La vraie identité du Lucky Bamboo

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Le lucky bamboo n’est pas un bambou, mais un dracéna. Source: http://www.amazon.com

Il est impossible de ne pas remarquer les «lucky bamboos» (bambous porte-bonheur.) On en trouve régulièrement en vente dans presque tous les magasins (supermarchés, grands magasins, quincailleries, jardineries, etc.) et on en voit aussi, comme décoration, dans les bureaux, les salles d’attente, les salons de coiffure et même à la réception du garage du coin. Mais cette plante n’est pas un véritable bambou. D’ailleurs, est-elle même vraiment «lucky» (porte-t-elle chance)? C’est loin d’être certain. D’ailleurs, elle ne s’apporte pas la chance à elle-même, du moins, car, comme vous le verrez, la plante est dans une très mauvaise situation.

La plante en question s’appelle Dracaena braunii (anc. D. sanderiana), un arbuste tropical de 2 à 3 m de hauteur de la famille des Asparagacées qui vient à l’origine des jungles d’Afrique. Elle est cependant cultivée comme plante d’intérieur, et notamment comme plante de terrarium, depuis fort longtemps, en particulier la forme à feuilles et à tiges striées de blanc. De nos jours, toutefois, la forme originale, à feuillage tout vert, est de nouveau à la mode, car elle pousse plus rapidement et est donc plus profitable à produire que la forme panachée.

Mais, avec ses longues tiges aux nœuds très en évidence, surtout quand on arrache presque toutes ses feuilles, comme c’est le cas habituellement, cette plante ressemble vaguement à un bambou et d’entreprenants Chinois y ont flairé des affaires d’or.

Voyez-vous, depuis des siècles, en Chine, le bambou est associé avec la bonne fortune, la fortitude et la résilience, mais peu de véritables bambous (plantes des Bambuseae, soit une tribu de la famille des Poacées [graminées]) peuvent pousser facilement dans nos demeures (je dirais même aucun). Ainsi, peu de Chinois citadins peuvent cultiver des bambous chez eux. En vendant des plants de dracéna et en les faisant passer pour des bambous, il y avait donc de l’argent à faire. Ainsi, des fermes de production de D. braunii ont commencé à pousser partout en Chine et, plus tard, ailleurs en Orient, afin de satisfaire les superstitions des Chinois; notamment leurs croyances en feng shui, l’art d’harmoniser l’énergie environnementale par l’aménagement des maisons.

Quand le concept de feng shui a commencé à circuler aussi en Occident, surtout à partir des années 2000, le marché de ce «faux bambou porte-bonheur» est devenu mondial. De quoi rendre les producteurs de ces plantes très, très riches!

Production à grande échelle

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Les dracénas porte-bonheur sont cultivés à grande échelle sous ombrière dans des fermes asiatiques. Source: http://www.alibaba.com

Aujourd’hui, on produit littéralement des millions de tiges de D. braunii annuellement dans des fermes de production situées dans les régions tropicales de l’Orient. On y plante des boutures de dracéna très serrées les unes contre les autres pour provoquer l’étiolement et ainsi stimuler une croissance en hauteur plus rapide. Les plantes sont cultivées en pleine terre, le plus souvent sous ombrière.

Dans la forme la plus simple de la production, quand les tiges sont assez hautes, on les effeuille, les coupe en sections de longueurs variables et les place dans des seaux d’eau pour l’enracinement. Une fois enracinées, elles sont expédiées à travers le monde et vendues à nu ou dans des récipients d’eau ou d’eau et de pierres.

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Une tour, formée de tiges de dracénas serrées ensemble, prête à se faire enraciner pour la vente. Source: http://www.sevenluck.com

Mais les Orientaux aiment bien les valeurs ajoutées. Ainsi, fixer les tiges ensemble avec des rubans rouges ou or (deux couleurs considérées de bon augure par les Chinois) augmente leur valeur, car elles portent alors encore plus chance, et donc la valeur de revente s’accroît. Les vendeurs ont appris que des tours de tiges, les plus grandes entourées de tiges moyennes, entourées à leur tour de tiges courtes, se vendaient encore plus cher. Et on a même découvert qu’on pouvait manipuler la croissance des tiges pour obtenir des effets spéciaux : tiges spiralées, tressées, en forme de cœur, etc. Pourtant, la tige est trop rigide pour permettre facilement les manipulations. Alors, comment y parviennent-ils? Prenons la forme spiralée pour expliquer.

