À chaque mois sa plante, avril 2020: la campanule

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La campanule respire la fraîcheur avec des fleurs pour la plupart bleues, violettes ou blanches. Son nom désigne la forme de ses fleurs, qui rappellent de petites cloches. Cela revient aussi dans son nom scientifique: campana signifie cloche en latin et Campanula en est le diminutif. Il en existe également des variétés aux fleurs en forme d’étoiles, comme l’étoile de Bethléem, ainsi que des variétés avec des fleurs tubulaires ou en forme de coupe. 

Origine

Voici une idée de la diversité dans les fleurs de campanule.

Le genre Campanula comprend plusieurs centaines d’espèces, la plupart originaires de régions tempérées de l’hémisphère Nord et des pays du bassin méditerranéen. Beaucoup de variétés qui sont habituellement cultivées dans le jardin ou sur le balcon peuvent servir de plantes d’intérieur temporaires pour le salon. Même à l’intérieur, leurs fleurs en forme de clochettes ou de petites étoiles restent belles pendant longtemps.

Assortiment de campanules

L’assortiment de campanules est très diversifié. Ce sont des plantes saisonnières proposées à la vente de la fin de l’hiver au début de l’automne. 

Diverses variétés de campanules sont populaires en tant que plantes d’intérieur.

Étoile de Bethléem (C. isophylla)

C’est notamment le cas de l’étoile de Bethléem (C. isophylla), aux fleurs étoilées en blanc et bleu. Avec ses tiges qui deviennent longues et retombantes, elle convient parfaitement en panier suspendu. C’est une des rares campanules qui n’est pas très résistante au froid et elle ne peut donc être cultivée en pleine terre que dans les régions au climat assez doux (zones de rusticité 8 à 10), comme dans le sud de la France. Habituellement, on la considère comme une plante éphémère, à mettre au compost après sa floraison, mais si vous avez accès à un emplacement où la température hivernale demeure entre 4 et 10 °C, peut-être un garage ou une pièce peu chauffée, il est possible de la conserver jusqu’au printemps suivant en la rabattant à l’automne et en lui fournissant du soleil et des arrosages réguliers.

Campanule des murailles (C. portenschlagiana). Photo: http://www.newplantsandflowers.com.

La campanule des murailles (C. portenschlagiana, anc. C. muralis) est dotée de fleurs plus petites en forme de clochettes. Cette variété est bien rustique (zones de rusticité 2 à 8) et, après son séjour à l’intérieur, elle peut être plantée dans le jardin où elle resplendira encore durant des années au printemps et en été. L’assortiment s’élargit sans cesse, entre autres avec les couleurs pourpre, blanc et lavande. 

Campanules de Hay Lodge (Campanula × haylodgensis) ‘Blue Wonder’ et ‘White Wonder’. Photo: http://www.nijolesgeliunamai.lt

La plus populaire des «campanules d’intérieur» est toutefois la campanule de Hay Lodge (C. × haylodgensis), croisement entre deux populaires plantes de rocaille, la campanule des Carpates (C. carpatica) et la campanule à feuilles de cochléaire (C. cochlearifolia), et produite pour la première fois à Hay Lodge en Écosse en 1885, d’où son nom. La campanule de Hay Lodge est une plante compacte formant un monticule dense parfois un peu rampant. Elle est généralement vendue recouverte de petites cloches bleues à blanches, le plus souvent doubles. Si vous retirez régulièrement les fleurs fanées, elle refleurira pendant une grande partie de l’été. Et sa résistance au froid est excellente (zones de rusticité 3 à 8), ce qui permet sa culture en plein air presque partout, que ce soit en bac, en rocaille ou en bordure. 

Que regarder lors de l’achat d’une campanule

  • Recherchez une plante bien proportionnée entre la taille de pot, la forme de la plante et sa hauteur.
  • La maturité est un facteur important. Recherchez une plante avec beaucoup de boutons floraux, mais peu de fleurs ouvertes, ce qui assure une longue floraison à venir. 
  • Évitez toute plante qui paraît le moindrement fanée. Les campanules récupèrent difficilement d’une exposition à la sécheresse. 

