Tondez plus haut pour un gazon en meilleure santé

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Si vous voulez un gazon en santé, tondez à 8 cm de hauteur. Photo: http://www.organolawn.com

Autrefois, on recommandait de tondre le gazon à 5 cm (2 pouces) pour créer un effet de vert de golf… sauf que les gazons tondus aussi ras avaient de gros ennuis de santé. Ils avaient tendance à s’assécher en été, les mauvaises herbes y étaient légion et toutes sortes d’insectes les attaquaient. 

La longueur des racines d’une pelouse est plus ou moins proportionnelle à la hauteur des feuilles. Ill.: http://www.milorganite.com

On sait de nos jours qu’une pelouse plus haute crée de l’ombre sur le sol et sur ses propres racines. Ainsi, en période de canicule, les racines ne sont pas brûlées. Aussi, la longueur des racines est plus ou moins proportionnelle à la hauteur des feuilles. Ainsi, un gazon court a des racines courtes qui ne peuvent pas aller chercher un supplément d’eau en période de sécheresse alors qu’un gazon haut a des racines longues qui peuvent trouver de l’eau en profondeur s’il le faut. Les insectes qui pondent leurs œufs dans le sol, comme les vers blancs, préfèrent aussi des gazons coupés courts, car l’accès au sol est plus facile. Enfin, les graines de mauvaises herbes ont beaucoup de difficulté à germer dans une pelouse haute: le soleil, essentiel à leur germination, ne parvient pas jusqu’au sol. 

Donc, pour maintenir un beau gazon avec le moins de soucis possible, réglez la hauteur de votre tondeuse à 8 cm (3 pouces). 

Parfois les meilleures solutions sont si simples!

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Pensée du jour

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Les jardiniers sont sûrement très religieux. On les trouve toujours à genoux. 

Citation tirée du livre Pensées pour profiter pleinement du jardinage par Larry Hodgson
Photo: http://www.orthoticshop.com

Des bleuetiers pour votre jardin

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Cultiver des bleuets n’est pas difficile quand on suit quelques règles de base. Photo: http://www.almanac.com

Le bleuet (Vaccinium spp.), appelé parfois myrtille* ou blueberry en Europe, est un fruit d’origine nord-américaine, mais qui est de plus en plus populaire à travers le monde. Grâce à sa longue période de récolte, qui va du début du printemps à la fin de l’été selon le climat local, et aux importations en provenance d’Amérique du Sud et de la Nouvelle-Zélande, on peut maintenant trouver des bleuets frais en supermarché presque tout l’année.

Le muffin aux bleuets est un petit gâteau traditionnel des cafés d’Amérique. Photo: http://www.averiecooks.com

Sinon, vous les trouverez assurément congelés en toute saison… et aussi dans quantité de mets et de produits préparés: yogourts, gâteaux, confitures, chocolats et beaucoup plus encore. Mais si vous vivez dans une région au climat tempéré, vous pouvez aussi en cultiver… et ce n’est pas particulièrement difficile à faire.

*La vraie myrtille (V. myrtillus) est une très proche parente du bleuetier, mais en diffère par ses fruits qui sont pourpre foncé, pas bleus.

En plus d’être délicieux et sucrés, les fruits du bleuetier sont excellents pour la santé. Le bleuet est le fruit septentrional le plus riche en antioxydants grâce aux abondantes anthocyanines qu’il contient. Il est aussi riche en vitamines C et K, sans parler d’une foule d’autres minéraux et vitamines.

Une culture en plate-bande?

Une haie de bleuetiers. Photo: tcpermaculture.blogspot

La plupart des gens ont le réflexe de planter leurs bleuetiers dans le potager. Après tout, c’est bien là qu’on place les petits végétaux comestibles, non? Cela a déjà été vrai, mais de plus en plus, les gens préfèrent créer un «aménagement comestible», où les légumes et les fruits sortent des jardins strictement utilitaires d’autrefois pour intégrer les plates-bandes. 