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On crée des spirales en couchant la tige, puis en la tournant graduellement pour que, quand elle se dirige vers le soleil, elle finisse par décrire un cercle. Source: http://www.chhajedgarden.com

Le dracéna pousse toujours vers la lumière, donc vers le haut. Ainsi, dans les champs, quand les tiges arrivent à une hauteur appropriée, les travailleurs les plient et les fixent au sol. La tige étant maintenant horizontale, son extrémité va donc, en poussant, se diriger vers le haut, soit à un angle de presque 90° par rapport à la tige originale. Après quelques semaines, on change le placement des tiges, les fixant au sol plus à droite. La plante change alors de cap, essayant de se redresser… ce qui donne une tige courbée. Puis, on change encore le placement de la tige principale quelques semaines plus tard. Ainsi, en faisant le tour de l’horloge avec la tige principale, la nouvelle pousse finit par pousser en spirale. Il faut deux ou trois tours pour obtenir une belle spirale. C’est beaucoup de manutention et il faut bien calculer la durée de chaque placement, mais les fermiers sont devenus des maîtres dans l’art de forcer la tige à former une spirale.

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Dracénas porte-bonheur aux tiges tressées. Source: thebonsaiplants.com.

Pour les tiges tressées, on fait la même chose, mais moins longtemps, ce qui donne une pousse plutôt en zigzag  qui, correctement insérée à travers d’autres tiges semblables, rappelle une tresse.

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Dracéna en forme de cœur: deux tiges en crochet fixées ensemble. Source: http://www.rbbimports.com

Pour les tiges en forme de cœur, on plie toujours la tige principale, mais cette fois-ci, la plante pousse sur une pente et on peut fixer la tige à un point plus bas que les racines, l’ajustant peu à peu, de façon à ce que la croissance forme un crochet. Deux crochets fixés face à face forment un cœur : il suffisait d’y penser!

Pourquoi les dracénas porte-bonheur meurent-ils?

Les dracénas porte-bonheur qui nous sont vendus ne sont pas faits pour vivre très longtemps : 6 mois, 9 mois, parfois un peu plus. Et il y a plusieurs raisons pour cet échec.

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Choisissez toujours un plant avec quelques racines blanches. Source: davesgarden.com

D’abord, les spécimens qui nous arrivent d’Orient sont souvent déjà en très mauvais état. Ils sont expédiés à sec (c’est moins cher ainsi) et donc leurs racines sont souvent asséchées, voire mortes, au moment de l’achat. Truc : si vous voulez un dracéna porte-bonheur un tant soit peu en santé, recherchez un plant duquel des racines blanches (vivantes) sortent à travers les racines brunes asséchées qu’on voit habituellement. Ou encore, coupez le dernier segment de votre plant et faites-le s’enraciner de nouveau.

Aussi, on cultive les dracénas porte-bonheur dans de l’eau (ou dans de l’eau avec des pierres décoratives) alors qu’il ne s’agit pas de plantes aquatiques. Même si on les fertilise, ils finissent par s’affaiblir, car l’eau devient stagnante et l’oxygène, nécessaire à la croissance des racines, disparaît. De plus, le dracéna est parmi ces plantes qui ne tolèrent pas le chlore ni la chloramine, ce qui fait que l’eau municipale lui est donc un peu toxique (voir Pas besoin de laisser l’eau reposer avant d’arroser pour plus d’explications). Il aurait fallu l’arroser avec de l’eau de pluie, de déshumidificateur, de l’eau distillée ou, du moins, avec de l’eau filtrée d’une façon quelconque (style filtre Britt). Mais habituellement, ni le vendeur ni l’acheteur ne le fait.

Même si vous replantez votre faux bambou dans du terreau, il finit souvent par mourir : ses racines, formées sous l’eau, ne sont pas habituées à un milieu terrestre et pourrissent. Il est donc souvent plus facile de le rebouturer.

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Plusieurs de ces dracénas porte-bonheur sont en train de pourrir et la maladie pourrait s’étendre aux autres. Mieux vaut éviter d’acheter des plantes montrant des tiges ou des feuilles jaunes. Source: thereservoir.wordpress.com

Aussi, la plante est souvent infestée de maladies (disons que les conditions de culture en Chine ne sont pas des plus salubres!), notamment de plusieurs bactéries provoquant la pourriture. Et ça, c’est moins facile à traiter. Les dracénas importés de Taïwan ont la réputation d’être beaucoup mieux cultivés et d’être expédiés d’une façon plus convenable, mais ils coûtent plus cher : il n’est pas certain que votre revendeur local ait accepté de payer un supplément pour en obtenir. De plus, non seulement il est difficile de connaître la provenance des dracénas porte-bonheur qu’on voit sur le marché en Occident, mais, pour compliquer encore plus l’histoire, des exportateurs chinois ont commencé à faire passer leur production par Taïwan avec de faux papiers de façon à profiter de la réputation supérieure des plantes taïwanaises.