Conseil de soins

Il faut un bon éclairage, mais sans chaleur excessive. Photo: florafocus.wordpress.com
  • La campanule peut être placée dans la maison à un endroit ensoleillé ou semi-ombragé. Évitez toutefois les emplacements très chauds, comme un rebord de fenêtre côté sud en plein été. 
  • La plante ne doit jamais manquer d’eau. En période de floraison, elle en perd beaucoup par transpiration et il faut alors penser à arroser régulièrement, peut-être deux fois par semaine. 
  • Arrosez de préférence par la soucoupe afin que les feuilles et les fleurs ne soient pas mouillées. Ou immergez le pot dans un bol d’eau tiède pendant 5 à 15 minutes, ce qui permettra à la plante de boire à son goût. Ensuite, laissez la plante bien s’égoutter, car le terreau doit être humide, mais pas détrempé.
  • Pour que la plante fleurisse bien longtemps, retirez les fleurs fanées.
  • Fertilisez régulièrement avec un engrais tout usage soluble, peut-être aux deux arrosages, à un quart de la dose recommandée. Ainsi traitées, certaines variétés peuvent fleurir plusieurs fois par an. 
  • Après un séjour au salon, transplantez les campanules rustiques au jardin. 

Conseils pratiques pour la présentation

Un regroupment de campanules crée toujours un bel effet. Photo: florafocus.wordpress.com

Les magnifiques fleurs bleues, blanches ou violettes de la campanule permettent de réaliser des présentations attrayantes, avec des blocs ou des rangées de couleurs. 

Proposez les plantes dans des coupes ou jardinières décoratives, éventuellement avec d’autres plantes ayant besoin des mêmes soins. 

Enfin, n’oubliez pas d’utiliser la campanule pour une décoration de Pâques (le 12 avril 2020).

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Sauf mention contraire, photos de  www.maplantemonbonheur.fr.
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.

Combien d’années une orchidée peut-elle vivre?

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Ill.: clipart-library.com, montage: jardinierparesseux.com

Question: Combien d’années peut vivre une orchidée? J’en ai une depuis 13 ans qui m’a donné un bébé. Les deux fleurissent et sont très belles. En vieillissant, une orchidée peut-elle avoir besoin de soins spéciaux? Elle m’a été donnée au décès de mon mari et je ne veux pas la perdre.

Lise Lavertue

Réponse: Une orchidée n’a pas de durée de vie spécifique. Sous de bonnes conditions, elle peut vivre des décennies, même un siècle ou davantage. Et il n’y a pas d’entretien spécifique pour une orchidée plus âgée. Rempotez tout simplement au moins aux 3 ou 4 ans dans un terreau pour orchidées. (Lisez à cet effet Comment rempoter une orchidée.) Le rempotage dans un terreau frais agira comme une cure de jouvence pour l’orchidée.

Il y a sans doute des orchidées plus que centenaires à l’état sauvage, mais comme il n’y a personne pour noter leur progrès, nous ne le saurons jamais. 

Orchidée la plus vieille au monde: Grammatophyllum speciosum. Photo: straitstimes.com

Il existe toutefois au moins une orchidée cultivée qui a plus de 100 ans. Au Jardin botanique de Singapour, il y a un spécimen d’orchidée géante (Grammatophyllum speciosum), aussi appelée orchidée tigre, qui fut plantée en 1861, peu après la fondation du jardin, et qui a donc 159 ans. Elle pousse toujours au même endroit où elle fut plantée et mesure maintenant plus de 5 m de diamètre. 

Carte postale des années 1920 montrant l’orchidée géante… déjà de taille énorme. Photo: straitstimes.com

Il existe des photos datant de la fin du 19e siècle montrant l’orchidée à son emplacement actuel. 

La même orchidée vers les années 1970. Photo: A. Schuiteman, http://www.nationaalherbarium.nl

L’orchidée géante est indigène des jungles de Singapour et du Sud-Est asiatique où elle pousse en épiphyte, sur des roches ou au sol. C’est l’orchidée la plus haute du monde, mesurant jusqu’à 7,62 m de hauteur d’après le Livre Guinness des records, avec des pseudobulbes en forme de canne de jusqu’à 2,5 m de hauteur. Chaque pseudobulbe produit une hampe de jusqu’à 80 fleurs jaunes fortement tachetées de marron. Habituellement, l’orchidée géante ne fleurit qu’une fois aux 2 à 4 ans, mais alors, la floraison dure presque 2 mois. 

