Les plantes huit fois plus efficaces à réduire la pollution atmosphérique qu’on ne le pensait

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Sans végétation, l’air des centres urbains est souvent très pollué.

Une étude récente suggère que les plantes sont encore plus efficaces à réduire la pollution atmosphérique des centres urbains qu’on avait cru jusqu’alors.

D’après Thomas Pugh et ses collègues, les plantes vertes filtrent davantage l’air de deux polluants toxiques aux humains, soit le dioxyde d’azote (NO2) et les matières particulaires microscopiques (PM), dans les centres urbains densément remplis d’édifices, d’asphalte et de béton qu’on ne pensait jusqu’alors.

Les premières estimations calculaient seulement une réduction de 5% ou moins pour les deux polluants dans ce qu’on appelle les «canyons urbains» (endroits où la rue est bordée par les bâtiments des deux côtés en créant un environnement de canyon où l’échange d’air est très réduit), mais cette étude indique plutôt une réduction du N02 de jusqu’à 40% et de matières particulaires de jusqu’à 60%, soit un apport réellement appréciable.

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Les grimpantes sont les dépollueurs les plus efficaces, notamment parce qu’elles produisent énormément de feuillage en si peu d’espace.

Ce sont les plantes grimpantes qui sont les plus efficaces et on peut les faire monter facilement sur les façade des édifices (et non, elles n’endommagent pas les structures, malgré une croyance persistance qui prétend le contraire).  Les arbustes, les vivaces et les graminées sont aussi très efficaces. Les arbres le sont aussi, mais seulement si l’on fait attention de ne pas attraper les polluants sous leur canopée.

Les auteurs suggèrent même l’installation de «panneaux verts» (mur végétaux indépendants, couverts de végétation des deux côtés) dans ces canyons urbains les plus pollués pour augmenter la quantité de feuillage dépolluant.

Référence : http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es300826w

L’arbuste le plus dangereux au monde

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Feuilles de gympie-gympie.

Le gympie-gympie (Dendrocnide moroides), d’Australie, est réputé l’arbuste le plus dangereux au monde… et aussi le plus douloureux.


Tout contact avec ses feuilles munies de poils irritants provoque une réaction qu’on a comparée à un mélange d’acide brûlant et d’électrocution. La douleur peut persister des semaines, même jusqu’à 20 ans, et a poussé plus d’une victime au suicide. Certain chiens et chevaux qui ont frôlé la plante en sont morts. Les forestiers qui travaillent dans le secteur où la plante abonde doivent porter le même genre de combinaison de protection que le personnel qui s’occupent des patients atteints d’Ebola!


Heureusement qu’on peut sauver les gens qui y touchent si on réagit rapidement. Il faut enlever les piquants restés dans la peau avec de la cire dépilatoire et appliquer de l’acide hydrochlorique diluée à la zone touchée.


Seriez-vous surpris d’apprendre que le gimpy-gimpy appartient à la même famille que l’ortie?

Un tas de broussailles pour attirer des amis

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Tas de broussailles pour attirer la faune.

Le prédicateur anglais John Wesley a fait la célèbre déclaration «la propreté est proche de la sainteté”… mais il n’était sûrement pas un amant de la nature!

Un tas de broussailles – branches de diverses longueurs, feuilles mortes, quelques buches, autres déchets végétaux – qu’on laisse s’accumuler sur le terrain est un excellent abri pour une foule d’amis de nos jardins.

Par exemple, plusieurs oiseaux s’y abriteront par mauvais temps et bon nombre de papillons cherchent justement des milieux semblables pour hiverner. Les crapauds, les musaraignes, les carabes et d’autres animaux nocturnes y trouvent un lieu protégé pour passer la journée. Et les pics viennent y chercher des larves sous l’écorce des branches mortes pour se nourrir.

Vous n’avez pas à placer votre «tas de broussailles pour la faune» en pleine vue. Si vous craignez que des voisins ne s’en plaignent, placez-le dans un coin de l’arrière-cour, dans un sous-bois ou dans un tout autre autre emplacement peu visible. N’ayez crainte: vos amis animaux le trouveront bien.

Inviter la nature chez soi

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Les crapauds aiment bien faire dodo dans un tas de broussailles.