Une façon de réduire les risques d’acheter un plant malade est d’éviter l’achat de plantes à tiges ou à feuilles jaunes. Même si la plante que vous choisissez paraît saine, si d’autres plantes de la même livraison sont de toute évidence malades, il est fort possible que votre plante soit contaminée aussi.

Comment le cultiver

Présumons que vous avez pu obtenir un dracéna porte-bonheur en bon état, avec une certaine quantité de racines blanches et vigoureuses et des feuilles et des tiges saines. Il faut savoir comment l’entretenir adéquatement si vous voulez qu’il vive longtemps. Ça, du moins, ce n’est pas si difficile.

D’abord, il lui faut des températures relativement chaudes à l’année : jamais inférieures à 15 °C et, de préférence, plus chaudes encore. Il lui faut également un éclairage modéré l’été, avec quelques heures de soleil direct le matin, donc, un emplacement près d’une fenêtre orientée à l’est ou un peu en retrait d’une fenêtre orientée au sud ou à l’ouest. En hiver, donnez-lui un maximum de lumière.

Si vous le cultivez dans l’eau, changez l’eau hebdomadairement, utilisant de l’eau distillée, filtrée, de déshumidificateur ou de pluie. L’eau fraîche assure que les racines seront adéquatement oxygénées. Aussi, une fois par mois, ajoutez un tout petit peu d’engrais soluble à l’eau, du moins au printemps et en été: quelques gouttes ou une pincée, tout simplement. Normalement, cela aurait pu stimuler la croissance d’algues, mais puisque vous changerez l’eau hebdomadairement, les algues n’auront pas le temps de se développer.

Si vous le cultivez dans du terreau, cela aide la plante à mieux résister aux méfaits dus à l’eau du robinet. Malgré tout, mieux vaut l’arroser avec de l’eau distillée, filtrée, de déshumidificateur ou de pluie. Arrosez la plante de façon normale, soit quand le terreau est sec au toucher. Et fertilisez occasionnellement avec l’engrais de votre choix. Enfin, comme il se plaît vraiment quand on le traite ainsi et qu’il prend alors du galon, il faut prévoir le rempoter dans des pots en plus en plus gros avec le temps.

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Un dracéna porte-bonheur en santé finit par produire tellement de feuillage qu’il ne ressemble plus à un bambou… et c’est bien ainsi. Source: somaliwide.com

Un dracéna porte-bonheur sain va continuer de pousser vers le haut, la nouvelle partie se couvrant de feuilles… ce qui viendra détruire l’effet original d’une tige nue avec à peine quelques feuilles. Si vous tenez à maintenir une apparence de bambou, il faut soit le dégarnir de la plupart de ses feuilles ou encore, rabattre la plante occasionnellement, ce qui forcera la plante à émettre de nouvelles pousses. Ou encore, vous pouvez laisser la plante pousser à sa guise, auquel cas elle formera une haute tige feuillue et reprendra peu à peu son allure d’arbuste.

Personnellement, je préfère l’allure naturelle d’un dracéna poussant à sa guise!20180218A www.amazon.com.jpg

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Mythe horticole : les crapauds donnent des verrues

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Non, manipuler un crapaud ne donne pas de verrues. Source: www.lfwa.org

Décidément, les vieilles croyances ont la vie dure! Je pensais que le mythe selon lequel  toucher à un crapaud donne des verrues était chose du passé, mais tout récemment une lectrice m’a envoyé un message me demandant si c’était vrai.

Bien sûr que non!

Cette vieille croyance vient du fait que le corps du crapaud semble couvert de verrues. Mais en fait, il n’en est rien: les protubérances qui recouvrent le corps du crapaud sont des glands qui aident à maintenir sa peau humide, pas des verrues. Il se trouve que certains de ces glands dégagent un poison servant à décourager ses prédateurs. Donc, il vaut mieux se nettoyer les mains après avoir manipulé un crapaud, sinon ce poison pourrait provoquer des irritations chez certains individus… mais certainement pas des verrues!

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Il n’est pas nécessaire de manipuler les crapauds. Laissez-les tranquilles, tout simplement. Source: nature.mdc.mo.gov

De toute façon, il y a rarement une bonne raison pour manipuler un animal sauvage, même quelque chose d’aussi docile qu’un crapaud.

Les verrues sont plutôt causées par le virus du papillome humain (VPH) et se transmettent d’une personne infectée à une autre. Elles peuvent aussi vivre sur des surfaces quelque temps, donc il n’est pas sage de se promener nu-pieds dans un endroit public. Mais jamais les verrues ne proviennent d’animaux.

Les crapauds sont des animaux bénéfiques, car ils consomment beaucoup de prédateurs de nos plantes (insectes, limaces, etc.) et il faut encourager leur présence dans nos jardins.

