Puis-je rempoter mon dracéna à l’automne?

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Il est souvent utile de rempoter les plantes quand on les rentre à l’automne. Photo: ehowgarden

Question : Je pense que mon dracéna (Dracaena spp.) a doublé de taille au cours de l’été et le pot a l’air très petit pour une si grosse plante. Mais est-ce que je peux la rempoter à l’automne ou faudrait-il que j’attende au printemps?

Ana

Réponse : Il n’y a pas de saison spécifique pour rempoter nos plantes d’intérieur; on peut le faire au printemps, à l’été ou à l’automne, tant que la plante est en croissance. Et comme votre plante a tant grandi, il serait logique de la rempoter avant qu’elle commence à souffrir de voir ses racines, qui auront grandi proportionnellement à son feuillage, confinées trop longtemps dans un pot devenu trop petit. 

Comment rempoter un plante en 10 étapes

  1. Choisissez un pot d’environ 5 cm plus gros que le pot précédent (pour les plantes de petite ou de moyenne taille) ou de 10 cm plus gros (pour les grosses plantes). Il doit être muni d’un ou de plusieurs trous de drainage.
  2. Préparez d’abord le terreau que vous utiliserez, l’humidifiant pour qu’il se manipule facilement. Il est souvent utile d’y incorporer des mycorhizes, des champignons bénéfiques, à moins que le terreau que vous utilisez n’en contienne déjà. 
Filtre à café au fond d'un pot
Couvrez le fond du pot avec du papier. Photo: jardinierparesseux@gmail.com
  1. Couvrez le ou les trous de drainage avec un morceau de papier journal ou d’essuie-tout ou un filtre à café afin empêcher le terreau de s’en écouler quand vous arroserez
Main tapant sur un pot pour libérer la plant.e
Sortez la plante de son pot. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux
  1. Pour sortir la plante de son pot, inversez-le en tenant la tige entre vos doigts et tapez solidement sur le fond du pot. Cela devrait dégager la motte de racines. Tirez ensuite sur le pot pour l’enlever. Si la plante ne bouge pas, essayez de passer un couteau entre le terreau et le pot. Parfois, il faut aller jusqu’à casser le pot pour l’enlever.
Dracaena avec beaucoup de racines encerclantes
Supprimez les racines qui encerclent le pot. Les dracénas, habituellement, en produisent beaucoup. Photo: firmlygraspit99, reddit.com
  1. Maintenant, étudiez la motte de racines, taillant celles qui semblent mortes ou pourries ainsi que celles qui encerclent le pot. 
  2. Avec une baguette ou une cuiller, faites tomber environ un tiers de l’ancien terreau en la passant entre les racines. Assurez-vous surtout d’enlever le terreau en surface: c’est là où, avec le temps, tout surplus de sels minéraux s’accumule, ce qui peut être toxique pour la plante.
  3. Ajoutez du terreau humide au fond du nouveau pot pour que la motte soit au bon niveau (environ 2,5 cm plus bas que le rebord). N’ajoutez pas de «couche de drainage» au fond du pot:  elle est inutile et même néfaste. 
Motte de racines replantée dans un nouveau pot.
Remplissez les espaces vides de terreau. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux
  1. Centrez la motte dans le pot et comblez tout autour avec du terreau, en utilisant encore la baguette ou la cuiller pour pousser le terreau à travers les racines. 
  2. Tassez bien.
  3. Arrosez.

Et voilà, déjà terminé! Mettez la plante à l’abri du soleil direct pendant deux ou trois jours, au besoin, puis retournez-la à son lieu de séjour habituel. Rien de plus simple!

N.D.L.R: Texte partiellement adapté d’un article originalement publié le 23 septembre 2015

Pour une pelouse pleine de fleurs au printemps

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Crocus en mélange naturalisés dans une pelouse. Photo: Alison, Flickr.com

Quand j’étais enfant, je lisais goulument les catalogues de bulbes que mon père recevait. Il y avait des quantités de photos fascinantes (certaines, d’ailleurs, truquées pour rendre les plantes encore plus désirables, mais cela, je ne le savais pas encore) et de courtes descriptions saisissantes. Tous les bulbes, d’après ces publications, étaient faciles à cultiver et les résultats étaient assurés. Déjà, le jeune jardinier que j’étais salivait à l’idée de les essayer, ce que je fis. Alors que mes amis dépensaient leur argent de poche sur des bonbons et des comics, je ramassais le mien pour acheter des bulbes (à l’automne) et des semences (au printemps). 

Dans un de ses catalogues, il y avait un court article qui expliquait comment naturaliser de petits bulbes dans la pelouse, naturalisation voulant dire établir une plante en permanence d’une façon apparemment naturelle. Ainsi, la pelouse se remplirait de fleurs à la fonte des neiges, comme un pré alpin. Quelle idée fascinante! Ainsi j’ai acheté 10 bulbes (cormes) de crocus de Tommassin (Crocus tommasinianus), qui était, d’après le texte, le meilleur crocus à naturaliser, expressément pour planter dans la pelouse chez nous. 

Bulbes de crocus dans une main
Lancer les bulbes dans l’air? Plus jamais! Photo: http://www.frenchpropertiesdirect.com

D’après l’explication, l’important était de planter des bulbes non pas en cercle ou carré, ce qui fait très artificiel, mais inégalement, de la façon la plus naturelle possible. À cette fin, la recommandation était de lancer les bulbes dans l’air et de les planter là où ils tombaient, ce que je fis.

Désastre! J’ai perdu 2 de mes précieux bulbes dans le gazon (facile à faire quand le gazon est haut, car ces bulbes sont très petits). Ils ont réapparu aux printemps, ayant fleuri à la surface du sol, sans même avoir été enterrés! 

Mais lancer des bulbes dans l’air n’est pas une façon logique de faire. Imaginez tous les trous individuels qu’il faudrait creuser si vous avez une grande quantité de bulbes à naturaliser. C’est beaucoup trop de travail! 

milliers de crocus de Tommassin dans une pelouse
La pelouse derrière la maison paternelle est rempli de milliers de crocus de Tommassin maintenant, comme dans cette photo. Photo: LB. Tettenborn, Wikimedia Commons

Toutefois est-il que mes crocus ont connu beaucoup de succès. 55 ans plus tard, il y en a par milliers dans la pelouse de la maison paternelle, qui appartient maintenant à mon frère. 

Comment vraiment naturaliser les bulbes dans une pelouse

Plantoir à bulbe et petits bulbes sur un gazon
Plantez les bulbes individuellement dans le gazon: que de travail! Photo: http://www.gardenersworld.com

Oublions l’idée de lancer des bulbes dans l’air! Ou de faire un trou de plantation individuel pour chacun! Voici comment vraiment planter des bulbes dans une pelouse.

Trou de plantation dans une pelouse avec bulbes de crocus à l'intérieur
Pour naturaliser les bulbes dans une pelouse, levez une plaque de gazon et placez les bulbes dans le trou. Photo: jardinierparesseux.com

Plutôt que de faire des trous individuels pour chaque bulbe, découpez une plaque de gazon sur trois côtés, glissez la pelle sous la plaque comme pour l’enlever, mais, à la place, repliez-la vers l’arrière. Cela vous donnera un trou dans lequel vous pouvez planter quantité de petits bulbes. 

Pour un effet «naturel», éparpillez-les irrégulièrement, voilà tout. Je verse tout simplement les bulbes dans le trou et les déplace un peu avec la pelle. Je ne me donne même pas la peine de les placer à l’endroit, les laissant où elles tombent: même un bulbe planté à l’envers fleurira parfaitement. Vous pouvez incorporer plusieurs bulbes différents dans le même trou de plantation, mélangeant notamment les bulbes fleurissant sucessivement pour étirer la saison de floraison.

Arrosoir qui arrose un gazon
Marchez sur la plaque de gazon pour la fixer, puis arrosez bien. Photo: http://www.gardenersworld.com.

Maintenant repoussez la plaque de gazon, marchez sur elle pour bien la tasser et arrosez bien. Au printemps suivant. les bulbes passeront à travers le gazon comme s’il n’était pas là. 

Détail intéressant, cette technique met les bulbes de crocus à l’abri des écureuils : avoir à creuser à travers un dense gazon à leur recherche est trop d’efforts. Quant aux autres petits bulbes (scilles, perce-neiges, corydales, etc.), les écureuils ne les mangent pas de toute façon.

Notez que les petits bulbes se naturalisent mieux dans un gazon bien drainé. Certains, et notamment les crocus, ont de la difficulté avec des pelouses établies sur un sol lourd et glaiseux qui reste détrempé plusieurs jours après chaque pluie.

Entretien des bulbes naturalisés

En fait, aucun entretien n’est nécessaire. Le terme «naturaliser» implique que, après la plantation initiale, le bulbe s’occupe de lui-même. Vous plantez les bulbes et vous les laissez faire leur cycle naturel, voilà tout. Ils sortiront au printemps, fleuriront, produiront des feuilles, puis disparaîtront, et ce, dès que le gazon commence à verdir, voilà tout. La majorité des bulbes se multiplieront dans le gazon avec les années: vous n’avez pas à vous en occuper. 

Tondeuse qui coupe du gazon
Tondez le gazon comme si les bulbes n’étaient pas là. Photo: http://www.foxbusiness.com

Mais que dire de la tonte? Quand vient la saison de tondre la pelouse, tondez-la, tout simplement. La plupart des bulbes seront déjà en dormance et leurs feuilles auront disparu. Pour quelques retardataires, les feuilles n’auront pas entièrement disparu quand le gazon a besoin de sa première tonte. Alors, tondez, tout simplement. Cela ne les dérange pas, car seulement la pointe de la feuille sera fauchée… et la feuille était à la veille de disparaître de toute façon. 

Mais cela ne nuit-il pas au gazon?

Pourquoi cela nuirait-il aux graminées de gazon? Les deux plantes (bulbes et graminées) ont un cycle de croissance complètement inversé. Les bulbes poussent sous le sol pendant l’hiver, produisent fleurs et feuilles très tôt au printemps et sombrent dans la dormance juste au moment où les graminées de pelouse se réveillent et commencent à pousser. La pelouse croît jusqu’à l’automne, puis entre en dormance… au moment où les bulbes se réveillent et produisent leurs racines. Les deux cohabitent parfaitement.

Crocus naturalises dans une pelouse
Les bulbes fleurissent tôt: chez moi, il y a toujours de la neige en arrière scène. Photo: jardinierparesseux.com

Vous remarquerez que les pelouses plantées de bulbes naturalisés ne sont presque jamais touchées par les insectes qui s’attaquent aux autres pelouses (vers blancs, punaises velues, pyrales des prés, etc.), bien que personne ne sache pourquoi. Peut-être que certains des bulbes ont un effet répulsif?

