Faut-il arroser par le haut ou par la soucoupe?

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Voici une question que se posent beaucoup de jardiniers débutants. Faut-il arroser les plantes d’intérieur par le haut, c’est-à-dire en versant de l’eau sur la surface du terreau pour la laisser percoler à travers la motte de racines, ou est-ce mieux d’arroser par le bas, versant l’eau dans la soucoupe pour laisser la plante «boire» à sa satisfaction?

La réponse est que les deux méthodes donnent des résultats essentiellement équivalents. Certainement assez pour que vous puissiez appliquer sans crainte l’une ou l’autre à presque toutes les plantes. 

Voici quand même quelques commentaires supplémentaires. 

Arrosage par le haut

Arrosage par le haut. Photo: http://www.aliexpress.com

La technique est la suivante: quand le terreau de la plante est sec au toucher, on arrose lentement avec de l’eau tiède, plaçant le bec de l’arrosoir près de la surface du terreau. L’eau pénètre peu à peu et, quand on voit de l’eau commencer à s’écouler par le trou de drainage, on arrête. 

Si jamais il reste de l’eau dans la soucoupe 30 minutes plus tard, ce qui est plutôt rare, on jette le surplus. 

L’avantage de cette méthode est qu’elle a tendance à lessiver le terreau des sels minéraux qui s’accumulent avec le temps dans le terreau. Malgré cela, après quelques années de culture, un rempotage en changeant le terreau est toujours sage.

Arrosage par la soucoupe

Arrosage par la soucoupe. Ill. png.com & Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinierparesseux

Dans cette méthode, on verse de l’eau tiède dans la soucoupe et on laisse la plante «boire». Souvent, d’ailleurs, elle le fait visiblement: l’eau remonte dans le terreau presque aussi vite que vous la versez dans la soucoupe! 

Il est important de ne pas être chiche avec cette méthode! Versez-en assez pour bien imbiber la motte au complet. Après quelques minutes, repassez. Si la soucoupe est complètement drainée, ce qui veut dire que la plante et le terreau ont tout absorbé, il est quand même possible que la quantité d’eau ait été insuffisante. Versez-en de nouveau et repassez. 

S’il reste de l’eau dans la soucoupe après 30 minutes, jetez-la. 

Le défaut de cette méthode est qu’elle permet aux sels minéraux de migrer vers le haut du pot où, quand ils s’accumulent, ils peuvent nuire à la croissance des végétaux. Par contre, à moins que votre eau ne soit très dure, cet effet ne se fait sentir qu’après une longue période, probablement plusieurs années. Et la solution est d’arroser par le haut de temps pour lessiver le terreau.

Notez bien que, pour être efficace, la soucoupe doit être au moins aussi large que le rebord supérieur du pot, sinon plus. Pour plus d’information à ce sujet, lisez La bonne soucoupe pour un arrosage efficace.

Arrosage par trempage

On peut aussi arroser les plantes en les trempant dans l’eau. Photo :www.gardenandhome.co.za

On parle rarement de l’arrosage par trempage dans les livres et les pages Web portant sur les plantes d’intérieur et pourtant, c’est une technique très valable, voire presque essentielle dans certains cas. On l’utilise notamment pour:

  • les plantes en panier suspendu dont la soucoupe est ridiculement petite et inefficace;
  • les orchidées et autres plantes poussant dans un terreau extrêmement aéré qui ne retient pas bien l’eau;
  • les plantes avec une telle masse de racines que le terreau est comprimé et incapable de retenir de l’humidité;
  • les plantes qui ne sont pas cultivées dans un pot, mais plutôt fixées sur un support (comme le bois), comme les filles de l’air (Tillandsia).

Cela dit, on peut arroser n’importe quelle plante par trempage.

Dans cette méthode, vous remplissez l’évier, un plateau ou un seau d’eau tiède et vous y plongez le pot. Laissez-le dans l’eau jusqu’à au moins la mi-hauteur pendant 10 minutes ou plus afin que la plante et le terreau absorbent toute l’eau dont ils ont réellement besoin. Ensuite, levez le pot, tournez-le à un angle de 45 degrés et laissez tout excès d’eau s’écouler avant de la remettre à sa place. 

Des exceptions

On dit souvent qu’il faut toujours arroser une violette africaine par le haut, mais ce n’’est pas nécessairement vrai. Ill.: http://www.hortzone.com

Vous remarquerez que l’arrosage par le haut est parfois déconseillé pour certaines plantes, notamment la violette africaine (Saintpaulia cv) et le cyclamen (Cyclamen persicum). 

Dans le cas de la violette africaine, c’est pour éviter de tacher le feuillage, car l’eau qui tombe sur les feuilles de cette plante laisse souvent des marques blanches. 