 

Le grenadier nain: couleur et fruits à l’intérieur

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Les fleurs et fruits du grenadier nain sont très colorés. Source: articulo.mercadolibre.com.ar

Le grenadier (Punica granatum), de la famille des Lythracées, est un arbuste ou petit arbre cultivé dans les régions aux hivers modérés (zone de rusticité 8) — en Europe, jusqu’à Paris! — bien que les fruits n’y aient pas toujours la possibilité de mûrir. Dans le sud de l’Europe et des États-Unis, et dans bien des régions d’Afrique, d’Asie, d’Australie et d’Amérique du Sud, l’arbuste réussit mieux, subit peu de dégâts hivernaux et produit plus fiablement ses grosses grenades.

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Quelle grenade est apparue en premier: le fruit ou l’engin explosif? Le fruit, bien sûr! Source: www.organicfacts.net

Sachez que le fruit s’appelait grenade bien avant l’invention de la pièce explosive. Le nom grenade vient du latin granatum, qui signifie «ayant beaucoup de graines». L’engin explosif fut nommé ainsi à cause des éclats de shrapnel, aussi nombreux que les pépins du fruit.

Là où le climat est plus froid (une exposition prolongée à une température inférieure à -10 °C peut tuer le grenadier), c’est plutôt le grenadier nain (P. granatum nana) qu’on cultive… et on l’utilise comme plante d’intérieur ou, du moins, comme plante à cultiver en pot et à rentrer à l’intérieur l’hiver. D’ailleurs, le grenadier nain se cultive comme plante ornementale dans le Sud aussi.

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Les fruits du grenadier nain sont beaucoup plus petits que les véritables grenades. Source: kauaiseascapesnursery.com

Le grenadier nain diffère de l’espèce par ses feuilles lancéolées et luisantes plus petites (environ 2,5 cm), mais surtout par ses fruits qui ne sont que de la taille d’une balle de golf plutôt que de la taille d’une grosse pomme. L’arbuste lui-même n’est pas si nain et peut facilement atteindre 2 m de hauteur si on ne le taille jamais. Par contre, on peut tailler cet arbuste, naturellement très ramifié, le maintenant à moins de 30 cm de hauteur avec un peu d’attention, bien que 60 à 100 cm soient des hauteurs plus commodes à maintenir.

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Grenadier nain utilisé en bonsaï. Source: bonsaibeginnings.blogspot.ca

Sévèrement taillé, le grenadier nain est couramment utilisé en bonsaï.

Sous les climats modérés, le grenadier nain est à feuillage caduc: ses feuilles deviennent jaunes avant de tomber tard à l’automne. Dans la maison et sous les tropiques,  il garde habituellement son feuillage à l’année.

Les fleurs sont rouge orangé, avec des pétales froissés. Comme le calice et l’ovaire sont presque de la même couleur que la fleur et persistent après la chute des pétales, chaque «fleur» semble durer plusieurs mois, le temps qu’elle se change entièrement en fruit. La floraison est théoriquement estivale, mais il n’est pas du tout rare de voir des fleurs en toute saison.

Les fruits à l’écorce épaisse, qui finissent par être rouges à pleine maturité, ne sont pas si bons au goût et ainsi, contrairement aux grenades sucrées et de pleine taille du supermarché, les grenades naines sont surtout vues comme des fruits ornementaux.

La culture en pot

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Le grenadier nain se cultive assez facilement en pot, avec un séjour estival en plein air. Source: http://www.amazon.ca

Le grenadier nain est de culture relativement facile, à condition de pouvoir assouvir son grand besoin de lumière. En effet, le plein soleil estival sera probablement nécessaire.

À l’été, justement, on le place habituellement en plein air, sur une terrasse ou un balcon, le rentrant quand les nuits rafraîchissent à l’automne. Le grand avantage de le placer en plein air à cette saison est que les fleurs seront pollinisées par des insectes, assurant la formation de fruits. On peut aussi le cultiver à l’intérieur à l’année, mais il faudra alors polliniser les fleurs manuellement. Faites-le peu après leur épanouissement, quand des étamines sont visibles, en utilisant un pinceau ou un coton-tige.

Arrosez au besoin de façon à ce que son terreau ne n’assèche pas complètement (en pot, les plantes sèchent beaucoup plus rapidement que les plantes cultivées en pleine terre). Il aime bien un été chaud: cela stimule de meilleures floraison et fructification. Fertilisez du printemps au début de l’automne avec un engrais tout usage dilué à la moitié de la dose recommandée.

