Trucs pour obtenir des semis de première qualité

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Si vous êtes comme moi, vous cultivez chaque année des dizaines de végétaux à partir de semences: annuelles, légumes, herbes, vivaces, etc. Pourtant, vous ne pouvez pas vous empêcher d’être un peu déçu des résultats.

Au moment de la plantation, les semis produits à la maison sont généralement un peu pâles et étiolés et ressemblent peu aux plants compacts et verdoyants que vous pouvez vous procurer dans votre pépinière locale. Bien sûr, vous découvrirez que vos semis d’apparence chétive reprendront rapidement des forces une fois qu’ils seront plantés en plein air, mais… n’est-il pas possible de rendre vos bébés plus vigoureux pendant qu’ils sont à l’intérieur?

Heureusement, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour améliorer leur état. Mais d’abord, vous devez comprendre pourquoi les semis maison sont rarement aussi fringants que ceux qui sont vendus en jardinerie. Il y a en fait deux raisons principales: chez vous, ils obtiennent moins de lumière et vivent des températures plus chaudes.

Plein soleil, mais nuits fraîches

Dans une serre commerciale, la lumière fuse de partout! Photo: http://www.roughbros.com

Il est difficile d’égaler les conditions de serre quand il s’agit de l’éclairage. Dans une serre, la lumière vient d’en haut et des quatre côtés. Si vous cultivez vos semis sur un rebord de fenêtre, par contre, même si la fenêtre est orientée au sud, les semis reçoivent au maximum 5 à 6 heures de plein soleil… et d’une seule direction. Et beaucoup d’entre nous cultivons nos semis devant des fenêtres orientées à l’est ou à l’ouest où ils profitent d’encore moins de lumière.

En ce qui concerne la température, les producteurs en serre commencent leurs semences dans des aires spéciales à température contrôlée et où il fait chaud (souvent 24 °C et parfois 28 °C [pour les variétés d’origine tropicale]). De plus, la température est maintenue de façon stable jour et nuit, ce qui est la situation idéale pour la germination. Par contre, après la germination, les horticulteurs professionnels déplacent les semis dans des aires nettement plus fraîches. 

Évidemment, l’objectif principal derrière ce déménagement est d’économiser sur les coûts de chauffage: au printemps, une «serre froide» ne nécessite que peu ou pas de chauffage autre que celui offert par le soleil. Mais il se trouve aussi que la majorité des semis poussent mieux avec des températures diurnes modérées et des températures nettement plus fraîches la nuit. Et c’est ce qu’ils ont en serre. Combinez le plein soleil, des journées modérément chaudes et des nuits fraîches chez vous et vous aussi obtiendrez des plants courts, trapus et très, très verts.

Les semis produits sur un rebord de fenêtre sont généralement un peu chétifs. Photo: Karen, flickr.com

Comparez ces conditions à celles que reçoivent les semis maison typiques. Ils se trouvent généralement sur ou près d’un rebord de fenêtre ou sous une lampe de culture. Ni l’un ni l’autre n’offrent un éclairage aussi intense qu’une serre. De plus, nous avons tendance à chauffer nos maisons pour notre confort, donc rarement à moins de 18 °C, même la nuit. Mais la plupart des semis préféreraient une température de 18 °C le joursuivie d’une chute nocturne jusqu’à 10 °C ou 13 °C; moins encore pour les vivaces. Alors, que pouvez-vous faire chez vous pour donner à vos semis les «conditions de serre» qu’ils préfèrent?

La famille grelotte, mais les semis sont bien

Baissez le thermostat pour obtenir des semis plus compacts et verts. Ill.: Classroomclipart.com & ua.all.biz, montage: jardinierparesseux.com

Si vous êtes persuasif, vous pourriez peut-être convaincre votre famille des avantages d’une bonne nuit de sommeil au frais. Sortez alors les sacs de couchage et réglez le thermostat à 5 °C. La nuit, placez les semis qui aiment les températures plus chaudes (tomates et poivrons, par exemple) vers l’intérieur de la pièce où il ne fera pas aussi frais, mais les autres semis apprécieront la fraîcheur du rebord de la fenêtre. (Et non, la température ne baissera pas vraiment à 5 °C dans votre chambre!) Votre famille se plaindra sans doute, mais vos semis seront heureux. 

Rappelez-vous aussi que le chien de famille fait un excellent chauffe-pied, mais partagez-le équitablement.