Fleur de Grammatophyllum speciosum. Photo: Jardin Boricua, flickr.com

À cause de sa taille énorme, l’orchidée géante est rarement cultivée chez les particuliers, mais on peut en trouver des spécimens dans plusieurs jardins botaniques à travers le monde, en plein air dans les pays tropicaux et en serre dans les pays tempérés.

Récupérer un anthurium dégarni

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Anthurium d’André (Anthurium andraeanum) qui devient dégarni à la base. Photo: Rachel Bernier

Question: J’ai un anthurium depuis maintenant 4 ans et il pousse et fleurit bien, mais il est devenu dégarni à la base de sa tige. Je sais que je devrais le rempoter, mais est-ce que je peux le faire en cachant une partie de la tige nue avec du terreau? 

Rachel Bernier

Anthurium d’André (Anthurium andraeanum). Photo: ma-petite-jardinerie.fr

Anthurium d’André

L’anthurium d’André (Anthurium andraeanum) est une plante d’intérieur populaire, capable de fleurir toute l’année. Il porte une inflorescence en forme de spathe (feuille modifiée) cireuse et coriace de couleur rouge, rose, blanche, pourpre, verte ou bicolore avec, au centre, un spadice (épi) étroit jaune à crème. Ses feuilles sont en forme de cœur. Il existe plus de 1000 autres espèces d’Anthurium.

Réponse: Oui, baisser la plante dans son nouveau pot pour cacher sa tige nue est exactement ce qu’il faudrait faire. 

À bien des égards, l’anthurium est comme une orchidée phalaenopsis, produisant comme elle d’épaisses racines aériennes sur une tige qui s’allonge peu à peu, se dégarnissant à la base avec le temps. Or, si vous enterrez la tige nue, non seulement la plante paraîtra-t-elle plus courte et dense et donc plus attrayante, mais les racines enterrées s’allongeront et donneront une vigueur renouvelée à la plante. 

De plus, après 4 ans, l’ancien terreau est sans doute compacté et contaminé de sels minéraux. Donc, mieux vaut alors l’enlever en bonne partie lors du rempotage.

Comment faire

D’abord, on peut rempoter un anthurium en toute saison, mais le meilleur moment est au printemps ou au début de l’été, car il récupère alors très rapidement. Aussi, il vous faut un terreau très aéré, peut-être un terreau pour plantes d’intérieur ordinaire mélangé avec un terreau pour orchidées. Vous pouvez rempoter dans un pot d’environ 4 à 8 cm plus gros que le pot d’origine. 

Enlevez les stipules brunes. Photo: Rachel Bernier

Arrosez bien quelques heures avant le rempotage: cela réduit le choc pour les racines. Enlevez aussi les stipules de la tige (petites excroissances brunes qui persistent sur la tige). 

Humidifiez aussi le terreau auparavant: il sera alors plus facile à manipuler.

Ill.: Claire Tourigny, Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Pour sortir la plante de son pot, inversez celui-ci en tenant la tige entre vos doigts et tapez solidement sur le fond du pot. Cela devrait dégager la motte de racines. Tirez ensuite sur le pot pour l’enlever. Si la plante ne bouge pas, essayez de passer un couteau entre le terreau et le pot. Parfois, il faut aller jusqu’à casser le pot pour l’enlever.

Le terreau des anthuriums est souvent envahi par des racines. Tirez sur les racines pour les étaler ou même, coupez-en, peut-être le tiers inférieur. Photo: ooblada, reddit.com

Sans doute que les racines font le tour de la motte (cela est typique chez les anthuriums): si oui, tirez sur elles pour les étaler. Faites tomber un maximum de l’ancien terreau et supprimez au sécateur toute racine morte ou pourrie. 

S’il y a plus d’une plante dans le pot (souvent le cas), vous pouvez profiter de ce rempotage pour diviser votre plante. Tirez un peu sur les plantes pour les séparer et pour démêler leurs racines, tout simplement. Puis empotez-les individuellement.

