Quand un chat a frôlé un cactus, qui s’y frotte s’y pique!

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Source: http://www.missioncats.net, weedecor.com & http://www.kisspng.com, montage: jardinierparesseux.com

Il y a de nombreuses années maintenant, ma femme et moi avions commencé à souffrir d’une forme de dermatite bénigne, mais néanmoins irritante: rougeurs et démangeaisons sur les mains, les bras et les mollets. C’était vraiment très mystérieux: nous ne pouvions trouver aucune cause probable.

Puis, un jour, j’ai remarqué que notre chat, Nounouche, se faufilait le long du rebord d’une fenêtre, frôlant les plantes comme le font les chats. Et parmi les plantes contre lesquelles il se frottait se trouvait un joli petit cactus à raquettes, Opuntia microdasys, parfois appelé oreilles de Mickey. Eurêka! J’ai instantanément su où se trouvait le problème!

Glochides irritants

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En plus des épines longues et très visibles (qui sont généralement peu nombreuses), les opuntias portent de courts aiguillons dont il faut se méfier: les glochides. Source: Sheldon Navie, lucidcentral.org

Les oponces ou opuntias (Opuntia spp.) sont inhabituels parmi les cactus en ce qu’ils produisent deux types d’épines.

Celles qui sont longues, acérées et qui pénètrent dans la peau, faisant crier la victime et couler le sang, sont très visibles. Cependant, sur l’aréole coussinée à la base des épines féroces, il y en a d’autres, de minuscules aiguillons appelés glochides qui ressemblent à d’inoffensifs petits poils. Tandis que les longues épines méchantes restent fixées sur la plante quand on les touche par inadvertance, les glochides se détachent facilement et pénètrent dans la peau, provoquant des démangeaisons et une irritation pouvant, chez les individus sensibles, durer des jours, des semaines, voire des mois. Les glochides semblent tellement inoffensifs que vous les remarquerez rarement si vous passez près d’eux, mais si jamais vous en avez eu sur la peau, vous vous en souviendrez!

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Les «petites touffes de poils» apparemment inoffensives de l’opuntia Mickey (Opuntia microdasys) sont en fait de méchantes épines. Source: jinjian liang, flickr.com

Il se trouve que mon petit opuntia, O. microdasys, est parmi les opuntias qui sont dépourvus de longues épines douloureuses et qu’il a donc l’air totalement inoffensif, comme l’indique le surnom «oreilles de Mickey». Il ne porte que les glochides rouges, jaunes ou blanches, selon la variété : comme de petites touffes de poils. On a presque envie de les flatter, tellement ils ont l’air doux, mais ce n’est pas une bonne idée. Quand vous êtes collectionneur de cactus, vous apprenez rapidement à ne jamais toucher à O. microdasys sans porter des gants!

Un intermédiaire félin

Ce que Nounouche était en train de faire était de ramasser des glochides quand il se frottait contre le cactus, puis de nous les transférer lorsque nous le caressions ou qu’il nous frôlait.

Le problème était donc facile à résoudre: le cactus incriminé a été déplacé derrière d’autres végétaux de façon à ce que Nounouche ne puisse pas le toucher et nous n’avons plus jamais eu de dermatites inexpliquées par la suite.

Honnêtement, je ne pense pas avoir jamais expliqué la cause à ma désormais ex-épouse. Déjà, elle n’aimait pas trop que je remplisse toutes les fenêtres de l’appartement de plantes : pourquoi encourager son dédain pour la vie végétale?

Les glochides : pas touche!

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Glochides. Source: DaveC, Shroomery.org

Idéalement, vous porteriez des gants épais à manches longues ou utiliseriez une pince à biberon pour manipuler un opuntia, mais si jamais vous touchez aux glochides par accident, retirez-les assez rapidement, avant qu’ils ne pénètrent dans votre peau.

À cette fin, utilisez du ruban adhésif: le ruban à conduits ou «duct tape» est parfait. Placez-le sur la peau affectée, appuyez doucement, puis retirez-le en tirant dessus, comme on le fait avec la cire à épiler : les glochides y resteront collés. Les pinces à sourcils permettront d’enlever tout glochide qui résiste au ruban, mais vous aurez peut-être besoin d’une loupe pour voir ce que vous faites : les glochides sont très petits!