C’est clair qu’on éclaire

Une de mes mini-serres, utilisée au printemps pour cultiver des semis sous un éclairage maximal tout en leur offrant une protection contre les nuits froides. Photo: jardinierparesseux.com

Ce n’est pas si facile de résoudre des problèmes d’éclairage. Une verrière orientée au sud vous donnerait des intensités lumineuses proches de celles d’une serre, mais fait un ajout fort coûteux. Il est plus logique d’installer une couche froide: elle coûte beaucoup moins cher et, par définition, ne requiert aucun chauffage. Ou installez une serre temporaire: il existe de nombreux modèles sur le marché ou vous pouvez en fabriquer une vous-même. 

Quand même, continuez à démarrer les semis à l’intérieur de votre demeure (ils ont besoin d’une chaleur relativement intense et constante pour bien germer), puis placez-les dans leurs nouveaux locaux – intensément éclairés, mais plus frais – quand ils auront 4 à 6 vraies feuilles. Déjà, au moment où la neige disparaît, la plupart des couches froides et des serres temporaires n’ont même plus besoin de chauffage: la chaleur accumulée pendant la journée garde l’intérieur de la structure assez chaud pour prévenir le gel pendant toute la nuit. Vous serez d’ailleurs surpris de voir à quel point vos plantes auront fière allure quand vous les cultiverez ainsi!

Si cela n’est pas possible, placez à tout le moins vos semis tout près de la fenêtre dans la pièce la plus éclairée que vous avez.

Si vous cultivez vos semis sous une lampe de culture fluorescente ou DEL, il y a deux choses que vous pouvez facilement faire pour augmenter l’intensité lumineuse: rapprocher les plantes des tubes et prolonger la durée de l’éclairage.

Gardez les plantules aussi près que possible de la lampe si vous voulez une croissance dense. Ici, elles sont trop loin des tubes et commencent à s’étioler. Photo: backroadjournal.wordpress.com

Des générations de jardiniers ont appris que les semis réussissent mieux, et restent beaucoup plus compacts, quand ils ne sont qu’à 3 à 5 cm des tubes. Le problème est alors qu’ils ne cessent de croître, vous obligeant à ajuster leur emplacement tous les deux ou trois jours. Je garde sous la main une pile de pots de différentes hauteurs: inversés, ils constituent d’excellents supports pour mes plateaux à semences. Au début, donc, avant que les semis lèvent, j’utilise de gros pots pour que le pot touche presque à la lampe, puis, à mesure que les semis grandissent, je les remplace par des pots de plus en plus petits, conservant ainsi la tête des semis à 3 à 5 cm des tubes. 

Si la lampe est suspendue par des chaînes, on peut facilement ajuster sa hauteur. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Si votre lampe est suspendue par des chaînes, vous pouvez raccourcir leur longueur à mesure que les semis gagnent du galon et ainsi monter la lampe à une hauteur convenable. Ne les laissez pas toucher aux lampes, toutefois, sinon leurs feuilles risquent de se dessécher.

En outre, achetez une minuterie bon marché et réglez les jours entre 14 et 18 heures. Cela donnera à vos semis beaucoup plus de lumière et, heureusement, des jours longs conviennent très bien à la vaste majorité des espèces. 

Il reste que quelques semis ont besoin de jours courts pour bien pousser. Un de ces rares exemples est l’œillet d’Inde (Tagetes erecta) qui a besoin de jours courts (moins de 12 heures) pour déclencher sa floraison. Cependant, les semis d’œillet d’Inde poussent quand même mieux sous des jours longs. Que faire alors? Cultivez les jeunes semis sous des jours de 14 à 18 heures, puis, environ 3 semaines avant le repiquage en pleine terre, ajustez leur minuterie à 11 heures d’éclairage par jour. Cela vous donnera de belles plantes à la floraison abondante.

Autres astuces 

Ajoutez des mycorhizes au terreau s’il n’y en a pas déjà. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Utilisez un mélange à semis contenant des champignons bénéfiques (mycorhizes) ou ajoutez-en au moment du semis. Ils encouragent une meilleure croissance et aident à prévenir certaines maladies.

Pour des semis verts et sains, vous devrez commencer à fertiliser dès que la plante aura environ 4 vraies feuilles. Personnellement, j’utilise un engrais d’algues pour les semis, dilué selon le mode indiqué sur l’étiquette, car c’est un engrais très doux qui ne risque pas de brûler les semis encore fragiles.