Reste que passer un aérateur de pelouse peut endommager certains bulbes, mais aérer le gazon est rarement vital. Et les bulbes, qui ont la capacité de produire des bulbilles lorsqu’ils sont blessés, récupèrent quand même assez rapidement de toute façon.

Quels bulbes naturaliser dans une pelouse?

Muscari pourpres dans une pelouse
On peut naturaliser des muscaris dans une pelouse… mais il faudrait être prêt à tondre autour d’eux, car ils commencent à fleur justement au moment où le gazon a besoin de sa première tonte. Photo: http://www.gardeningknowhow.com

On peut théoriquement naturaliser tout bulbe rustique à floraison printanière ou automnale dans une pelouse, mais il est embêtant d’y inclure des bulbes à floraison trop tardive, comme les muscaris (Muscari spp.) ou la plupart des narcisses (Narcissus spp.), car ils sont en pleine floraison au moment où le gazon a besoin d’une première tonte. D’accord, des muscaris et des narcisses dans une pelouse sont magnifiques et vous pouvez tout simplement tondre autour d’eux, mais cela nécessite plus d’efforts. Par contre, les narcisses les plus hâtifs et très petits, comme ‘February Gold’, peuvent très bien s’y naturaliser.

Narcisses naturalisés dans un sous-bois.
Mieux vaut naturaliser les narcisses dans un sous-bois plutôt que dans un gazon. Photo: http://www.gardeningknowhow.com

C’est la même chose pour les autres bulbes mi-saison ou tardifs ou de grande taille : les alliums (Allium spp.), les fritillaires (Fritillarias spp.), les tulipes (Tulipa spp), les jacinthes (Hyacinthus spp.), etc. ou même les iris réticulés (Iris reticulata, etc.), très hâtifs, d’accord, mais dont les feuilles s’allongent excessivement après la floraison. 

Je suggère de naturaliser les bulbes plus hauts et plus tardifs dans un sous-bois ou une plate-bande, là où la tondeuse ne passe jamais. Ainsi, leur feuillage peut poursuivre sa maturation normale. 

Colchiques naturalisées dans un gazon.
Colchiques naturalisées dans une pelouse. L’effet est superbe, mais cela complique la tonte. Mieux vaut les naturaliser dans une forêt. Photo: blog.bluestonegarden.com

Quant aux bulbes à floraison automnale, comme les colchiques (Colchicum spp.), c’est vrai qu’ils créent un superbe effet dans une pelouse automnale, mais les colchiques produisent d’énormes feuilles à la fin du printemps autour desquelles il faudrait tondre. Donc, personnellement, je les naturalise, elles aussi, dans le sous-bois plutôt que dans le gazon.

Les meilleurs bulbes à naturaliser dans une pelouse

Voici les meilleurs bulbes à naturaliser dans un gazon fleuri qui sera tondu dès le mois de mai:

Colonie d'éranthes (Eranthis hyemalis) naturalisée
Éranthe (Eranthis hyemalis). Photo: macgardens.org
  1. Anémone grecque (Anemone blanda) zones de rusticité 4-9
  2. Crocus (Crocus spp.) zones de rusticité 3-8
  3. Corydale solide (Corydalis solida) zones de rusticité 4-9
  4. Éranthe (Eranthis hyemalis) zones de rusticité 3-7 
  5. Gloire des neiges (Chionodoxa spp., maintenant Scilla spp.) zones de rusticité 3-9
  6. Narcisses très hâtifs (Narcissus spp.) zones de rusticité 3-8
  7. Nivéole perce-neige (Leucojum vernum) zones de rusticité 4-8
  8. Perce-neige (Galanthus nivalis) zones de rusticité 3-7
  9. Puschkinia (Puschkinia scilloides, syn. P. libanotica) zones de rusticité 3-8
Pelouse remplie de scilles de Sibérie
La scille de Sibérie (Scilla siberica) est réputé pour les tapis de bleu qu’il crée dans les pelouses. Photo: hortnews.extension.iastate.edu
  1. Scille (Scilla spp.) zones de rusticité 2 à 7

N.D.L.R. Article adapté d’un billet originalement publié le 15 septembre 2015

Nid de bourdons mal placé

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Nid de bourdons. Photo: Ron Miksha, badbeekeepingblog.com

Question: J’ai un nid de bourdons dans la terre à l’entrée de ma maison. Comment les envoyer ailleurs ou carrément les exterminer?

Gisèle Parent

Réponse: Avant de répondre, il faut que je souligne que les bourdons (Bombus spp.), de grosses abeilles poilues généralement striées noir et jaune, sont bénéfiques à nos jardins, étant d’excellents pollinisateurs et, de plus, ne sont pas agressives. Ils piquent très rarement. Donc, normalement, mieux vaut les ignorer et, si vous découvrez un nid en jardinant (habituellement, il est souterrain, mais peut aussi se trouver dans une structure quelconque, comme dans un nichoir d’oiseau, un pot ou un arbre creux), évitez tout simplement de rentrer la main dedans. Et installez un drapeau d’avertissement devant le trou (où une clôture d’exclusion s’il y a des enfants qui jouent dans le secteur) pour que tous les humains du secteur en soient avisés.

Bourdon noir et jaune
Habituellement, les bourdons sont inoffensifs. Photo: Dr. Tim Newbold, http://www.courthousenews.com.

Mais… parfois, comme dans votre cas, le nid est mal placé et le risque d’une confrontation malheureuse avec les humains est grande. Et il ne faut pas que vous, votre famille ou des visiteurs risquent d’être piqués, d’autant plus que certaines personnes peuvent être allergiques aux piqûres de bourdons.

Si la présence de bourdons est intolérable, par contre, vous ne pouvez pas tout simplement les «envoyer ailleurs». Ce nid est hôte d’une colonie de parfois plus d’une certaine de bourdons et le lieu de résidence de la reine de la colonie. Jamais que vous ne pourriez «encourager» une colonie déjà établie à élire résidence ailleurs!

L’extermination

Quand un nid de bourdons est gênant, la chose la plus facile à faire est de procéder à son extermination. 

Vaporisation de pesticide
On trouve facilement des insecticides à vaporiser qui peuvent contrôler les nids de bourdons. Photo: pestpush.com

Vous trouverez en jardinerie ou en quincaillerie plusieurs insecticides à vaporiser conçus pour le contrôler les guêpes, mais ils sont efficaces contre les bourdons aussi. La nuit venue, vaporisez-en abondamment dans le trou de sortie des bourdons. (La nuit, les bourdons peuvent difficilement vous attaquer, car ils sont incapables de voler à la noirceur; si jamais quelques bourdons sortent du nid, ce sera en rampant.) 

Parfois, il faut appliquer un deuxième traitement le lendemain soir.

Ou faites venir un exterminateur.

Peut-on déplacer le nid?

Il n’est pas très utile d’essayer de déterrer et déplacer un nid de bourdons. Inévitablement, l’intervention est trop délicate et vous causez plus de mal que de bien, car le choc pour la colonie sera trop grand et elle mourra de toute façon.

Nid de bourdons dans un nichoir d'oiseaux
Parfois le nid est situé dans un objet (ici un nichoir d’oiseau) que vous pouvez facilement déplacer. Photo: sipapu.wordpress.com

L’exception est quand le nid est situé dans un objet que vous pouvez facilement déplacer (un pot à fleurs, un nichoir, etc.). Même là, ne le déplacez pas à plus de 1 ou 2 m du lieu d’origine, sinon les bourdons deviendront désorientés et ne pourront pas trouver le nouvel emplacement. 

Une lampe de poche à lumière rouge sert normalement à observer les animaux nocturnes sans qu’ils nous voient. Photo: http://www.kmart.com

Faites le déplacement du nid la nuit, portant quand même des vêtements protecteurs, au cas où. Idéalement, vous aurez l’aide d’un ami pour tenir une lampe de poche à lumière rouge* et ainsi éclairer votre chemin. 

*Les bourdons ne voient pas cette sorte de lumière. 

Une solution automnale

Voilà que faire pendant l’été. Cependant, comme j’ai reçu ce message le 21 septembre, j’aurai une autre solution. 

Pouvez-vous attendre quelques semaines, même parfois seulement quelques jours? Car alors, le problème se corrigera tout seul, car les colonies de bourdons sont annuelles. 

Nid de bourdons abandonné
Vieux nid abandonné à la fin de la saison. Photo: Joe Forrest, pinterest.ca

À l’automne, toute la colonie meurt avec l’arrivée du froid. Donc, à la fin de septembre, la saison est presque terminée et les habitants du nid de bourdons sont déjà probablement déjà moins actifs, sinon mourants. 

Les nids de la saison prochaine seront fondés au printemps par de nouvelles reines, qui, à pareille date, auront déjà quitté le nid et se seront trouvé un abri pour l’hiver ailleurs. 

D’ailleurs, regardez voir s’il y a encore des bourdons qui sortent du nid: la colonie est peut-être déjà morte et… pourquoi traiter une colonie morte?!

Si les bourdons sont encore actifs et que vous ne pouvez pas attendre, oui, utilisez l’insecticide, tel que mentionné ci-dessus, pour mettre fin un peu hâtivement à la colonie. Elle vit déjà ses derniers jours de toute façon et une conclusion un peu plus rapide aurait peu d’effet sur l’écosystème local.

Les vivaces à feuilles persistantes

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Joubarbe et sédum: toujours attrayant malgré la neige. Photo: http://www.wsj.com

Il existe une longue tradition d’utiliser des arbustes et des arbres à feuillage persistant dans nos jardins dans le but d’assurer un attrait hors de la saison estivale. Avec leurs feuilles sempervirentes toujours fidèles au poste, en effet, les conifères et les feuillus sempervirents sont souvent les seules plantes ornementales notoires dans nos jardins en dehors de la saison de croissance. 

Pour le jardinier de climat tempéré froid, cependant, le choix de feuillus sempervirents est très limité (dans ma région, buis, rhododendrons et peut-être certains fusains). Heureusement qu’il y a un vaste choix de conifères qui tolèrent même les froids extrêmes.

Au-delà des arbres et arbustes

On oublie cependant très souvent qu’il y a une foule de vivaces à feuillage persistant qui pourraient aussi décorer nos terrains de l’automne au début du printemps. Souvent, d’ailleurs, on parle de «fleurs vivaces», oubliant les autres traits de ces plantes. D’accord, la plupart des plantes vivaces perdent leurs feuilles et leurs tiges l’hiver, offrant peu d’attraits après la fin de l’automne, mais il y en a plus qu’on ne pense qui offrent un feuillage attrayant en toute saison. Ainsi, alors les vivaces voisines passent du vert au brun, ces vivaces sempervirentes ajoutent de la beauté au jardin après la fin de l’été.