Dans le cas du cyclamen, c’est plutôt que le tubercule a souvent une dépression au sommet. Si l’on verse l’eau dedans et qu’elle y reste assez longtemps pour stagner, cela pourrait provoquer la pourriture.

Vous pouvez cependant arroser ces deux plantes par le haut si vous voulez! Il suffit de faire très attention de diriger le bec de l’arrosoir sur le terreau et pas sur le feuillage ou le tubercule. C’est aussi simple que cela!


L’arrosage: simple comme bonjour!

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Plante de balcon 2019: le laurier

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Des feuilles vertes splendides, une apparence distinguée et une forme compacte: voici le laurier ou laurier-sauce (nom scientifique:Laurus nobilis), un véritable atout pour votre balcon. Ses feuilles ovales présentent une nervure plus pâle et restent vertes toute l’année.

Le laurier est disponible en différentes tailles, de mini-arbustes en pot de 15 cm à de petits arbres sur tige en bac qu’il faut deux hommes pour transporter. Vous pouvez alors facilement trouver un ou plusieurs spécimens pour tout balcon, même le plus petit. Il peut ainsi servir à créer une haie verdoyante ou encore à cacher une balustrade. Quant à ses feuilles, elles sentent bon et peuvent être utilisées en cuisine. 

Origine 

Le laurier est originaire de l’Asie Mineure et de la partie orientale de la Méditerranée. Les Romains l’ont ensuite propagé en Europe de l’Ouest. À l’état sauvage, les lauriers deviennent de grands arbustes et peuvent même former de petits arbres de 10 m de hauteur. 

Assortiment

Laurier et sauge (Salvia officinalis).

L’assortiment est limité et la plante est généralement proposée dans sa version «classique», c’est-à-dire avec des feuilles vertes. Quelques variétés présentent des feuilles de couleurs et formes différentes. La feuille peut parfois être plus ondulée, plus longiligne, plus ronde ou plus petite. Elle peut aussi revêtir une couleur légèrement dorée aux bords plus clairs. 

Le laurier se prête bien à la taille et peut donc prendre des apparences différentes: pyramidale, cylindrique, conique ou en boule avec un tronc pouvant être aussi bien droit que torsadé.

Conseils lorsque vous achetez un laurier

  • La taille du pot, la hauteur et la forme du laurier doivent être en harmonie et la plante fermement enracinée. 
  • Le laurier pousse très lentement, surtout lorsqu’il est cultivé en pot. Achetez-le alors toujours de la taille finale que vous désirez, même s’il coûte ainsi plus cher. Les nombreuses années de culture et de taille nécessaires à l’amener à une taille importante justifieront son prix plus élevé. 
  • On le propose aussi en vase mixte avec d’autres herbes aromatiques comme du thym, du romarin et de la lavande.
  • La plante ne doit pas présenter des maladies ou des insectes. Méfiez-vous surtout des cochenilles à carapace qui peuvent l’infester sévèrement et provoquer l’apparence d’une moisissure noire sur le feuillage, la fumagine. 

On peut récolter les feuilles pour la cuisine en toute saison, tant que vous lui laissez une assez abondante couverture de feuillage pour maintenir sa survie. 

Conseils de présentation du laurier

Le laurier est la plante idéale pour aménager son balcon. Utilisez plusieurs plantes pour créer une haie comme arrière-scène pour une table et des chaises de style bistrot. Garder la décoration sobre pour que les feuilles vertes restent au centre de l’attention. Complétez l’ensemble avec une étagère dotée d’herbes aromatiques en fleurs pour souligner l’aspect gastronomique du laurier.

Théoriquement, le laurier donne des ombelles de fleurs blanches qui se transforment en petites baies noires, mais il fleurit rarement sur un balcon.

Conseils d’entretien 

Créez un décor intime sur le balcon avec des pots de laurier.
  • Le laurier peut être exposé en plein soleil, mais la mi-ombre lui convient aussi.
  • Optez pour un pot solide et un terreau lourd pour une meilleure résistance aux coups de vent.
  • Pendant la belle saison, arrosez au besoin pour que le terreau approche un état de sècheresse sans toutefois y parvenir. 
  • Si les plus jeunes feuilles se flétrissent, c’est que la plante manque d’eau. Arrosez-le bien et le laurier rependra rapidement sa forme. 
  • Des feuilles jaunies indiquent que le laurier est trop arrosé. Permettez au terreau de bien sécher avant de reprendre l’arrosage.
  • Si la plante est en pot fermé, percez un trou de drainage dans le fond ou changez-le de pot.
  • De mars à septembre, donnez-lui un peu d’engrais tout usage mensuellement, jamais à plus d’un quart de la dose recommandée. Arrêtez ensuite, car même s’il demeure vert, sa croissance est essentiellement terminée pour la saison. 
  • Taillez le laurier en juin, selon la forme qui vous convient, à l’aide d’une cisaille propre et précise. Coupez toujours les branches et non le feuillage. Au besoin, répétez légèrement en décembre.
  • Le laurier tolère seulement des gels légers et ne peut passer l’hiver en plein air que dans les régions au climat doux (zones de rusticité 8 à 10). Même en zone 8, il est conseillé d’emballer son pot de plusieurs couches de jute et le placer à l’abri du vent jusqu’au retour du printemps.
  • Dans les régions plus froides, le laurier peut séjourner dans un garage ou autre abri, tant que les températures y demeureront au-dessus de -5 °C. Il entrera alors pleinement en dormance, même si, curieusement, il conserve ses feuilles coriaces. Vous pouvez alors la placer à la noirceur et lui offrir seulement des arrosages très limités, tant que vous le réacclimatez lentement à l’eau et à la lumière au printemps.
  • Sinon, il peut servir de plante d’intérieur pour décorer votre demeure pendant l’hiver. Comme il est alors en semi-dormance, il peut tolérer toutes les expositions, même les plus sombres.
  • Le laurier n’aime pas être rempoté: une fois tous les trois à cinq ans est largement suffisant. 