Bleuetier à l’automne. Photo: garden.org

Et bien, le bleuetier est le candidat idéal pour l’aménagement paysager. Avec son port dense aux feuilles luisantes vert foncé, ses magnifiques petites fleurs blanches en clochettes au printemps, ses beaux fruits bleus au milieu de l’été et ses feuilles rouge flamboyant à l’automne, on a tout intérêt à l’utiliser dans la plate-bande d’ornement. Et il fait aussi une excellente haie. 

Quel bleuetier cultiver?

Les fruits du bleuetier en corymbe sont les plus gros. Photo: http://www.amazon.com

Seul le bleuetier en corymbe (Vaccinium corymbosum) est facile à trouver en pépinière. C’est un arbuste de taille moyenne, atteignant 1,8 m et même plus si on le laisse pousser à sa guise, mais qui fait plutôt de 90 cm à 1,2 m de haut sur 1 m de diamètre en culture, car on le taille habituellement pour obtenir une croissance plus dense. Cet arbuste produit les gros bleuets sucrés qu’on trouve au supermarché. Le bleuetier en corymbe est généralement adapté aux climats modérés, soit aux zones de rusticité 4 à 8.

Le petit bleuetier sauvage de l’est du Canada et des États-Unis, soit le bleuetier à feuilles étroites ou bleuetier nain (V. angustifolium), est plus difficile à trouver en pépinière. N’eût été sa rareté, il aurait été un couvre-sol idéal, car même s’il peut atteindre 60 cm de hauteur, il reste souvent à une taille inférieure à 30 cm. Ses fruits sont petits, mais nombreux. C’est le plus tolérant au froid des bleuetiers: il est solidement rustique dans les zones 2 à 7. 

Le bleuetier semi-nain est un hybride entre les deux espèces, produisant une plante intermédiaire en taille d’environ 75 cm de hauteur. Ses fruits aussi sont de taille intermédiaire. Par contre, on ne le trouve presque jamais en pépinière. Zones 3 à 8.

Le sol: le secret du succès

Le grand secret de la culture du bleuetier est de lui offrir un sol meuble et acide, soit un pH de 4,2 à 5,2. Un pH de jusqu’à 6 est acceptable, mais la production risque d’être réduite. 

Ainsi, la toute première chose que vous devriez faire si vous voulez cultiver des bleuetiers est de faire faire une analyse de sol. Dans plusieurs régions, notamment dans les régions où le climat est pluvieux, les sols sont naturellement acides et aucun traitement spécial n’est nécessaire. Ailleurs, il sera sans doute nécessaire d’ajouter un amendement acidifiant au sol, comme du soufre de jardin ou de la tourbe horticole. 

Si votre sol est alcalin (un pH de plus de 7), il est plus sage d’abandonner vos plans de cultiver des bleuetiers en pleine terre. Il est très difficile de faire baisser le pH d’un sol naturellement alcalin et de le maintenir bas.

Si votre sol est meuble, creusez un trou 3 à 5 cm plus profond que la motte est haute. Photo: http://www.hgtv.com

Si le sol chez vous est sablonneux ou meuble, creusez un trou de plantation (une tranchée si vous faites une haie) 5 à 7 cm plus profond que la hauteur de la motte des racines. En plaçant la motte dans ce trou, vous couvrirez les tiges inférieures de terre, ce qui encouragera la plante à produire des racines sur la partie enterrée. 

Par contre, les bleuetiers tolèrent difficilement les sols glaiseux et lourds. Si telle est la situation chez vous, mieux vaut planter le bleuetier sur une butte surélevée en utilisant une terre rapportée (légère et acide, bien sûr) plutôt que d’enfoncer ses racines fragiles dans un sol très compact. La butte devrait donc mesurer environ 1 m de largeur et 45 cm de hauteur. 

