne repiquez pas les plants au jardin avant que le sol et l’air ne soient complètement réchauffés. Traitez ce basilic comme une annuelle et démarrez de nouveaux plants à partir de semences chaque été. Gagnant de prix Fleuroselect et Les Exceptionnelles 2019.

Hauteur: 20–30 cm
Diamètre: 25–35 cm
Lumière: soleil
Sol: bien drainé
Arrosage: moyen

Canna ‘Dragon Fire’

(Canna indica ‘Dragon Fire’)

Photo: Pierre Boucher, Domaine Joly-de Lotbinière

Saisissant! Les fleurs d’un rouge velouté particulièrement éclatant, mises en vedette par un feuillage vert frais contrastant, attirent tous les regards. La plante est de taille modeste et, comme beaucoup de cannas modernes, fleurit à répétition pendant tout l’été. 

‘Dragon Fire’ a été qualifié de «meilleur canna rouge sur le marché» par un panel d’experts sur les cannas. Cet hybride israélien est sans virus et à fleurs autonettoyantes. Les colibris vont l’adorer! 

Arrachez les rhizomes à l’automne et rangez-les à l’intérieur pour l’hiver dans un endroit frais et sec avant de les replanter au printemps suivant. Cette plante ne peut séjourner en pleine terre toute l’année que dans les régions aux hivers doux.

Gagnant d’un prix Les Exceptionnelles 2019 et d’un coup de cœur du concours Tendance 2018 du Domaine Joly-de Lotbinière.

Hauteur:120–150 cm
Diamètre: 90 cm
Lumière: soleil
Sol: riche, bien drainé
Arrosage: toujours humide
Zones de rusticité: 7b-12

Chou chinois Edibliss™ ‘Heavy Metal’

(Brassica rapa chinensis Edibliss ‘Heavy Metal’)

Photo: http://www.hortcoutureplants.com

De belles grandes rosettes de feuilles boursoufflées et brillantes, pourpre très foncé, feraient de cette plante une vedette dans n’importe quelle plate-bande de fleurs, mais en fait, c’est un légume parfaitement délicieux! Pour un effet ornemental maximal, savourez les feuilles tout au long de l’été en récoltant seulement celles à la base de la plante et en laissant la rosette continuer à jouer son rôle de décoration. 

Un autre avantage avec ce chou chinois original est qu’il est facile de voir les insectes prédateurs, presque toujours verts, sur le feuillage si sombre, ce qui vous permettra de les supprimer avant qu’ils ne causent des dégâts.

Hauteur: 38 cm
Diamètre: 60 cm
Lumière: soleil
Sol: riche, bien drainé
Arrosage: moyen

Hosta Shadowland® ‘Waterslide’

(Hosta Shadowland ‘Waterslide’)

Photo: http://www.povenwinners.com

Je sais pertinemment que je n’ai pas besoin d’autres hostas pour mon terrain, mais je n’arrive pas à résister à Shadowland ‘Waterslide’, surtout qu’il paraît sur la page couverture de presque tous les catalogues de vivaces que je consulte! Comment ne pas tomber amoureux de ses feuilles épaisses bleu-vert à la marge si joliment ondulée? D’autant plus que cette variété résiste également aux limaces.

Il produit des fleurs lavande au milieu de l’été, mais c’est son feuillage unique qui fait qu’il devient populaire si rapidement.

Hauteur: 35–40 cm
Diamètre: 75 cm
Lumière: mi-ombre à ombre
Sol: moyen
Arrosage: moyen
Zones de rusticité: 3–9

Rudbeckie ‘American Gold Rush’

(Rudbeckia × ‘American Gold Rush’)

Photo: http://www.pinterest.at

Je cultive la rudbeckie ‘Goldsturm’ (Rudbeckia fulgida sullivantii ‘Goldsturm’) depuis au moins 30 ans et elle pousse et fleurit à merveille. Cependant, depuis quelques années maintenant, une nouvelle maladie foliaire s’est infiltrée dans les productions commerciales de cette plante, la tache septorienne de la rudbeckie (Septoria rudbeckiae), un champignon qui fait noircir le feuillage vers la fin de l’été, justement quand la plante est en pleine floraison. Mes rudbeckies ne sont pas encore touchées, mais qui sait combien de temps cela durera?