Les dômes sont parfaits pour la germination, mais une fois que les plants ont germé, retirez-les pour permettre une circulation d’air adéquate. Photo: jardinierparesseux.com

Maintenez une bonne humidité atmosphérique: l’air sec peut provoquer des feuilles sèches. Un humidificateur peut vous aider ou encore, utilisez un plateau humidifiant (plateau étanche rempli de gravier sur lequel vous versez de temps en temps de l’eau, ce qui crée un effet local très humide). Ou cultivez tout simplement vos plateaux de semis les uns près des autres, car ce sont des humidificateurs naturels en soi. Cependant, ne laissez pas le dôme en plastique (employé lors de la germination) sur les semis plus de 2 ou 3 jours après l’apparition des premières feuilles vertes. D’accord, les semis vont adorer l’air humide, mais le manque de circulation d’air sous un dôme peut entraîner des maladies telles que la pourriture et la fonte des semis.

Passez votre main sur le feuillage pour stimuler une croissance plus compacte. Photo: http://www.tomatodirt.com

Secouez 2 ou 3 fois par jour les contenants de semis ou frottez leurs feuilles supérieures d’avant en arrière avec votre main ou une brosse douce, et ce, pendant 1 minute. Ce mouvement imite l’action du vent et aide les plants à développer une tige plus courte et plus robuste. Ou encore, vous pouvez diriger un ventilateur (au réglage le plus faible) vers vos semis en remplacement du vent. 

Donnez un quart de tour à vos semis pour les redresser. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Si vous cultivez vos semis devant une fenêtre, donnez un quart de tour (dans le sens des aiguilles d’une montre ou le contraire, mais soyez constant!) aux plateaux de semis tous les quelques jours. Sinon, ils auront tendance à se pencher vers le soleil! (Cela ne sera pas nécessaire si vous les cultivez sous des lampes ou dans une serre.)

N’oubliez pas d’arroser. Les semis sont très délicats et la moindre sécheresse les ralentira. Vous devrez vérifier leur état souvent, chaque jour si possible, car les plateaux à semences sèchent souvent très rapidement.

Pour vos lampes de culture, préférez les tubes Cool White (blanc froid ou 4100K). D’accords, les tubes horticoles à grand spectre sont censés faire des merveilles, mais ils ont été conçus pour stimuler la floraison et non pour aider la croissance du feuillage. Or, au stade du semis, c’est la qualité du feuillage qui importe! Les tubes horticoles sont moins intenses que les Cool White, coûtent beaucoup plus cher et ne donnent tout simplement pas de bons résultats avec les semis. Conservez-les pour la culture de plantes qui en ont vraiment besoin, comme les orchidées ou les cactus.

Acclimatez les semis aux conditions extérieures avant de les y planter. Photo: priorunitygarden.wordpress.com

Enfin, acclimatez toujours vos plants aux conditions de plein air avant de les y repiquer. Personnellement, je leur donne 2 ou 3 jours d’ombre, 2 ou 3 jours de mi-ombre et 2 ou 3 jours de soleil avant de le faire. Et en cas de coup de froid, je les ramène tous à l’intérieur, dans une couche froide ou dans une serre pendant la nuit. Pourquoi risquer de perdre vos semis alors que vous êtes si près de votre objectif!

Oui, vous aussi pouvez produire des plants de qualité professionnelle: il vous suffisait de savoir comment le faire!

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Un thermomètre numérique pour les plantes d’intérieur

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On sait que certaines plantes d’intérieur (cyclamens, cactus, certaines orchidées, etc.) préfèrent des températures nocturnes réellement fraîches durant l’hiver: 10 °C ou même moins. Mais comment trouver ces emplacements dans votre demeure sans passer la nuit à cet endroit pour vérifier?

Il suffit d’utiliser un thermomètre numérique, voilà tout. Il affichera non seulement la température actuelle, mais la plupart indiquent les températures les plus chaudes et les plus froides de l’emplacement où on les place. Pendant l’hiver, laissez-le quelques nuits dans un emplacement qui vous paraît approprié… et bientôt vous aurez une bien meilleure idée des véritables conditions de culture à cet endroit. 

D’ailleurs, la plupart indiquent aussi l’humidité ambiante, un autre détail très important dans la culture des plantes d’intérieur. (Indice: la plupart préfèrent une humidité atmosphérique d’au moins 50%.) 