C’est par de petits gestes semblables – planter des fleurs pour les papillons et les abeilles, laisser les têtes florales pleines graines debout pour nourrir les oiseaux, permettre aux feuilles mortes de s’accumuler dans un sous-bois comme cachette pour les salamandres et les vers de terre, etc. – qu’on réinvite la nature dans sa cour… et dans sa vie!20160826C

Engrais toxiques?

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Gazon endommagé par un engrais trop concentré.

Saviez-vous que les engrais peuvent être toxiques aux plantes?

Il faut les diluer correctement, les mélanger avec le sol ou les appliquer uniquement en surface (où la pluie ou l’arrosage les dilueront) afin de les appliquer en sécurité.

Les racines qui touchent directement à un engrais concentré meurent… et quand trop de racines meurent, le reste de la plante suivra.

Il faut toujours, toujours, toujours lire l’étiquette des engrais – oui, même les engrais biologiques! – et les appliquer soit selon la recommandation ou à un taux inférieur.

L’arbre idéal pour commémorer une naissance

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Ginkgo plus que centennaire.

Dans certaines familles, il y a une longue tradition de planter un arbre à la naissance ou à l’adoption d’un enfant. Sinon, pourquoi ne pas en commencer une? Ainsi, 15, 30 ou 60 ans plus tard, l’enfant, maintenant grand, aura toujours son arbre souvenir.

Mais quel arbre planter?

Là où il peut pousser (jusqu’en zone 4 et même les emplacements très protégés en zone 3), le ginkgo (Ginkgo biloba) est peut-être le choix idéal. Sa croissance est lente mais régulière, il pousse dans presque tout sol bien drainé, il est résistant aux insectes et aux maladies et, surtout, il vit très, très longtemps: 1000 ans et plus. Ainsi, même si le nouveau-né atteint et dépasse son centenaire, son arbre commémoratif sera toujours là pour lui rappeler l’amour de sa famille.

Quand la foudre frappe un arbre

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La foudre frappe souvent les arbres.

On sait que la foudre frappe souvent l’objet le plus haut d’un secteur… et souvent il s’agit d’un arbre. Les arbres les plus susceptibles d’être touchés sont ceux qui son isolés, plus hauts que les arbres environnants ou près de l’eau. Les chênes, les ormes, les pins, les épinettes, les peupliers, les érables et les frênes sont considérés comme les plus à risque de recevoir un coup de foudre.

En fait, le bois n’est pas bon conducteur d’électricité, mais la sève présente dans l’aubier, oui. La foudre descend alors à l’intérieur de l’arbre, de haut en bas et jusqu’à dans les racines, transportant jusqu’à 100 millions volts d’électricité et chauffant la sève jusqu’à ce qu’elle se vaporise.

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Dommages causés à un arbre par la foudre.

Quand un arbre est frappé par la foudre, il peut carrément exploser, mais généralement les dégâts sont plus discrets. On voit souvent une longue bande d’écorce arrachée ou éclatée, souvent aussi une fente dans le tronc, mais parfois il n’y a aucun signe extérieur sauf un flétrissement des feuilles dans certaines branches au cours des jours suivants… si l’arbre ne meurt pas complètement, c’est-à-dire.

Certains arbres récupèrent d’un foudroiement, mais la plupart en meurent, parfois directement, mais souvent aussi la blessure ouverte devient infestée de champignons ou d’insectes (les insectes perceurs sont attirés en grand nombre par un arbre frappé par la foudre), ce qui peut mener à une mort lente qui peut prendre plusieurs années.

Si votre arbre est frappé

Faites-le voir rapidement par un arboriculteur certifié pour décider le meilleur traitement à prendre. Tristement, souvent il suggèrera l’abattage, mais parfois il jugera que l’arbre peut être récupéré, surtout quand moins de 20% des racines sont touchées. Si oui, il faut nettoyer la blessure pour qu’elle puisse bien se compartimenter, émonder les branches endommagées et appliquer de l’engrais pour stimuler la régénérescence des racines. Il ne faut pas couvrir la blessure de peinture ou pâte d’émondage: cela risque d’empirer la situation.

Pour prévenir la foudre

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Paratonnerre dans un arbre.

