20 faits surprenants sur les coccinelles

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Les coccinelles sont si mignonnes! Qui n’en a pas manipulé enfant, admirant ses couleurs vives et son attitude docile? Mais qu’en savons-nous vraiment de ces petites créatures bombées? Assez peu, je gage.

Voici plusieurs faits parfois surprenants à leur sujet.

1. Les coccinelles sont de petits coléoptères de la famille des Coccinellidae. Leur nom vient de leur couleur rouge: coccinus est le mot latin pour écarlate.

Robert II aurait gracié un homme à cause d’une coccinelle. Ill.: Wikimedia Commons

2. On appelle aussi la coccinelle «bête à bon Dieu». Ce surnom remonte au Xe siècle. Un homme condamné à mort pour meurtre devait avoir la tête coupée, mais une coccinelle s’atterrit sur son cou. Le bourreau eut beau la chasser, elle revint encore et encore. Le roi Robert II (972-1031), présent pour l’exécution, y vit une intervention divine et gracia l’homme. Quelques jours plus tard, on trouva le vrai meurtrier. Depuis ce temps, la coccinelle est considérée un porte-bonheur. 

3. Il y a plus de 6000 espèces de coccinelles réparties dans le monde entier sauf en Antarctique.

Toutes ces coccinelles sont des variantes d’une seule espèce, la coccinelle asiatique. Photo: Hedwig Storch, Wikipedia Commons

4. Toutes les coccinelles ne sont pas rouges avec des taches noires. Beaucoup sont jaunes ou orange avec des taches noires et certaines sont noires avec des taches rouges ou jaunes. Et elles viennent dans toutes sortes d’autres couleurs, avec ou sans taches. Certaines sont même rayées.

Le corps bombé de la coccinelle aide à la préserver des fourmis. Photo: Graham Calow, http://www.naturespot.org.uk

5. Les coccinelles ont la forme d’un dôme arrondi avec une tête et de courtes pattes noires. Cette forme bombée et lisse est conçue pour les protéger de leurs grandes ennemies: les fourmis. (Les fourmis élèvent les pucerons pour leur miellat alors que les coccinelles mangent leur «bétail»; les fourmis voient alors les coccinelles comme des ennemies à abattre!) Quand une coccinelle s’appuie fortement sur une surface plane, elles n’offrent aucune prise pour les fourmis.

Anatomie d’une coccinelle. Ill.: Wikimedia Commons.

6. Les couleurs vives des coccinelles sont un avertissement pour leurs prédateurs. Beaucoup dégagent un liquide jaunâtre (en fait du sang de coccinelle!) d’odeur pestilentielle quand elles sont dérangées, ont un goût désagréable ou sont carrément toxiques. (Eh bien, légèrement toxiques. Pas assez pour empoisonner ou même déranger les animaux domestiques et les humains.) Par contre, la présence de trop de coccinelles dans les raisins lors des vendanges peut gâcher le goût du vin produit. Essentiellement, leurs couleurs criardes indiquent: «Si vous me mangez, vous le regretterez!»

7. Beaucoup de croyances courent au sujet des coccinelles. Par exemple, nos ancêtres pensaient qu’une coccinelle en vol prédisait du beau temps, mais il n’en est rien. Les coccinelles volent plutôt pour fuir leurs ennemis ou pour trouver de nouvelles sources de nourriture, indépendamment du temps.

8. Une autre croyance prétend que, si vous écrasez une coccinelle, vous aurez autant de mois de malchance qu’il y a de points sur ses élytres.

9. Une variante dit que, si une coccinelle atterrit sur vous, vous aurez autant de mois de chance qu’elle a de points! 

10. Est fausse aussi la croyance selon laquelle vous pouvez déterminer l’âge d’une coccinelle en comptant ses taches. Si c’était vrai, toutes les coccinelles n’auraient qu’un point, car rares sont celles vivent plus d’un an.

Coccinelle à sept points (Coccinella septempuctata). Photo: S. Rae, Wikimedia Commons

11. Le nombre de points peut toutefois servir à déterminer l’espèce. Par exemple, la coccinelle à sept points (Coccinella septempuctata) a justement toujours sept taches, tandis que la coccinelle à neuf points (C. novemnotata) en a neuf et la coccinelle à 11 points (C. undecimpunctata) en a onze. Cela ne fonctionne pas toujours, cependant, car chez certaines espèces, le nombre de points est variable. La bien connue coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), par exemple, qui peut avoir de 0 à 22 points.