Le grenadier nain peut réagir aux conditions automnales et hivernales de deux façons : si vous maintenez une température relativement chaude (plus de 10 °C), il restera probablement en croissance tout l’hiver et nécessitera alors des soins réguliers, notamment des arrosages occasionnels (mais moins que l’été) et une humidité relative au moins modérée (40% et plus). Cela permettra aux fruits de mûrir et de décorer le plant tout l’hiver, et en plus, offre la possibilité de floraisons supplémentaires.

Si vous offrez des températures plus fraîches, par contre, il perdra son feuillage et ses fruits et entrera en dormance. Vous pourrez alors le conserver sans éclairage si vous le voulez, et presque sans arrosage, dans un endroit froid, mais libre de gel: un garage à peine chauffé, par exemple.

Taillez au printemps pour maintenir un bel effet et éliminer les branches faibles ou malencontreuses. C’est aussi le bon moment pour le rempoter, ce qui est recommandé de faire tous les 3 ou 4 ans : un terreau «pour plantes d’intérieur» conviendra bien à cette fin.

La culture en pleine terre

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Le feuillage commence à jaunir sur ce grenadier nain cultivé en pleine terre, indiquant que la période de dormance approche. Source: delange.org

Évidemment, la culture en pleine terre est limitée aux régions où les températures hivernales sont relativement douces, descendant rarement sous 4 °C, soit habituellement dans les zones 8 à 11. En cas de gel sévère, par contre, la plante réussit parfois à récupérer, se régénérant à partir de la base.

La plante est plus facile à cultiver en pleine terre qu’en pot, tolérant des conditions plus variées et devenant notamment très résistante à la sécheresse une fois qu’elle est bien établie. Presque tout sol bien drainé, même pauvre, peut convenir.

Autrement, l’entretien est semblable à celui des plantes cultivées en pot.

Multiplication

On peut multiplier le grenadier par semences, logiquement au printemps, car P. granatum nana est fidèle au type. Ce n’est pas le cas de ses cultivars qu’il faut plutôt multiplier par boutures, une technique qui s’applique aussi à P. granatum nanum. Des boutures de tige de 7 à 10 cm de longueur, insérées dans un pot de terreau légèrement humide et cultivées dans une pièce assez chaude, à l’étouffée, s’enracineront en seulement quelques semaines.

Où en trouver?

En Europe et dans la plupart des pays chauds, des plants de grenadier nain sont régulièrement offerts en pépinière. Vous y trouverez même parfois des cultivars affichant d’autres couleurs de fleurs, des fleurs doubles, un feuillage panaché, etc. Ce n’est pas le cas au Canada, mais parfois on en voit en jardinerie, notamment dans le rayon des prébonsaïs, ou chez un spécialiste en bonsaï. Par la poste, essayez Flora Exotica ou Richters.

Sinon, il existe de nombreuses compagnies vendant des semences de grenadier nain par la poste et c’est donc la façon la plus facile d’en obtenir un spécimen dans le pays du castor.20180216A articulo.mercadolibre.com.ar

Comment éviter le massacre des arbres près des lignes de service

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Non, cette monstruosité n’est pas une œuvre artistique ni un effort pour tailler un arbre en Pac-Man, mais plutôt le résultat de la taille directionnelle donnée pour laisser passer des fils électriques. Source: tackyracoons.com

Quelle horreur que la taille directionnelle donnée aux arbres par les compagnies de lignes de service (électricité, téléphone, télédistribution, etc.)! Elle est appliquée sans même consulter le propriétaire quand les branches d’arbres interfèrent avec leur transmission. Les émondeurs coupent seulement du côté où il y a un conflit entre les fils et les branches. S’il faut couper la moitié droite de l’arbre pour dégager les fils, c’est ce que les élagueurs feront. Si les fils passent au milieu de l’arbre, on videra son centre. Tout le haut peut y passer aussi. Ce n’est pas beau à voir et la seule chose à faire pour remédier à la situation est de faire disparaître l’arbre si affreusement mutilé.

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Malgré des tailles répétées, les arbres essaient souvent de survivre. Source: savingourtrees.files.wordpress.com

Mais avant de crier au meurtre auprès des élagueurs au travail, pensez-y… Qui a planté ce joli petit arbre devenu un géant et qui interfère maintenant avec les fils? D’accord, c’était peut-être un propriétaire précédent, mais quand vous achetez un terrain, vous héritez aussi de ses lacunes. Dans tous les cas, c’est donc de votre faute!

Dans un monde idéal, tous les fils seraient sous terre et ce problème n’existerait pas, mais peu de pays peuvent se targuer d’avoir enterré tous leurs fils!

Mieux vaut prévenir

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Quand un arbre a subi un tel massacre, aussi bien l’abattre et le remplacer par une essence plus convenable. Source: http://www.radiofreerichmond.com

Pour éviter une telle boucherie, évitez tout simplement de planter de grands arbres ou conifères près des fils. Pensez à la place aux arbustes ou aux petits arbres: par définition, les arbustes ne dépassent jamais 6 m de hauteur et les petits arbres, 9 m, et ils peuvent donc pousser directement sous les fils de service sans causer de problème.