Si vous n’avez pas de jardin ou si votre sol est trop alcalin, sachez qu’il est possible de cultiver des bleuetiers en pot. Si vous le faites, un peu de protection hivernale peut être nécessaire dans les régions froides.

Vous pouvez aussi mélanger un engrais tout usage à dégagement lent au sol lors de la plantation. Évitez les engrais dits «de démarrage» ou «transplanteurs»: ils nuisent grandement à l’enracinement. 

Il n’est pas utile d’ajouter des mycorhizes commerciales au sol à la plantation. Les bleuetiers ne font pas de symbiose avec le type de mycorhizes généralement offert dans les inoculants commerciaux, mais seulement avec des mycorhizes éricoïdes, une catégorie à part. Les bleuetiers que vous achèterez seront probablement déjà naturellement inoculés, mais si vous craignez que ce ne soit pas le cas, ajoutez une pelletée de terre prélevée au pied d’un rhododendron, d’une azalée, d’un bleuetier ou d’une autre éricacée: elle en contiendra sûrement. 

Les autres éléments de la culture

Les bleuetier fleurissent mieux au soleil. Photo: mgnv.org

Même si le bleuetier peut pousser à la mi-ombre, il y produira moins de fleurs et donc moins de fruits. Préférez alors le plein soleil. Dans les régions les plus froides, un emplacement à l’abri du vent, où la neige s’accumule, est aussi préférable. Espacez les plantes d’environ 1 m pour leur donner assez d’espace pour se développer.

Peu de plantes apprécient un bon paillis autant qu’un bleuetier! Photo: parsolfarms.com

Arrosez bien à la plantation et gardez la terre toujours un peu humide par la suite. Couvrez toujours le sol d’environ 5 à 10 cm de paillis. Non seulement ce paillis aidera-t-il à garder le sol un peu humide, comme le bleuetier l’aime, mais sa présence vous rappellera aussi de ne pas sarcler. En effet, le bleuetier ne tolère pas qu’on vienne jouer dans ses racines. Tout paillis conviendra. 

(Que dire de la croyance populaire selon laquelle les aiguilles de pin font un excellent paillis pour les bleuetiers à cause de leur acidité? Eh bien, les aiguilles de pin ne sont pas acides. C’est un vieux mythe qui refuse de mourir! Vous pouvez utiliser des aiguilles de pin comme paillis, mais elles n’acidifieront pas le sol.)

Supprimez toute fleur qui paraît pendant les deux premières années, le temps que votre bleuetier s’enracine adéquatement. Par la suite, laissez la plante fleurir… et commencez à déguster la manne!

Après quelques années, supprimez à la fin de l’hiver les branches les plus hautes, qui seront devenues moins productives, et cela pour laisser la place aux jeunes branches plus fructifères. Fertilisez annuellement avec un engrais acidifiant. 

Choisir les bons cultivars

Le bleuetier ‘Bluecrop’ donne une excellente récolte de gros fruits. Photo: http://www.gardenia.net

La plupart des bleuetiers sont au moins un peu autofertiles, mais produisent beaucoup plus lorsqu’ils reçoivent le pollen d’autres variétés de bleuetiers. Idéalement, vous planterez à proximité deux autres variétés de bleuetiers, ce qui assurera une pollinisation croisée. ‘Patriot’, ‘Northland’ et ‘Bluecrop’ sont des variétés populaires et généralement faciles à trouver. ‘Pink Lemonade’ peut être intéressante pour ses fruits roses plutôt que bleus et ‘Perpetua’ est une variété unique qui produit deux récoltes par année.

Parfois, vous trouverez des pots en pépinière dits «combo» avec trois variétés de bleuetiers cultivées dans le même pot. C’est un bon choix pour ceux qui n’ont de l’espace que pour une seule plante. 

Et voilà! Une fois bien partis, les bleuetiers peuvent facilement produire pendant 20 ans et plus. Bon succès alors avec votre bleuetière familiale!