En cette année où le laurier est la plante de balcon de l’année, n’hésitez pas à couronner votre balcon de sa belle verdure!


Cet article est une adaptation d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr qui a également fourni les photos.

Les vieilles semences de gazon sont-elles viables?

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Question: J’ai un sac de semences de gazon qui date de quelques années. Sont-elles encore bonnes?

Louise L.

Réponse: Selon les conditions d’entreposage, les semences de gazon peuvent vivre entre 1 et 7 ans. Elles survivront plus longtemps à l’intérieur dans des conditions fraîches et sèches et beaucoup moins sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, ou dans une remise à outils soumis à de fortes variations de température.

Faites un semis d’essai pour voir. Semez 10 graines sur un sol humide, à l’intérieur ou à l’extérieur. Si 7 graines ou plus lèvent, la germination est encore excellente et vous pouvez procéder selon le taux d’application recommandé. Si 4 à 6 graines lèvent, doublez le taux. Si 3 graines ou moins lèvent, il vaudrait probablement mieux acheter des semences fraiches. 

Comment récupérer un kokedama mort?

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Question: On m’a offert un très joli kokedama avec du lierre, mais il est mort. Est-il possible de le replanter sans devoir défaire les fils et la boule de mousse?

Knitbakecreate

Réponse: Les kodedamas, ces petites plantes cultivées dans une boule couverte de mousse, sont très populaires de nos jours, mais ne sont pas faciles à cultiver (lisez Kokedamas: très tendance, mais sont-ils viables? pour plus d’informations). À cause de la mauvaise information qui circule à leur regard (qu’on peut les arroser tout simplement en les vaporisant), il y a beaucoup plus de kokedamas morts que de kokedamas vivants!

Étant donné que les kokedamas sont formés d’une boule de glaise couverte de mousse, le tout tenu ensemble par du fil, il n’est pas évident d’en retirer une plante morte ni d’y ajouter une nouvelle plante: en coupant le fil, la boule risque de s’effondrer. Au lieu de cela, je vous suggère de démarrer une nouvelle plante à partir de boutures, et ce, directement dans la boule de mousse.

Choisissez la bonne plante

Tout d’abord, choisissez une plante adaptée à vos conditions. Je ne sais pas pourquoi votre kokedama est mort la première fois, mais vous ne voulez pas que cela se reproduise! L’arrosage incorrect (encore une fois, je vous renvoie à Kokedamas: très tendance, mais sont-ils viables? pour savoir comment les arroser en les trempant dans l’eau, la seule façon de vraiment les réussir à long terme) est la cause principale de leur échec et est heureusement facile à corriger, mais si votre plante est morte à cause d’un éclairage incorrect ou de l’air sec de votre demeure, il vous faudrait trouver une plante plus résistante à vos conditions.

Si votre demeure est ensoleillé et que l’air y est sec, des boutures de plantes succulentes conviendraient très bien pour un kokedama. Photo: nunoandgreendotcom.wordpress.com.

La plupart des plantes d’intérieur peuvent être multipliées à partir de boutures de tiges. Puis-je suggérer de choisir une plante adaptée à vos conditions d’éclairage? (Toujours le facteur le plus difficile à contrôler!) Deux sujets de kokedama que la plupart des gens trouvent faciles à conserver sont le philodendron grimpant (Philodendron hederaceum) et le pothos (Epipremnum aureum). Et si l’air de votre maison est très sec, vous devriez peut-être préférer une plante succulente.

Comment faire des boutures dans un kokedama mort

Tout d’abord, coupez la plante morte à sa base : il est inutile d’essayer de l’extraire.

Le boule de mousse doit être bien humide avant de commencer. Ill.: jardinierparesseux.com

Maintenant, faites bien tremper la boule de mousse dans de l’eau tiède et laissez-la s’égoutter.