Dans le cas d’un arbre de grande valeur, comme un arbre historique ou symbolique, il peut valoir la peine de faire installer un paratonnerre: évidemment, avant que la foudre ne frappe! C’est un traitement assez onéreux qui doit être effectué par un expert en paratonnerres, mais si l’arbre «est d’une valeur inestimable», l’investissement vaudra la peine.

On voit souvent des arbres ainsi protégés dans les grands parcs européens et américains. Par exemple, Longwood Gardens, en Pennsylvanie, protège plusieurs de ses arbres, dont certains sont tricentennaires, d’un paratonnerre.

Trois plantes ombrelles géantes

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La feuille de l’astilboïde est peltée: son pétiole est fixé au centre.

Les feuilles rondes sont déjà rares dans la nature, mais encore davantage dans les climats tempérés. Elles ont la curieuse habitude d’avoir un pétiole presque au centre de l’arrière du limbe de la feuille, comme un bouclier. Botaniquement, on dit que ces feuilles sont «peltées», mais le jardinier moyen dira probablement qu’elles ont des feuilles comme un parapluie, un parasol ou une ombrelle.

Les plantes ombrelles sont tout aussi rares dans nos jardins que dans la nature, mais il y en a trois à noter particulièrement: l’astilboïde, le darmera et le pétasite du Japon. À cause de leur grande taille, on pourrait presque les utiliser comme ombrelle!

Malgré des différences assez nettes, souvent les jardiniers les confondent. Voici comment les distinguer.

Astilboïde
Astilboides tabularis

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On cultive davantage l’astilboïde (Astilboides tabularis) pour ses feuilles que pour ses fleurs.

Des trois vivaces ombrelles présentées ici, c’est celle qu’on pourrait le plus facilement servir comme parasol, car ses feuilles sont larges (jusqu’à 90 cm de diamètre) et presque parfaitement rondes. Elles sont découpées sur le bord, vert pâle et légèrement couvertes de poils, ce qui leur donne une texture matte. L’épais pétiole qui retient la feuille peut mesurer 1 m de hauteur. Les botanistes qui l’ont décrit trouvaient que la feuille ressemblait à une table, d’où l’épithète tabularis.

Et ils trouvaient aussi que les fleurs rappelaient une astilbe (Astilbe), d’où le nom générique Astilboides (qui ressemble à une astilbe). Et effectivement, le bouquet de minuscules fleurs blanches a la même apparence mousseuse qu’une astilbe… mais une très grande astilbe, car la tige florale peut mesurer 1,5 m de hauteur! Notez toutefois que l’astilboïde est davantage apparentées aux rodgersias (Rodgersia spp.) qu’aux astilbes et d’ailleurs fut autrefois connu sous le nom Rodgersia tabularis.

La plante pousse en touffe à partir d’un rhizome court et épais. Malgré sa grande taille, l’astilboïde est le plus délicat des trois parasols décrites ici. Pour bien réussir, il lui faut un emplacement humide et protégé du vent, de préférence à la mi-ombre. Pour obtenir de grandes feuilles, il lui faut un sol riche et meuble qui ne s’assèche jamais. Dans un milieu trop sec, il tend à disparaître peu à peu. Sa croissance est lente et il n’est nullement envahissant.

On cultive surtout l’astilboïde pour son feuillage géant, car sa floraison, bien que fiable, est plutôt modeste.

Enfin, il est bien rustique, jusqu’en zone 3.

Darmera ou plante ombrelle
Darmera peltata (Peltiphyllum peltata)

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Darmera (Darmera peltata)

Nettement plus petite que l’astilboïde, la feuille du darmera a toutefois la même forme: un limbe rond avec un pétiole en plein centre. Elle est donc peltée (d’où l’épithète peltata). Typiquement la feuille mesure 30 cm de diamètre, mais peut en atteindre le double dans un milieu bien humide. La feuille est un peu rougeâtre à sa formation, mais vert moyen l’été, et prend diverses teintes rouges l’automne quand elle est peut-être à son plus beau. Contrairement à l’astilboïde, aux feuilles poilues et mattes, les feuilles du darmera sont lisses et luisantes.

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Rhizomes à fleur de sol du darmera.