Bien sûr, combien de temps les vivaces à feuilles persistantes peuvent décorer le jardin dépend des conditions locales. Dans ma région, ils sont surtout intéressants à l’automne, puis encore au début du printemps, à la fonte des neiges, car en plein hiver, mon terrain est entièrement recouvert de neige. Et les vivaces sempervirentes, n’ayant pas de hautes tiges ligneuses les permettant de dépasser la neige, sont presque toutes des plantes assez basses sinon des couvre-sols, facilement cachées par la neige. Malgré cela, leur feuillage persistant demeure un attrait pendant au moins plusieurs mois chaque année.

Plantes sempervirentes, mais pas toujours vertes

Le terme consacré pour les plantes qui conservent leurs feuilles l’hiver est «sempervirent». On devine que le terme, qui vient du latin sempervirens, veut dire «toujours vert». Mais il n’est probablement pas le plus approprié à appliquer à ces vivaces, car leur feuillage n’est pas nécessairement toujours de couleur verte. 

Bergenia ‘Bressingham Ruby’, coloration hivernale pourpre
Bergenia ‘Bressingham Ruby’ en hiver: il n’est plus vert, mais ses feuilles sont toujours présentes. Photo: cheetahgarden.com

Certaines espèces, par exemple, ont des feuilles vertes l’été, mais prennent une teinte rougeâtre ou pourpre à l’automne et la gardent jusqu’au printemps. Celles au feuillage panaché ne sont que partiellement vertes même l’été et prennent souvent une teinte rosée par temps froid. Et certaines plantes vivaces, comme les heuchères et les bugles, sont offertes dans une gamme de couleurs de feuillage qui couvre presque tout l’arc-en-ciel, mais leur feuillage n’est presque jamais vraiment vert, même en été. 

Probablement que le terme «à feuillage persistent» conviendrait mieux pour ces plantes, mais même là, il y a le défaut que «persistent» semble indiquer la permanence, alors que toutes ces plantes perdent leurs vieilles feuilles et les remplacent par de nouvelles feuilles, habituellement tous les ans, bien que souvent de façon bien discrète. 

Mais même si ni l’un ni l’autre des deux termes ne convienne parfaitement, entre jardiniers (et botanistes), on se comprend. Qu’on utilise le terme sempervirent ou encore et à feuilles persistantes, le sens est qu’elles conservent leurs feuilles pendant l’hiver et que ces feuilles restent vivantes, pas mortes, brunes ou desséchées. (Une plante qui conservent des feuilles mortes tout l’hiver est dite marcescente.)

À quel point les feuilles persistantes résistent-elles au froid?

Toutes les plantes vivaces à feuilles persistantes ne restent pas sempervirentes tout l’hiver dans les climats les plus froids. Certaines souffrent de dommages causés par le froid et sont plus brunes que vertes au printemps. J’en sais quelque chose, car la température hivernale chute parfois à -35 °C dans ma région (Québec), ce qui peut causer des dommages considérables à certaines espèces.

Suppression des feuilles brunes, hellébore
Les hellébores sont souvent malmenés par l’hiver dans les régions froides, laissant des feuilles abimées à supprimer. Cela n’affecte toutefois pas la floraison.  Photo: Spring Hill Nurseries

Par exemple, les hellébores (Helleborus spp.), habituellement considérés comme des plantes sempervirentes sous les climats plus doux, pourraient être mieux classés dans la catégorie «à feuilles semi-persistantes» dans mon climat. Donc, elles ont fière allure à l’automne et jusqu’à ce qu’elles disparaissent sous la neige, mais les feuilles sont sérieusement endommagées quand la neige fond su printemps et nécessitent un certain nettoyage.

Cependant, ces dégâts hivernaux ne semblent jamais nuire aux «vivaces semi-persistantes à cause du climat» et elles fleurissent normalement et produisent bientôt une nouvelle génération de feuilles saines pour remplacer celles qui ont été perdues.

Vivaces sempervirentes à découvrir

Voici plus de cent vivaces à feuilles persistantes que vous pouvez essayer dans votre jardin. J’admets que j’ai mis l’accent sur les vivaces adaptées aux climats tempérés et froides, car dans les régions tropicales et subtropicales, la majorité des plantes sont sempervirentes et alors trouver des plantes avec un intérêt toute l’année n’est pas autant un défi. 

Notez que le feuillage des plantes marquées d’un astérisque (*) risque plutôt à être semi-persistant dans les climats les plus froids.