Cependant, une fois que les glochides ont pénétré dans votre peau, il est trop tard pour les enlever. Vous devrez attendre que votre corps réagisse, ce qui provoquera une dermatite suivie de boutons, puis, éventuellement, l’expulsion.

Poil à gratter

Selon la rumeur, les glochides d’opuntia ont déjà été utilisés comme poil à gratter. J’ai entendu cette information plusieurs fois, mais je n’ai jamais pu en trouver la preuve. Le poil à gratter moderne semble être composé de plusieurs produits différents, mais apparemment jamais de glochides d’opuntia… et tant mieux : vous ne voudriez certainement pas risquer que les glochides arrivent dans les yeux de quelqu’un par accident, ce qui provoquerait l’aveuglement, juste pour faire une farce!

Comestible… sans aiguilles

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Figues de Barbarie: remarquez les aréoles couvertes de glochides! Source: John Tann, Wikimedia Commons

Le fruit de certaines espèces d’opuntia (surtout celui d’O. ficus-indica), appelé figue de Barbarie ou poire cactus, est vendu dans le commerce. Normalement, ces fruits auront été traités au préalable pour éliminer les glochides; sinon, prenez-les avec une pince ou un gant épais et frottez-les avec une brosse sous l’eau courante pour enlever les glochides. On peut aussi passer rapidement un chalumeau de cuisine sur les fruits pour les nettoyer de leurs glochides.

Les jeunes raquettes d’opuntia, appelées nopals, sont également comestibles… après un traitement semblable à celui donné aux fruits d’opuntia. Ou encore, on peut tout simplement les peler.

Attention aussi : les soi-disant opuntias sans épines, comme O. ficus-indica ‘Burbank Spineless’, n’ont peut-être pas de longues épines agressives, mais ils portent quand même des glochides. Manipulez-les alors avec précaution.


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Le petit opuntia est aussi mignon que le chaton… mais mieux vaut placer le cactus là où Minet ne peut pas le toucher! Source: Dane Larsen, flickr.com

En fait, manipulez toujours tout opuntia avec précaution. Même si certains ont l’air mignons comme tout, ils ne sont jamais aussi inoffensifs qu’ils le paraissent!

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Pensée du jour

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Source: Cade Martin, Dawn Arlotta, pixnio.com

Un homme ne devrait jamais planter un jardin si grand que sa femme ne puisse pas s’en occuper.

T.H. Everett, 1948

Comment les plantes s’acclimatent au froid

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Les végétaux de climat tempéré s’adaptent au froid. Source: libreshot.com

Si vous vivez dans une région aux hivers frigides, vous avez sans doute remarqué que la première fois qu’il fait 5 °C à l’automne, vous avez très froid. Il vous faut un manteau d’hiver, un chapeau et des gants pour y faire face. Pourtant, si en février il fait «seulement» 5 °C, vous déboutonnez votre manteau. Entre le mois d’octobre et le mois de février, vous vous êtes acclimaté à l’hiver. Mais l’acclimatation disparaîtra à mesure que le printemps s’installera. Ainsi, s’il fait 5 °C en mai, vous ressortirez parka et compagnie.

Eh bien, les plantes rustiques vivent un processus similaire d’acclimatation et de désacclimatation. Les jours courts et la baisse graduelle des températures à l’automne poussent ces végétaux dans une dormance de plus en plus profonde. Puis, au printemps, la plante s’acclimate de nouveau aux températures plus chaudes et perd graduellement sa résistance au froid. Ainsi, un sapin baumier (Abies balsamea) qui ne bronchera pas à une température de -40 °C en janvier sera sérieusement endommagé s’il fait -10 °C en juillet.

La méthode utilisée par les plantes pour tolérer le froid varie d’une espèce à l’autre : certaines développent un genre d’antigel qui empêche leur sève de geler, d’autres réduisent la quantité d’eau dans leurs tissus (l’eau prend de l’expansion en gelant et fait éclater les cellules), certaines perdent leurs feuilles l’hiver et d’autres se retirent entièrement sous le sol. La plupart combinent différentes méthodes.

