Quand les feuilles du pothos se découpent

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Feuilles adultes, grandes et fendues, sur mon pothos bleu. Photo: jardinierparesseux.com

Devrais-je emmener mon pothos bleu (Epipremnum pinnatum ‘Cebu Blue’) dans un bar pour fêter ça? Oui, il vient d’atteindre l’âge adulte… après environ 20 ans de soins, comme pour un être humain, quoi!

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Pothos bleu immature (Epipremnum pinnatum ‘Cebu Blue’). Photo: stayathomeplantmom, pinterest.com

Comme beaucoup d’aracées (dont l’exemple le plus frappant est sans doute le monstera [Monstera deliciosa]), le pothos a, dans sa forme juvénile, des feuilles plus petites et entières, d’environ 7 cm de longueur dans son cas, et de minces tiges. Ensuite, si les conditions sont favorables, les feuilles deviennent de plus en plus grandes et les tiges de plus en plus épaisses.

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La forme adulte du pothos bleu est si différente de la forme juvénile que vous l’auriez sûrement pris pour une plante totalement différente! Photo: kensnursery.com

À un certain moment, la plante atteint «l’âge adulte» et la feuille, auparavant entière, devient énorme (jusqu’à 60 cm de long) et commence à se fendre pour finalement devenir pennée, ressemblant alors à une fronde de palmier. La tige devient aussi très épaisse. Un pothos mature peut même fleurir, bien que les fleurs ne soient pas, me dit-on, très excitantes.

L’histoire de mon pothos

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Les feuilles de la plante mère mesurent de 5 à 9 cm de longueur. La feuille la plus longue du bébé, qui est aussi la plus découpée, mesure 33 cm de longueur. Photo: jardinierparesseux.com

J’ai deux pothos bleus chez moi. L’original, maman du deuxième, est encore juvénile, avec de toutes petites feuilles et des tiges ultraminces. Je l’ai acheté il y a environ 20 ans et il est plus long qu’à l’origine, mais autrement, il n’a pas beaucoup changé. Mais son «bébé» est maintenant beaucoup plus grand que lui, avec des feuilles nettement plus grandes qui sont maintenant fendues d’un côté. Pourquoi cette différence?

Cela est dû à la façon dont je les ai cultivés.

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Voici «Maman», aux longues tiges retombantes. Les feuilles n’ont pas grandi en 20 ans. Photo: jardinierparesseux.com.

Ma plante d’origine («maman») est cultivée dans un pot mural d’où ses tiges retombent en pluie, mais retomber n’est pas propice à la maturation chez le pothos. Elle n’a donc que de toutes petites feuilles. C’est exactement ce que fait cette liane tropicale asiatique dans la nature lorsqu’elle perd son emprise sur le tronc d’arbre sur lequel elle grimpait. Quand la tige commence à retomber, les feuilles deviennent de plus en plus petites à mesure que la tige descend et la tige aussi devient mince comme un filet. Éventuellement, elle continue de s’allonger, mais ne produit plus de feuilles.

Quand ma plante commence à produire des tiges dénudées, je les coupe pour l’encourager à produire plus de feuillage: des tiges nues pendantes ne sont pas attrayantes. Dans la jungle, cependant, la tige alors nue continue de s’allonger, retombant parfois sur 30 m, pour atteindre éventuellement le sol. Alors, elle se met à ramper, toujours sans feuille, jusqu’à ce que, dans sa pérégrination, elle rencontre un nouveau tronc. Elle commence alors à monter sur le tronc dressé grâce à ses racines aériennes et alors son comportement change : elle se met de nouveau à produire des feuilles ainsi qu’une tige plus épaisse. À mesure que la tige monte et commence à atteindre un peu plus de soleil, les feuilles deviennent de plus en plus grandes et. finalement, vers le sommet de l’arbre, la plante atteint l’âge adulte et de nouvelles feuilles matures, géantes et découpées, se forment.