Pas d’irrigation estivale pour les tulipes

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Les tulipes n’aiment pas les systèmes d’irrigation. Illus.: gallery.yopriceville.com & www.aquarion.com & www.sccpre.cat. Montage: jardinerpareseux.com

Saviez-vous que les systèmes d’irrigation et les bulbes à floraison printanière (tulipes, jacinthes, crocus, etc.) ne font pas toujours bon ménage? Durant l’été, quand ces bulbes sont en dormance, ils n’ont pas besoin d’eau et peuvent pourrir s’ils en reçoivent trop. Et même s’ils survivent aux étés bien arrosés, leur capacité de refleurir s’en trouve diminué. Ainsi, on trouve les plus belles tulipes dans les plates-bandes qu’on arrose peu.

Les feuilles étroites, épaisses et grisâtres de la tulipe botanique Tulipa humilis sont caractéristiques des bulbes de climat aride et indiquent que cette espèce ne tolérera pas bien les étés bien arrosés. Photo: Softenpoche, Wikimedia Commons.

Certaines tulipes botaniques, comme T. hageri, T. humilis et T. pulchella (T. humilis pulchella), ont des besoins encore plus extrêmes et préfèrent des conditions presque désertiques: des étés torrides presque sans pluie. Et pourtant, elles aiment les hivers froids et neigeux. Été torride et sec, hiver froid et neigeux? C’est une combinaison rare! C’est pour cette raison que ces tulipes se comportent essentiellement comme des annuelles dans les jardins de beaucoup de régions. 

Quand vous entendez dire que les tulipes botaniques sont plus pérennes que les autres tulipes, ce qui est généralement vrai, il faut extraire T. hageri, T. humilis et T. pulchella du lot!

Contrairement aux tulipes, les narcisses ne sont pas dérangés par l’irrigation. Photo: http://www.saga.co.uk

Si vous utilisez un système d’irrigation pour arroser vos plates-bandes, il ne faut pas abandonner tout espoir de pouvoir cultiver des bulbes en permanence, car il y a des exceptions. Parmi les bulbes plus tolérants aux arrosages estivaux que la majorité et qui peuvent non seulement pousser, mais proliférer dans une plate-bande irriguée, il y a les narcisses, les alliums, les camassias, les chionodoxas, les muscaris, les nivéoles, les perce-neiges et les scilles. Ce sont les meilleurs choix pour vos conditions. 

Faites grossir vos bébés hostas… avec du soleil!

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Vous avez probablement toujours entendu dire que les hostas sont des plantes d’ombre, alors le conseil suivant sonnera comme une hérésie, mais… si vous voulez voir un jeune hosta grossir le plus rapidement possible, disons la division d’une plante plus grande ou un petit spécimen d’un cultivar de grande taille que vous avez déniché à bon prix, donnez-lui du soleil. Idéalement, un emplacement au plein soleil le matin, mais un peu ombragé en après-midi, mais même au plein soleil si vous vivez dans un climat aux étés relativement frais!

Faites-le au début du printemps, lorsque les feuilles émergent, ou à l’automne, lorsque la croissance de la saison est terminée. En d’autres termes, au moment de l’année où vous divisez habituellement un hosta. Ne déplacez pas une division de hosta de l’ombre profonde au plein soleil en plein été, sinon tout le feuillage risque de brûler. (Cela ne tuera pas la plante, mais c’est contre-productif, car cela ralentira sa croissance alors que notre objectif est de l’accélérer.)

Effets du soleil

Oui, cette feuille a un pris un coup de soleil, mais ce qui reste fait de la photosynthèse… à un rythme plus rapide que la normale. Photo: fiestafarms.ca

Le soleil peut faire déteindre un peu les feuilles ou provoquer un peu de brûlure — et les hostas bleus peuvent perdre la pruine blanchâtre qui leur donne leur couleur —, mais n’oubliez pas que cela n’est que temporaire. Ces dommages n’apparaissent que sur la croissance de l’année en cours; les traits génétiques de la plante ne seront pas modifiés. 