Il est fort probable que la plante aura produit une telle masse de racines qu’il sera difficile de la rempoter convenablement. Si oui, supprimez les racines dans le tiers inférieur de la motte. Oui, réduisez la hauteur de la motte d’un tiers! N’ayez pas peur de le faire: cela ne dérangera pas la plante, mais va plutôt stimuler une meilleure reprise.

Centrez la plante dans son pot et comblez l’espace de terreau. Photo: Leafy Junkie

Ajoutez un peu de terreau au fond du nouveau pot, puis placez-y la plante, la poussant vers le bas s’il le faut pour qu’elle soit au niveau désiré. En effet, vous voudriez que la tige nue se trouve presque enterrée à la fin du rempotage. Tenant la plante en place, ajoutez du terreau, le poussant à travers les racines avec une baguette ou vos doigts. Vous voudriez que la plante «soit solidement assise» — qu’elle tienne en place sans que vous ayez à la tenir — dans son nouveau milieu. 

Ensuite, arrosez bien et placez la plante à l’ombre pendant quelques jours, puis dans son milieu de prédilection, soit sous un bon éclairage, mais sans trop de soleil direct. 

S’il y a beaucoup de tige nue!

Si votre anthurium a une longue tige nue, vous pouvez lui couper la tête pour en faire une bouture. Photo: Corina, YouTube.ca

Parfois, l’anthurium a tellement grossi, produisant une tige nue si allongée — de 10, 15, 20 cm et même plus! — qu’il n’est pas possible de le rempoter en couvrant la tige nue de terreau. Dans ce cas, il est plus logique de bouturer la partie supérieure de la plante que de tout simplement rempoter la plante.

Pour bouturer votre anthurium, coupez la tige à une longueur de 8 à 15 cm. Encore, faites un bon ménage, supprimant les stipules brunes (comme des mini-feuilles), quelques feuilles inférieures et aussi toutes les fleurs. Employez le même terreau que celui suggéré pour la plante adulte. 

Les boutures s’enracinent mieux lorsque cultivées à l’étouffée. Photo: empressofdirt.net

Remplissez de terreau jusqu’à 2,5 cm du bord un pot propre de la taille de l’original et formez, avec une baguette ou un crayon, un trou dans le centre. Glissez la bouture dans le trou et tassez un peu le terreau pour la tenir debout. Arrosez bien. Une culture à l’étouffée (sous plastique) sous un éclairage modéré et sous une bonne chaleur serait utile jusqu’à ce que vous voyiez de nouvelles feuilles, signe que la bouture a pris racine.

Ne jetez pas toutefois la base de la plante, mais rempotez-la selon la méthode décrite ci-dessus. Après quelques semaines, une nouvelle tige paraîtra à partir de l’ancienne et alors la plante repoussera.

Alors, vous aurez deux anthuriums plutôt qu’un! 

À l’avenir

Prenez l’habitude de rempoter votre anthurium aux 2 ans environ, quand la tige nue est encore relativement courte et facile à enterrer et avant que le terreau ait eu le temps de devenir contaminé. Ainsi, votre anthurium sera toujours magnifique!

Compostage avec des vers de terre

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Faire du vermicompostage à l’intérieur est facile. Photo: http://www.wormcompostinghq.com

Je sais que cela peut sembler dégoûtant pour certaines personnes, mais le vermicompostage ou lombricompostage (compostage avec les vers de terre) est une forme de compostage facile qu’on peut facilement faire à l’intérieur. Vous n’avez besoin de rien de plus qu’un bac, une poignée de vers (généralement, on emploie un petit ver subtropical connu sous le nom de ver du fumier [Eisenia fetida]) et de matières à composter, que vous produisez déjà amplement.

Les vers du fumier sont petits et rougeâtres. (Eisenia fetida). Photo: http://www.thebetterindia.com

Aussi, il vous faut un espace où vous pouvez placer votre bac, comme un sous-sol, un garage chauffé, un placard ou sous l’évier de la cuisine. La température ambiante de nos demeures convient parfaitement (les vers du fumier peuvent survivre à des températures de 4 à 27 °C, mais préfèrent des températures de 13 à 25 °C). Vous pouvez aussi faire du vermicompostage en plein air, mais, sauf sous les climats réellement très doux, seulement pendant les mois d’été.