12. Saviez-vous que les coccinelles peuvent mordre? Ils ne le font pas très souvent, et la morsure est généralement plus surprenante que douloureuse, mais elles le peuvent.

Coccinelle aux ailes déployées. Vidéo: National Geographic

13. Les coccinelles peuvent voler, mais lorsqu’elles atterrissent, elles replient leurs ailes à l’abri des regards sous leurs élytres afin de protéger ces structures fragiles des prédateurs.

Coccinelle mangeant des pucerons: Photo: Flavia, http://www.youtube.com

14. La plupart des coccinelles sont des insectes bénéfiques: prédatrices, elles se nourrissent en grande partie d’autres insectes, en particulier de pucerons, d’aleurodes, d’acariens et de cochenilles. Certaines espèces peuvent manger jusqu’à 75 pucerons par jour! Leur présence est alors considérée comme une bénédiction par les jardiniers et les agriculteurs et ils font tout pour les attirer.

15. Certaines coccinelles, cependant, sont herbivores et mangent les plantes que nous cultivons. Moutons noirs de la famille des Coccinellidae, on les appelle souvent coléoptères ou dendroctones, essayant de faire oublier leur parenté avec «nos amies», les coccinelles bénéfiques. La plus connue des coccinelles nuisibles est le dendroctone du haricot mexicain (Epilachna varivestis), un parasite des haricots et d’autres légumineuses.

Larve de coccinelle. Photo: http://www.captmondo.com

 16. Les coccinelles adultes sont certainement mignonnes, un des rares insectes autres que les papillons que la plupart des gens trouvent attrayants, mais leurs larves… moins. Elles ressemblent souvent à de minuscules alligators! Mais ces petits adolescents ingrats mangent, comme leurs parents, les insectes ennemis de nos plantes et il faut alors gentiment accepter leur présence.

17. Mais même les coccinelles bénéfiques peuvent parfois abuser de notre hospitalité. Par exemple, la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) a été importée à l’origine de l’Asie pour aider dans la lutte contre les pucerons, mais a pris la clé des champs. Maintenant, son comportement, sa prolificité et sa voracité en font une espèce nuisible aux coccinelles autochtones qu’elle tend à éliminer.

Coccinelles convergentes (Hippodamia convergens) se regroupant pour l’hiver. Jerry Oldenettle, entnemdept.ufl.edu/creatures

18. Dans les climats tempérés, de nombreuses coccinelles se regroupent en grandes colonies pour l’hiver, généralement sur une surface exposée au sud. Cela les aide à rester au chaud. Lorsque le printemps arrive, les coccinelles se séparent et se diffusent dans la nature.

19. Certaines espèces, incluant toujours la célèbre et désormais détestée coccinelle asiatique, ne font pas que s’agréger l’hiver, elles envahissent les habitations les maisons à l’automne – souvent par centaines! – cherchant refuge et chaleur. Une fois qu’elles ont trouvé un abri à leur goût, les heureux envahisseurs déposent des phéromones à l’entrée qu’elles ont trouvée pour inviter les autres à faire de même. Les phéromones peuvent persister pendant des années; ainsi certaines maisons sont envahies annuellement. Pour plus d’informations à ce sujet, lisez Une invasion de coccinelles.

Larve et œufs de coccinelle. Photo: veveblue, http://www.youtube.com

20. Certaines espèces de coccinelles pondent un mélange d’œufs fertiles et stériles. Lorsque la larve éclot et qu’il n’y a pas encore assez d’insectes-proies pour se nourrir, les œufs stériles seront consommés. D’ailleurs, s’il manque d’œufs infertiles, il risque de manger ses frères et sœurs. Oui, beaucoup de coccinelles sont cannibales, du moins à l’occasion!


Et voilà! La face cachée de la coccinelle si mignonne!

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La prégermination pour de meilleures carottes

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En avez-vous assez d’attendre et d’attendre la germination des semences de carotte, de panais ou de persil? Après tout, elles peuvent prendre jusqu’à 3 semaines à germer quand elles sont semées en pleine terre! Ou avez-vous beau essayer, mais leur germination est toujours faible à nulle (généralement parce que le sol est trop humide, trop sec, trop chaud ou trop froid)? Si c’est votre cas, essayez de faire prégermer les semences. En toute sécurité à l’intérieur, dans des conditions contrôlées, vous pouvez donner aux graines la chaleur et l’humidité stables qu’elles désirent et ainsi éviter la volatilité de dame Nature.