Ce que le soleil supplémentaire fera pour la petite plante est de permettre aux feuilles d’absorber plus d’énergie que la normale et alors de stimuler une croissance plus rapide, aussi rapide que le cultivar en question est capable de croître (certains hostas sont naturellement plus lents que d’autres).

Bien sûr, vous pouvez également planter ces jeunes hostas dans un sol riche et les garder bien arrosés. Cela aussi aidera à les faire grossir.

Leur emplacement permanent

Lorsque le hosta aura atteint la taille souhaitée, déterrez-le et déplacez-le à l’ombre si vous le souhaitez (bien que les hostas soient en fait plus heureux à la mi-ombre, un fait que les pépiniéristes ne semblent jamais vouloir nous dire). Il gardera sa bonne taille, même dans un sol dominé par des racines d’arbres (la célèbre «ombre sèche» que les jardiniers craignent tant) pendant des années et des années. Mais vous devez d’abord faire grossir les jeunes hostas si vous voulez les voir prendre un jour leur taille maximale.

Le papillon qui vole comme un colibri

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Le sphinx colibri (Macroglossum stellatarum) visitant une fleur de chardon. Vidéo: gifer.com.

Un des insectes les plus curieux que vous risquez de rencontrer en jardinant est le sphinx, un papillon membre de la famille des sphingidés. Il en existe plus de 1400 espèces trouvées partout à travers le monde et ces papillons viennent dans toutes les tailles: petit, moyen et grand. 

Ce qui impressionne le plus à leur sujet est leur manière unique de voler. Le battement de leurs ailes étroites est si rapide (jusqu’à 85 battements par seconde!) que tout ce que vous pouvez voir est du flou. Un tel mouvement leur permet de faire du vol stationnaire, d’avancer et de reculer et de se déplacer à grande vitesse. Parfois, le mouvement produit un bourdonnement comme celui d’un colibri (oiseau-mouche). D’ailleurs, il arrive qu’on les confonde avec les colibris!

Le battement d’ailes du sphinx au ralenti. N’est-ce pas qu’on pourrait le confondre avec un colibri? Vidéo: giphy.com.

On sait que la capacité de faire du vol stationnaire n’a évolué que quatre fois dans le monde animal, toujours chez des mangeurs de nectar: chez les colibris, certaines chauves-souris, certains syrphes et chez les sphinx. C’est un exemple d’évolution convergente.

Le vol stationnaire nécessite une énorme quantité d’énergie et, de fait, les sphinx sont très gourmands, attirés par un aliment sucré et riche en énergie: le nectar des fleurs. En vol stationnaire, ils peuvent atteindre des fleurs inaccessibles à d’autres insectes en utilisant souvent une trompe aussi longue que leur corps (même parfois plus longue!) pour aspirer le liquide sucré.

Les fleurs du tabac sylvestre (Nicotiana sylvestris) pendent mollement pendant la journée et n’ont aucune odeur, mais se redressent et dégagent un puissant et agréable parfum la nuit pour attirer les sphinx. Photo: longwoodgardens.org

Certains sphinx sont nocturnes ou crépusculaires, mais d’autres volent pendant la journée, émerveillant les jardiniers avec leurs acrobaties. Pour beaucoup de plantes, ce sont des pollinisateurs importants: de nombreuses plantes à floraison nocturne dégagent des arômes capiteux spécifiquement pour attirer les sphinx nocturnes et crépusculaires. Pensez au tabac sylvestre (Nicotiana sylvestris), une plante annuelle populaire, avec ses fleurs blanches et tubulaires, merveilleusement parfumées la nuit, mais sans odeur pendant la journée.