Et les vers ne sont pas vraiment si dégoûtants, pas une fois que vous apprenez à les connaître.

Enfin non, le vermicompostage ne dégage pas de mauvaises odeurs. 

Commencer un bac de vermicompostage peut aussi être un excellent projet pour une école ou une garderie: avec un peu de direction, les enfants peuvent facilement gérer un bac de vermicompostage.

Démarrage facile

Rendons les choses les plus faciles possible. Achetez tout simplement un kit de démarrage chez un fournisseur local, peut-être un spécialiste en produits d’agriculture urbaine. Le nécessaire comprendra sans doute un bac de vermicompostage et environ 250 à 500 g de vers. Il n’en faut pas plus pour commencer.

Bien sûr, vous pourriez facilement fabriquer votre propre bac de vermicompostage à partir d’un contenant de rangement en plastique de type Rubbermaid que vous perceriez de trous, mais pourquoi compliquer les choses quand il existe des bacs à vers prêts à l’emploi? Si vous préférez faire tout vous-même, sachez il existe bien des modèles sur Internet que vous pourriez adapter à vos besoins. Ici, nous commencerons avec le bac tout prêt.

Un vermicomposteur tout simple: bac aéré, couvercle et plateau. Photo: kellyssustainablelife.com

Le modèle qu’on vous vend peut avoir bien des traits différents: rond, rectangulaire ou carré, au sol ou sur pattes, etc., mais cela importe peu. Essentiellement, il doit se composer d’un contenant, probablement en plastique, portant des trous de drainage (partie inférieure) et des trous d’aération (partie supérieure), un couvercle pour empêcher vos nouveaux petits amis de s’échapper et pour aider à maintenir une forte humidité ambiante et un plateau pour attraper le percolat (lixiat ou «jus de vers»), soit le surplus de liquide produit par le vermicompostage. Chaque modèle a sa propre façon de proposer ces trois choses.

Papier déchiqueté. Photo: http://www.thriftyfun.com

Vous aurez également besoin d’un bon approvisionnement en papier déchiqueté qui servira de litière. Peut-être avez-vous une déchiqueteuse domestique ou qu’il y en a une à votre bureau? Si oui, ayez toujours un sac ou deux de papier déchiqueté à la main. Ou déchirez du papier journal en lanières. Presque tout type de papier conviendra, mais il vaut mieux éviter le papier glacé. (Et enterrons un vieux mythe: non, l’encre des papiers recyclés n’est pas toxique!) Chaque fois que vous utilisez du papier déchiqueté, faites-le tremper quelques secondes dans de l’eau et égouttez-le, l’essorant un peu s’il le faut, avant de l’utiliser. Vous voudrez qu’il soit humide, mais pas détrempé.

Étape par étape

Le bac et les vers sont-ils arrivés? Voici quoi faire:

1. Placez le bac dans le plateau et retirez le couvercle.

2. Ajoutez environ 7 à 10 cm de papier déchiqueté humide au fond du bac.

3. Allez chercher deux bonnes poignées de terre de jardin (oui, prises dans un jardin extérieur) et mélangez-les à la litière. Elles contiendront des micro-organismes utiles ainsi que des particules de terre bénéfiques pour la digestion des vers.

4. Ajoutez les vers à la litière. Ils se placeront au bon niveau tous seuls.

5. Remettez le couvercle et laissez vos vers s’installer dans leur nouvelle demeure.

6. Après environ 24 heures, lorsque les vers se sont mieux acclimatés au changement, il sera temps de les nourrir pour la première fois. Il suffit d’enterrer des restes de nourriture sous la literie. Ne vous inquiétez pas: ils les trouveront!

7. Remettez le couvercle en place et laissez vos vers se nourrir. Ils vont bientôt consommer les restes que vous avez ajoutés et les transformer en compost.

Nourrir la horde 

Certaines personnes nourrissent leurs vers tous les jours, mais les petits lombrics ont alors tendance à s’en tenir aux choses les plus faciles à digérer et à ignorer les articles les plus difficiles. Il est généralement préférable de stocker vos restes pendant quelques jours et de nourrir les vers environ une fois par semaine.