Une méthode pour jardiniers paresseux?

D’accord, la prégermination constitue une étape supplémentaire dans la culture des carottes, mais en contrepartie, il réduit de jusqu’à deux semaines le temps de la récolte, améliore le taux de germination, élimine le besoin d’éclaircir les semis et aide les jeunes semis à éviter les ravageurs et maladies. Je calcule donc que cette méthode ne demandera pas plus d’énergie de votre part qu’un semis en pleine terre, surtout si on prend en considération les résultats. 

Par contre, il faut avoir de bons yeux, car vous manipulerez individuellement de très petits semis: des lunettes de lecture peuvent donc s’avérer très utiles!

Je me souviens de l’été où aucun des autres jardiniers de mon jardin communautaire n’avaient eu du succès avec leurs carottes: pour une raison quelconque, les carottes n’avaient pas germé malgré des tentatives répétées ou, si oui, seulement de façon très parsemée. Par pure coïncidence, c’était l’année où j’ai essayé la méthode décrite ci-dessous pour la première fois. Je n’étais pas peu fier de mes deux rangs de belles carottes pétantes de santé alors que mes voisins n’ont pas cessé de se plaindre de la maigreur de leur récolte!

Une technique parmi tant d’autres

Il y a beaucoup de méthodes pour prégermer des graines de carotte (et, je le répète, de ses parents, le panais et le persil) et toutes sont probablement très bonnes. Certaines personnes, par exemple, collent les graines sur des bandes de papier hygiénique avant la prégermination et alors ces bandes peuvent ensuite être utilisées comme ruban à semences.

Personnellement, je trouve cette méthode un peu complexe. Voici plutôt le procédé que je préconise, une technique que j’ai découvert dans le défunt magazine Organic Gardening il y a quelque 40 ans:

1. Placez une grille de refroidissement pour gâteaux au fond de l’évier de la cuisine.

2. Prenez un papier essuie-tout et coupez ou pliez-le pour réduire ses dimensions, car plus tard on devrait le placer dans un sac à fermeture à glissière.

3. Placez l’essuie-tout sur la grille.

4. Épandez des graines de carotte, de panais ou de persil sur l’essuie-tout.

Versez de l’eau bouillante sur les graines pour stimuler la germination. Photo: http://www.naturesflavour.in & fr.aliexpress.com, montage: jardinierparesseux.com

5. Versez de l’eau bouillante sur les graines. Oui, bouillante! Non, cela ne fera pas mal aux graines, car la chaleur n’aura pas le temps de les pénétrer, mais cela ramollira la cuticule dure qui recouvre les graines et qui ralentit leur germination.

6. Laisser l’excès d’eau s’écouler pendant environ 10 à 15 minutes, jusqu’à ce que l’essuie-tout soit légèrement humide, mais pas détrempé.

Insérez l’essuie-tout dans un sac scellé. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

7. Insérez délicatement le papier avec sa mince charge de semences dans un sac à fermeture à glissière, puis scellez ce dernier.

8. Placez le sac sur un tapis chauffant pour semis ou dans un autre endroit chaud (environ 21 à 27 °C). L’emplacement peut être à la clarté ou à l’obscurité, mais ne doit jamais être en plein soleil, sinon un effet de serre s’installera et fera mourir les fragiles semis de chaleur.

9. Lorsque vous voyez les premiers signes de germination (généralement au bout de 3 jours), il est temps de les repiquer en plein soleil à l’extérieur. Utilisez alors une pincette ou la pointe d’un crayon pour déplacer délicatement les graines germées au jardin une par une, en les espaçant d’environ 5 à 8 cm.

10. Recouvrez-les à peine de terre.

11. Arrosez l’emplacement avec un jet doux pour bien humidifier le sol sans renverser les semis.

12. Maintenant, continuez d’offrir aux petits semis, bientôt des plants, un bon entretien de base jusqu’à la récolte.

Déjà, les feuilles vertes des semis seront visibles en seulement quelques jours et alors les plants formeront peu à peu une belle racine sucrée à récolter plus tard au cours de l’été ou de l’automne.

Marc de café trop acide pour le compost?

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Question: Je viens de lire que contrairement à ce qu’on pense, il n’est pas conseillé d’ajouter le marc de café à la terre du potager ou au compost parce que le marc est acide et ça nuit surtout aux vers de terre. Qu’en pensez-vous? 