L’éperon extraordinairement long de l’orchidée de Darwin signifie qu’elle ne peut être pollinisée que par un sphinx avec une trompe aussi longue. Photo: http://www.petrensorchidshop.eu

En effet, pour certaines plantes, les sphinx sont les seuls pollinisateurs. Le cas le plus connu est celui de l’orchidée de Darwin (Angraecum sesquipedale), dont la fleur blanche a un épi de près de 45 cm de long que seul un sphinx (Xanthopan morganii) avec une trompe tout aussi longue peut atteindre. La fleur a été découverte en premier, mais Darwin a prédit qu’un papillon correspondant serait découvert, ce qui fut le cas. Vous pouvez en apprendre plus sur l’orchidée de Darwin et son pollinisateur ici.

Derrière chaque papillon…

Le sphinx de la tomate (Manduca quinquemaculata) préfère justement les tomates et certaines autres solanacées et peut complètement effeuiller un plant de tomate en seulement quelques jours.

Oui, bien que le sphinx puisse vous fasciner et que vous n’ayez certainement rien contre ses activités de pollinisateur, vous aurez peut-être plus de mal à tolérer sa larve, une belle grosse chenille très gourmande. Différentes espèces ont différentes plantes-hôtes (la plupart sont assez spécifiques), mais toutes mangent des plantes.

Mais la plupart des jardiniers ne considèrent pas le fait de manger une plante cultivée comme un comportement acceptable. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à supprimer manuellement toute chenille trouvée sur une plante désirable ou encore, à la déplacer sur une plante sauvage de la même famille. Heureusement qu’il y a rarement plus d’une chenille par plante!

Au repos, vous noterez que la chenille penche souvent la tête dans une position de prière, comme le grand sphinx de Gizeh. C’est pour cela qu’on appelle ces insectes des sphinx.

Les chenilles de sphinx ont tendance à être lisses et sans poils et se camouflent généralement assez bien dans des tons de vert ou de brun. On dit que certaines espèces tropicales imitent les serpents pour faire peur à leurs prédateurs! 

Curieusement, les chenilles de sphinx semblent surtout se nourrir de plantes qui sont toxiques pour les autres chenilles. La plupart excrètent alors la toxine, bien que certaines espèces la retiennent et deviennent toxiques à leur tour, une autre protection contre leurs prédateurs.


N’est-ce pas que les sphinx sont des papillons fascinants?

Plantes pas touche!

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Certaines plantes ont la capacité de provoquer la dermatite (une réaction cutanée désagréable). Parfois, il suffit de tout simplement frôler la plante, mais dans certains cas, comme chez l’apocyn à feuilles d’androsème et l’euphorbe, il faut y provoquer une blessure, car c’est le contact avec la sève qui est nuisible. Sachez que souvent ces réactions n’ont lieu que si la peau est exposée d’abord à la sève et par la suite au soleil. On appelle cela une phototoxicité. Donc, le risque de réaction est beaucoup moindre par une journée grise. Aussi, la sensibilité varie beaucoup d’un individu à un autre : ce qui provoque une réaction chez une personne peut n’avoir aucun effet sur d’autres. 

Voici les coupables les plus courants  :

Apocyn à feuilles d’androsème (Apocynum androsaemifolium). Photo: Dcrjsr, Wikimedia Commons
Berces* (Heracleum spp.). Photo: http://www.gardentags.com
Boutons d’or (Ranunculus spp.). Photo: pixbay.com
Ciguë tachetée* (Conium maculata). Photo: homeopathyonline.org.uk
Euphorbes (Euphorbia spp.). Photo: http://www.crocus.co.uk
Fraxinelle* (Dictamnus albus). Photo: http://www.specialplants.net
Herbe à la puce (Toxicodendron radicans). Photo: meltonwiggins.com
Ortie (Urtica spp., Laportea spp.). Photo: Uwe H. Friese, Wikimedia Commons
Panais sauvage* (Pastinaca sativa). Photo: lcinvasives.org
Pois mascate (Mucuna pruriens). Photo: urbol.com
Rue* (Ruta graveolens). Photo: http://www.qjure.com

*Plantes phototoxiques