Ill.: exploreecology.org

Vous pouvez donner aux vers des restes de légumes et de fruits, du marc et des filtres de café, des céréales, des sachets de thé (mais pas de sachets en plastique!), du pain, etc. Les mauvaises herbes du jardin sont également très bien et les vers consommeront également du papier. Évitez simplement la viande et les autres produits d’origine animale, y compris le lait, sauf les coquilles d’œuf rincées et bien broyées. On dit souvent de ne pas leur donner des restes d’ail ou d’oignon ou des pelures d’agrume, mais en fait, on peut le faire si on limite les quantités, et surtout, si on les coupe en très petits morceaux.

Faites un smoothie de vos restes de cuisine! Photo: internewscast.com

Et justement, hachez tous les déchets finement, si possible. (J’avais l’habitude de mettre les restes dans un vieux mélangeur [mixeur] laissé sur le comptoir de la cuisine toute la semaine et qui servait alors de bac d’entreposage, puis de l’allumer, réduisant les restes presque en bouillie, avant l’alimentation hebdomadaire.)

Avec un plantoir, une truelle ou une cuiller, creusez un trou dans la litière et déposez-y les restes. Quelle quantité utiliser? Probablement plus que vous ne pensez! Les vers peuvent consommer jusqu’à leur propre poids en déchets de cuisine par jour, mais peuvent survivre avec beaucoup moins aussi. La population augmentera ou se contractera selon la quantité disponible, tout simplement. (Les vers peuvent vivre 3 ou 4 ans, mais se reproduisent constamment et quand un ver meurt… eh bien, les autres le «recyclent»!)

Finissez par couvrir la surface laissée exposée avec du papier déchiqueté humide frais (ce qui éloignera les moucherons indésirables) et remettez le couvercle. Maintenant, rincez votre contenant d’entreposage de déchets alimentaires… et recommencez à accumuler d’autres déchets en vue du prochain «repas».

Comment récolter vos dividendes

Tel que mentionné, du percolat (jus de vers), un liquide brunâtre, se formera sous le bac avec le temps. Vous pouvez retirer le plateau et verser le liquide riche en nutriments dans un arrosoir. (Certains modèles de composteurs ont un robinet qui permet une récolte plus facile.) Dilué dans 2 à 5 parties d’eau, ce percolat peut alors servir d’engrais liquide pour le jardin ou les plantes d’intérieur.

Au fil du temps, le bac commencera à se remplir de compost sous la litière de papier déchiqueté (qui vous renouvèlerez au besoin) et lorsqu’il est environ à moitié plein, il est temps de songer à le récolter. 

Parfois, il reste quelques vers dans le compost récolté que vous pouvez remettre dans le composteur. Photo: rodaleinstitute.org

Il y a plusieurs façons de récolter le compost sans vider le composteur de ses vers, mais la plus facile est tout simplement de nourrir les vers d’un seul côté du bac pendant environ 10 à 14 jours. L’accès à la nourriture les attirera vers ce côté, vous permettant de récolter du compost sans vers de l’autre côté. Ensuite, faites la même chose en changeant de côté pour la prochaine récolte.

Utilisez le compost produit dans votre jardin, sur votre pelouse, mélangez-le dans du terreau, etc. Il est très riche et certainement le meilleur compost que vous produirez à la maison. D’ailleurs, il est de meilleure qualité que la plupart des composts vendus sur le marché!

Et les moucherons?

Les mouches du vinaigre (mouches à fruits) et les mouches du terreau (sciarides) adorent les bacs de vermicompostage et s’y installeront si vous leur donnez une chance. C’est pourquoi il est important de toujours recouvrir les matières en décomposition d’une couche de papier déchiqueté chaque fois que vous exposez une section à l’air, que ce soit en y ajoutant de nouveaux matériaux ou en prélevant du compost. Cette couche de papier crée un obstacle que les mouches ne peuvent franchir.

Le vermicompostage: si simple à faire et, de plus, il vous donne un approvisionnement régulier du meilleur compost en ville! Qu’attendez-vous pour en fabriquer?

Si le ginkgo vit si longtemps, c’est qu’il ne sait pas quand mourir

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L’un des plus gros ginkgos du Japon, avec une circonférence de 10 mètres, mais il a seulement 700 ans, la moitié de l’âge de certains spécimens de Chine. Photo: nippon.com

Pourquoi les ginkgos (Ginkgo biloba), aussi appelés arbres à 40 écus, vivent-ils si longtemps? Et en effet, certains vivent jusqu’à 1 400 ans, peut-être même 3 000 ans.