L’idéal : une baisse régulière de la température

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Idéalement, l’automne s’installe lentement mais sûrement, avec une baisse graduelle de la température sur 2 mois et plus. Source: M. Marquez, http://www.nps.gov, montage: jardinierparesseux.com

Idéalement, le froid s’installe graduellement à partir du début de l’automne, en septembre, et les températures baissent alors peu à peu de semaine en semaine. Un «été des Indiens» fait peut-être la joie des promeneurs, mais peut sérieusement nuire aux plantes, qui peuvent perdre leur résistance au froid s’il se prolonge. Au Québec, l’automne 2018 a été jusqu’à maintenant un automne parfait pour les végétaux : de plus en plus froid de semaine en semaine. Si la tendance se maintient, selon l’expression consacrée par les métérologues, nos plantes rustiques passeront l’hiver 2018-2019 dans un excellent état!

L’effet des protections hivernales

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Les protections hivernales ne protègent pas contre le froid. Source: paysagesrodier.com

Saviez-vous que la plupart des protections hivernales, que je vois beaucoup de propriétaires installer ces temps-ci, ne protègent pas contre le froid? Vous avez beau emballer vos arbustes, arbres et conifères de jute et de géotextile, la température nocturne à l’intérieur de ces protections est tout à fait identique à celle de l’extérieur.

D’ailleurs, il est essentiel que ces protections soient de couleur claire. En effet, les protections foncées absorbent la chaleur le jour et peuvent faire perdre à vos plantes leur résistance au froid. Quand vient une nuit froide, la plante est endommagée et peut même mourir.

Le rôle des jutes et géotextiles n’est pas de réchauffer, donc, mais de minimiser l’effet desséchant du vent. Ils sont donc surtout utiles pour les plantes fraîchement plantées ou exposées à un couloir de vent.

Personnellement, je ne pose pas ce genre de protection hivernale sur mon terrain : c’est trop de travail pour le faible avantage que cela donne… quand il y a même un avantage; souvent, il n’y en a pas. De plus, elles tendent à aider les plantes mal adaptées aux conditions locales à s’accrocher à la vie. Je préfère utiliser les plantes qui aiment mes conditions. Si une plante n’est pas capable de tolérer l’hiver chez moi, qu’elle crève! Je lui trouverai bien une remplaçante.

Comment vraiment garder les plantes au chaud

Il existe toutefois deux protections hivernales qui sont très efficaces pour protéger les végétaux contre le froid : la neige et le paillis.

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La neige est un isolant naturel. Source: Wendy Cutler, http://www.flickr

Pour comprendre pourquoi, il faut savoir que les racines de la plupart des plantes sont moins rustiques que leurs branches et leurs feuilles. Donc, plus le sol est protégé contre les soubresauts de l’hiver, meilleur sera l’état des plantes quand la neige fondra au printemps.

La neige aide en empêchant l’air froid de pénétrer trop loin dans le sol. Plus il y a de neige l’hiver, et surtout quand elle tombe tôt et perdure, meilleur sera l’état de nos plantes au printemps. Quand l’air ambiant est à -15 °C, il fait rarement plus froid que -1 °C dans le sol sous une couche de 15 cm de neige.

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Le paillis protège contre les soubresauts de température. Source: russellnursery.com

Le paillis — une couche de matière organique qui recouvre le sol — agit de la même façon que la neige : il crée une couche isolante entre l’air parfois extrêmement froid et le sol. Son avantage sur la neige est qu’il est fiable : il ne fond pas subitement au mois de janvier comme la neige peut le faire lors d’un redoux. D’ailleurs, la neige par-dessus un paillis rend ce dernier encore plus efficace : c’est une combinaison gagnante.


Protection hivernale ou pas, c’est à vous de choisir, mais rappelez-vous que, cet automne du moins, dame Nature semble être du côté du jardinier.

Quand les feuilles d’un avocatier brunissent

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L’air sec est la principale cause du brunissement des feuilles chez les avocatiers cultivés à l’intérieur. Source: cantikalami.club

Question : J’ai fait pousser un avocatier et maintenant les feuilles brunissent. Pourquoi? La plante mesure 75 cm (30 pouces) de haut et a seulement une tige principale.