Vous trouverez facilement un thermomètre numérique à bon prix dans toute quincaillerie.

Faites durer le plaisir des roses

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Dans le fond, on se fait rouler. Et cela ne nous dérange pas plus que cela. Car la rose rouge, traditionnelle fleur de la Saint-Valentin, quadruple ou quintuple de prix à l’approche de cette fête.

Pourtant, dans le monde, des pépiniéristes travaillent comme des fous pour en produire assez pour cette seule occasion, mais ils n’y arriveront pas. La demande est toujours plus forte que l’offre. D’où le prix fabuleux. Ce qui n’empêche nullement les amants du monde entier de vouloir acheter, coûte que coûte, une rose rouge pour la Saint-Valentin.

Ill.: http://www.interflora.fr

Même si vous êtes convaincu que seule la rose rouge, la fleur mondialement reconnue comme la fleur des amoureux, mérite l’attention de votre amour, vous pouvez en avoir un peu plus pour votre argent… si vous savez comment prolonger sa vie au maximum. 

Les cinq facteurs à retenir

Rose morte avant son temps. Photo: Doug Angus-Lee, http://www.flickr.com

Cinq facteurs principaux influencent la durée de la floraison des roses coupées: 

  • •La qualité initiale de la fleur (il y a des roses de qualité supérieure, de deuxième qualité et de troisième qualité); 
  • •La température de conservation (elles se conservent mieux au frais); 
  • •La montée de bulles d’air dans la tige (ce qui empêche l’eau et les éléments minéraux d’atteindre la fleur); 
  • •Le développement de bactéries (qui bouchent les vaisseaux et empêchent aussi l’eau et les éléments minéraux d’atteindre la fleur); 
  • •La disparition graduelle des sucres dans les tissus de la tige et de la fleur (les sucres sont la source d’énergie de la fleur). 

Les solutions

C’est chez le fleuriste qu’on trouve les roses de meilleure qualité. Photo: http://www.flowershopnetwork.com

Le premier facteur (qualité de la fleur) semble peut-être hors de votre contrôle et pourtant… En effet, tout le monde s’improvise vendeur de fleurs à la Saint-Valentin, mais si vous voulez des roses de première qualité, voyez un fleuriste. Un fleuriste professionnel a une réputation à maintenir. Il s’approvisionnera donc chez un fournisseur reconnu et sera prêt à payer ce qu’il faut pour avoir des fleurs de première qualité. Une rose de première qualité devrait être encore en bouton à peine déroulé, notamment, et de bonne taille. 

Les fleurs de deuxième et de troisième qualité sont écoulées chez les non- spécialistes: supermarchés, grandes surfaces, marchés publics, etc. Il ne faut pas s’attendre à grand-chose chez ces derniers. Une rose est déclassée quand sa fleur est trop avancée, inégale, abîmée ou de taille inférieure, quand sa tige n’est pas droite ou est trop courte, si elle a été exposée à des températures trop chaudes ou a été mal traitée lors de l’expédition.

La responsabilité du deuxième facteur est partagée entre le marchand et vous. Un marchand responsable gardera ses roses réfrigérées jusqu’au moment de la vente. À vous de continuer après l’achat.

Si vous achetez vos roses le jour de la Saint-Valentin, vous êtes en retard! Ill.: http://www.youtube.com

Si c’est votre première Saint-Valentin et que vous vous rendez chez le fleuriste la journée fatidique, vous découvrirez que vous êtes en retard dans votre achat. Les amoureux sages commandent leurs roses à l’avance: même une semaine ou plus avant la date véritable. Ainsi, leur commande sera prête à temps et ils ne risquent pas de déception. En achetant à la fête de la Saint-Valentin, il vous faudra accepter… des restants! Et si vous arrivez en catastrophe à la fin de la journée, il vous faudra peut-être prendre — horreur! — des roses d’une autre couleur que le rouge!

À la maison

À la maison, la responsabilité de faire durer les roses de la Saint-Valentin tombe généralement sur la personne qui les reçoit. Alors, voici ce qu’il faut faire:

Le soir, placez les roses dans un emplacement frais; le jour, loin du soleil direct. Cela aide beaucoup à faire durer le plaisir.