Eh bien, avec ‘American Gold Rush’, je n’aurai plus du tout à m’inquiéter de maladies foliaires, car ses feuilles sont complètement résistantes aux spores de champignon: les spores ne semblent pas pouvoir s’y installer, même par temps humide et frais. Et les fleurs sont les mêmes marguerites jaunes à cœur noir que nous aimons tant. Même, les fleurs de ce cultivar sont encore plus nombreuses, produites en abondance du milieu de l’été jusqu’au milieu de l’automne. Elles attirent autant les abeilles, les papillons et les oiseaux granivores que le vieux ‘Goldsturm’ et font d’excellentes fleurs coupées aussi. 

La rudbeckie ‘Goldsturm’ a fait son temps: laissons ‘American Gold Rush’ la remplacer.

Hauteur: 55–65 cm
Diamètre: 100–110 cm
Lumière: soleil
Sol: moyen
Arrosage: moyen à faible
Zones de rusticité: 4–9

Sedum Atlantis™

(Sedum takesimense ‘Nonsitnal’)

Photo: xwww.perennialresource.com.

Quelle plante superbe! Les magnifiques feuilles succulentes persistantes à marge festonnée sont jaune crème avec juste un soupçon de vert contrastant au centre. Parlez d’une plante à l’apparence saisissante! Et les feuilles sont décorées par de petits bouquets de fleurs jaunes étoilées à la mi-été, alors que, à l’automne, le jaune crème prend une teinte rosée pour l’hiver. 

La plante forme un tapis compact, idéal pour la rocaille et la culture en pot. Elle a une excellente tolérance à la sécheresse aussi.

Hauteur: 10–15 cm
Diamètre: 25–30 cm
Lumière: soleil
Sol: bien drainé, pauvre à moyen
Arrosage: faible
Zones de rusticité: 5–9

Concombre ‘Itachi’ F1

(Cucumis sativus ‘Itachi’)

Photo: http://www.johnnyseeds.com

Pas besoin d’éplucher ce concombre! La peau mince comme du papier est parfaitement blanche, tout comme la chair. 

Ce concombre de type asiatique unique, aux graines minuscules et dépourvu de toute amertume, donne à profusion des fruits étroits, sucrés et croustillants de 23 à 28 cm de long. Pour des fruits droits, assurez-vous de faire pousser cette plante sur un support ou un treillis; les fruits qui touchent au sol risquent de courber. 

Démarrez les semences à l’intérieur quelques semaines avant le dernier gel, de préférence dans des pots en tourbe, mais ne les repiquez pas à l’extérieur tant que le sol et l’air ne se sont pas réchauffés.

Hauteur: 90–180 cm
Diamètre: 30 cm
Lumière: soleil
Sol: riche, bien drainé
Arrosage: uniformément humide
Maturité: 54 jours

Tournesol Sunbelievable Brown Eyed Girl

(Helianthus × ‘TMSNBLEV01’)

Photo: http://www.smallholder.co.uk

Ce n’est pas le tournesol de votre enfance, avec sa tige unique dressée portant une seule grosse inflorescence, et ce, assez tardivement. Très ramifié, au port arrondi, le tournesol Sunbelievable Brown Eyed Girl fleurit tout l’été et même jusqu’à l’automne (non, ce n’est pas une exagération!), portant fleur après fleur: jusqu’à 1000 fleurs par plante! La plante est vendue déjà en fleurs, donc, pas d’attente!

Chaque inflorescence se compose de rayons jaunes avec une touche de rouge intense à la base et d’un disque central brun chocolat, le tout d’un diamètre de 5 à 9 cm, donc nettement plus petite qu’une fleur de tournesol traditionnel. 

Les fleurs sont stériles et ne produisent pas de graines, donc la plante n’est pas envahissante, ce qui est bien, mais en contrepartie, bien qu’elle attire les abeilles et d’autres pollinisateurs, elle n’offre pas de graines pour nourrir les oiseaux, contrairement au tournesol classique (Helianthus annuus) qui est une véritable mangeoire l’hiver. 

C’est un excellent choix pour la plate-bande et la culture en pot sur balcon ou terrasse ainsi qu’une superbe fleur coupée. Notez bien que, si le tournesol Sunbelievable Brown Eyed Girl est pérenne sous les tropiques, il faudrait le cultiver comme fleur annuelle ailleurs. Il a remporté un 3prix au célèbre Chelsea Flower Show de Londres en 2018.