Préparez les boutures en récoltant quelques tiges en bonne santé d’environ 7,5 à 10 cm de long et enlevez les feuilles inférieures. Il serait sage de préparer trois boutures, car elles ne prennent pas toujours. Avec trois, le taux de succès sera meilleur.

Percez des trous dans le kokedama et insérez-y les boutures Ill.: jardinierparesseux.com & clipart-library.com

Maintenant, percez des trous dans le kokedama (vous pouvez utiliser un crayon pour cela). Glissez alors une bouture dans chaque trou et tassez légèrement la mousse pour que la bouture tienne solidement.

Les boutures prennent plus facilement racine lorsqu’on les cultive à l’étouffée. Ill.: jardinierparesseux.com & clipart-library.com

Gardez le kokedama nouvellement redémarré humide pendant toute la période d’enracinement. Idéalement, vous la placerez à l’étouffée, soit dans une mini-serre ou dans un sac en plastique transparent, pendant cette période. Cela garantira une forte humidité ambiante, idéale pour l’enracinement.

Attention! Les boutures de plantes succulentes font exception. Elles n’ont pas besoin de forte humidité pour s’enraciner et risquent même de pourrir sous abri. Laissez-les alors à l’air libre.

Lorsque vous verrez de nouvelles feuilles apparaître, vos boutures seront enracinées. Cela peut prendre de quelques semaines à quelques mois. Vous pouvez alors retirer le kokedama de son abri transparent et l’acclimater à vos conditions de culture.

Notez que, selon la plante que vous avez choisie, vous devrez peut-être la pincer (enlevez sa pointe de croissance) de temps en temps afin d’obtenir une apparence plus dense, car le pinçage favorise la ramification.


Bonne chance avec votre kokedama renouvelé!

L’ornithogale douteux: une plante à découvrir

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Dans ma région, et probablement aussi dans la vôtre, les jardineries regorgent de pots d’une belle petite plante aux fleurs étoilées orange, jaune, pêche ou blanches au printemps. Ce sont en fait des hybrides de l’ornithogale douteux (Ornithogalum dubium), un bulbe sud-africain maintenant vendu comme potée fleurie. 

Mais quel bizarre de nom qu’ornithogale douteux! L’épithète dubium ne signifie pas, dans ce cas, «douteux», mais plutôt «atypique» et fut donné parce que c’est l’une des rares espèces d’Ornithogalum à fleurs orange plutôt que blanches. Vous pouvez également la voir vendue comme sous le nom d’étoile de Bethléem, mais ce nom est généralement réservé aux ornithogales à fleurs blanches, notamment O. arabicum. Quant à son nom botanique Ornithogalum, le nom vient du grec ornithos (oiseau) et gala (lait), peut-être une référence aux fleurs blanc laiteux des ornithogales européens. 

On peut trouver des ornithogale douteux à fleurs jaunes aussi. Photo: http://www.easytogrowbulbs.com

Les ornithogales douteux vendus comme plantes d’intérieur sont des sélections génétiquement naines de l’espèce, portant des tiges florales dressées qui dépassent rarement 25 cm de hauteur. Le feuillage se compose une rosette de 4 à 6 feuilles larges et rubanées vert moyen. Il existe aussi des variétés nettement plus grandes, jusqu’à 60 cm de haut, mais vous les trouverez plutôt chez le fleuriste qu’en jardinerie, car elles sont utilisées comme fleurs coupées, pas comme plantes d’intérieur.

Si l’ornithogale douteux est vendu au printemps, c’est parce qu’il fleurit naturellement à cette saison si on le produit en serre froide.

Longue floraison

Serre de production d’ornithogales douteux. Photo: asa.co.il

Les ornithogales douteux sont de charmantes plantes d’intérieur nécessitant peu d’entretien pendant leur floraison. Une fois épanouies, les fleurs peuvent durer plus d’un mois, parfois jusqu’à trois mois si votre plante produit plusieurs tiges florales.

Pour rester en bon état le plus longtemps possible dans une maison typique, il suffit de donner à l’ornithogale douteux un éclairage assez intense (oui, avec quelques heures de soleil direct si possible) et un arrosage régulier. En effet, en période de croissance, le terreau doit toujours rester au moins légèrement humide. Nos températures intérieures sont acceptables, mais la plante n’est pas friande de la chaleur: une température de 17 °C à 21 °C lui convient parfaitement, bien qu’une légère baisse de température la nuit puisse aider à prolonger la durée de sa floraison.

Ne mangez pas votre ornithogale douteux et gardez-la hors de la portée des animaux domestiques, car on la croit toxique (de nombreuses espèces d’Ornithogalumle sont).