Recoupez la tige sous l’eau. Ill.: http://www.transparentpng.com, aseret-uido.comet, www.bartlettman.com, montage: jardinierparesseux.com

Il faut aussi prévenir la montée de bulles d’air dans la tige. À cette fin, dès que vous aurez une minute, plongez les tiges des roses dans l’eau tiède (jamais froide) et coupez-en environ 2 cm (un sécateur sera nécessaire), les maintenant dans l’eau pendant au moins 10 secondes.

Quand vous coupez une tige, cela provoque instantanément un phénomène de succion à l’intérieur de la tige. Si la tige est à l’air, c’est l’air qui rentrera et les bulles ainsi formées remonteront peu à peu dans la tige pour finir par tuer la fleur; si elle est sous l’eau quand vous coupez, c’est l’eau qui pénétrera: c’est aussi simple que cela. 

Produits de conservation pour fleurs coupées. Photo: http://www.chrysal.com

Les quatrième et cinquième facteurs (développement de bactéries et disparition des sucres) sont mieux contrôlés par l’application d’un produit de conservation pour fleurs coupées. Vendu en poudre ou en liquide, et souvent offert en sachet par le fleuriste lors de l’achat, ce produit contient du sucre et des produits bactéricides, ce qui permettra à votre bouquet de durer le plus longtemps possible. Toutefois, surveillez quotidiennement l’eau dans le vase: si elle se brouille, changez-la, rajoutez de nouveau un produit de conservation et recoupez la tige sous l’eau. 

Le vendeur ne vous a pas remis un produit de conservation? Sachez que le 7 Up contient à la fois du sucre, qui aidera à prolonger la durée de la fleur, et de l’acide citrique, qui est utile pour prévenir le développement de bactéries. Mélangez 50 % d’eau et 50 % de 7 Up, plus quelques gouttes d’eau de Javel (encore, pour prévenir les bactéries) et utilisez cette solution dans le vase de vos roses. Le résultat ne sera pas aussi bon qu’avec un produit de conservation floral, mais il sera meilleur qu’avec seulement l’eau du robinet.

Aussi, supprimez toute feuille qui se trouvera sous l’eau dans le vase: une autre source de bactéries. 

Joyeuse fête des amoureux! Photo: http://www.freepik.es

Avec des soins appropriés, vos roses coupées peuvent durer 10 jours, parfois deux semaines! 


Démarrer des semences, simple comme bonjour!

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Texte traduit et adapté d’un communiqué de presse de la Home Garden Seed Association.

Si vous n’avez jamais semé de graines, vous serez peut-être surpris de la facilité avec laquelle vous pouvez démarrer, au printemps, un beau jardin estival productif à partir de quelques simples sachets de semences.

Utilisez des semences de qualité.

Vous pourriez être tenté d’utiliser des semences des années précédentes, mais si elles ont été conservées dans un garage, où la température varie beaucoup, ou qu’elles ont plus de deux ans, leur pouvoir germinatif pourrait avoir beaucoup diminué. En cas de doute, achetez des semences fraîches auprès d’un vendeur de semences de confiance.

Maximisez la lumière.

Qu’il soit naturel ou artificiel, un éclairage adéquat est essentiel pour une bonne croissance des plantules.

Ne commencez pas vos semis à l’intérieur trop tôt.

Plus vous démarrez vos semences tôt dans la saison, plus il y a de risques que les semis soient chétifs et faibles. Pour déterminer la bonne date pour démarrer une semence donnée, lisez les instruction sur son sachet. On indique généralement le nombre de semaines recommandé avant la date du repiquage en pleine terre. La date du dernier gel n’est pas en soi très utile à connaître. Pour la plupart des semis, il s’agit généralement de calculer plutôt la date à partir de laquelle la température nocturne demeure supérieure à 10 °C. Pour la tomate, par exemple, comptez 4 à 6 semaines avant cette date et voilà! Vous avez la bonne date pour faire le semis intérieur.

Astuce: Planifiez d’abord votre jardin et commandez vos semences par la suite. 

Quelles graines devrais-je démarrer à l’intérieur?

Il n’est pas nécessaire, ni même recommandé, de semer tous les types de semences à l’intérieur. En fait, il y en a même beaucoup, notamment parmi les légumes-racines et les légumes-feuilles, qu’il vaut mieux semer directement en pleine terre, normalement quand il n’y a plus de risque de gel.

Dans certaines régions, il est judicieux de semer les salades (laitue, épinard, chou frisé, etc.) à l’intérieur pour obtenir une première récolte précoce, puis de semer les mêmes légumes à l’extérieur plus tard pour prolonger la saison de récolte.