Les feuilles poussent, non pas en touffe, mais individuellement à partir d’un rhizome rampant enterré ou partiellement exposé. De croissance modeste au début, le darmera finit par former une véritable colonie avec le temps. Il n’est pas vraiment envahissant (sa progression est trop lente pour rencontrer cette définition!), mais peut éventuellement dépasser les bornes. On peut contrôler son expansion à la hache ou la pelle si elle va trop loin. Sa dense masse de rhizomes en fait un excellent choix pour retenir les berges.

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Les curieuses fleurs du darmera sortent au printemps, bien avant le feuillage.

Il ne faut pas passer sous silence les fleurs. Elles sortent assez tôt au printemps sur des tiges dressées rugueuses et pourprées de hauteur variable. J’ai vu des tiges de 30 cm comme des tiges de 150 cm! Elles forment une ombelle en forme de dôme et peuvent être de différentes teintes de rose ou, plus rarement, blanches. Il faut souligner que cette plante fleurit à nu, c’est-à-dire que les feuilles sont absentes au début de la floraison, ce qui la rend encore plus spectaculaire… ou bizarre, car sous certains angles on dirait de drôles de champignons!

Comme l’astilboïde, le darmera préfère les milieux humides à bien humides, mais tolère aussi les zones détrempées, pouvant pousser avec sa souche sous quelques centimètres d’eau. Il pousse aussi sans broncher dans les sites qui sont inondés au printemps, mais d’humidité normale l’été. L’idéal est toutefois un emplacement tout simplement humide à détrempé, pas nécessairement sous l’eau: en bas d’une pente, dans une dépression du terrain, en bordure d’un bassin, etc. Il s’adapte quand même très bien aux sols de jardin au degré d’humidité normal, mais ses feuilles y seront généralement plus petites. Paillez-le abondamment dans une telle situation et arrosez-le si possible en période de sècheresse.

Cette plante pousse mieux à la mi-ombre ou dans un site qui est ombragé l’été, mais qui profite d’un bon ensoleillement printanier. Elle tolère le plein soleil si son sol est toujours humide.

Enfin sa rusticité est beaucoup plus grande que ce que la plupart des autorités semble penser. Généralement on le dit de zone 4 ou même de zone 5 et pourtant, il y a de superbes exemples de D. peltata qui poussent en zone 2 depuis des décennies!

Pétasite du Japon
Petasites japonicus

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Pétastie du Japon (Petasites japonicus)

Les feuilles du pétasite du Japon ne sont pas vraiment rondes, mais plutôt en forme de rein (réniformes). Toutefois les gens le confondent néanmoins avec les deux plantes ombrelles précédentes. Pour le distinguer à tout jamais de l’astilboïde et du darmera, pensez que ses feuilles sont en forme de siège de tracteur plutôt qu’en forme de parapluie.

Et les feuilles sont énormes, mesurant jusqu’à 80 cm de diamètre, et portées sur de solides pétioles. Le nom Petasites vient justement de ses grandes feuilles. Le nom veut dire «comme un chapeau» et justement, quand il pleut, on peut arracher une feuille et la porter comme chapeau de pluie.

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Les feuilles du pétasite du Japon sont énormes!

Chaque plante ne produit que 3 à 6 feuilles caduques, mais aussi plusieurs rhizomes souterrains. Ces rhizomes donnent naissance à d’autres plantes et dans peu de temps vous avez un vaste tapis de verdure. C’est une plante très envahissante, notamment dans les milieux humides, mais même dans une platebande «normale», soit une qui est bien drainée, le pétasite court assez rapidement et tend à étouffer les végétaux voisins.

Un truc pour le contenir consiste à enfoncer une grande cuve de plastique épais dans le sol, comme une piscine d’enfants, laissant dépassant le bord de 2,5 cm (vous pourriez recouvrir le bord de paillis pour le cacher) et de planter le pétasite dedans. Cela donnera assez rapidement un énorme dôme vert juste un peu plus gros que le récipient et ne pourrait pas aller plus loin. Il n’est pas nécessaire de percer des trous de drainage dans la cuve: le pétasite compose très bien avec les sols détrempés qui surviennent dans un contenant sans trou de drainage.