S’il vous faut un grand ou un moyen arbre sur votre terrain, n’hésitez pas à en planter, mais vérifiez auparavant ses dimensions éventuelles (la hauteur, d’accord, mais n’oubliez pas de vérifier aussi la largeur!)… et plantez-le à une distance de plantation complètement sécuritaire. Dans le cas des grands arbres au port large (érable argenté, érable de Norvège, chêne rouge, etc.), il faut parfois les éloigner de 9 mètres ou plus des fils et des poteaux! Ou choisissez des arbres à port colonnaire (chêne anglais fastigié, peuplier ‘Tower’, érable à sucre ‘Newton Sentry’, etc.): on peut les installer deux fois plus près, soit à environ 5 à 7,5 m, selon la largeur éventuelle de l’essence choisie.

Un outil qui vous aidera à choisir

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Dans l’Outil pour choisir le bon arbre ou arbuste, entrez le nom de l’arbre, la hauteur désirée ou tout autre détail qui vous intéresse pour obtenir des informations très pertinentes. Source: Hydro-Québec

Voici une application en ligne pour vous aider à choisir des arbres selon une distance appropriée des fils: Outil pour choisir le bon arbre ou arbuste. Vous entrez le nom de l’arbre que vous pensez planter et l’outil vous donnera la distance de plantation sécuritaire en mètres. Ou encore, entrez d’autres critères (par exemple, la hauteur désirée: petit arbre [5 m à 6,9 m], arbre moyen [7 m à 9,9 m], grand arbre [10 m à 14,9 m] ou très grand arbre [15 m et plus]) et l’outil vous donnera des suggestions avec, dans chaque cas, une distance de plantation sécuritaire.

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Voici une partie de la fiche pour l’érable de Norvège [Acer platanoides]. Personnellement, j’aime bien visualiser la situation, donc je trouve que l’image en bas à droite rend la situation très claire. Source: Hydro-Québec

Une fois que vous pensez avoir trouvé un arbre intéressant, cliquez sur Voir la fiche complète et vous verrez sa photo, tous les renseignements de base sur sa culture et aussi, ce que je trouve le plus intéressant, une illustration appelée «Dimension à maturité», un guide visuel de l’apparence de l’arbre comparativement à un poteau électrique.

Notez que cet outil est fait par Hydro-Québec [fournisseur d’électricité pour la province de Québec au Canada] et contient donc surtout des arbres et conifères qui peuvent être cultivés dans les régions tempérées froides [zones de rusticité 1 à 6]. Mes lecteurs européens trouveront qu’il manque beaucoup d’essences, soit celles qui peuvent pousser sous les climats plus doux, mais je ne connais pas d’outil équivalent pour l’Europe.

Le bon arbre au bon endroit: ainsi, on évite tout conflit!20180215 Coupe hydro tackyraccoons.com

Une tomate qui a du cœur!

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Tomate ‘Sweet Valentine’ avec ses petits fruits si séduisants. Source: www.hpsseed.com

Vous aimeriez voir une tomate en forme de cœur? C’est le cas de la tomate (Solanum lycopersicum) ‘Sweet Valentine’. Les petites tomates rouge vif de type cerise ont une extrémité pointue et, si vous utilisez un peu votre imagination, vous pouvez y voir un cœur. Leur goût est sucré; typique pour une tomate cerise.

Il s’agit d’une tomate déterminée compacte (30 à 40 cm de hauteur et de diamètre), conçue pour la culture en pot sur le patio. On peut la cultiver dans la maison aussi, mais il faudra alors un éclairage maximal. Les tiges courtes et bien ramifiées au feuillage vert foncé qui ne jaunit pas n’ont pas besoin de tuteur: on peut les laisser retomber autour du pot. Elle est excellente en suspension aussi!

Semez-la à l’intérieur 6 à 8 semaines avant de la sortir, comme n’importe quelle autre tomate. Acclimatez-la aux conditions de plein air une fois que les nuits demeurent fiablement au-dessus de 12 °C. Il faudra un emplacement très ensoleillé, une fertilisation régulière et en douceur et des arrosages en profondeur en cas de disette d’eau.

Une fois en plein air, la plante se mettra à fleurir rapidement et les premiers fruits seront prêts pour la récolte environ 60 jours plus tard.

C’est un hybride F1, donc les semences récoltées ne seront pas fidèles au type.

Un cadeau pour la Saint-Valentin?