Il s’avère que c’est parce qu’ils ne savent pas quand mourir!

Ginkgo vieux de 1 000 ans à Sendai, au Japon. Photo: ginkgopages.blogspot.com

Contrairement à la plupart des autres végétaux et, en fait, aux animaux, le ginkgo n’a pas de gènes de sénescence. D’autres plantes ont des gènes qui mènent à une sorte d’obsolescence planifiée (la plupart des autres espèces d’arbres sont sérieusement en déclin après 150 ans). Les oiseaux, les mammifères et la plupart des animaux, y compris les êtres humains, souffrent de cette même dégénérescence programmée. En fait, la plupart des plantes et des animaux sont programmés pour mourir et c’est écrit dans leurs gènes. C’est ce qu’on appelle la sénescence. 

Mais les scientifiques n’ont trouvé aucune différence entre les cellules de jeunes ginkgos et celles de plus anciens spécimens étudiés, âgés de plus de 600 ans. La capacité de l’arbre à faire de la photosynthèse, à produire des feuilles, à résister aux maladies et même à se reproduire reste intacte, des siècles après sa germination.

«Essentiellement, en ce qui concerne l’immunité de la plante contre le stress et la maladie, il était difficile de distinguer un ginkgo de 600 ans d’un ginkgo de 20 ans», rapporte le Dr Richard Dixon de l’Université du nord du Texas, membre de l’équipe qui a étudié l’incroyable longévité du ginkgo.

Avec ses feuilles uniques en forme d’éventail, le ginkgo ne peut être confondu avec aucun autre arbre. Photo: http://www.alzdiscovery.org

Et cette longévité a bien servi le ginkgo. Ginkgo biloba est présent sur cette planète depuis plus de 200 millions d’années, ayant coexisté avec les dinosaures et, en fait, leur ayant survécu. Charles Darwin lui-même les appelait des fossiles vivants.

Ce ginkgo vieux de 1 000 ans du sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū à Kamakura, Japon, a été déraciné par une tempête de neige le 10 mars 2010. Photo: Urashimataro, Wikimedia Commons

Pas que les ginkgos individuels vivent éternellement. Quelque chose finit toujours par les faire mourir: le feu, la foudre, le vent, l’érosion, le développement… ou la récolte forestière. Lorsqu’un ginkgo vit si longtemps — 1 000 ans et plus! — son environnement est susceptible de changer et de ne plus lui convenir. Mais alors il meurt de facteurs externes. Si sa longévité ne dépendait que de ses gènes, il vivrait éternellement!

Il est probable que d’autres arbres à longue vie, comme le pin bristlecone (Pinus longaeva, dont certains spécimens ont près de 5000 ans), n’aient pas non plus les gènes de la sénescence, mais il faudrait d’autres études pour confirmer cet état des choses.

Comment garder vos semis compacts

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Souvent les semis d’intérieur sont chétifs et étiolés, mais on peut facilement corriger la situation. Photo: Millie Davenport, hgic.clemson.edu

Quand on produit ses propres semis de légumes, de fines herbes et de fleurs à la maison, un problème qu’on rencontre souvent est que les semis deviennent hauts et minces, d’apparence chétive et vert plus pâle que la normale. On appelle cela l’étiolement. La différence est surtout évidente si on les compare à l’apparence des semis produits dans les serres commerciales.

Ce problème dérange souvent le jardinier, mais est rarement très sérieux: habituellement, une fois que les semis sont plantés en pleine terre, ils se densifient tout naturellement et prennent une apparence et une coloration tout à fait normales. Mais on peut aider à un certain degré.

Voici quelques trucs:

1. Ne semez pas trop tôt. Tout semis fait trop tôt dans la saison aura tendance à s’étioler sérieusement. D’ailleurs, mieux vaut faire vos semis un peu en retard que trop tôt. Vous trouverez la bonne date pour faire le semis sur le sachet de semences, dans un livre (Les semis du jardinier paresseux) ou sur Internet (Semis à faire à l’intérieur au début de mars).