Les carottes, la laitue et les tournesols sont parmi les variétés qui sont faciles à cultiver à partir de semences. Photo: http://www.ezfromseed.org

Variétés à semer à l’intérieur

Aubergine
Brocoli
Chou
Chou de Bruxelles
Chou-fleur
Herbes aromatiques (la plupart) 
Oignons
Poivrons
Tomates
Vivaces

Variétés à semer à l’intérieur ou à l’extérieur

Basilic
Bette à carde
Capucine
Chou frisé
Concombre
Épinard
Laitue et autres salades
Melon
Persil
Tournesol
Zinnia

Variétés à semer à l’extérieur


Aneth
Betterave
Carotte
Coriandre
Haricot
Maïs
Navet
Oignon de printemps
Panais
Pois
Radis
Roquette

Astuce: Si vous vous limitez à acheter en pépinière, au printemps, des plants à repiquer, vous manquerez beaucoup de belles occasions. En effet, plusieurs plantes sont uniquement offertes sous forme de semences. Parmi elles, on retrouve presque tous les légumes et fines herbes à croissance rapide ainsi que les fleurs anciennes telles la dauphinelle, le quatre-heures et l’amarante qui sont uniquement disponibles en sachets de semences.

Où devrais-je placer mes semis d’intérieur?

Une fenêtre ensoleillée peut fournir suffisamment de lumière. Sinon, vous devrez peut-être acheter une lampe de culture. Photo: http://www.cornerstoneacresfarm.com.

Une fenêtre orientée au sud ou à l’ouest fournira une lumière adéquate, en supposant que vous attendiez les longs jours d’avril pour démarrer vos semis. Si vous avez une véranda vitrée très ensoleillée, c’est encore mieux, mais il vous faudra alors surveiller la température. Un chauffage supplémentaire sera nécessaire lors des nuits froides. 

Si un éclairage naturel intense n’est pas disponible, vous pouvez acheter des lampes de culture. Des tubes fluorescents Cool White (blanc froid) sont parfaits pour les semis et sont beaucoup plus économiques que les tubes horticoles à large spectre. Placez la lampe à 5 à 10 cm au-dessus de vos semis et maintenez-la allumée de 16 à 18 heures par jour.

La culture en bref

Matériaux

Ramassez vos matériaux avant de commencer. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les idées du jardinier paresseux: Semis

Pour les semis faits à l’intérieur, procurez-vous un bon terreau artificiel et des récipients. Il peut s’agir de contenants de plastique recyclés de l’épicerie, de barquettes transparentes (également de l’épicerie), de plateaux et de pots achetés, de godets de tourbe biodégradables ou de tout autre récipient d’au moins 5 cm de profondeur. Assurez-vous de percer des trous de drainage si le récipient n’en a pas.

Semer à l’intérieur

Avant d’y semer les graines, commencez par humidifier le terreau: il doit avoir la consistance d’une éponge essorée. Normalement, on sème deux à trois graines par pot ou alvéole, éliminant tout surplus lorsque les jeunes plants produisent leurs premières vraies feuilles. Cela vaut pour presque toutes les plantes que vous sèmerez, y compris les poivrons, les aubergines, les courges, les fleurs annuelles et même les salades.

Tapis chauffant. Photo: http://www.feathersinthewoods.com

Astuce: Si la pièce où vous démarrez vos semences est plutôt froide, achetez un tapis chauffant que vous pouvez placer sous les plateaux de vos semis pour accélérer la germination. Une fois que les graines ont germé, retirez le plateau du tapis.

Repiquage

Si vous semez des rangées de semences dans des plats ou des contenants recyclés, laissez 1,25 cm entre chaque graine. Transplantez les plants dans des pots ou alvéoles individuels quand ils ont une ou deux paires de vraies feuilles.

La santé des semis

Les plantules prospèrent lorsqu’elles reçoivent beaucoup de lumière et suffisamment d’eau: le terreau doit toujours être un peu humide, mais jamais détrempé. Commencez à les fertiliser avec un engrais liquide à un quart de la concentration recommandée quand elles ont au moins deux paires de vraies feuilles. Si possible, placez les pots de semis à l’extérieur au printemps au cours des journées chaudes et ensoleillées.