  1. Acène (Acaena spp.) — zones de rusticité 5-9
  2. Achillée* (Achillea spp.) — zones de rusticité 2, 3 ou 4-9
  3. Acore graminée (Acorus gramineus) — zones de rusticité 5-9
  4. Alchémille* (Alchemilla spp.) — zones de rusticité 3 ou 4-9
  5. Alysse (Alyssum spp.) — zones de rusticité 3-9
  6. Amourette commune* (Briza media) — zones de rusticité 4-9
  7. Androsace (Androsace spp.) — zones de rusticité 3-9
  8. Antennaire (Antennaria spp.) — zones de rusticité 1-9
  9. Arabette (Arabis spp.) — zones de rusticité 3-9
  10. Arum d’Italie (Arum italicum) — zones de rusticité 5-9
asaret d’Europe (Asarum europaeum), feuilles vert foncé, luisantes, en forme de coeur
Les feuilles vertes luisantes de l’asaret d’Europe (Asarum europaeum) sont aussi attrayantes en janvier qu’en juin. Photo: http://www.plantsoftheworldonline.org
  1. Asaret ou gingembre sauvage, certaines espèces (Asarum spp.) — zones de rusticité 4 ou 6-9
  2. Aubriète (Aubrieta spp.) — zones de rusticité 4-9
  3. Avoine bleue* (Helictotrichon sempervirens) — zones de rusticité 3-9
  4. Azorelle (Azorella trifurcata) — zones de rusticité 4-9
  5. Ballote (Ballota pseudodictamnus) — zones de rusticité 7-10
  6. Bec-de-cigogne (Erodium spp.) — zones de rusticité 4, 5 ou 7-9
  7. Benoîte, certaines espèces* (Geum spp.) — zones de rusticité 3, 4 ou 5-9
  8. Bergénia (Bergenia spp.) — zones de rusticité 4-9
  9. Blechne de la Terre de Feu (Australoblechnum penna-marina, syn. Blechnum penna-marina) — zones de rusticité 7-9
  10. Blechne en épi (Blechnum spicant) — zones de rusticité 5-9
Ajuga ‘Catlin’s Giant’, tapis de feuilles pourpres
La bugle rampante (ici Ajuga ‘Catlin’s Giant’) est attrayante en toute saison. Elle fleurit joliment aussi, maisn’a pas besoin de fleurs pour être belle. Photo: http://www.whatgrowsthere.com
  1. Bugle rampante ou ajuga (Ajuga spp.) — zones de rusticité 3-9
  2. Calament (Acinos spp.) — zones de rusticité 4-9
  3. Camomille romaine (Chamaemelum nobile) — zones de rusticité 4-9
  4. Campanule, certaines espèces (Campanula spp.) — zones de rusticité 3 ou 4-9
  5. Carex ou laiche, certaines espèces (Carex spp.) — zones de rusticité 2, 3, 4, 5, 6 ou 7-9
Cerastium tomentosum, feuilles gris vert
Ses feuilles argentées rendent le céraiste tomenteux (Cerastium tomentosum) attrayant longtemps après la disparition de ses fleurs printanières. Photo: Syrio, Wikimedia Commons
  1. Céraiste (Cerastium spp.) — zones de rusticité 3 ou 4-9
  2. Coquelourde (Lychnis coronaria) — zones de rusticité 3-9
  3. Corbeille d’or (Aurinia saxtalis, syn. Alyssum saxatile) — zones de rusticité 3-9
  4. Corydale bleue, certaines espèces (Corydalis spp.) — zones de rusticité 5-9
  5. Cresson des chamois (Hornungia alpina, syn. Hutchinsia alpina & Pritzelago alpina) — zones de rusticité 4-9
  6. Cymbalaire (Cymbalaria spp.) — zones de rusticité 5 ou 6-9
  7. Délosperme (Delosperma spp.) — zones de rusticité 3, 5, 6 — ou 7-10
  8. Deschampsie (Deschampsia spp.) — zones de rusticité 4-9
  9. Drave (Draba spp.) — zones de rusticité 4-9
  10. Dryade (Dryas spp.) — zones de rusticité 2-9
  11. Dryoptère, certaines espèces (Dryopteris spp.) — zones de rusticité 4 ou 5-9
  12. Épiaire laineuse ou oreilles d’ours (Stachys byzantina) — zones de rusticité 3-9
Epimedium sempervirens, feuilles rouges, nervures dominantes
Plusieurs épimèdes, comme le bien nommé Epimedium sempervirens, ont un feuillage persistent qui prend de jolie couleurs à l’automne. Photo: http://www.nargs.org
  1. Épimède, certaines espèces (Epimedium spp.) — zones de rusticité 4-9
  2. Érines des Alpes (Erinus alpinus) — zones de rusticité 4-9
  3. Euphorbe, certaines espèces (Euphorbia spp.) — zones de rusticité 3, 4, 5, 6 ou 7-10
  4. Fétuque bleue (Festuca glauca) — zones de rusticité 3-9
  5. Fougères à feuilles de houx (Cyrtomium spp.) — zones de rusticité 5-10
  6. Fraisier (Fragaria spp.) — zones de rusticité 2-9
  7. Fraisier des Indes (Potentilla indica, syn. Duchesnea indica) — zones de rusticité 5-9
  8. Francoa (Francoa sonchifolia) — zones de rusticité 7-9
  9. Fuchsia de Californie* (Epilobium canum, syn. Zauschneria garrettii) — zones de rusticité 5-9
  10. Gaulthérie couchée ou thé des bois (Gaultheria procumbens) — zones de rusticité 2-9
  11. Gazon d’Espagne (Armeria spp.) — zones de rusticité 4 ou 6-9
  12. Germandrée (Teucrium spp.) — zones de rusticité 4-9
  13. Giroflée (Erysimum spp.) — zones de rusticité 7-9
  14. Globulaire (Globularia spp.) — zones de rusticité 4-9
  15. Goutte d’or (Umbilicus oppositifolius, syn. Chiastophyllum oppositifolium) — zones de rusticité 4-9
  16. Grande pervenche (Vinca major) — zones de rusticité 7-9
  17. Grémil (Lithospermum spp.) — zones de rusticité 5-9
  18. Hélianthème (Helianthemum spp.) — zones de rusticité 5 ou 6-9
  19. Hellébore ou rose de Noël (Helleborus spp.) — zones de rusticité 4, 5 ou 6-9
  20. Hémérocalle*, certaines espèces (Hemerocallis spp.) — zones de rusticité 5-9
  21. Hépatique (Hepatica spp.) — zones de rusticité 4-9
  22. Herbe de la pampa (Cortaderia spp.) — zones de rusticité 6 ou 7-9
  23. Herniaire glabre (Herniaria glabra) — zones de rusticité 5-9
Heuchera Berry Smoothie, feuilles rouge rosé avec givre blanc
Les heucheras, comme ce H. ‘Berry Smoothie’, ont fière allure avec une touche de givre. Photo: http://www.plantagogo.com
  1. Heuchère (Heuchera spp.) — zones de rusticité 4-9
  2. Heucherelle (× Heucherella cvs) — zones de rusticité 4-9
  3. Houstonie bleue (Houstonia caerulea) — zones de rusticité 5-9
ibéris toujours verte (Iberis sempervirens, fleurs blanches en médaillon, feuilles vertes comme fond de scène.
L’ibéris toujours verte (Iberis sempervirens) est généralement cultivée pour ses fleurs printanières blanches, mais il forme un tapis attrayant qui reste vert toute l’année. Photos: seedcorner.com et conservationgardenpark.org
  1. Ibéris toujours verte (Iberis sempervirens) — zones de rusticité 4-9
  2. Iris d’hiver (Iris unguicularis) — zones de rusticité 8-9
  3. Iris de Nouvelle-Zélande (Libertia spp.) — zones de rusticité 8-9
  4. Iris puant (Iris foetidissima) — zones de rusticité 6-9
  5. Isotome (Isotoma fluviatilis, syn. Laurentia fluviatilis) — zones de rusticité 6-9
  6. Jonc (Juncus effusus) — zones de rusticité 4-9
  7. Joubarbe ou poule et les poussins (Sempervivum spp. et Jovibarba spp.) — zones de rusticité 3-9
  8. Lamier (Lamium spp.) — zones de rusticité 3-9
  9. Lavande (Lavandula spp.) — zones de rusticité 5 ou 7-9
Leptinella squalida ‘Platt’s Black’, petites feuilles vertes et noires rappelant une fougère
Leptinelle (Leptinella squalida ‘Platt’s Black’. Photo: xeraplants.com
  1. Leptinelle (Leptinella spp.) — zones de rusticité 5-9
  2. Lewisia (Lewisia spp.) — zones de rusticité 4-9
  3. Lierre commun (Hedera helix) — zones de rusticité 6-9
  4. Lin de Nouvelle-Zélande (Phormium spp.) — zones de rusticité 9-11
  5. Liriope (Liriope spp.) — zones de rusticité 5-9
  6. Liseron de Mauritanie (Convolvulus sabatius, syn. C. mauritanicus) — zones de rusticité 7-9
  7. Lotus corniculé (Lotus corniculatus) — zones de rusticité 2-9
 luzule des bois (Luzula sylvatica), feuilles graminiformes vertes
L’hiver ne diminue pas l’impact de la luzule des bois (Luzula sylvatica), une pseudograminée. Photo: http://www.vasteplantenshop.be
  1. Luzule (Luzula spp.) — zones de rusticité 4-9
  2. Lysimaque nummulaire (Lysimachia nummularia) — zones de rusticité 3-9
  3. Marguerite du Maroc (Rhodanthemum hosmariense) — zones de rusticité 8-9
  4. Marguerite miniature (Bellum minutum) – zones de rusticité 7-9
  5. Marrube à feuilles rondes* (Marrubium rotundifolium) — zones de rusticité 4-9
  6. Mazus rampant (Mazus reptans) — zones de rusticité 5-9
  7. Muehlenbeckie (Muehlenbeckia axillaris) — zones de rusticité 6-9
  8. Myosotis des Îles Chatham (Myosotidium hortensia) — zones de rusticité 8-9
  9. Œillet, nombreuses espèces (Dianthus spp.) — zones de rusticité 2, 3, 4 ou 5-9
  10. Œillet des rochers (Petrorhagia spp.) — zones de rusticité 2-9
  11. Ophiopogon noir (Ophiopogon planiscapus ‘Nigrescens’) — zones de rusticité 6-9
  12. Origan commun (Origanum vulgare) — zones de rusticité 4-9
  13. Pachysandre du Japon (Pachsandra terminalis) — zones de rusticité 4-9
 pain de perdrix (Mitchella repens), tapis de feuilles vertes, ligne vert pâle
Les petites feuilles du pain de perdrix (Mitchella repens) créent un joli tapis quatre saisons dans les coins ombragés. Photo: plantsam.com
  1. Pain de perdrix (Mitchella repens) — zones de rusticité 3-9
  2. Panicaut panaché* (Eryngium variifolium) — zones de rusticité 4-9
  3. Paronyque (Paronychia spp.) — zones de rusticité 4-9
  4. Penstemon, certaines espèces (Penstemon spp.) — zones de rusticité 3, 4 ou 5-9
  5. Petite pensée (Viola spp.) — zones de rusticité 2-9
 petite pervenche ‘Illumination’, feuilles jaunes et vertes
Avec ses feuilles persistantes généreusement éclaboussées de jaune, la petite pervenche ‘Illumination’ (Vinca minor‘Illumination’) peut facilement illuminer votre jardin d’hiver. Photo: garden.org
  1. Petite pervenche (Vinca minor) — zones de rusticité 3-9
  2. Phlox de mousse (Phlox subulataP. douglasii P. stolonifera) — zones de rusticité 3-9
  3. Phyla à fleurs nodales (Phyla nodiflora) — zones de rusticité 8-10
  4. Polémoine ou échelle de Jacob* (Polemonium spp.) — zones de rusticité 2 ou 3-9
  5. Polystic ou fougère de Noël, certaines espèces (Polystichum spp.) — zones de rusticité 3 ou 6-9
  6. Potentille tridentée (Sibbaldiopsis tridentata, syn. Potentilla tridentata) — zones de rusticité 1-9
  7. Potentille, certaines espèces (Potentilla spp.) — zones de rusticité 3 ou 4-9
  8. Pratia tapissante (Lobelia pedunculata, syn. Pratia pedunculata) — zones de rusticité 6-9
  9. Primevère (Primula spp.) — zones de rusticité 2, 3 — ou 4-9
 Pulmonaria ‘High Contrast’, feuilles argentées et vertes
Les pulmonaires, comme ce Pulmonaria ‘High Contrast’, peuvent être en vedette tout l’automne et l’hiver Photo: http://www.gardenia.net
  1. Pulmonaire (Pulmonaria spp.) — zones de rusticité 3-9
  2. Raiponce (Phyteuma spp.) — zones de rusticité 5-9
  3. Raoulia glabre (Raoulia australis) – zones de rusticité 6-9
  4. Sabline (Arenaria spp.) — zones de rusticité 3-9
  5. Sagine ou mousse irlandaise (Sagina subulata) — zones de rusticité 3-9
  6. Santoline petit cyprès (Santolina chamaecyparissus) — zones de rusticité 7-9
  7. Saponaire (Saponaria spp.) — zones de rusticité 2 ou 4-9
  8. Sauge à feuilles de lyre (Salvia lyrata) — zones de rusticité 5-9
  9. Sauge argentée (Salvia argentea) — zones de rusticité 5-9
  10. Sauge de Jérusalem (Phlomis fruticosa) — zones de rusticité 5-10
  11. Sauge officinale (Salvia officinalis) — zones de rusticité 5-9
  12. Saxifrage (Saxifraga spp.) — zones de rusticité 4 ou 5-9
  13. Scolopendre (Asplenium scolopendrium, syn. Phyllitis scolopendrium) — zones de rusticité 5-9
sédum ‘Angelina’ l'hiver, couleur jaune orangé
Le sédum ‘Angelina’ est jaune l’été, orange l’hiver et joli en toute saison. Photo: http://www.pinterest.com.au
  1. Sédum ou orpin, beaucoup d’espèces (Sedum spp.) — zones de rusticité 2, 3, 4ou 5-9
  2. Sélaginelle bleue (Selaginella uncinata) — zones de rusticité 6-9
  3. Seslérie bleue (Sesleria caerulea) — zones de rusticité 4-9
  4. Silène (Silene spp.) — zones de rusticité 2-9
  5. Silène visqueux (Lychnis viscaria) — zones de rusticité 3-9
  6. Stipa géant (Stipa gigantea) — zones de rusticité 6-9
  7. Stokésie bleue (Stokesia laevis) — zones de rusticité 5-9
  8. Thym (Thymus spp.) — zones de rusticité 2, 3 ou 4-9
  9. Tiarelle (Tiarella spp.) — zones de rusticité 3-9
  10. Trèfle blanc (Trifolium repens) — zones de rusticité 3 ou 5-9
  11. Tritome (Kniphofia spp.) – zones de rusticité 6-9
  12. Vancouveria (Vancouveria hexandra) – zones de rusticité 4-9
  13. Vergerette glauque (Erigeron glaucus) — zones de rusticité 4-9
  14. Véronique, la plupart des espèces (Veronica spp.) — zones de rusticité 3 ou 4-9
  15. Waltsteinie (Waldsteinia spp.) — zones de rusticité 3-9
  16. Wulfénie (Wulfenia spp.) — zones de rusticité 5-9
  17. Yucca* (Yucca spp.) — zones de rusticité 3, 5 ou 6-9

La ciboulette: la plus facile des fines herbes?

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Photo: easakrupa.com

La ciboulette (Allium schoenoprasum) est peut-être la plus facile des fines herbes. Elle est vivace, extrêmement rustique (zones de rusticité 2 à 9) et bien pérenne, revenant fidèlement pendant des décennies, pousse au soleil ou à l’ombre (mais aime mieux le soleil et la mi-ombre) et tolère aussi bien les sols secs que les sols humides. De plus, elle est très jolie, avec une floraison — de petites boules de fleurs étoilées violet pâle — qui dure presque un mois au printemps ou au début de l’été ce qui en fait une excellente plante ornementale. 

Ciboulette cultivée en pot.
On vend souvent la ciboulette en pot à l’automne, mais elle tend à dépérir si on ne la fait pas subir un traitement au froid. Photo: http://www.amazon.co.uk

On vend souvent des potées de ciboulette à l’automne pour la culture l’hiver dans la maison, mais là, ça va moins bien. En effet, la ciboulette ainsi achetée pousse peu dans la maison pendant l’hiver et tend même à dépérir. Si vous tenez à le cultiver dans la maison l’hiver, laissez le pot à l’extérieur jusqu’à tard à l’automne afin qu’elle subisse des nuits froides et même quelques bonnes gelées. Si le froid ne détruit ses feuilles, coupez-les à 2 cm du sol avant la rentrée. Ensuite, quand vous la placez dans la maison devant une fenêtre ensoleillée, elle réagira alors comme si l’hiver était terminé et commencera une nouvelle saison de croissance (et de production!) dès décembre.

S’il n’y a pas de gel dans votre région, trichez et placez la potée au réfrigérateur pendant une semaine. Par la suite, sur le rebord de votre fenêtre, la plant réagira comme si elle venait de passer tout un hiver au froid!