Christiane Gélinas

Réponse: Les gens disent n’importe quoi sur Internet, n’est-ce pas? 

Le marc de café n’est que légèrement acide: selon la source, il aura un pH de 6,2 à 6,8. Or, un pH de 6,0 à 6,9 est considéré comme parfait pour les sols de jardin. Pendant la décomposition, son pH peut baisser temporairement, mais le pH fait le yoyo pour presque tous les produits ajoutés au compost. Ça fait partie du processus de décomposition. Donc, je ne vois pas où se trouve le problème.

D’ailleurs, ne perdez pas votre temps à vous inquiéter de l’acidité des produits végétaux que vous mettez dans le compost. Les microbes dans le composteur les décomposeront, peu importe leur pH d’origine. 

Et l’on peut ajouter le marc directement à la terre du potager aussi, en modération. (Si vous en appliquez trop, il tend à former une croûte impénétrable, ce qui réduira la circulation d’air aux racines en dessous.)

Les vers l’adorent

Les vers de terre adorent le marc de café. Photo: http://www.gardenandpatiohomeguide.com

Quant aux vers de terre, je peux vous assurer qu’ils adorent le marc de café. Autrefois, j’en donnais à manger aux vers de terre dans mon bac de vermicompostage et c’était un de leurs «mets préférés». Pas que du marc de café, bien sûr, car il faut une variété de nourritures pour assurer leur bonne santé, mais en modération, à raison de pas plus de 20% du volume.

En conclusion, il n’a pas de problème à recycler le marc de café que ce soit dans le jardin ou dans le compost. 

Le marc de café: produit miracle?

Quant aux prétendues vertus miraculeuses du marc de café (éloigner les insectes nuisibles, prévenir des maladies du sol, etc.), c’est de la poudre de perlimpinpin. C’est tout simplement un déchet compostable comme toute autre. Lisez Le pour et le contre du marc de café pour en savoir davantage.

Une fertilisation hebdomadaire pour les plantes d’intérieur

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Voici un truc pour faciliter la fertilisation des plantes d’intérieur. 

Plutôt que de fertiliser mensuellement, la fréquence habituellement recommandée pour les engrais solubles, pourquoi ne pas fertiliser à chaque arrosage, mais à une dose réduite? 

Puisque la plupart des gens arrosent leurs plantes d’intérieur environ une fois par semaine, donc quatre fois par mois, la dose doit être réduite par conséquent. Ainsi, si le mode d’emploi de l’engrais recommande d’appliquer 5 ml (une cuiller à thé) d’engrais dans un litre d’eau chaque mois, ajoutez-en environ 1.25 ml (une ¼ de cuiller de thé) d’engrais à l’eau de l’arrosoir avant de faire votre tournée d’arrosage. Vous pouvez même laisser une cuiller à mesurer appropriée près de l’endroit où vous remisez votre arrosoir. 

Le principal avantage de cette méthode est qu’elle devient rapidement une habitude, une routine. Contrairement à une application mensuelle que vous risquez d’oublier la moitié du temps, la «fertilisation chaque fois» fera bientôt partie de votre méthode d’arrosage normale et vous viendrez rapidement à l’appliquer sans même y penser.

En outre, les plantes poussent mieux quand on leur donne une fertilisation constante (c’est ainsi que les horticulteurs professionnels appellent cette technique). Une fertilisation une fois par mois a tendance à encourager la plante à se développer par à-coups; elle se met à croître rapidement immédiatement après sa fertilisation du début du mois, puis ralentit à mesure que les minéraux deviennent rares après deux ou trois semaines. Cela peut entraîner une apparence inégale. Avec une fertilisation constante, des minéraux seront toujours disponibles et les plantes ainsi «nourries» pousseront plus uniformément.

Il n’est pas nécessaire de fertiliser les plantes d’intérieur l’hiver. Photo: http://www.montaguebb.com

Évidemment, vous ne devriez fertiliser que les plantes en croissance active et la plupart des plantes d’intérieur ont une croissance nettement saisonnière, du printemps au début de l’automne. Arrêtez donc toute fertilisation à la fin de l’automne et ne recommencez qu’au printemps. Si vous cultivez vos plantes sous des lampes de culture, par contre, calculez qu’elles croîtront à l’année et maintenez votre rythme hebdomadaire de fertilisation 12 mois par année.