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Le mur vert dans ma salle de bain. Photo: jardinierparesseux.com

Mon pothos mature pousse effectivement vers le haut… sur mon mur végétal. Prendre de la hauteur est propice à l’agrandissement des feuilles, donc ses feuilles sont plus grandes que celles de la maman suspendue. Toujours assez rapidement, pour une plante du moins, il arrive au sommet du mur (qui ne mesure que 2 m de hauteur, et non pas les 30 m que la plante peut atteindre dans une jungle!), alors je lui coupe la tête et la replante à la base du mur. Il ne fait ni une ni deux et se remet à grimper… et les feuilles continuent à s’agrandir.

En fait, je viens tout juste d’arracher ma tige aux feuilles découpées, car elle avait justement atteint le haut du mur — et j’en avais aussi besoin pour la photo! –, et je vais l’installer de nouveau au pied du mur. Je suis sûr que les feuilles continueront leur progression, s’agrandissant et se fendant davantage lors de la prochaine montée.

Votre pothos

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Pothos doré (Epipremnum aureum) tel qu’on le voit dans la plupart des demeures. http://www.alphaplantes.com

Le pothos le plus courant dans les maisons n’est pas le pothos bleu que je décris ici, mais plutôt le pothos doré ou lierre du diable (Epipremnum aureum, syn. Scindapsus aureus), aux feuilles en forme de cœur éclaboussées de jaune ou, dans le cas de certains clones, de blanc. Mais il finira également par devenir une liane géante avec de grandes feuilles fendues si vous le laissez pousser vers le haut, par exemple sur un tuteur recouvert de mousse dans lequel il peut s’enraciner. Quand il dépasse le sommet de votre tuteur, coupez la tête et bouturez-la, puis replantez-la à la base du tuteur afin qu’elle puisse recommencer sa montée. Vous verrez ainsi la tige s’épaissir et les feuilles grossir et même se fendre.

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Pothos doré mature avec ses grandes feuilles cordiformes légèrement fendues. Photo: Daderot, Wikimedia Commons

La plupart des gens cultivent leur pothos doré dans un panier suspendu duquel les tiges ne pourront que retomber et alors il restera toujours au stade juvénile. Mais si vous faites grimper le vôtre, vous le verrez — lentement, mais sûrement — devenir adulte.

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Pothos doré devenant géant sur un tuteur. Photo: http://www.morningdewtropical.com

Je pense que vous serez assez fier de votre petit pothos quand il atteindra sa  maturité, n’est-ce pas?

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Ensachez les plantes d’intérieur fragiles pour l’hiver

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Si l’air de votre maison est trop sec, gardez vos plantes dans des sacs de plastique transparents. Ill .: Claire Tourigny, du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

La plupart des plantes d’intérieur s’adaptent assez bien aux conditions de nos maisons, sinon nous ne les cultiverions pas comme plantes d’intérieur, n’est-ce pas? Mais quelques-unes ont du mal à tolérer les conditions hivernales de nos demeures. La faible luminosité est un problème majeur (l’hiver, les journées sont courtes et souvent nuageuses), mais vous pouvez au moins aider un peu vos plantes en les rapprochant d’une fenêtre ou en les plaçant sous un éclairage artificiel.

Pour plusieurs plantes, toutefois, le vrai problème est l’air trop sec.

Dans de nombreuses maisons, même maintenir une humidité relative aussi basse que 30% en hiver, équivalente de l’atmosphère super sèche du Sahara, est déjà un défi. Pourtant, la plupart des plantes préféreraient une humidité de 50% et plus. D’ailleurs, plus vous chauffez, plus l’humidité ambiante est basse, donc plus le climat local est froid, plus les plantes souffrent.

Encore une fois, il y a des choses que vous pouvez faire : installer un humidificateur, placer les plantes sur un plateau humidifiant ou tout simplement serrer les plantes les unes contre les autres, ce qui créera une atmosphère localisée plus humide. Ainsi, vous pourrez généralement parvenir à atteindre une humidité relative de près de 50% et la plupart des plantes profiteront de cet effort de votre part. Mais cela ne suffit pas pour toutes les plantes.

D’ailleurs, ne perdez pas votre temps à brumiser le feuillage de vos plantes en pensant que cela augmentera l’humidité ambiante. C’est certainement un des trucs de jardinage les plus inutiles jamais inventés, car le faire n’aide les plantes d’aucune façon.