D’ailleurs, si vous avez de la ciboulette au jardin, vous n’avez pas besoin d’acheter une potée pour l’hiver: divisez une touffe tout simplement et empotez-la en septembre ou octobre. Vous pouvez la placer sur la terrasse ou le balcon le temps qu’elle subisse son «traitement au froid».

Faits fascinants sur la ciboulette

  1. Les feuilles tubulaires sont comestibles… mais les fleurs aussi. On peut les égrainer et les utiliser comme garniture en soupes, salades, etc.
  2. Les tiges florales ressemblent à des feuilles, mais sont coriaces et rarement utilisées en cuisine, sinon comme aromatisant dans les soupes et ragoûts.
  3. La ciboulette est aliment santé, riche en vitamines A, B1, B2, B3, B5, B6 et B9, C, E, et K et contient, entre autres, les minéraux calcium, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium et zinc. Elle fournit également des hydrates de carbone, des fibres, des antioxydants et des protéines, mais très peu de gras. 
  4. Curieusement, alors que les feuilles écrasées ou blessées sentent l’oignon, les fleurs sentent… la violette!
  5. La ciboulette est de loin l’allium le plus largement distribué au monde, trouvée à l’état sauvage presque partout dans l’hémisphère nord, des hautes montagnes jusqu’au bord de la mer, sauf dans les régions les plus chaudes et dans le pergélisol.
  6. La ciboulette est cultivée en Chine depuis au moins 5000 ans.
  7. La plante peut atteindre entre 10 et 60 cm, étant est plus compacte au soleil et dans les sols très secs et plus haute à l’ombre.
Dessin botanique de la ciboulette montrant le bulbe, la fleur et la graine
Le bulbe est petit, mais néanmoins présent.
  1. La ciboulette est une plante à bulbe, mais les bulbes sont très petits, serrés densément les uns contre les autres à la base de la plante.
  2. La ciboulette est tellement résistante au froid qu’elle peut hiverner en pot sur une terrasse ou un balcon même dans la zone de rusticité 3.
  3. Les bouquets de feuilles de ciboulette séchées, fixés au-dessus des portes et des fenêtres, étaient autrefois réputés éloigner les mauvais esprits.
  4. La ciboulette se multiplie par division des touffes et par semences. Elle se ressème facilement au jardin et peut être un peu envahissante.
  5. L’épithète botanique schoenoprasum vient du grec skhoínos (jonc) et práson (poireau) et veut donc dire «poireau qui ressemble à un jonc». Quant à ciboulette, le nom vient de l’occitan ciboleta pour «petit oignon».
Fleur de ciboulette visitée par une abeille.
La ciboulette attire les abeilles, les syrphes, les papillons et d’autres pollinisateurs. Photo: http://www.keepingbackyardbees.com
  1. La ciboulette est populaire auprès des abeilles et autres pollinisateurs et peut aider à les attirer au jardin. 
  2. La ciboulette est réputée repousser les animaux et insectes indésirables à cause de sa forte teneur en soufre, mais en fait semble surtout se protéger, offrant peu de protection aux plantes voisines.
  3. La ciboulette est toxique pour les chats, les chiens, les chevaux et aussi de nombreux oiseaux. Heureusement, sa toxicité est très limitée, mais il ne faut quand même pas en donner aux animaux de compagnie.

La ciboulette: la fine herbe idéale pour le jardinier novice!

Une écorce qui s’exfolie n’est pas nécessairement signe de maladie

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Au printemps, ce sont les fleurs de l’exochorde qui attire 1es regards. L’hiver, chez les spécimens matures, c’est son écorce. Photos: http://www.pepiniere-bretagne.fr & landscapeplants.oregonstate.edu

Question: J’ai un arbuste, Exochorda × macrantha ‘The Bride’, qui perd son écorce par petits bouts, ici et là. Par contre cette année, presque toute l’écorce du tronc se détache en plaques: il n’en reste presque plus sur le tronc. Il a été magnifique au mois de mai, couverte de fleurs blanches comme à toutes les années et ne donne aucun autre signe de maladie. Est-ce normal? Ou sinon, devrais-je couvrir le tronc pour cet hiver?

Céline Caron

Réponse: C’est tout à fait normal pour cette espèce. L’exochorde ou arbre à perles à une écorce exfoliante, un trait toutefois que ne paraît pas au début, mais seulement sur les spécimens plus matures, après plusieurs années de culture. 

Sous l’écorce qui décolle, il y a une nouvelle écorce déjà en place, donc la plante ne souffre nullement. Évidemment, nul besoin de couvrir ou autrement protéger le tronc qui s’exfolie, puisque c’est une situation normale.

D’ailleurs, on considère cette écorce qui se détache un attrait supplémentaire des exochordes. Alors l’hiver, quand les feuilles sont absentes, l’arbuste attirent tous les regards.

bouleau noir 'Heritage' ou Betula nigra ‘Cully’, deux troncs, écorce brun, beige et blanche en lambeaux
Le bouleau noir ‘Heritage’ (Betula nigra ‘Cully’) est cultivé spécifiquement pour son écorce multicolore qui se détache en lambeaux. Photo: bhld.wordpress.com

L’exchorde n’est d’ailleurs pas la seule plante ligneuse avec une écorce qui s’exfolie. C’est un trait assez commun et qui semble avoir évolué indépendamment dans différentes familles de plantes. Déjà, la plupart des bouleaux sont bien connus pour leur écorce qui se détache en lambeaux. 

Très souvent, la plante offre une écorce lisse dans sa jeunesse, mais l’écorce change de texture à mesure qu’elle mûrit, parfois plusieurs décennies plus tard. Même les bouleaux, pourtant plantés spécifiquement pour leur écorce «papyracée», n’ont pas une écorce exfoliante dans leur jeunesse. 

Pourquoi?

Personne ne sait exactement pourquoi l’écorce de certaines plantes ligneuses s’exfolie tout naturellement alors que la plupart gardent leur écorce en permanence, mais il y a quelques théories:

  1. La chute de l’écorce peut permettre à la plante de se débarrasser de ses ennemis: insectes (cochenilles, par exemple), champignons, grimpantes envahissantes, plantes épiphytes lourdes, etc.
gommier rouge (Bursera simaruba), écorce rouge qui pèle, nouvelle écorce verte.
Le gommier rouge (Bursera simaruba) se débarrasse de son écorce extérieure pour mieux faire de la photosynthèse. Photo: Jacopo Werther, Wikimedia Commons
  1. Certains arbres font de la photosynthèse par leur écorce et il est donc logique que la plante se débarrasse de l’écorce extérieure, devenue plus opaque avec le temps ou encore, couverte de lichens ou de mousses, pour exposer une écorce plus jeune au soleil. C’est le cas du gommier rouge (Bursera simaruba), dont la nouvelle écorce est manifestement verdâtre, par exemple.
  2. La chute de la veille écorce peut permettre un meilleur échange de gaz atmosphériques entre la plante et l’air environnant ou encore, augmenter la transpiration. 
Arbre de mélaleuca (Melaleuca quinquenervia) avec écorce papyracée beige.
L’écorce papyracée épaisse du mélaleuca (Melaleuca quinquenervia) protège l’arbre contre le feu. Photo: http://www.gardeningwithangus.com.au
  1. Pour certaines espèces, l’écorce exfoliante semble être une protection contre le feu. Soit qu’elle est ignifuge et protège le cambium ou encore, elle brûle rapidement, laissant l’écorce vivante intacte.

Mais chez la plupart des plantes à l’écorce qui pèle, la raison de cette exfoliation est inconnue.

Autres arbres et arbustes à écorce exfoliante

Voici une liste de quelques arbres et arbustes avec une écorce exfoliante et souvent, très décorative. 

  1. Arbousier commun (Arbutus unedo) — zones de rusticité 7-10
Écorce d'arbousier d’Amérique (Arbutus menziesii) rouge et verte.
Arbousier d’Amérique (Arbutus menziesii). Photo: plants.ces.ncsu.edu
  1. Arbousier d’Amérique (Arbutus menziesii) — zones de rusticité 7-9
  2. Arbousier hybride (Arbutus × andrachnoides) — zones de rusticité 8-10
  3. Arbre à suif ou cirier (Myrica cerifera, syn. Morella cerifera) — zones de rusticité 7-10
  4. Arbre de Katsura (Cercidiphyllum japonicumzones de rusticité 5-8
  5. Arrayán (Luma apiculata) — zones de rusticité 8-9
Écorce du bouleau à papier (Betula papyrifera): blanche, exfoliées, lenticelles noires
Bouleau à papier (Betula papyrifera). Photo: Plant Image Library
  1. Bouleau à papier (Betula papyrifera) zones de rusticité 2-7
  2. Bouleau d’Europe (Betula pendula) zones de rusticité 3-7
  3. Bouleau de Chine (Betula albosinensis) — zones de rusticité 3-8
  4. Bouleau de l’Himalaya (Betula utilis) — zones de rusticité 4-7
  5. Bouleau de Mandchourie (Betula costata) — zones de rusticité 4-7
  6. Bouleau de Pallas (Betula davurica) — zones de rusticité 4-7
  7. Bouleau jaune (Betula alleghaniensis) — zones de rusticité 3-7
  8. Bouleau noir (Betula nigra) — zones de rusticité 3b-9
  9. Caryer ovale (Carya ovata) — zones de rusticité 4-9
  10. Catalpa à feuilles cordées (Catalpa speciosa) zones de rusticité 5-9
Deux vues de Cerisier de l’Amour (Prunus mackii). Écorce dorée, luisante, exfoliante
Cerisier de l’Amour (Prunus mackii). Photo: landscapeplants.oregonstate.edu
  1. Cerisier de l’Amour (Prunus mackii) — zones de rusticité 2b-9
  2. Cerisier tardif (Prunus serotina) — zones de rusticité 2-7
  3. Clèthre blanche (Clethra acuminata zones de rusticité 6-8
  4. Cornouiller du Japon (Cornus kousa) — zones de rusticité 6-8
  5. Cornouiller mâle (Cornus mas) — zones de rusticité 5-8
  6. Cyprès chauve (Taxodium distichum) — zones de rusticité 5-9
  7. Exochorde (Exochorda spp.) — zones de rusticité 5 ou 6-9 
Érable à écorce de papier (Acer griseum). Tronc et plusieurs branches, écorce rouge exfoliante.
Érable à écorce de papier (Acer griseum). Photo: http://www.botanic.cam.ac.uk
  1. Érable à écorce de papier (Acer griseum) — zones de rusticité 5b-8
  2. Érable à trois fleurs (Acer triflorum) — zones de rusticité 5–7
  3. Eucalyptus (Eucalyptus spp.) — zones de rusticité 8-11
  4. Gainier du Canada (Cercis canadensis) — zones de rusticité 6-8
  5. Genévrier de Virginie (Juniperus virginiana) — zones de rusticité 3-9
  6. Gommier rouge (Bursera simaruba) — zones de rusticité 9-12
Écorce de Héptacodium (Heptacodium miconioides), beige, déchirée en lambeaux
Héptacodium (Heptacodium miconioides). Photo: springmeadownursery.com
  1. Héptacodium (Heptacodium miconioides zones de rusticité 3-9
  2. Hydrangée à feuilles de chêne (Hydrangea quercifolia zones de rusticité 5-9
  3. Hydrangée grimpante (Hydrangea petiolaris, syn. Hydrangea anomala petiolaris) — zones de rusticité 4-8
  4. Kolkwitzia (Kolkwitizia amabilis zones de rusticité 4-8
  5. Lilas de Pékin (Syringa reticulata pekinensis) — zones de rusticité 4-7
Lilas des Indes (Lagerstroemia indica), troncs multiples, écorce lisse, rouge brique plaquée gris rose.
Lilas des Indes (Lagerstroemia indica). Photo: suntrees.co.za
  1. Lilas des Indes (Lagerstroemia indica) — zones de rusticité 7-9
  2. Mélaleuca (Melaleuca quinquenervia et autres espèces) — zones de rusticité 9-11
  3. Métaséquoia (Metasequoia glyptostroboides) — zones de rusticité 5-8
  4. Millepertuis de Kalm (Hypericum kalmianum) — zones de rusticité 4-7
  5. Mûrier à papier (Broussonetia papyrifera) — zones de rusticité 7-9
Écorce de l'orme de Chine (Ulmus parvifolia). Plaques rouges et grises.
Orme de Chine (Ulmus parvifolia). Photo: underthesunseeds.com
  1. Orme de Chine (Ulmus parvifolia) — zones de rusticité 5-9
  2. Ostryer de Virginie (Ostrya virginiana) — zones de rusticité 3-9
  3. Parrotie de Persee (Parrotia persica) — zones de rusticité 5-8
  4. Pavier jaune (Aesculus flava, syn. A. octandra) — zones de rusticité 5-8
Écorce de physocarpe à feuilles d’obier (Physocarpus opulifolius). teintes de beige et de brun, décollée en lambeaux.
Physocarpe à feuilles d’obier (Physocarpus opulifolius). Photo: sites.pfw.edu/native-trees
  1. Physocarpe à feuilles d’obier (Physocarpus opulifolius) — zones de rusticité 2b-8
  2. Pin napoléon (Pinus bungeana) — zones de rusticité 5-8
  3. Pin sylvestre ou pin d’Écosse (Pinus sylvestris) — zones de rusticité 3-7
  4. Platane commun (Platanus × acerifolia) — zones de rusticité 5b-9
Écorce de Platane d’Amérique (Platanus occidentalis) avec plaques gris pâle, moyen et foncé.
Platane d’Amérique (Platanus occidentalis). Photo: arborscapesllc.com
  1. Platane d’Amérique (Platanus occidentalis) — zones de rusticité 5b-9
  2. Stewartia (Stewartia spp) — zones de rusticité 6 ou 7-9
  3. Zelkova japonais (Zelkova serrata) — zones de rusticité 6-8