Il existe d’autres méthodes pour fertiliser les plantes en pots (on peut appliquer un engrais à libération lente, par exemple, ou un engrais un engrais en bâtonnet), mais de nombreux jardiniers trouvent la méthode de «fertilisation hebdomadaire» parfaitement adaptée à leurs habitudes.

Où planter les fines herbes?

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Souvent, je pose la question suivante lorsque je donne une conférence: «combien d’entre vous ont planté de fines herbes l’an dernier?» Beaucoup de mains s’élèvent. Maintenant, je pose une deuxième question: «et combien les ont utilisées»? La plupart des gens retirent leur main. La triste réalité est que peu de jardiniers utilisent les fines herbes qu’ils plantent. Et il y a une bonne raison pour cela.

Le potager n’est pas le meilleur endroit pour planter les fines herbes. Photo: http://www.countryliving.com

Traditionnellement, on plante les fines herbes avec les légumes dans le potager. Mais le potager est souvent jugé «strictement utilitaire» et sans véritable attrait. Pour cette raison, il est souvent très éloigné de la cuisine, au fond de la cour ou même sur un autre terrain, dans le cas un jardin communautaire.

Or, c’est une chose aller chercher 5 ou 6 carottes pour le repas du midi ou tout un chou-fleur pour celui du soir: il vaut la peine de faire quelques pas pour obtenir un plat essentiel au succès du repas. Mais quand il ne vous faut que deux feuilles de basilic ou quelques branches de thym, allez-vous vraiment courir jusqu’au potager situé au fin fond de la cour sous une grosse pluie ou sous un soleil de plomb? Surtout quand l’équivalent séché de la même herbe est juste à côté, dans l’étagère à épices de la cuisine?

Mieux vaut donc garder les fines herbes réellement à la portée de la main, tout près de la cuisine, même si ce n’est pas dans votre potager.

Une balconnière fixée sur le rebord de la fenêtre cuisine: l’endroit idéal pour cultiver de fines herbes. Photo: http://www.shop-vasteeldesign.de

L’emplacement idéal? Une balconnière fixée juste à l’extérieur de la fenêtre de la cuisine. Ainsi, même s’il pleut, il suffira d’ouvrir la fenêtre, de récolter une tige ou une feuille ou deux, puis de fermer la fenêtre. C’est dans une telle situation que vous profiterez vraiment de vos fines herbes!

Pas d’abeilles, pas de fruits

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La culture des fruitiers est lourde de complications inattendues. L’une les plus fréquentes est l’absence d’abeilles pour assurer la pollinisation. Souvent, les arbres et arbustes fleurissent bien et ont des compagnons proches (d’autres clones du même fruitier) pour assurer une bonne fécondation croisée, mais s’il n’y a pas assez d’abeilles pour transférer le pollen, la récolte sera quand même faible. 

Déjà, les abeilles domestiques (Apis mellifera) sont naturellement moins nombreuses au printemps, car elles viennent de se réveiller après un hiver de léthargie et la reine n’a pas encore produit beaucoup de nouvelles travailleuses. Aussi, si le printemps est anormalement froid ou pluvieux, les abeilles domestiques ne vont pas loin de la ruche. Et en banlieue ou en ville, les abeilles domestiques peuvent être trop rares pour faire un travail de pollinisation efficace. Ajoutez à cela le fait qu’il y a de moins en moins d’apiculteurs et donc de moins en moins d’abeilles domestiques et vous avez un problème.

Un nichoir à abeilles solitaires. Photo: http://www.plant-theatre.co.uk

Les abeilles indigènes, par contre, sont plus efficaces que les abeilles domestiques dans les situations difficiles, visitant les fleurs plus tôt en saison et par temps frais et pluvieux. Elles sont aussi plus actives le matin. On peut encourager les abeilles indigènes en laissant de petits coins en friche, sans entretien, où elles peuvent se loger et en évitant le ménage d’automne dans nos plates-bandes de fleurs (le ménage élimine souvent les endroits où elles hivernent). On peut également installer un «hôtel à abeilles» (nichoir à abeilles solitaires) à proximité pour les encourager. Placez-le au soleil du matin pour que «les chambres» se réchauffent tôt le matin et vous verrez plus d’abeilles que si vous le placiez à l’ombre.