Après la floraison

Préférez une plante avec beaucoup de boutons encore fermés et des signes d’une deuxième tige florale. Photo: http://www.bakker.com

La jardinerie qui vend des potées d’ornithogale douteux ne s’attend pas à ce que vous veuillez les conserver après la floraison. Elle voit l’ornithogale douteux comme une plante éphémère que vous jetteriez simplement au compost lorsque la dernière fleur est fanée. Mais c’est mal connaître les jardiniers, car la plupart peuvent difficilement résister au défi d’essayer de «récupérer» une plante quand elle a cessé de fleurir. Je vous mets toutefois en garde: le taux de succès n’est pas 100%. Cependant, si vous suivez le régime suivant, vous avez de bonnes chances que votre ornithogale refleurisse l’an prochain.

Voici quoi faire:

À la fin de la floraison, coupez la tige florale. Continuez d’arroser la plante normalement, et même à la fertiliser en douceur, tant que ses feuilles sont vertes, mais quand elles commenceront à jaunir, arrêter vos bons soins. C’est que la plante a besoin d’une très longue période de dormance.

Quand les feuilles sont mortes, coupez-les et placez le pot dans un endroit frais. Vous pouvez mettre le pot à la noirceur si vous voulez ou encore le laisser à la clarté. Pendant la dormance de ce bulbe, il faut quand même arroser un peu, mais juste assez pour empêcher le terreau de se dessécher complètement: probablement quelques cuillérées d’eau une fois par mois, encore moins si l’emplacement est bien frais.

Ornithogalles douteux blancs. Photos: asa.co.il

Au cours de l’hiver ou très tôt au printemps, vous devriez voir une pousse pâle apparaître à la surface du terreau. C’est un signe clair qu’il est temps de commencer à arroser plus abondamment et de fournir de nouveau un éclairage intense. Pour stimuler la floraison, d’ailleurs, le plein soleil n’est pas trop. Des journées de 17 °C à 21 °C et des nuits fraîches (7 °C à 12 °C) aideront à vous donner une belle plante compacte. Commencez aussi à fertiliser à environ ¼ du taux recommandé (un engrais tout usage conviendra). Vous devriez bientôt voir des fleurs.

Si rien ne se passe (et cela arrive!), mais que le bulbe a l’air en bonne santé (s’il paraît solide, mais dodu, ni asséché ni pourri), continuez à maintenir le sol au stade «sec mais pas trop». J’ai déjà entendu de cas où le bulbe est resté en dormance pendant 20 mois avant de se réveiller!

Ne soyez pas surpris si votre plante fleurit plus tard la deuxième année que la première, la date de floraison étant variable.

Culture en plein air

Seulement les jardiniers de climat doux (zones de rusticité 9 à 12) peuvent sérieusement penser cultiver un ornithogale douteux en plein air, du moins, en permanence. Il réussira mieux dans un climat de type méditerranéen, soit aux étés secs et aux hivers frais (mais libre de gel sévère) et plutôt pluvieux.

Des bulbes en vente?

Les bulbes d’orthiogale douteux sont rarement offerts aux jardiniers. Photo: http://www.choicegardeningclub.co.uk

Certaines pépinières se spécialisant dans la vente de bulbes par correspondance proposent parfois des bulbes d’ornithogale douteux à l’automne. Je ne connais aucune source au Canada pour ce bulbe, mais en Europe, il y a www.eden-plants.com et peut-être d’autres. À la bonne saison, des bulbes peuvent aussi paraître sur Etsy. L’achat de bulbes par correspondance vous donne un autre moyen pour obtenir cette plante.


L’ornithogale douteux: il n’y a pas de doute que cette petite plante d’intérieur saisissante saura vous charmer. Pourquoi ne pas succomber à la tentation de l’essayer?

Mangez vos mauvaises herbes!

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Votre potager est envahi par le pourpier, votre pelouse est jaune de fleurs de pissenlit et l’herbe aux goutteux a avalé votre jardin d’ombre tout rond. Autrement dit, les mauvaises herbes dominent votre vie! Que pouvez-vous faire?

Eh bien, plutôt que d’essayer de les arracher ou de les empoisonner, pourquoi ne pas les manger? Beaucoup de mauvaises herbes sont parfaitement comestibles. Et si vous mangez vos mauvaises herbes, non seulement cela vous aidera à les contrôler, mais elles ne seront plus, par définition, des mauvaises herbes, mais des plantes utiles. Vous gagnez sur toute la ligne!

Voici quelques mauvaises herbes que vous pouvez mettre dans l’assiette:

Quand le chénopode blanc apparaît dans votre potager, mangez-le! Photo: tropical.theferns.info.

Chénopode blanc (Chenopodium album): Cette mauvaise herbe annuelle fort répandue, aussi appelée chou gras, poule grasse ou poulette grasse, a une longue histoire d’utilisation comme légume et peut se consommer crue ou cuite. Toute la plante se mange, des feuilles aux tiges, en passant par les graines et les fleurs.