Ces plantes qui aiment l’humidité

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La plupart des plantes aimeraient l’atmosphère moite d’une jungle, non pas l’air aride du désert trouvé dans la plupart des maisons. Photo: edu.glogster.com

Certaines plantes aiment l’air très humide : 70% ou plus. C’est trop moite pour les humains, cela crée de la condensation et c’est de toute façon très difficile à maintenir dans les zones ouvertes de la maison. Mais vous pouvez créer un « effet de serre » dans votre maison pour contenter vos plantes: un environnement fermé où l’humidité peut atteindre 90%, même plus.

La façon la plus facile d’y arriver est de déplacer les plantes sensibles à l’air sec dans un terrarium pour l’hiver. Si vous couvrez le terrarium partiellement ou en totalité, vous pouvez facilement maintenir un taux d’humidité très élevé. Cependant, de nombreuses plantes d’intérieur sont trop grandes pour la vie en terrarium. Mais ce que vous pouvez faire est de les sceller dans un sac en plastique transparent pour l’hiver.

Certes, cela n’aura pas l’air très élégant, mais si vous aimez vraiment la plante et que son apparence au printemps et en été vous plaît, est-ce si grave qu’elle passe quelques mois à l’intérieur d’un sac chaque hiver?

Tellement simple à faire

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Sceller votre plante dans un sac en plastique pour assurer une forte humidité est facile et donnera d’excellents résultats. Photo: jardinierparesseux.com

Voici ce qu’il faut faire, étape par étape.

  1. Trouvez un sac en plastique transparent de taille appropriée. Les sacs du nettoyeur (teinturier) conviennent parfaitement aux grandes plantes. Les sacs de poubelle transparents aussi.
  2. Préparez la plante pour son séjour en serre en supprimant toute feuille ou fleur morte ou mourante, sinon elles auront tendance à pourrir sous une humidité aussi élevée. Cela n’est pas nocif pour la plante en soi, mais est esthétiquement douteux.
  3. Arrosez la plante normalement, puis attendez deux ou trois jours: vous voulez que le terreau soit légèrement humide, pas détrempé.

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    Vous pouvez utiliser des piquets pour maintenir le sac au-dessus des feuilles si vous le souhaitez, mais cela n’est pas absolument nécessaire. Photo: bhg.com

  4. Placez la plante dans le sac.
  5. Fermez le sac avec une attache.
  6. Placez la plante dans un endroit bien éclairé, mais à l’abri du soleil direct, sinon la température dans le sac pourrait devenir trop intense.
  7. Ne vous inquiétez pas s’il y a un peu de condensation la nuit, mais s’il y en a au cours de la journée, ouvrez le sac pendant quelques heures pour laisser sortir le surplus d’humidité, puis refermez-le.

Les plantes scellées dans des sacs en plastique transparents n’auront probablement pas besoin d’être arrosées du tout pendant tout l’hiver. C’est vraiment une technique idéale pour les jardiniers paresseux!

Non, la plante n’étouffera pas!

Ne craignez pas que votre plante étouffe dans un sac en plastique scellé. Rappelez-vous que les plantes recyclent l’air qu’elles respirent, absorbant du dioxyde de carbone et produisant de l’oxygène pendant la journée, puis absorbant de l’oxygène et produisant du dioxyde de carbone la nuit.

L’humidité dans le sac atteindra un niveau très élevé, souvent proche de 100%! Laissez alors la plante dans sa propre serre personnelle aussi longtemps que vous chaufferez votre maison. Lorsque le taux d’humidité augmentera à nouveau au printemps et en été, retirez la plante du sac.

Quelles plantes préfèrent une forte humidité?

En fait, la plupart des plantes d’intérieur autres que les plantes succulentes* adoreraient passer l’hiver dans un sac en plastique, mais elles sont plus belles à découvert et une des raisons pour lesquelles vous cultivez des plantes d’intérieur est pour décorer votre demeure. Réservez donc le traitement aux plantes qui en ont réellement besoin!

* Les plantes succulentes, y compris la plupart des cactus, préfèrent en fait un air relativement sec et n’ont donc pas besoin de traitements spéciaux pour maintenir une certaine humidité relative.