Quand l’écorce ne devrait pas s’exfolier

Voilà pour les espèces pour lesquelles une écorce exfoliante est normale et même un de leurs attraits. Mais si un autre arbre ou arbuste présente une écorce qui se détache, ce n’est pas une bonne nouvelle. 

Écorce endommagée et décollée, montrant cambium brun pâle à l'intérieur.
L’écorce sur cet arbre de rue est se fissure et se détache, un dommage probablement causé par un chasse-neige l’hiver précédent. Photo: i.stack.imgur.com

On peut voir cet effet lors d’une infestation fongique ou d’insectes, après un coup de froid extrême, suite à une sècheresse profonde ou après une blessure physique. L’écorce qui décolle est généralement morte. C’est généralement un signe que l’arbre ou arbuste est mauvais état ou même mourant.

Dans un tel cas, il serait peut-être préférable de faire venir un arboriculteur certifié pour voir ce qui peut être fait pour sauver l’arbre ou l’arbuste ou même s’il vaut la peine d’essayer de le sauver. 

Nettoyez la blessure jusqu’à l’écorce encore saine et probablement que l’écorce repoussera. Photo: forestkeepers.net

Sinon, enlevez au moins l’écorce qui décolle et nettoyez la plaie jusqu’à une écorce saine, exposant la blessure à l’air frais. Stérilisez régulièrement tout outil de coupe dans de l’alcool isopropylique (alcool à friction). N’appliquez pas de peinture ou pâte d’émondage: cela pourrait aggraver les choses! Ensuite, laissez mère Nature voir ce qu’elle peut faire pour arranger les choses. Si l’arbre est raisonnablement sain, une écorce fraîche recouvrira peu à peu la blessure et sa vie reprendra.

Voilà pour les arbres. Dans le cas des arbustes dont l’écorce se décolle anormalement, essayez plutôt de supprimer la branche atteinte, coupant bien en dessous de la plaie, peut-être même à seulement quelques centimètres du sol. Vous pouvez même rabattre l’arbuste au complet. La plupart des arbustes repousseront rapidement à partir de la base après une telle taille (qu’on appelle la taille de rajeunissement).


Une écorce qui s’exfolie peut être normale et même un attrait ou encore, une mauvaise nouvelle. À vous de déterminer lequel!

Les superbes iris réticulés

Par défaut

Les iris réticulés sont petits, mais spectaculaires! Photo: http://www.webbsdirect.co.uk

Si vous êtes sorti faire des emplettes depuis quelques jours, vous le saviez déjà, mais pour les caserniers, je vous annonce que la «saison des bulbes» est en cours. Les jardineries, les grandes surfaces, même les supermarchés regorgent de jolis emballages de couleur contenant des bulbes à planter à l’automne. Si votre seule expérience du phénomène est les maigres étalages des supermarchés et des grandes surfaces, cependant, allez voir ce qui se passe dans les jardineries: le choix est infernal!

Mais pourquoi maintenant, me demandez-vous? C’est que les bulbes qu’on plante à l’automne donneront les premières fleurs du printemps prochain. Sans bulbes, nos plates-bandes seront vides ou presque pendant les 2 premiers mois du printemps. Avec un bon choix de bulbes, incluant des bulbes très hâtifs, hâtifs, mi-saison et tardifs, on s’assure cependant d’un feu roulant de couleurs d’avril à juin.

Les iris réticulés

Impossible de vous présenter tous les bulbes à fleurs qui sont acutellement en vente. Mais en 2020, l’année de l’iris, concentrons-nous sur une catégorie unique: les iris réticulés.

Iris Harmony, fleurs bleu foncé avec des marques blanches et jaunes. Feuilles vertes étroites et courtes.
Iris réticulé ‘Harmony’, une variété classique. Photo: Hedwig Storch, phytophactor.fieldofscience.com

Les jardiniers ont davantage l’habitude des grands iris: l’iris des jardins (Iris × germanica), l’iris de Sibérie (I. sibirica), l’iris versicolore (I. versicolor), etc. Avec leurs hautes tiges florales et leurs fleurs multicolores («iris» veut dire arc-en-ciel), ils embellissent nos aménagements au début de l’été, mais auparavant, bien auparavant, il y avait une autre sorte d’iris, de petits iris d’à peine 15 cm de hauteur. 

Petits bulbes d'iris reticulé, beige jaune, avec allumette pour comparaison
Bulbes d’iris réticulé. Photo: http://www.avonbulbs.co.uk

Contrairement aux grands iris, qui poussent à partir de racines fibreuses ou de rhizomes, ces petits iris du printemps sont de plantes à bulbe. Leurs petits bulbes en forme de goutte sont couverts de ce qui ressemble à un filet: la réticulation, d’où le nom iris réticulé. Ils forment un sous-genre à l’intérieur du genre Iris de la famille des Iridacées: les Hermodactyloides.

Une autre caractéristique curieuse des iris réticulés est leurs feuilles rigidement dressées à quatre angles: oui, carrés en coupe transversale! Elles sont portées deux à quatre feuilles par bulbe.

On plante les bulbes d’iris réticulé à l’automne, entre septembre et l’arrivée définitive de l’hiver, et ils fleurissent tôt au printemps, même à la fin de l’hiver sous les climats les plus doux. Je ne peux pas vous donner de date plus précise, car tout dépend de l’hiver dans votre région, mais ces petits iris sont toujours parmi les premières fleurs du printemps. D’ailleurs, quand ils fleurissent, il y a souvent encore de la neige dans les parages! 

Beaucoup de choix

Iris reticulata mixed colors: blue, purple and yellow
Un mélange de différents iris réticulés. Photo: highcountrygardens.com.

Il y a des dizaines de variétés d’iris réticulés, mais le choix en magasin n’est pas toujours très complet. Toutefois, une bonne jardinerie devrait avoir aux moins 1 ou 2 variétés, mais souvent ils sont absents des supermarchés et grandes surfaces. Par contre, dans les catalogues de vente par correspondance, le choix est beaucoup plus vaste.

Il y a trois groupes de petits iris à bulbes: les «bleus», les «jaunes» et les «hybrides bleu et jaune».

Iris bleus

Iris reticulata sauvage à fleur violette marquée de jaune et de blanc.
Iris reticulata sauvage en Iran. Notez la feuilles quadrangulaire, encore très courte. Photo: http://www.reticulatas.com

Le groupe des bleus comprend surtout deux espèces qui se ressemblent beaucoup: l’iris réticulé (Iris reticulata), le plus commun, et l’iris histrioïdes (I. histrioides). Leur caractéristique principale est de faire des fleurs étonnamment grosses pour une si petite plante. Pour vous donner une idée, la plante ne mesure pas plus que 15 cm à la floraison alors que les fleurs mesurent 10 cm de diamètre! Les fleurs sont aussi très parfumées, mais il faut se pencher considérablement pour les sentir.

Les iris bleus se vendent dans toute la gamme des teintes de bleu et de pourpre, avec aussi quelques variétés à fleurs blanches. En plus de leur couleur de base, les fleurs sont toujours marquées de jaune et de blanc. Avec le temps, le nombre de bulbes augmente et le nombre de fleurs aussi. Ces iris conviennent aux zones de rusticité 4 à 9. 