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Tomate ‘Sweet Valentine’. Source: Hem-Genetics

Vous n’achèterez probablement pas cette plante à la Saint-Valentin cette année (2018), car elle vient tout juste d’être lancée par la firme néerlandaise HemGenetics. Je soupçonne toutefois que vous le ferez dans le futur. Une potée de petites tomates succulentes en forme de cœur à la Saint-Valentin est une trop bonne idée pour ne pas y donner suite! N’importe quelle pépinière qui dispose d’une serre chauffée et d’un éclairage supplémentaire devrait être capable de produire des plants couverts de fruits rouges juste à temps pour l’occasion et je pense que les consommateurs mordront facilement à l’hameçon. Je sais que ma conjointe serait ravie si je lui apportais un joli plant de tomate aux fruits en forme de cœur pour la Saint-Valentin… et ce que femme veut, Dieu le veut!

Bien sûr, ‘Sweet Valentine’ ne produira pas de fruits à l’infini, surtout pas à l’intérieur. C’est, après tout, une tomate déterminée, génétiquement programmée pour produire presque toute sa récolte en même temps. Mais c’est aussi le cas de la plupart des plantes-cadeaux — gerberas, chrysanthèmes, cinéraires, calcéolaires, etc. — qui sont aussi plutôt éphémères, donc cette nouveauté n’en sera qu’une de plus.

Où trouver des semences?

Si vous voulez cultiver la tomate ‘Sweet Valentine’, voici deux semenciers qui offrent des semences:

Totally Tomatoes

W.H. Perron

Joyeuse Saint-Valentin!20180214A SweetValentineHybridTomato, www.hpsseed.com

Peut-on semer les graines des fruits du supermarché?

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Les graines de poivron vert ne sont pas mûres et on ne peut pas les semer. Source: kohlshealthyfamilyfun.org

Question: J’aimerais savoir s’il est vrai que la plupart des graines de légumes ou de fruits du marché ne sont pas bonnes à planter. On m’a même dit que celles des poivrons étaient infertiles si plantées.

Cynthia Boivin

Réponse: Tout dépend de la maturité du fruit.

Les graines prélevées d’une tomate achetée au supermarché seront normalement fertiles et faciles à faire germer, car habituellement on récolte les tomates à maturité. C’est aussi le cas des melons et de la plupart des fruits d’arbres fruitiers (prunes, cerises, oranges, etc.).

Par contre, on récolte plusieurs légumes fruitiers — concombres, pois et haricots, par exemple — avant que les fruits ne soient matures et donc, leurs graines ne germeront pas, car elles ne sont pas encore pleinement formées.

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Les poivrons rouges sont matures; leurs graines seront donc viables. Source: Paul Goyette, Wikimedia Commons

Quant aux poivrons et aux courges, tout dépend du stade de maturité du fruit, car on récolte parfois ces fruits avant leur pleine maturité, parfois à maturité. Les poivrons verts et les courges d’été (courgette, pâtisson, etc.) sont récoltés quand les graines sont immatures, mais les poivrons rouges et les courges d’hiver (citrouille, poivrée, spaghetti, etc.) sont vendus à pleine maturité, donc seulement les graines de ces derniers sont matures et prêtes à semer.

Il faut aussi noter que certaines lignées de fruits et de légumes sont naturellement stériles. Les oranges navel, les bananes et les pastèques et les raisins sans pépins, par exemple, ne produisent pas de graines pleinement formées ou, du moins, pas normalement. Donc, il n’y a rien à semer dans ces fruits.

On peut, mais…

La question maintenant est… vaut-il la peine de semer les graines récoltées des fruits et des légumes achetés au marché?

Et la réponse est: rarement!

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Les fruits cultivés à partir de graines de tomates du supermarché peuvent varier en forme, goût, couleur, précocité, port, etc. Source: http://www.gardenzeus.com

Souvent, ces fruits proviennent de lignées spécialement développées pour la culture en serre ou sous un climat plus chaud que le vôtre et n’auront peut-être pas le temps de mûrir dans votre potager. Encore, il s’agit souvent d’hybrides F1 (hybrides de première génération) qui ne donneront pas des plantes identiques aux plants d’origine.

Pour ces raisons, il vaut généralement mieux acheter des semences de variétés développées pour le potager familial ou récolter des graines chez vous à partir de variétés non hybrides ou patrimoniales.

Par contre, expérimenter est toujours intéressant et si vous voulez tenter l’expérience, pourquoi pas?Fresh green pepper halves on a clean white background

Que signifie «jours à maturité»?

Par défaut
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Les jours à maturité vous donnent une idée du moment où vous pourrez commencer la récolte. Source: wonderopolis.org, clipart-library.com & mckenzieseeds.com

Question: Dans les catalogues de graines, quand on écrit Maturité: 45 jours, pour donner un exemple, cette date est-elle calculée à partir du moment où nous semons le légume?