Cependant, toute plante dont les feuilles ont tendance à se dessécher excessivement pendant l’hiver serait une excellent candidate pour l’ensachage.

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Calathéa en déclin à cause de l’air sec. Photo: http://www.houseplant411.com

Parmi les plantes qui ont beaucoup de difficulté à tolérer l’air sec de nos maisons pendant l’hiver, il y a les suivantes:

  • Alocasia de Sander (Alocasiasanderiana)
  • Bégonia rex (Begonia rex)
  • Calathéa (Calathea spp.)
  • Episcia (Episcia cvs)
  • Figuier rampant (Ficus pumila)
  • Fittonia (Fittonia argyroneura)
  • Fougères (nombreuses espèces)
  • Homalomena (Homalomena spp.)
  • Larmes de bébé (Soleirolia soleirolii)
  • Médinilla (Medinilla magnifica)
  • Népenthès (Nepenthes spp.)
  • Nertère (Nertera granadensis)
  • Orchidées (certaines espèces)
  • Papyrus d’appartement (Cyperus alternifolius)
  • Plante prieuse (Maranta leuconeura)
  • Sélaginelle (Selaginella spp.)
  • Sensitive (Biophytum sensitivum)
  • Sinningia miniature (Sinningia pusilla et autres)
  • Vigne bégonia (Cissus discolor)

Croissance faible sur une annuelle hivernée à l’intérieur

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Cuphea souffrant d’étiolement. Photo: Rachel Bernier

Question : J’ai «hiverné» un Cuphea Vermillionaire dans ma maison, car une amie avait déjà réussi et, au printemps, elle l’avait retourné dehors. Mais je trouve sa croissance faible et pâlotte, même s’il est placé au soleil. Devrais-je le couper régulièrement afin de lui donner de la force au niveau des tiges?

Rachel Bernier

Réponse : D’après l’apparence de votre plante, elle manque tout simplement de lumière, ce qui explique son étiolement (croissance faible et pâle). Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire pour cela pendant l’automne et l’hiver que de lui donner le meilleur éclairage possible et de rabattre les tiges quand elles sont trop allongées. C’est que, à cause des jours courts et du temps gris souvent persistant, l’éclairage hivernal n’est jamais très intense. C’est une situation assez typique pour une annuelle hivernée à l’intérieur.

Quand les jours rallongeront suffisamment, en mars/avril, son comportement changera. Ses nouvelles tiges seront plus courtes et son feuillage deviendra vert plus foncé. D’ailleurs, il pourrait même recommencer à fleurir dans la maison.

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Votre cuphea Vermillionaire changera complètement d’apparence une fois qu’il sera au plein soleil dans votre jardin. Photo: http://www.provenwinners.com

Cela dit, c’est surtout quand il sera de nouveau en plein air et au plein soleil que votre cuphea reprendra véritablement sa forme normale et sa floraison abondante, floraison qui continuera pendant tout l’été.

Un p’tit tour pour les plantes d’intérieur

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Les plantes d’intérieur tendent à pencher vers la source de lumière. Ill.: weibo.com & jardinierparesseux.com

Pour maintenir une belle symétrie chez une plante, celle-ci doit recevoir de la lumière de tous les côtés… ce qui n’est habituellement pas le cas chez les plantes d’intérieur qui reçoivent tout leur éclairage d’une seule direction, celle de la fenêtre la plus proche. Au contraire, dans ces conditions, la plante aura tout naturellement tendance à pencher vers cette unique source de lumière. Avec le temps, d’ailleurs, elle deviendra de plus en plus asymétrique, parfois au point qu’il faille des tuteurs pour la tenir debout.

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Quand la lumière vient de tous les côtés, la plante demeure bien symétrique. Ill.: gifer.com

Heureusement, ce problème est facile à régler. Il suffit de lui donner un petit quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre (le sens contraire fonctionnerait aussi bien… tant que vous êtes constant!) à chaque arrosage. Ainsi, vous lui donnerez exactement «l’éclairage de tous les côtés» dont elle a besoin et sa symétrie restera impeccable.

Il suffisait d’y penser!