Hauteur: 80 cm
Diamètre: 100 cm
Lumière: soleil
Sol: riche, bien drainé
Arrosage: uniformément humide
Zones de rusticité: 11–12

Plante aux éphélides Hippo® Rose

(Hypoestes phyllostachya ‘G14160’)

Photo: http://www.povenwinners.com

La première fois que j’ai cultivé une plante aux éphélides, c’était il y a plusieurs décennies. C’était à l’époque une plante d’intérieur assez frêle, avec de petites feuilles vertes légèrement picotées de petits pois roses. On la trouvait bien mignonne, mais c’était somme toute une plante assez terne et pas plus vigoureuse qu’il ne le fallait. 

Eh bien, Hippo Rose est une toute nouvelle version de plante aux éphélides! 

Tout d’abord, il n’y a pas que de petits points rose pâle. La majeure partie de la feuille est maintenant rose foncé avec seulement quelques marbrures vertes contrastantes. Et les feuilles sont énormes: 7,5 cm de long! Et oubliez les petites tiges courtes et frêles; Hippo Rose forme une belle plante robuste et dense, comme un petit arbuste, de jusqu’à 55 cm de hauteur! Elle est si colorée qu’elle n’a pas besoin de fleurir pour embellir votre parterre et c’est tant mieux, car les fleurs sont insignifiantes et personne ne vous en voudrait si vous les éliminiez.

Mais, si rose foncé n’est pas dans votre palette de couleurs, sachez que la série Hippo comprend trois autres cultivars: rose pâle, rouge et blanc. Cette annuelle (on peut uniquement la cultiver comme plante pérenne sous les tropiques) fait une belle plante d’intérieur aussi!

Hauteur: 40–55 cm
Diamètre: 20–35 cm
Lumière: soleil à ombre
Sol: moyen
Arrosage: uniformément humide
Zones de rusticité: 10–12

Népéta ‘Cat’s Pajamas’

(Nepeta ‘Cat’s Pajamas’)

Photo: http://www.perennialresource.com

Les népétas ou menthes-des-chats ne cessent de s’améliorer! ‘Cat’s Pajamas’, par exemple, est le cultivar le plus compact à ce jour et il fleurit littéralement du sol au sommet de ses épis, portant de petites fleurs indigo tellement denses qu’elles cachent presque complètement les minuscules feuilles parfumées à la menthe. C’est un choix parfait pour la bordure de la plate-bande et la culture en pot sur la terrasse ou le balcon.

La plante fleurit de la fin du printemps jusqu’au milieu de l’été, puis les calices pourpre rosé, originalement cachés par les fleurs, prennent la relève pendant le reste de la saison. Ou encore, vous pouvez la rabattre à la fin de la première floraison, ce qui stimulera une deuxième floraison. 

Les fleurs attirent les abeilles, les papillons et les colibris, mais l’odeur mentholée du feuillage repousse les cerfs et les lapins. 

Hauteur: 30–35 cm
Diamètre: 45–55 cm
Lumière: soleil
Sol: bien drainé, pas trop acide
Arrosage: faible
Zones de rusticité: 3–8

Hydrangée paniculée Lavalamp™ Candelabra™

(Hydrangea paniculata ‘Hpopr013’)

Photo: http://www.whiteflowerfarm.com

Qui n’aime pas les hydrangées paniculées? Mais la plupart sont un peu grosses pour les petits terrains urbains. La série Lavalamp™ change cela en offrant des arbustes de taille modeste, peut-être de 120 à 180 cm de haut sans taille aucune et d’environ 90 à 100 cm si vous les rabattez annuellement. 

Il y a deux autres cultivars dans la série, mais je préfère Candelabra pour ses nombreuses et énormes inflorescences qui vont du blanc crème quand elles apparaissent au milieu de l’été au rose foncé avec une couronne blanche à la fin de l’automne, puis qui deviennent beiges et restent sur l’arbuste pour un magnifique spectacle hivernal. Les fleurs sont parfumées de surcroît! 

Les tiges rouges ajoutent un attrait supplémentaire. Épaisses et robustes, elles tiennent les fleurs solidement debout. Ainsi, les inflorescences ne plient pas au sol, contrairement à celles de beaucoup d’hydrangées paniculées! Si vous sentez le besoin d’élaguer cet arbuste, faites-le au début du printemps afin de profiter pleinement de l’effet hivernal des fleurs qui sèchent sur place.

Gagnante du prix Choix du détaillant à l’exposition Cultivate ‘17.