Parmi les cultivars, on trouve:

I. reticulata ‘Alba’: blanc, accents orange. 

I. reticulata ‘Alida’: bleu marqué de jaune.

Iris reticulata ‘Cantab’, nombreuses fleurs, bleu moyen avec des marques jaunes et blanches.
Iris reticulata ‘Cantab’Photo: the-fruitful-potager.myshopify.com

I. reticulata ‘Cantab’: bleu centaurée, accents orange. 

I. reticulata ‘Harmony’: bleu roi, accents jaunes. Variété populaire aux résultats éprouvés. 

I. reticulata ‘J.S. Dijt’: rouge pourpré foncé, accents jaunes. Autre variété très populaire. 

I. reticulata ‘Joyce’ ̈: bleu ciel foncé, accents jaunes.

Iris reticulata Natascha, nombreuses fleurs, bleu pâle, presque blanc, avec une marque orange.
Iris reticulata ‘Natascha’. Photo: http://www.jparkers.co.uk

I. reticulata ‘Natascha’: bleu très clair, presque blanc. Joli et original! 

I. reticulata ‘Pauline’: violet rosé foncé, accents blancs. 

I. reticulata ‘Springtime’(‘SpringTime’): étendard bleu pâle, limbe bleu violet foncé. 

Iris histrioides ‘Geoge’, nombreuses fleurs, violet foncé avec une marque jaune.
Iris histrioides ‘George’. Photo: http://www.jparkers.co.uk

I. histrioides ‘George’: variété naine de seulement 10 cm de hauteur. Violet foncé velouté. 

I. histrioides ‘Frank Elder’: blanc à bleu pâle, marques jaunes et vertes. 

I. histrioides ‘Lady Beatrix Stanley’: bleu velouté moyen à foncé, marque jaune et blanc. 

I. histrioides ‘Major’: plus grand que les autres (20 cm), fleur bleu foncé marquée de blanc. 

Iris jaunes

Iris danfordiae, fleur jaune soufre unique avec des marques vert foncé..
Iris danfordiae. Photo: prairiebreak.blogspot.com

Chez les iris jaunes, il n’y a qu’une seule espèce couramment disponible, l’iris de Danford (I. danfordiae). Sa fleur est un peu plus petite que les autres, la plante aussi (elle ne mesure que 10 à 12 cm de hauteur) et la floraison est très précoce, avant les autres petits iris. Aussi, les feuilles apparaissent après la floraison (chez les iris bleus, les feuilles se pointent pendant la floraison). Les fleurs sont de couleur jaune soufre avec des taches plus foncées sur le limbe. 

L’iris de Danford a tendance à fleurir une seule fois, puis à se diviser en plusieurs caïeux qui ne fleurissent qu’après plusieurs années. Un truc qui peut aider à pérenniser sa floraison est de le planter plus profondément que l’iris réticulé classique, soit à environ 15 cm de profondeur. Comme pour la tulipe, une plantation profonde aide à prévenir la prolifération des caïeux et à permettre au bulbe principal de se refaire. Zones 4 à 9. 

D’autres iris jaunes, comme I. winogradowii, sont rarement offerts dans le commerce, mais ont servi en hybridation.

Les hybrides bleus et jaunes

Enfin, il y a une nouvelle catégorie de petits iris qui commencent tout juste à pénétrer le marché: les hybrides entre les jaunes et les bleus. Cela donne des colorations uniques combinant le bleu, le jaune et d’autres teintes. 

Iris Katharine Hodgkin de nombreuses fleurs, bleu pâle, rayures bleues, taches bleu foncé sur la marque jaune.
Iris × ‘Katharine Hodgkin’. Photo: http://www.about-garden.com

I. × ‘Katharine Hodgkin’: Cet iris est probablement le meilleur de tous les iris à bulbes. Sa floraison augmente rapidement avec les années: une plantation de 10 bulbes peut donner, en 3 ou 4 ans, une masse de plus de 100 fleurs! Les fleurs sont bleu pâle avec beaucoup de jaune, donnant un effet presque turquoise! Très, très facile à cultiver. Zones 4 à 9.

Iris Katherine's Gold, jaune citron pâle, lèvre jaune plus foncé avec des taches et des rayures vert pâle.
Iris × ‘Katherine’s Gold’. Photo: http://www.jparkers.co.uk

I. × ‘Katherine’s Gold’: Une mutation de ‘Katharine Hodgkin’, mais aux fleurs jaune très pâle rehaussées de bleu. Zones 4 à 9.

Les hybrides canadiens

L’hybrideur torontois Alan McMurtrie travaille depuis plus de 30 ans sur l’hybridation des iris réticulés et a créé d’hybrides phénoménaux, souvent de couleur inédite. Toutefois, leur rusticité semble moindre que les autres petits iris: ils conviennent surtout aux zones de rusticité 5 à 9. Il faut leur offrir un bon paillis si vous les cultivez en zone 4.

Eye Catcher Iris, blanc avec bande et taches bleu cobalt, marque jaune
I. × ‘Eye Catcher’. Photo: http://www.whiteflowerfarm.com

I. × ‘Eye Catcher’: Blanc, bleu cobalt et jaune.

I. × ‘Happiness’: Jaune vif rehaussé de vert et picoté de vert.

Mars Landing iris, fleur brun chocolat avec grande marque jaune tachetée de brun
Iris × ‘Mars Landing’. Photo: @jackwallington

I. × ‘Mars Landing’: Marron foncé rehaussé de jaune.

I. × ‘North Star’: Jaune beurre et blanc crème rehaussé de taches bleu-vert.

I. × ‘On Cloud Nine’: Fleurs blanches picotées de bleu ciel, striure centrale jaune.

Iris lueur orange, jaune orange vif avec pa brun foncé
Iris × ‘Orange Glow’. Photo: mailorder.phoenixperennials.com

I. × ‘Orange Glow’: Orange et jaune avec une ligne noire.

I. × ‘Scent Sational’: Bleu violet foncé avec marques jaune et blanc. Très parfumé. 

I. × ‘Sea Breeze’: Bleu roi, blanc et jaune. 

Iris Splish Splash. Fleur pourpre et blanc avec marque jaune et taches pourpres foncées
Iris × ‘Splish Splash’. Photo: mailorder.phoenixperennials.com

I. × ‘Splish Splash’: Bleu roi strié jaune et fortement marqué de taches blanches.

I. × ‘Spot On’: Fleur pourpre riche aux sépales marqués de blanc.

I. × ‘White Caucasus’: Fleur blanche à bande jaune. Considéré le meilleur des iris réticulés blancs.

Les lecteurs canadiens trouveront surtout les hybrides canadiens chez Phoenix Perennials. En Europe, essayez J. Parker’s Bulbs.

Ne pas se tromper d’iris!

Iris de Hollande en mélange: Jaune orange, marrow, violet, pourpre
Jolis, oui, mais les iris de Hollande ne sont pas très rustiques. Photo: http://www.veseys.com

Attention! Il y a un autre iris à bulbe qui est vendu à l’automne: l’iris de Hollande (I. × hollandica). Ce bulbe est toutefois moins résistant aux hivers froids, étant surtout adaptés aux zones de rusticité 6 à 9. Les jardiniers européens peuvent les cultiver sans trop de difficulté, mais au Canada, au climat nettement plus froid, ils sont difficiles à réussir. 

Parfois, certains iris de Hollande réussissent à fleurir malgré le froid, mais alors, ne reviennent pas les années subséquentes. Je suis toujours étonné de voir les magasins de ma région (Québec) en vendre: il me semble qu’offrir des bulbes à plantation d’automnale qui ne résistent pas à l’hiver n’est pas un service à rendre à leurs clients. À moins, bien sûr, de les vendre exclusivement pour le forçage à l’intérieur, car ils sont faciles à forcer.

Comment distinguer entre les iris réticulés et les iris hollandais? D’abord, habituellement on indique «iris réticulé» et «iris de Hollande» sur l’emballage. Mais aussi, rappelez que les iris rustiques sont petits (environ 15 cm de hauteur) alors que les iris non rustiques sont grands (50 cm et plus). Ce détail est toujours clairement imprimé sur l’emballage. 

Plantation et entretien des iris réticulés

Main plein de bulbs d'Iris réticulé, beige, en forme de goutte
Les iris réticulés sont très faciles à planter. Photo: http://www.jparkers.co.uk

Rien de plus facile que de planter des bulbes d’iris réticulés. Dans un emplacement au sol bien drainé et qui est au soleil au printemps (les petits iris seront en dormance l’été et ne seront pas dérangés par l’ombre estivale), creusez un trou de 10 à 12 cm de profondeur. Saupoudrez le fond de mycorhizes (champignons bénéfiques) et placez-y les bulbes à environ 12 à 15 cm d’espacement, côté pointu vers le haut. Fermez le trou et arrosez. 

Il n’y a pas à craindre que les animaux comme les écureuils ne les déterrent: ils n’aiment pas les bulbes d’iris!

Iris reticulé, fleur fanée, longues feuilles vertes
Les feuilles s’allongent beaucoup à la fin de la floraison. Photo: http://www.netpsplantfinder.com

Il n’y a rien de très spécial à faire lors de la floraison. Après, vous aurez la surprise de voir les feuilles étroites, courtes ou absentes durant la floraison, se lever à 25 à 35 cm de hauteur. Elles disparaissent après quelques semaines, car le bulbe entre en dormance pour l’été. Si vous avez à déplacer ou à diviser les bulbes d’iris, c’est le bon moment.

Pendant l’été, n’arrosez pas trop le secteur: ce bulbe préfère passer son été au sec!

Forçage

Potée d’Iris reticulata ‘J.S. Dijt’. Photo: http://www.jparkers.co.uk

Les iris réticulés sont faciles à forcer (cultiver en pot à l’intérieur). Pour en savoir plus sur le sujet, lisez Forcer des bulbes pour un printemps hâtif.


Des fleurs spectaculaires contre si peu d’efforts et si peu d’argent? Ne vous gênez pas pour planter ces petits iris en grande quantité!

Pour faire refleurir le poinsettia

Par défaut

Si vous voulez que votre poinsettia ressemble à celui-ci, il sera bientôt temps d’y voir. Photo: gpnmag.com

Le poinsettia ou étoile de Noël (Euphorbia pulcherrima) que vous avez acheté à Noël l’an dernier est probablement maintenant un petit arbuste vert… et restera un petit arbuste vert si vous ne faites rien.

Poinsettia typique au mois de septembre: aucune soupçon de fleur! Photo: littlebackyardworld.wordpress.com

Il faut savoir que le poinsettia est une plante à jours courts, c’est-à-dire qu’elle ne fleurit que lorsqu’il y a moins de 12 heures dans la journée (ou plutôt plus que 12 heures la nuit). Donc l’initialisation de la floraison débute tout naturellement à partir d’environ le solstice d’automne (le 22 septembre cette année dans l’hémisphère nord)… et la floraison — de belles bractées rouges, roses, blanches, etc. en forme d’étoile — commence habituellement environ 2 mois plus tard, bien à temps pour Noël.