2. Réduisez la température après la germination. La plupart des graines germent mieux à la chaleur (21 à 24 °C), mais les semis qui en résultent préfèrent une plus grande fraîcheur. Après la germination, donc, placez-les dans un emplacement où la température est plus fraîche, surtout la nuit: 18 °C, même 12 °C pour certains.

Placez les semis tout près des lampes, sans toutefois qu’ils y touchent. Photo: http://www.gardeners.com

3. Augmentez l’éclairage. Donnez un maximum de lumière, plaçant les semis tout près d’une fenêtre orientée au sud, dans une serre temporaire ou tout près d’une lampe de culture fluorescente ou DEL que vous laisserez ouverte de 14 à 16 heures par jour. Montez la hauteur de la lampe à mesure que les semis croissent: il ne faut quand même pas qu’ils y touchent.

Un quart de tour régulièrement permet de garder les semis plus droits. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les semis du jardinier paresseux.

4. Éclairez les semis de tous les côtés. Pour les semis placés devant une fenêtre ou dans tout autre endroit où la lumière du soleil leur parvient latéralement, les semis vont pencher vers la source de lumière. Pour avoir des semis droits, faites tourner le plateau de semis d’un quart de tour, toujours dans la même direction, une ou deux fois par semaine. 

Faites bouger les semis pour solidifier leur tige. Photo: http://www.tomatodirt.com

5. Faites bouger les plantes. Secouez doucement les plateaux 2 ou 3 fois par jour, passez votre main aller-retour sur les semis à la même fréquence, les frôlant doucement, ou utilisez un ventilateur oscillant (réglé à la vitesse la plus basse) pour les faire bouger. Cela réplique l’effet du vent et aide à donner des tiges plus courtes et plus compactes.

Mieux vaut couper les semis en trop que les arracher pour ne pas dérager les semis voisins. Photo: Sosae Caetano

6. Éclaircissez. Quand les semis poussent trop serrés les uns contre les autres, cela crée une compétition pour la lumière et stimule l’étiolement. Il ne faut jamais hésiter à éclaircir pour ne laisser que les semis les plus forts.

7. Fertilisez doucement. La plupart des semis vivent de leurs réserves au début, mais quand ils ont 4 à 6 vraies feuilles, leurs besoins en minéraux augmentent et ils s’affaiblissent quand ces minéraux manquent. À tous les deux arrosages, fertilisez alors avec un engrais tout usage soluble appliqué à la moitié de la dose recommandée. 


Il n’en faut pas plus pour obtenir de beaux semis compacts dont vous serez fiers!

Comment rempoter les plantes succulentes à rosette

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Photo: toddmhuss.wordpress.com

Si vous avez déjà tenté de rempoter une succulente de type rosette (echeveria, haworthia, etc.), vous avez probablement rencontré un problème. En effet, comment de ne pas mélanger la terre à travers les feuilles inférieures… et ne pas casser les feuilles accidentellement pendant que vous tenez la plante d’une main? 

Voici cependant un petit truc facile.

Pendant que vous suspendez la plante au-dessus du pot lors du rempotage, placez deux supports (pinceaux d’artiste, crayons, cuillers, etc.) de part et d’autre de la rosette, les glissant sous le feuillage de façon à maintenir la rosette en suspension. Vous pouvez désormais enlever la main. Maintenant, avec une cuiller, ajoutez doucement du terreau drainant tout autour de la rosette, couvrant complètement les racines, et continuez jusqu’à ce que la rosette soit bien plantée, reposant sur la nouvelle couche de terre. À la fin, enlevez les supports. Ce n’est pas plus compliqué que cela! 

Donnez à la plante au moins 3 à 4 jours avant de commencer les arrosages (les racines des succulentes se rétablissent mieux de toute blessure causée lors du rempotage quand le terreau est parfaitement sec), puis commencez à arroser la plante normalement*. 

*On se rappelle qu’on arrose les succulentes abondamment, humidifiant bien la motte de racines comme pour toute autre plante, mais qu’on laisse leur terreau bien sécher avant d’arroser de nouveau. La vieille croyance selon laquelle il faut arroser les succulentes une ou deux cuillérées à la fois est à bannir.