Lucille Ferron

Réponse: C’est un peu plus compliqué que cela.

On trouve une telle mention (on indique «jours à maturité», «maturation», «maturité», etc. ou tout simplement «xx jrs») dans les catalogues de semences virtuels et imprimés et sur les sachets de semences. Cette mention s’applique généralement aux légumes.

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Les jours à maturité sont indiqués sur le sachet de semences ou dans le catalogue. Source: mckenzieseeds.com

Cas 1: s’il s’agit d’un légume destiné à être semé en pleine terre, comme la carotte, le haricot ou le pois, les jours à maturité indiquent exactement ce qu’on peut présumer : quand on sème les graines, le légume en question sera prêt à être récolté dans le nombre de jours indiqués. (Notez qu’il sera rarement «mature» à cette date; nous récoltons et mangeons la plupart des légumes avant leur pleine maturité.)

Cas 2: s’il s’agit d’une plante qu’on démarre normalement à l’intérieur, comme un poivron, une tomate ou une aubergine, les jours à maturité commencent à compter à partir du moment où l’on repique la plante en pleine terre. Donc, une tomate «de 67 jours» aura besoin d’environ 6 à 8 semaines de culture à l’intérieur et de 67 jours de culture supplémentaire dans le jardin avant la récolte.

Plus ou moins exact

De plus, il vaut mieux voir cette mention comme un guide plutôt que comme une certitude.

Si les conditions sont bonnes (soit habituellement quand la saison est relativement chaude et qu’il pleut régulièrement, mais pas excessivement, et qu’il fait soleil presque tous les jours), un légume de 58 jours à maturité sera prêt à être récolté en 58 jours. Par contre, s’il fait exceptionnellement frais, si le sol est détrempé, si le temps demeure longtemps gris ou, au contraire, s’il fait excessivement chaud et sec, la récolte sera retardée de quelques jours, voire d’une semaine ou plus.

Aussi, la définition de «maturité» varie d’un individu à un autre. Peut-être aimez-vous les petites carottes? Si oui, vous pouvez décider de récolter la carotte X à 52 jours, même si l’étiquette indique une maturité à 60 jours. Ou encore, si votre but est de récolter de grosses carottes pour la conservation, vous pouvez décider de les laisser en terre pendant 102 jours plutôt que 60.

Comment utiliser l’information

Étant donné que les jours à la maturation ne sont pas totalement fiables, à quoi bon publier cette information?

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Il est très utile au jardinier d’avoir au moins une idée de quand il pourra commencer à récolter. Source: Sou-de-Jah, YouTube

D’abord, pour que le jardinier ait une petite idée du moment où il peut s’attendre à avoir des résultats (récolte ou floraison), mais encore plus important, pour l’aider à comparer différentes variétés. En effet, c’est au moment de l’achat de semences ou de plants à repiquer, dans le cas de plants achetés en pépinière, qu’il est le plus important de connaître les jours à maturité.

Peut-être voulez-vous obtenir deux récoltes espacées dans le temps? Vous pourrez alors choisir une variété qui mûrit rapidement et une autre beaucoup plus lente à produire et semer les deux en même temps.

Si, comme chez-moi, la saison estivale est courte dans votre région, il vaut la peine de choisir des variétés qui mûrissent rapidement. Par exemple, je ne sème jamais de maïs de 90 ou de 110 jours: c’est trop risqué. Mais 68 jours, ça me va!

Et les fleurs?

Les semenciers donnent parfois, mais pas toujours, des «jours à la floraison», notamment dans le cas des annuelles.

Théoriquement, les mêmes règles s’appliquent. Donc, si la fleur doit être semée en pleine terre, comme c’est le cas par exemple pour la centaurée bleuet ou pour le tournesol, on commence à compter les jours à partir du moment du semis au jardin. S’il s’agit plutôt d’une fleur normalement semée à l’intérieur plusieurs semaines à l’avance (pétunia, bégonia, impatiente, etc.), le décompte commence au moment du repiquage.

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Sur ce sachet, on ne trouve que la période de floraison, soit de l’été jusqu’à l’automne. Source: www.promessedefleurs.com

D’ailleurs, de nos jours, peu de semenciers indiquent le nombre de jours à la floraison, offrant plutôt la période de floraison, disons «juillet à septembre». C’est regrettable, car il est très intéressant pour le jardinier de savoir combien de temps il lui faudra attendre entre le semis et le moment où la floraison débutera.


Les jours à maturité: une information qu’il vaut la peine de vérifier quand vous choisissez vos semences, mais qu’il faut d’abord bien comprendre.20180212A wonderopolis.org, clipart-library.com & mckenzieseeds.com .jpg