Il faut plus de 12 heures de noirceur par jour pour faire fleurir le poinsettia. Ill.: pngfind.com, montage: jardinierparesseux.com

Tout cela paraît merveilleux: les jours raccourcissent naturellement, donc le poinsettia aussi devrait fleurir naturellement. Et c’est le cas des poinsettias cultivés en pleine terre dans le Sud (mais seulement dans le Sud: c’est un arbuste très frileux qui ne tolère aucun gel!). Mais dans nos maisons, l’automne arrive, les jours raccourcissent, les semaines passent… mais le poinsettia ne fleurit pas. Que se passe-t-il?

Le problème est que nous éclairons nos maisons en soirée, prolongeant artificiellement la durée de l’éclairage, alors que la plante exige le contraire: pas de lumière après la fin de l’après-midi. Même un seul filet de lumière au mauvais moment et la floraison est ratée.

Heureusement, il y a une façon de régler ce conflit.

Chambre à part

Placer le poinsettia dans une pièce qui n’est jamais éclairée le soir provoquera une floraison à temps pour Noël. Ill.: baby.dizih.com & pnghut.com

Placez le poinsettia dans une pièce qui ne sert pas le soir, mais qui est ensoleillée le jour: une chambre d’invité, par exemple. Maintenant, enlevez toutes les ampoules dans la pièce et placez le poinsettia devant la fenêtre. Sans ampoules, même si vous entrez dans la pièce en soirée en essayant d’ouvrir la lumière par accident, vous ne pourriez pas. Ainsi, le poinsettia recevra nécessairement des jours courts et alors, fleurira à Noël.

Ne craignez pas que le clair de lune reçu par la plante ne vienne dérégler la floraison. La lune ne produit pas un éclairage assez intense pour l’affecter.

Une barrière à la lumière

Un écran ou même des plantes peuvent fournir une barrière contre l’éclairage nocturne indésirable. Ill.: amazon.ca, http://www.clipartkey.com & http://www.uihere.com

Vous n’avez pas de pièce qui ne sert pas le soir? Placez alors votre poinsettia près d’une fenêtre ensoleillée dans une pièce «habitée» et érigez un écran quelconque devant lui, ou même une ou deux grosses plantes. Ainsi la lumière nocturne ne pourrait pas l’atteindre.

Notez que, une fois que les feuilles centrales commencent à prendre leur couleur de Noël (rouge, rose, blanc, etc.), et ce, même un peu, il n’est plus nécessaire de continuer avec le traitement aux jours courts. Le travail est fait! Vous pouvez remettre les ampoules dans vos lampes ou retirer l’écran. La floraison continuera à progresser jusqu’à son plein épanouissement.

Entretien d’un poinsettia

Hormis le traitement aux jours courts, poursuivez les soins que vous donnez habituellement à votre poinsettia, en vous rappelant surtout d’arroser lorsque le sol est sec au toucher. Il n’y aura pas besoin de températures spéciales ou d’humidité très élevée… et ne taillez certainement pas votre poinsettia à l’automne: vous supprimerez alors les futures tiges florales!

Joyeux Noël en avance!🎄

N.D.L.R. Adapté d’un billet originalement publié le 21 septembre 2015 

C’est à l’automne qu’on plante les bulbes!

Par défaut

L’automne est dans l’air et cela signifie que c’est la saison des chrysanthèmes, des citrouilles, des pommes… et de la plantation de bulbes à floraison printanière! Investissez une heure ou deux cet automne dans la plantation de bulbes pour profiter de semaines de fleurs colorées au printemps prochain.

💡 Conseil pratique: Les bulbes d’automne à fleurs contiennent une réserve énergétique importante. À l’intérieur de chaque bulbe se trouve une réserve d’hydrates de carbone qui aide à alimenter le développement des racines, des pousses, des feuilles et des fleurs, et ce, pratiquement malgré les conditions. Ainsi, les bulbes à fleurs n’ont pas à attendre des conditions météorologiques parfaites ou des conditions de sol idéales. La nature les a déjà équipés avec tout ce dont ils ont besoin pour prospérer.

Voici pourquoi les bulbes d’automne sont si faciles et gratifiants à cultiver!

Faciles à cultiver

Les bulbes à fleurs sont incroyablement faciles à planter. Creusez un trou et laissez le bulbe y tomber, tout simplement. Même si le bulbe est à l’envers, il poussera parfaitement!

💡 Conseil pratique: lors de la plantation de bulbes, suivez simplement la «règle de trois»: plantez-les à une profondeur égale à 3 fois la hauteur du bulbe et un espacement égal 3 fois son diamètre.

La plupart des bulbes ne sont pas très exigeants quant à l’endroit où ils sont plantés. Ils fleuriront parfaitement dans une plate-bande, mais aussi sous des arbres et des arbustes, dans un bois, dans un pré fleuri, même dans une pelouse. On peut également les cultiver en pot, du moins, tant que la terre ne gèle pas solidement.*

*Dans les régions très froides, il faut rentrer les jardinières de bulbes dans un garage ou autre endroit froid, mais à l’abri du gel, pour l’hiver.

La plantation de bulbes à fleurs ne nécessite aucune connaissance ou expérience particulière. Plantez simplement les bulbes cet automne et laissez-les faire le reste du travail. Lorsque le printemps arrive, vos bulbes commenceront à fleurir avant toute autre plante dans votre jardin.

💡 Conseil pratique: un sol détrempé peut mener à la pourriture des bulbes à fleurs et les tulipes sont particulièrement sensibles à l’excès d’humidité. Pensez alors à planter les tulipes dans votre potager! Les fleurs auront fini de fleurir avant qu’il ne soit temps de planter des tomates. Et les fleurs sont comestibles, donc vous pouvez les considérer comme des légumes. Faites juste attention à ne pas donner un coup de pelle aux bulbes lors de la plantation de vos légumes!

Les bulbes sont généreux

Les jonquilles sont des bulbes très pérennes et se naturalisent bien.

Rien ne dit «printemps» comme un champ de narcisses jaunes ou un parterre de fleurs rempli de tulipes colorées. Les bulbes plantés à l’automne ont une puissance florale étonnante pour leur taille. Ils sont également peu coûteux et il est étonnamment facile de créer un impact important avec une poignée de bulbes.

Certaines variétés, telles que les narcisses, les muscaris, les perce-neiges, les gloires des neiges et les scilles, sont parfaitement pérennes et fiables. Une fois établis, ils fleuriront pendant des générations et pourront se multiplier pour couvrir de grandes surfaces de leurs fleurs joyeuses. D’autres, y compris les tulipes et les jacinthes, sont moins durables et sont souvent traitées comme des annuelles, ce qui vous permet d’expérimenter de nouvelles combinaisons de couleurs chaque année.

💡 Conseil pratique: Différentes variétés de narcisses fleurissent à différents moments au printemps. Il en va de même pour les tulipes et les alliums. Lorsque vous achetez des bulbes, vérifiez leur période de floraison afin de pouvoir profiter d’une longue saison de fleurs.

Les bulbes sont fiables

Aucun autre bulbe n’offre une gamme de couleurs et de formes aussi vaste que la tulipe. Celle-ci s’appelle ‘Dordogne’: c’est une tulipe tardive simple.

Chaque type de bulbe fleurit à un moment particulier de l’année et a son propre moment de plantation. On plante les bulbes à floraison estivale — glaïeuls, dahlias, bégonias tubéreux, etc. — au printemps, par exemple. Les bulbes à floraison printanière, par contre, tels que les tulipes, les narcisses et les alliums, doivent être plantés à l’automne pour assurer une floraison au printemps suivant. Choisissez un emplacement de plantation avec un sol bien drainé qui reçoit au moins une demi-journée de soleil.

La plantation peut commencer dès septembre et se poursuivre jusqu’au début décembre dans les climats doux. Pour de meilleurs résultats, placez vos bulbes en terre au moins 3 semaines avant que le sol ne commence à geler. Une fois plantés, les bulbes développeront rapidement des racines, puis s’endormiront jusqu’au printemps.

💡 Conseil pratique: dans la plupart des régions, le meilleur moment pour planter des bulbes à floraison printanière est de la mi-septembre à la mi-novembre. Ne vous inquiétez pas si vous êtes en retard. Assurez-vous simplement de les mettre dans le sol avant que le sol ne gèle (climats froids) ou la mi-décembre (climat doux).

Les bulbes offrent beaucoup de choix

Les bulbes à floraison printanière sont appréciés dans le monde entier pour leurs couleurs vives et leur capacité à tolérer le froid printanier. Les bulbes les plus précoces, comme les perce-neiges et les crocus, commencent déjà à fleurir au moment où la neige fond. D’autres les succèderont rapidement, produisant vague après vague de couleur, et ce, alors que la plupart des autres plantes sont encore endormies ou à peine réveillées.

💡 Conseil pratique: Lors de la sélection des bulbes, assurez-vous d’inclure des fleurs hâtives, mi-saison et tardives. De cette façon, vous aurez toujours des fleurs fraîches pendant tout le printemps. 

Parmi les bulbes à floraison printanière qu’on plante à l’automne, il y a:

Bulbes adaptés aux hivers froids (zones de rusticité 3 à 7)

  • Ails ornementaux ou alliums (Allium spp.)
  • Anémones des bois (Anemone nemorosa)
  • Anémones grecques (Anemone blanda)
  • Crocus (Crocus spp.)
  • Gloire de la neige (Chionodoxa spp.)
  • Iris réticulés (Iris reticulata)
  • Muscaris ou jacinthes à grappe (Muscari spp.)
  • Narcisses ou jonquilles (Narcissus spp.)
  • Perce-neiges (Galanthus spp.)
  • Scilles (Scilla spp.)
  • Tulipes (Tulipa spp.)

Bulbes adaptés aux hivers moyennement froids (zones de rusticité 5 à 8)

  • Fritillaires (Fritillaria spp.)
  • Jacinthes (Hyacinthus spp.)
  • Jacinthes des bois (Hyacinthoides spp.)

Bulbes adaptés aux hivers doux (zones de rusticité 7 à 10)

  • Anémones couronnées (Anemone coronaria)
  • Iris hollandais (Iris × hollandica)

Bulbes adaptés aux hivers très doux (zones de rusticité 8 à 10)

  • Renoncules (Ranunculus asiaticus)

💡Conseil pratique: Dans les régions aux hivers très doux (zones de rusticité 9 et 10), la plupart de ces bulbes ne fleuriront pas correctement à moins qu’ils ne soient préréfrigérés à 4–7 °C pendant au moins 10 à 14 semaines. Commencez à les refroidir dès que vous les recevez à l’automne. Une fois le refroidissement terminé, plantez-les au jardin ou dans des jardinières en plein air.

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Les bulbes d’automne à fleurs donnent toujours satisfaction et encouragent toujours les jardiniers débutants avec leur floraison spectaculaire contre si peu d’efforts. Choisissez simplement les couleurs, les formes et les combinaisons que vous aimez, plantez les bulbes dans le sol… et attendez avec impatience les mois de belles couleurs que vous aurez au printemps prochains!

Informations et photos fournies par le National Garden Bureau.