Mythe horticole : on peut nourrir l’attrape-mouche au hamburger

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SVP, pas de hamburger pour l’attrape-mouche! Ill.: jardinierparesseux.com & pinterest.com

La dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula), une plante carnivore munie de petits pièges qui attrapent les insectes, est couramment vendue en jardinerie comme plante d’intérieur. Un mythe circule qui dit que, à défaut d’insectes pour la nourrir, on devait lui donner de petits morceaux de hamburger. Mais c’est bien un mythe!

Vidéo: lenspt, youtube.com

Le hamburger est trop gras et donnera une «indigestion» à la plante, menant possiblement à sa mort. Vous pouvez la nourrir avec une mouche ou un autre petit insecte (ou ne pas l’alimenter du tout), mais pas avec de la viande… ni avec de l’engrais, qui est toxique pour la dionée comme pour la plupart des plantes carnivores.

Sachez que même si votre dionée ne reçoit jamais de «nourriture vivante» de sa vie, elle pourra quand même très bien pousser.

Pas vraiment une plante d’intérieur

La dionée, même si elle se vend partout comme plante d’intérieur, est plutôt mal adaptée à nos maisons. Oui, on peut la maintenir pendant un certain temps, mais sa survie à long terme est loin d’être assurée.

Trucs pour bien réussir un attrape-mouche

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Dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula). Photo: H. Zell, Wikimedia Commons

Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici quelques conseils sur la culture de la dionée attrape-mouche :

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Enlevez le terrarium dans lequel la dionée est vendue. Photo: http://www.lowes.com

1. Après l’achat, enlevez le terrarium de plastique qui la recouvre; il sert à maintenir la plante en bon état pendant le transport, mais n’est pas utile pour la survie à long terme de la plante.

2. Comme la dionée ne tolère pas le calcaire présent dans les terreaux commerciaux et dans l’eau de robinet, il faut la cultiver dans de la mousse de sphaigne (elle y pousse normalement déjà à l’achat) et l’arroser à l’eau de pluie, à la neige fondue ou à l’eau distillée. L’eau prélevée du déshumidificateur peut aussi servir.

3. Placez le pot dans une soucoupe dans laquelle vous laisserez toujours au moins une mince couche d’eau, car il faut recréer des conditions équivalentes à celles de son marécage d’origine.

4. Il lui faut un maximum de soleil (elle peut aussi pousser sous une lampe fluorescente ou DEL) et une forte humidité ambiante.

5. L’été, la dionée sera beaucoup plus heureuse à l’extérieur au plein soleil qu’à l’intérieur, en autant qu’elle trempe toujours dans de l’eau. Elle ne craint pas du tout les chaleurs estivales.

6. L’hiver, la plante entre en dormance et perd une bonne partie de son feuillage. Il faut alors lui donner un emplacement froid (1 à 10 °C), tout en évitant qu’elle ne subisse plus qu’une touche de gel.

7. Sous un climat relativement doux (zones de rusticité 7 à 10), on peut la cultiver en pleine terre — ou, devrais-je dire, en plein marécage! – pourvu qu’on la recouvre de paillis s’il y a une période de gel prolongée.

Ma suggestion?

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Quand la plante meurt, mettez-la au compost, tout simplement. Ill.: jardinierparesseux.com

Pourquoi ne pas considérer la dionée comme une plante d’intérieur éphémère et jetable? Donnez-lui les meilleures conditions possible pendant les quelques mois que vous la cultiverez et encouragez les enfants du quartier à venir lui apporter de petits insectes à manger (les enfants, naturellement sadiques, vont adorer l’expérience!).

Mais ne pleurez pas quand votre dionée meurt: elle n’est pas faite pour vivre éternellement dans nos maisons.

Plantes d’intérieur pour jardiniers négligents

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Le crassula (Crassula ovata) est parmi les plantes d’intérieur qui peuvent tolérer beaucoup de négligence. Photo: amazon.com

Question: Ma mère âgée de 82 ans oublie de prendre soin de ses plantes d’intérieur, pourtant elle les adore. J’aimerais que vous lui suggériez quelques variétés de plantes qu’elle pourrait conserver malgré le manque de soins.