Hélène

Réponse : L’avocatier (Persea americana) n’est pas vraiment très bien adapté aux conditions qui règnent dans nos demeures. D’accord, il est relativement facile à faire germer à partir du noyau récupéré d’un fruit et il pousse avec vigueur pendant un certain temps mais, par la suite, il devient graduellement de moins en moins attrayant… et c’est normal. Ce qu’il voudrait en fait est le plein soleil tropical et une forte humidité atmosphérique, choses difficiles à lui donner à l’intérieur.

C’est à l’automne et pendant l’hiver que le feuillage brunit, surtout en raison de l’air trop sec de nos demeures. En effet, quand nous commençons à chauffer notre résidence, l’humidité baisse sérieusement, souvent à 30% ou moins, alors que l’avocatier préfère une humidité relative très forte, soit d’environ 70 à 80%. Dans une telle situation, à cause de l’évapotranspiration, ses grandes feuilles perdent de l’eau plus rapidement que la plante ne peut la remplacer et alors les cellules commencent à mourir, d’où le brunissement.

Idéalement, vous augmenterez l’humidité dans la pièce au moyen d’un humidificateur. Ainsi, il devrait être possible de maintenir une humidité relative d’environ 50%. Ce n’est pas encore l’idéal, mais habituellement cela permet que le brunissement soit beaucoup moins prononcé. Un plateau humidifiant peut aussi aider à réduire le brunissement.

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Vaporiser les feuilles avec de l’eau ne donnera aucun résultat bénéfique. Montage: jardinierparesseux.com

Il ne sert à rien, par contre, de vaporiser les feuilles avec de l’eau dans un effort pour augmenter l’humidité. Que la vaporisation aide les plantes à faire face à l’air sec est un de ces mythes horticoles qui ne veut pas mourir.

Pour une croissance «parfaite», vous pourriez cultiver votre avocatier à l’étouffée pendant l’automne et l’hiver, soit dans un grand sac de plastique transparent où une humidité de 80% devrait être facile à atteindre. Vous pourriez ouvrir un peu le sac pour laisser sortir toute condensation. Une serre à l’atmosphère très humide conviendrait aussi.

Notez bien que, même si vous augmentez l’humidité, les feuilles abîmées ne reverdiront pas. Une bonne humidité ne fait que prévenir les dommages futurs.

Quelques suggestions supplémentaires

D’abord, je présume que votre plante est cultivée dans un pot de terreau. Beaucoup de gens démarrent leur avocatier au-dessus d’un verre d’eau, mais il ne peut pas y vivre éternellement. Dès que vous voyez un début de croissance racinaire, il faut le transplanter dans un milieu terrestre.

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Ne laissez pas votre avocatier faner suite à un manque d’eau, surtout quand l’air est sec, car cela aggravera le brunissement des feuilles. Source: brbdyer420,www.houzz.com

Quand il a été empoté, un arrosage régulier et en profondeur est nécessaire : la motte de racines ne doit jamais s’assécher complètement, car, encore, quand les racines s’assèchent, cela peut aussi mener à des feuilles brunissantes. Donc, dès que le terreau paraît sec au toucher, il est temps d’arroser de nouveau.

L’eau dure n’est pas bonne pour l’avocatier non plus. Or, non seulement l’eau du robinet peut-elle être naturellement dure, selon son origine, mais les traitements donnés à l’eau pour la maintenir potable peuvent augmenter sa dureté. Et l’eau dure peut aussi faire brunir le feuillage, surtout en combinaison avec l’air sec. Idéalement, l’eau d’arrosage aura une concentration en carbonate de calcium inférieure à 60 mg/l, ce qui correspond à une eau dite douce. Si l’eau de votre municipalité est considérée comme dure ou très dure, il vaudrait mieux arroser votre avocatier avec de l’eau de pluie, de l’eau de déshumidificateur ou de l’eau distillée.


La bonne nouvelle est que, même si vous ne faites rien, l’état de votre avocatier devrait s’améliorer au printemps, car les feuilles endommagées tomberont et de nouvelles feuilles, profitant de l’humidité accrue qui vient avec le changement de saison, pousseront et seront en pleine forme… jusqu’à la prochaine saison de chauffage. Cette dégradation saisonnière répétée est l’une des raisons pour lesquelles je répète que l’avocatier ne fait pas vraiment une bonne plante d’intérieur.