Les muscaris attirent souvent quantité d’abeilles juste au bon moment pour les fruitiers. Photo: gardenwalkgardentalk.com

Pour attirer des abeilles de toutes sortes à vos fruitiers, plantez-en plus: un mini-verger, peut-être. Alors, la concentration de fleurs peut «valoir le déplacement» pour les abeilles locales. Et plantez à proximité des végétaux à fleurs voyantes qui s’épanouissent juste avant ou pendant la floraison de vos fruitiers: souvent, des petits bulbes du printemps (muscaris, narcisses, etc.) conviennent très bien. Ainsi, les abeilles auront déjà l’habitude de fréquenter le secteur. 

Évidemment, si vous traitez vos fruitiers avec des insecticides, il va sans dire qu’il faudrait arrêter pendant la floraison.

Ruches placées à proximité de pommiers en fleurs. Photo: http://www.canr.msu.edu

Enfin, si vous vivez à la campagne, vous pourriez peut-être louer une ruche ou deux pour le temps de la floraison et ainsi augmenter vos chances d’avoir une récolte abondante. 

La Tommacio™: une mini-tomate à sécher!

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Voici une variété de tomate unique que vous voudrez peut-être essayer, surtout maintenant que les plantes sont de plus en plus disponibles.

La Tomaccio™ (teau-MAH-tchi-eau) est une tomate cerise dérivée d’une espèce sauvage péruvienne après 12 années de recherches menées par Histil, une pépinière israélienne. Vous pouvez bien sûr manger les petits fruits très sucrés directement de la vigne, mais l’idée derrière la tomate Tomaccio™ est d’en faire une petite tomate séchée extra-sucrée que vous pouvez utiliser à la manière d’un raisin sec. Goûtez-y et vous verrez: mission accomplie!

La plante est énorme! Photo: shop.mein-schoener-garten.de

La Tomaccio™ est une tomate hâtive (60 à 80 jours) et produit une énorme plante indéterminée de jusqu’à 2,7 m de haut. Utilisez alors une très grande cage à tomates! Elle peut produire de 6 à 8 kilos de fruits par plante.

Récoltez les fruits pour le séchage lorsque le fruit pleinement mûr commence à se ramollir et se ride légèrement sur la plante. Dans les climats arides, vous pouvez les sécher à l’extérieur au soleil. Ailleurs, essayez 12 heures dans un déshydrateur d’aliments ou séchez-les pendant 2 à 3 heures dans un four à 95-150 °C (200–300 °F), mais vérifiez souvent: les résultats au four sont variables. J’ai pu les faire sécher très bien sur une tôle à biscuits placée derrière le pare-brise de ma voiture garée en plein soleil pendant une journée.

Les fruits séchés peuvent se conserver pendant plusieurs mois dans un récipient scellé au réfrigérateur ou, au congélateur, de nombreuses années.

Comment cultiver une Tomaccio™

La Tomaccio™ produit abondamment. Photo: http://www.tomaccio.com

Cultivez simplement votre tomate Tomaccio™ comme n’importe quel autre plant de tomate: en plein soleil dans un sol riche et bien drainé, soit dans le potager ou dans un grand pot (7,5 L ou plus). Attendez que l’air et le sol se soient réchauffés (14–17 °C la nuit, 23-30 °C le jour) avant de la repiquer en plein air. Fertilisez au moment de la plantation avec un engrais bio tout usage à dégagement lent et complétez avec un engrais d’algues pendant l’été. Gardez la plante bien arrosée pendant la production des fleurs et des fruits, mais réduisez légèrement l’arrosage juste avant la récolte.

Une suggestion de Histil: supprimez la toute première tige florale. Cela retardera légèrement la récolte, mais contribuera à assurer une croissance forte et des rendements maximaux.

Que des plants sur le marché!

Fruits séchés. Photo: shop.mein-schoener-garten.de

Avez-vous remarqué le symbole de marque de commerce (™) qui suit le nom de la plante? Il signifie que cette tomate est protégée par un brevet et ne sera disponible que sous forme de plant. Toute entreprise qui tenterait de vendre des semences se trouvera probablement devant un magistrat! Cependant, si vous récoltez les graines de Tomaccio™ et les semez pour votre propre consommation, je ne vois pas comment Histil pourrait le savoir… et la plupart des tomates sont assez fidèles au type à partir de semences.

Où trouver des plants? En Europe, cette tomate est déjà largement disponible (notamment en Allemagne) en jardinerie et sur Internet. Au Canada, sa distribution ne fait que commencer, mais elle sera offerte dans les jardineries du réseau Botanix ce printemps, juste à temps pour pouvoir l’essayer chez vous!