Le pétasite du Japon aime justement les sols humides. Il poussera dans un sol d’humidité moyenne, mais aura tendance alors à faner à tous les jours en plein été, ce qui n’est pas très joli. Mettez-le en bordure de l’eau, par contre, et il sera aux anges. Il peut même pousser dans un étang, avec ses racines légèrement couvertes d’eau.

Il est presque indifférent à la qualité du sol, même à l’intensité lumineuse. Ainsi, il poussera indifféremment dans le sable ou la glaise et au soleil ou à l’ombre. Au soleil, toutefois, il faut vraiment assurer un sol détrempé, rien de moins. À l’ombre, c’est le soleil du printemps, tel que reçu sous les arbres à feuilles caduques, qui sera important; il ne profitera pas dans les endroits qui sont ombragés toute l’année.

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Dommage aux feuilles de pétasites causé par la grêle.

Notez aussi que des feuilles sont facilement endommagées, voire déchiquetées, par la grêle et les vents forts. Cela ne nuit pas à la santé de la plante, mais les résultats ne sont pas très beaux à voir. C’est une des raisons pour lesquelles cette plante est souvent plus intéressante à l’ombre de grands arbres: ils le protègent de la grêle et coupent le vent.

Les feuilles sont aussi sujettes aux limaces, surtout en début de saison.

En plus de servir de plante ornementale, le pétasite du Japon est aussi un légume. Au Japon, on mange ses jeunes feuilles et pétioles printaniers. Il faut toutefois savoir apprêter les feuilles correctement, car autrement elles sont un peu toxiques.

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Fleurs de pétasites du Japon: on dirait une autre plante, pas juste une tige florale!

Comme le darmera, le pétasite est nudiflore: les fleurs apparaissent avant les feuilles. Elles sortent tôt au printemps sur de courtes tiges (15 à 30 cm) entourées de bractées vert pâle. Chaque tige se coiffre d’un dense dôme de fleurs jaune pâle. On dirait une plante entière, non pas une tige florale! Votre première réaction en sera sûrement une d’étonnement: «D’où vient cette plante? Je ne me souviens pas de l’avoir plantée!» Par la suite, quand les fleurs fanent et que les bractées vertes disparaissent, les énormes feuilles estivales apparaissent: c’est alors que vous vous rendrez compte qu’il ne s’agissait pas d’une plante autonome, mais bel et bien d’une simple tige florale.

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Pétasite panaché (Petasites japonicus ‘Nishiki-buki’)

Il existe aussi un pétasite du Japon à feuillage marbré de jaune au printemps et de vert pâle l’été, soit le pétasite panaché (P. japonicus ‘Nishiki-buki’, syn. P. japonicus ‘Variegatus’). Et pour les amateurs de feuilles vraiment géantes, il y a le pétasite du Japon géant (P. japonicus giganteus), aux feuilles mesurent de 1 m à 1,2 m de diamètre et jusqu’à 1,5 de hauteur. Attention: les deux sont aussi envahissants que l’espèce!

La pétasite du Japon est normalement rustique en zone 4 dans les emplacements exposés, mais réussit parfaitement aussi dans les sites protégés de la zone 3.

Multiplication

Toutes les trois plantes se multiplient surtout par division, au printemps ou à l’automne.

Autres «plantes ombrelles»

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Gunnera géant (Gunnera manicata): spectaculaire, mais pas adapté aux climats froids.

Il y a quand même d’autres plantes à feuilles péltées que vous pouvez cultiver dans vos platebandes de climat tempéré – Podophyllum peltatum, Diphylleia cymosa, Syneilesis aconitifolia, etc. – mais elles sont toutes de taille relativement modestes. Par contre, si vous vivez dans les zones 7b à 9, vous pourriez tenter la plante la plus ombrelle de toute, la superbe mais peu rustique gunnera géant (Gunnera manicata), aux feuilles pouvant atteindre presque 2 m de diamètre sur des pétioles aussi épais qu’un bras humain.

Mais si vous vivez au Québec et voulez épater le voisinage avec vos propres plantes ombrelles, je vous suggère de commencer avec l’une des plantes décrites précédemment: l’astilboïde, le darmera ou le pétasite.20160822I