Bébé poivron dans un poivron

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Source: Lucille Samson

Question: J’étais en train de couper des poivrons et voilà ce que j’ai trouvé dans un poivron rouge. Pouvez-vous me dire si je peux le planter et comment?

Lucille Samson

Réponse: C’est un phénomène assez rare, mais qu’on voit à l’occasion. C’est en fait un petit poivron qui pousse à l’intérieur du poivron mature. On l’appelle une «prolifération interne». C’est une excroissance anormale, un peu comme une tumeur chez l’humain, mais pas nuisible. Parfois, elle forme un petit poivron parfaitement symétrique, comme un poivron typique, mais miniature. Dans d’autres cas, comme dans le vôtre, le petit poivron est difforme et pas aussi facile à reconnaître. Le petit poivron est toutefois parfaitement comestible.

Et non, on ne peut pas l’utiliser pour produire un autre poivron. 

Les tropiques à ma portée!

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Hiver? Quel hiver?

Voici ce que je vois de mon salon quand je suis confortablement étendu dans mon fauteuil inclinable. Je n’ai qu’à lever les yeux pour admirer la «serre» (officiellement un solarium), remplie à craquer de belles plantes d’intérieur. Je peux voir des mandevillas, des pélargoniums, des oiseaux de paradis, des couronnes d’épines et des cactus d’automne, actuellement en fleurs, et d’autres floraisons suivront pendant tout l’hiver.

Mais, malgré les belles fleurs qui ponctuent la masse de vert, je pense que j’aime encore plus l’effet tropical du feuillage. À quoi bon aller à Cancún l’hiver quand Cancún s’invite chez vous?

Toute cette belle végétation passe l’été dehors, ce qui dégage les murs vitrés de la serre, et alors je vois de mon fauteuil de belles plates-bandes fleuries. Fleurs tempérées à la belle saison, végétation tropicale tout l’hiver… n’est-ce pas que la vie est merveilleuse?

Orchidée aux feuilles molles et ratatinées

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Quand les feuilles d’un phalaenopsis sont molles, ce n’est pas un bon signe. Source: celestina, http://www.rv-orchidworks.com

Question : J’ai une orchidée dont les feuilles deviennent molles et ratatinées. Merci de me dire quoi faire.

Bourdet

Réponse : Dans ma réponse, je présume que votre orchidée est un phalaenopsis (Phalaenopsis cv), de loin l’orchidée la plus couramment cultivée. L’information s’applique toutefois aussi à plusieurs autres orchidées cultivées comme plantes d’intérieur.

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Les feuilles de ce phalaenlopsis sont ratatinées et pendent mollement. Source: soo neaty, http://www.youtube.com

Habituellement, la présence de feuilles molles et ratatinées indique que l’eau ne se rend pas correctement jusqu’aux feuilles. Deux causes sont probables: un manque d’eau ou un surplus d’eau.

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Si les feuilles sont molles et que les racines sont ratatinées, c’est probablement à cause d’un manque chronique d’eau. Source: myorchiddiary.wordpress.com

Si la plante manque d’eau de façon chronique, les racines paraîtront vert pâle ou blanches et seront ratatinées. Il faudrait alors prendre l’habitude de les arroser abondamment, idéalement en plongeant le pot dans de l’eau tiède pendant 10 à 15 minutes, même une demi-heure, puis en laissant bien se drainer tout surplus. Selon vos conditions, la plante pourrait avoir besoin d’arrosage de une fois par semaine à une fois par 10 jours.

Si la plante a reçu trop d’eau pendant trop longtemps, les racines, ou du moins une bonne partie des racines, seront brunes ou jaunes et pourries. Il n’est pas toujours possible de récupérer une orchidée en train de pourrir, mais vous pouvez essayer.

20181112B Randy from Maui, www.youtube.com

Il faut supprimer les racines mortes ou pourrissantes. Source: Randy from Maui, http://www.youtube.com

Dépotez-la, coupez les racines mortes ou mourantes (en désinfectant le sécateur après chaque coupe) et rempotez-la dans un substrat pour orchidée frais. Arrosez avec plus d’attention à l’avenir, seulement quand le terreau est sec, mais arrosez toujours abondamment (encore, plonger les racines dans l’eau demeure la meilleure façon d’arroser une orchidée).