Qu’elles soient vertes ou panachées (comme ici), les jeunes feuilles de l’herbe aux goutteux sont comestibles. Photo: http://www.baumschule-horstmann.de

Herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria): Cette plante vivace envahissante a des feuilles comestibles… qui d’ailleurs dégagent un bel arôme frais lors de la récolte. C’est un légume printanier: vous voudriez la récolter avant que la floraison débute, car les feuilles mûres ont un goût désagréable… et un effet laxatif pas toujours apprécié.

Portez des gants quand vous récoltez l’ortie. Photo: Michael Gasperl, Wikimedia Commons

Ortie (Utrica dioica): Certes, vous devez faire attention lorsque vous récoltez cette plante aux poils si irritants, mais la soupe à l’ortie est délicieuse et les jeunes feuilles constituent un excellent substitut pour les épinards, en particulier dans les soupes et les ragoûts. Les feuilles séchées peuvent être utilisées pour faire une tisane médicinale et il existe même une bière d’ortie! Le séchage ou la cuisson enlèveront l’effet irritant de la plante.

Toutes les parties du pissenlit sont comestibles. Photo: keyserver.lucidcentral.org

Pissenlit (Taraxacum officinale): À peu près tout est comestible sur cette plante utile. Les jeunes feuilles sont délicieuses dans les salades et les quiches, tandis que les plus matures ne seront pas aussi amères si vous les faites cuire à la vapeur. Les fleurs et les boutons floraux, doux et croquants, sont comestibles crus ou frits ou peuvent être utilisés pour faire du vin de pissenlit. Vous pouvez bouillir ou rôtir les racines et les manger comme légume racine ou encore les sécher et les faire rôtir pour faire un substitut de café.

Mauvaise herbe urbaine par excellence, le plantain peut pousser presque n’importe où, même dans les fissures d’un trottoir. Photo: http://www.naturespot.org.uk

Plantain  (Plantago major): Légume-feuille nutritif, le plantain est riche en calcium et en vitamines A, C et K. Les jeunes feuilles sont tendres et délicieuses. Les plus matures ont besoin d’un peu de cuisson et conviennent mieux alors aux soupes et aux ragoûts. C’est aussi une plante médicinale qu’on peut appliquer sur les plaies et les piqûres pour faciliter la guérison et prévenir l’infection. Le plantain est un peu l’aloès des climats tempérés!

Le pourpier ressemble à une mini plante jade. Photo: plants-animals-northeast-colorado.com

Pourpier (Portulaca oleracea): Il suffit de le rincer, le hacher et le manger! Les feuilles et les tiges peuvent être utilisées dans les salades, les sautés, les soupes, les ragoûts et bien d’autres recettes encore. Et il est bon pour la santé: le pourpier contient plus d’acides gras oméga-3 que tout autre légume à feuilles!

Les jeunes pousses de la renouée du Japon peuvent remplacer la rhubarbe. Photo: lovindublin.com

Renouée du Japon (Fallopia japonica, maintenant Reynoutia japonica): Certainement l’une des mauvaises herbes les plus envahissantes de la planète, cette vivace géante est quand même comestible. Dans certaines régions d’Asie, on l’appelle d’ailleurs la rhubarbe des pauvres et, en effet, elle a vraiment le même goût que la rhubarbe. On récolte les pousses printanières qui ressemblent alors à des turions d’asperge. On peut les manger crues, mais elles sont meilleures cuites avec du sucre: elles peuvent alors servir dans n’importe quelle recette qui demande de la rhubarbe. 

Le trèfle est courant dans les champs et les pelouses. Ses feuilles et fleurs sont comestibles. Photo: Hugo.arg, Wikimedia Commons

Trèfle blanc (Trifolium repens) et trèfle rouge (Trifolium pratense): Les deux espèces ont des feuilles et des fleurs comestibles. Ajoutez-les à presque n’importe quel plat ou utilisez les fleurs pour faire de la gelée. Vous avez probablement déjà mangé du trèfle indirectement, car le miel de trèfle, produit par les abeilles à partir de fleurs du trèfle, est largement disponible.

Et beaucoup d’autres

Voici quelques-unes des nombreuses mauvaises herbes qui sont comestibles. Vous en découvrez davantage sur leur utilisation culinaire* sur n’importe quel site Web consacré aux plantes sauvages comestibles.