Carole Cloutier

Réponse: Il existe de nombreuses plantes d’intérieur qui peuvent tolérer des écarts dans leur entretien et notamment dans l’arrosage. Voici quelques plantes qui tolèrent la sécheresse sans nécessairement avoir besoin de beaucoup de lumière (un éclairage faible aussi constitue un problème dans la majorité des demeures).

  • Aglaonema (Aglaonema) ;
  • Aloès médicinal (Aloe vera);
  • Aspidistra ou plante en fer forgé (Aspidistra elatior);
  • Cactus gui (Rhipsalis);
  • Clivia (Clivia miniata);
  • Crassula (Crassula ovata);
  • Dieffenbachia (Dieffenbachia) ;
  • Dracéna ou dragonnier (Dracaena spp.);
  • Euphorbe candélabre (Euphorbia trigona);

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    La sansevière (Sansevieria trifasciata ‘Laurentii’) peut supporter des années de soins inégaux. Photo: http://www.quora.com

  • Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia);
  • Haworthia (Haworthia);
  • Hoya cireux (Hoya carnosa);
  • Palmier de Madagascar (Pachypodium lamer);
  • Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, syn. scandens oxycardium);
  • Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata);
  • Pothos (Epipremnum aureum);
  • Sansevière ou langue de belle-mère (Sansevieria trifasciata);
  • Yucca sans épine (Yucca elephantipes).

Le kentia

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Plante d’intérieur du mois de janvier

Le palmier kentia (Howea forsteriana) crée une atmosphère tropicale dans votre maison. Ce palmier à entretien minimal réussit même avec peu de lumière et sous une faible humidité, soit la situation prédominante dans nos demeures. Le kentia est également un ajout précieux au décor de votre maison: la lumière qui brille à travers ses magnifiques frondes est un spectacle à voir. Saviez-vous que Howea forsteriana purifie également l’air de votre demeure? C’est pour ces bonnes raisons que Bakker.com, le spécialiste européen des plantes d’intérieur, l’a choisi comme plante d’intérieur du mois de janvier!

Le kentia est une des espèces de palmiers les plus populaires et les plus robustes pour les maisons, les bureaux, les écoles ou les autres espaces publics et il est incroyablement facile à entretenir. Les frondes plumeuses vert foncé créent non seulement une ambiance tropicale, mais filtrent également l’air qui les entoure des polluants. C’est un excellent choix pour combler le trou vert que votre arbre de Noël laissera une fois la saison terminée.

Prendre soin du kentia20190117b www.bakker.com

  • Le kentia est l’un des rares palmiers à être relativement tolérant à un éclairage faible. Si les frondes deviennent vert clair ou jaunes, c’est que la plante reçoit trop de lumière. Si elle produit de nouvelles pousses pâles, c’est qu’elle n’en reçoit pas assez.
  • Ce palmier pousse mieux lorsque son terreau est toujours un peu humide, mais ne l’arrosez pas au point de le laisser tremper dans une soucoupe d’eau.
  • Le passer sous la douche ou le laisser dehors pendant une pluie légère rafraîchira la plante et préviendra les problèmes d’araignées rouges.
  • Coupez les frondes jaunes, vieilles ou fanées.
  • Le kentia aime la température ambiante de nos maisons. Toute température inférieure à 10 °C est trop froide.
  • Entre avril et septembre, fertilisez légèrement pour maintenir sa croissance. Comme le kentia ne pousse pas pendant l’hiver, aucun d’engrais n’est nécessaire à cette saison.

Origine du kentia

Nommé pour le village de Kentia sur l’île Lord Howe à l’est de l’Australie où il est endémique, le kentia pousse sous la canopée de grands arbres. C’est pourquoi il s’adapte si bien aux emplacements peu éclairés. À l’état sauvage, le palmier peut atteindre 18 mètres de hauteur et 6 mètres de largeur avec des frondes de 3 mètres de longueur. Il reste beaucoup plus petit sous les conditions de nos maisons.

Il est cultivé en Europe comme plante d’intérieur depuis les années 1870 et était la plante classique des décors huppés de la Belle Époque, où tout hôtel digne de ce nom avait son «court des palmiers» uniquement composé de pots de kentia.

Source: Cet article est une adaptation d’un communiqué de Mooiwatplantendoen.nl.