Hauteur: 120–180 cm (sans taille)
Diamètre: 120–180 cm (sans taille)
Lumière: soleil
Sol: bien drainé
Arrosage: moyen
Zones de rusticité:  3–9

Tomate ‘Patio Choice Yellow’ F1

(Solanum lycopersicum ‘Patio Choice Yellow’)

Photo: all-americaselections.org

Quel superbe petit plant de tomate! Comme le nom «patio» l’indique, il est fait pour la culture en pot sur un patio ou un balcon. 

Il s’agit d’une tomate déterminée, très courte et compacte, qui ne nécessite aucun tuteurage. Elle fleurit abondamment et magnifiquement, puis produit des hordes de tomates cerises parfaitement rondes de couleur jaune or d’environ 2,5 cm de diamètre: c’est 100 ou plus par plante! Les fruits sont délicieux: doux et sucrés avec juste une touche d’acidité. Et la plante offre une bonne résistance aux maladies aussi.

‘Patio Choice Yellow’ est facile à démarrer à partir de semences. Commencez-les à l’intérieur environ 5 semaines avant la date du dernier gel. Notez que les semences de ‘Patio Choice Yellow’ sont disponibles dans plusieurs catalogues de semences.

Gagnant d’un prix All-America Selections en 2017.

Hauteur: 37–45 cm
Diamètre: 45–60 cm
Lumière: soleil
Sol: riche, bien drainé
Arrosage:moyen
Maturité:45 jours

Clématite ‘Taiga’

(Clematis ‘Taiga’)

Photo: mrplantgeekshop.com

Cette superbe nouvelle clématite nous vient du Japon. Les fleurs de 7,5 à 15 cm semblent simples à l’épanouissement, puis semi-doubles, puis se remplissent de pétales supplémentaires jusqu’à ce qu’elles soient complètement doubles. Son nom, ‘Taiga’, signifie grande rivière en japonais, car on dit que les fleurs bleu-violet et blanc lime ressemblent à une rivière aux eaux mouvementées couvertes de moutons. 

C’est une clématite de petite taille, idéale pour la culture en pot, bien qu’elle pousse parfaitement bien en pleine terre aussi. Elle fleurit à la fois sur le vieux bois et le nouveau bois, du début de l’été à la fin de l’été, bien qu’il y ait parfois une pause entre deux floraisons. 

Ce n’est pas une plante très rustique au froid et elle est vendue comme annuelle dans les climats aux hivers froids. Vous pouvez également essayer de la placer dans un sous-sol ou un garage froid mais libre de gel pendant l’hiver et de la maintenir ainsi en dormance jusqu’au printemps. Quant à la taille, cette clématite se comporte mieux lorsqu’on la rabat au ras du sol en fin de saison. 

‘Taiga’ a remporté une médaille d’argent au Plantarium 2016 et figurait parmi les finalistes du Chelsea Flower Show en 2017.

Hauteur: 1–2 m
Diamètre: 90–120 cm
Lumière: soleil ou mi-ombre
Sol: bien drainé
Arrosage: moyen 
Zones de rusticité: 7–8

Sapin de Corée ‘Ice Breaker’

(Abies koreana‘Ice Breaker’, syn. ‘Kohout’s Ice Breaker’)

Photo: conifersociety.org

Ce conifère nain très dense est connu des collectionneurs de conifères depuis plusieurs années, mais n’était pas offert commercialement. Voilà qui est chose du passé et vous risquez de trouver cette petite merveille dans une pépinière près de chez vous dès cette année. 

Il forme un petit globe de branches courtes et trapues couvertes d’aiguilles recourbées vers le haut qui montrent leur dessous blanc argenté. En fait, la plante ressemble à une boule de neige! On l’a trouvée à l’origine sous la forme d’un balai de sorcière sur un spécimen du populaire sapin de Corée ‘Horstmann’s Silberlocke’ qui porte les mêmes aiguilles recourbées, mais sur un arbre de grande taille. 

‘Ice Breaker’ croît lentement, d’environ 2,5 à 7,5 cm par an mais, comme tous les conifères nains, ne cesse de grandir toute sa vie. Donc, même si on le vend comme conifère nain, éventuellement il perdra sa forme globulaire et formera une flèche, devenant alors un petit arbre trapu. 

Vous pouvez également trouver ce cultivar «greffé sur tige», soit porté sur un tronc droit, à la manière d’une sucette.

Hauteur: 60 cm après 10 ans
Diamètre: 60 cm après 10 ans
Lumière: soleil
Sol: bien drainé
Arrosage: moyen
Zones de rusticité: 3


Voilà! Seize plantes superbes à essayer en 2019!

Bon jardinage!