  1. Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  2. Aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria)
  3. Amarante (Amaranthus spp.)
  4. Aralie chassepareille (Aralia nudicaulis)
  5. Armoise commune (Artemisia vulgaris)
  6. Asclépiade de Syrie (Asclepias syriaca)
  7. Aster de la Nouvelle-Angleterre (Symphyotrichum novae-angliae)
  8. Bardane (Arctium spp.)
  9. Bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris)
  10. Brunelle commune (Prunella vulgaris)
  11. Bugle rampante (Ajuga reptans)
  12. Camomille sauvage ou camomille allemande (Matricaria recutita)
  13. Campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides)
  14. Cardère (Dipsacus spp.)
  15. Carotte sauvage (Daucus carota)
  16. Cataire ou herbe aux chats (Nepeta cataria)
  17. Centaurée noire (Centaurea nigra)
  18. Chardon vulgaire (Cirsium vulgare)
  19. Chénopode (Chenopodium spp.)
  20. Chicorée (Cichorium intybus)
  21. Claytonia perfolié (Claytonia perfoliata)
  22. Cresson des vignes (Cardamine hirsuta)
  23. Dentaire à deux feuilles (Dentaria diphylla)
  24. Éphémère de Virginie (Tradescantia virginiana)
  25. Épilobe à feuilles étroites (Chamerion angustifolium)
  26. Eupatoire pourpre (Eupatorium purpureum, maintenant Eutrochium purpureum)
  27. Euphraise officinale (Euphrasia officinalis)
  28. Fougère à l’autruche (Matteuccia struthiopteris)
  29. Gaillet gratteron (Galium aparine)
  30. Géranium herbe à Robert (Geranium robertianum)
  31. Grande aulnée (Inula helenium)
  32. Herbe à l’ail (Alliaria petiolata)
  33. Herbe de Sainte-Barbe (Barbarea vulgaris)
  34. Hydrophylle de Virginie (Hydrophyllum virginianum)
  35. Immortelle vivace (Anaphalis margaritacea)
  36. Julienne des dames (Hesperis matronalis)
  37. Kudzu (Pueraria lobata)
  38. Laiteron (Sonchus spp.)
  39. Lamier amplexicaule (Lamium amplexicaule)
  40. Lamier maculé (Lamium maculatum)
  41. Lamier pourpre (Lamium purpureum)
  42. Lépidie densiflore (Lepidium densiflorum)
  43. Lierre terrestre (Glechoma hederacea)
  44. Linaire vulgaire (Linaria vulgaris)
  45. Luzerne (Medicago sativa)
  46. Marguerite commune (Leucanthemum vulgare)
  47. Marrube blanc (Marrubium vulgare)
  48. Matricaire odorante (Matricaria discoidea)
  49. Mauve (Malva spp.)
  50. Mélilot blanc (Melilotus albus)
  51. Millepertuis commun (Hypericum perforatum)
  52. Molène (Verbascum thapsus)
  53. Monarde fistuleuse (Monarda fistulosa)
  54. Mouron des champs (Anagallis arvensis)
  55. Myosotis ou ne m’oubliez pas (Myosotis spp.)
  56. Onagre bisannuelle (Oenothera biennis)
  57. Oseille crépue (Rumex crispus)
  58. Oxalide dressée (Oxalis stricta)
  59. Pensée sauvage (Viola tricolor)
  60. Petite oseille (Rumex acetosella)
  61. Plantain lancéolé (Plantago lanceolata)
  62. Plantain maritime (Plantago maritima)
  63. Podophylle pelté (Podophylllum peltatum)
  64. Potentille ansérine (Potentilla anserina)
  65. Prêle des champs (Equisetum arvense)
  66. Quenouille (Typha latifolia)
  67. Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare)
  68. Renouée persicaire (Persicaria maculosa, syn. Polygonum persicaria)
  69. Salsifis des prés (Tragopogon pratensis)
  70. Stellaire moyenne (Stellaria media)
  71. Tabouret des champs (Thlaspi arvense)
  72. Trèfle couché (Trifolium campestre)
  73. Tussilage (Tussilago fafara)
  74. Valériane (Valeriana officinalis)
  75. Verge d’or (Solidago spp.)
  76. Vergerette annuelle (Erigeron annuus)
  77. Vergette du Canada (Erigeron canadensis)
  78. Verveine hasté (Verbena hastata)
  79. Vigne sauvage (Vitis riparia et autres)
  80. Violette (Viola spp.)

* Ne consommez aucune plante sauvage à moins que 1) vous puissiez l’identifier correctement et 2) vous avez vérifié auprès d’une source fiable son utilisation en cuisine. Après tout, certaines mauvaises herbes sont toxiques en tout temps ou à certaines périodes de l’année et beaucoup d’autres, même si elles ne sont pas toxiques, ne sont tout simplement pas comestibles.

Le jardin où les bulbes sont rois!

Par défaut

Un de mes jardins préférés au monde est le Keukenhof. Ce fabuleux jardin situé à Lisse, à deux pas de l’aéroport principal des Pays-Bas, Schiphol, est unique en son genre: 32 hectares dédiés uniquement à une catégorie de plantes, les bulbes à floraison printanière. D’ailleurs, le jardin n’est ouvert que pendant leur saison de floraison: de la mi-mars à la mi-mai. Pourtant, c’est le jardin le plus visité d’Europe, avec plus d’un million de visiteurs par année. On y plante annuellement plus de 7 millions de bulbes! Et, en 2019, il fête son 70anniversaire!

Son histoire

Château Teylingen vers 1595. Ill.: Symon Aentszoon van Buningen, Wikimedia Commons

Le Keukenhof tel qu’on le connait aujourd’hui est un jardin assez moderne, mais il a néanmoins une longue histoire. Il est bâti sur l’ancien terrain de chasse du château Teylingen et a servi de jardin potager à la comtesse Jacoba de Bavière, d’où son nom: Keukenhof veut dire «jardin de la cuisine». Il devint un parc public en 1840, mais c’est seulement après la Deuxième Guerre mondiale que le maire de Lisse de l’époque, W. J. H. Lambooy, eut l’idée d’y installer un jardin de bulbes.

C’est que Lisse est au cœur du «Bollenstreek» (la principale région de production de bulbes de la Hollande) et que M. Lambooy cherchait une vitrine publique pour montrer la beauté de ce produit local et pour promouvoir la culture des bulbes. En 1949, il demanda à une vingtaine de producteurs de bulbes de présenter leurs plus récents hybrides de tulipes, de narcisses, de jacinthes, etc. dans le parc, chacun s’occupant de sa propre plate-bande. Dès la première saison, en 1950, 236 000 visiteurs vinrent voir le jardin et sa popularité n’a pas baissé depuis. Aujourd’hui, plus de 100 producteurs participent à l’événement. 

Une orgie de couleurs

Moulin à Keukenhof. Photo: http://www.bollenstreek.nl

Keukenhof est surtout réputé pour ses massifs de tulipes qui s’étalent dans presque toutes les couleurs dans les platebandes de diverses formes qui parsèment le parc. Mais il y a aussi de superbes narcisses, des jacinthes parfumées (on sent le jardin avant même d’y pénétrer!) et toutes sortes d’autres bulbes. Certaines platebandes sont rectangulaires, triangulaires ou rondes, mais la plupart épousent les contours du parc paysager à l’anglaise, avec ses grands arbres, ses bosquets, ses rhododendrons, son lac décoré de cygnes (bien sûr!) et ses ruisseaux.

La célèbre rivière bleue. Photo: http://www.weinerelementary.org

Un effet classique à Keukenhof est la «rivière bleue», un ruban ondulant de muscaris (Muscari armeniacum) qui semble couler entre des massifs d’autres fleurs.

Keukenhof offre aussi plusieurs pavillons où il y a des expositions d’orchidées, d’anthuriums, de broméliacées, d’amaryllis, d’hydrangées, de lis, de fleurs coupées et beaucoup plus encore. Il y a également un moulin à vent dans lequel vous pouvez monter pour obtenir une vue à vol d’oiseau des jardins… et des champs de tulipes voisins si colorés. Il y a aussi des boutiques de souvenirs, bien sûr… dont celles de vendeurs de bulbes qui livreront votre commande de tulipes chez vous à la bonne saison pour les planter!

Keukenhof est facilement accessible de presque partout aux Pays-Bas. Si jamais vous avez une longue escale à faire à l’aéroport Schiphol, sachez que vous pouvez visiter Keukenhof entre deux vols, car il y a des autocars qui font le trajet! (Ne riez pas: je l’ai déjà fait!)

Les aménagements sont renouvelés tous les ans. Photo: http://www.weinerelementary.org

Vous avez déjà visité Keukenhof? Sachez que les aménagements sont entièrement refaits tous les ans. Après tout, le jardin est fermé de la mi-mai à la mi-mars: il y a amplement de temps pour tout redessiner. Il n’y a que les arbres qui ne changent pas de place. Donc, chaque fois que vous le visitez, vous découvrez un jardin tout neuf!

Quand y aller?

Keukenhof: toujours aussi spectaculaire! Photo: Dguendel, Wikimedia Commons

Les organisateurs de Keukenhof voient à ce que le jardin soit beau tout au long de sa période d’ouverture (du 21 mars au 19 mai en 2019), mais pour profiter au maximum de la floraison des tulipes, visez la mi-avril ou le tout début de mai. Il peut faire frais ou même froid tout comme il peut pleuvoir: il faut s’habiller en conséquence. Allouez au minimum 4 heures pour visiter le jardin; toute une journée si vous êtes un horticulteur invétéré. Trop de forfaits n’offrent que 2 heures dans le jardin, ce qui vous oblige à courir. Préférez alors un billet d’autobus aller-retour bon pour la journée: ainsi, vous pourrez quitter quand bon vous semblera.

Pour compléter le portrait, il y a amplement de cafés et de casse-croûtes sur place pour vous restaurer.

Qu’est-ce que vous attendez? Préparez votre visite dès aujourd’hui!