Si vous semez en pleine terre

Certaines variétés — les pois sont un bon exemple — n’ont pas besoin d’être semées à l’intérieur. Semez-les directement dans le jardin. Photo: http://www.wyevalegardencentres.co.uk

Lisez le sachet des légumes-racines, des légumes verts, des haricots et d’autres semis pour connaître l’espacement recommandé entre les semis. Les jardiniers, en particulier les novices, ont tendance à les semer trop serrés. Normalement, un espacement d’environ 2,5 cm est adéquat pour les semences de légumes-feuilles et de légumes-racines lorsque vous les semez directement en pleine terre. 

Astuce: À l’exception des «bébés légumes», tous les semis doivent être éclaircis conformément aux instructions du sachet. Les plants trop entassés ne prospéreront pas.

Et voilà! Démarrer des semences est vraiment simple comme bonjour!

Comment sauver un cactus pourri

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La pourriture est malheureusement un problème fréquent chez les cactus. Bien que des facteurs environnementaux entrent en jeu (la pourriture est plus fréquente lorsque la plante est trop arrosée, quand l’air est très humide, lorsque la tige a été blessée, après une infestation d’insectes, etc.), il est important de comprendre que la pourriture est en fait une maladie fongique ou bactérienne qui continuera probablement à se développer à moins que vous ne réagissiez.

La pourriture peut apparaître sur n’importe quelle partie d’un cactus, des racines à la pointe, bien que la pourriture de la couronne — celle qui commence à l’endroit où la tige rencontre le sol — soit peut-être la plus courante. Recherchez un tissu noir ou brun, mou, un peu enfoncé, parfois entouré de vert pâle ou de jaune.

La pourriture des racines est la plus sournoise, car elle est souterraine et donc hors de vue. Souvent, le premier signe est lorsque toute la plante commence à jaunir ou à s’affaisser.

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La partie ligneuse et brune à la base de ce cactus n’est pas de la pourriture, mais un aspect de son vieillissement naturel: aucun traitement n’est nécessaire. Photo: los-plantalones.tumblr.com

Beaucoup de cactus deviennent ligneux en vieillissant et alors leur base brunit. Ce n’est pas de la pourriture, mais un état tout à fait normal pour cette espèce. Si vous avez des doutes, essayez de peser sur la partie brunie avec un doigt (ganté, bien sûr: vous ne voulez pas vous blesser sur les épines!). Si elle est dure, ce n’est pas de la pourriture. Si la tige est molle, oui, elle pourrit.

Sauver un cactus pourrissant

Dans la nature, les cactus semblent souvent se guérir eux-mêmes de la pourriture en entourant la plaie avec du tissu calleux pour l’empêcher de se propager. C’est moins le cas à l’intérieur, sous l’éclairage faible et l’humidité plus élevée qu’on y trouve inévitablement. En outre, même si la pourriture cesse de s’étendre, la section pourrie laissera une plaie permanente, nuisant à l’apparence de votre plante. C’est pourquoi une «intervention chirurgicale» est recommandée.

Heureusement, vous n’avez pas besoin de huit ans de formation en médecine chirurgicale pour la mener à bien.

Outils stériles

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Stérilisez l’outil de coupe avant et après l’opération. Photo: rwadamslaw.info

Tout chirurgien vous dira que la stérilité en salle d’opération est vitale. Il en va de même pour l’intervention chirurgicale chez les cactus. Tout au long des opérations, gardez toujours vos outils de coupe stériles (couteau, sécateur, scie [pour les tiges très épaisses]) en les essuyant avec de l’alcool isopropylique (alcool à friction) avant de couper et entre chaque coupe.

Pourriture de la tige

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Coupez la tête du cactus pour éliminer la pourriture au-dessus. Photo: Green Lady, http://www.youtube.com

En cas de pourriture au-dessus du sol, près de la pointe ou au milieu de la tige, il suffit de couper la partie supérieure à l’aide d’un couteau tranchant ou d’un sécateur et de la jeter par la suite. Étudiez la plaie sur ce qui reste de la tige pour vous assurer qu’il n’y a aucun signe de pourriture (tissu sombre ou même simplement un peu orangé). Si vous voyez de la pourriture, coupez de nouveau encore plus bas jusqu’à ce que le tissu restant soit de toute évidence en bonne santé.

Vous pouvez traiter la plaie avec du soufre en poudre, un fongicide naturel, pour empêcher des microbes indésirables de s’y installer.

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Une ou plusieurs tiges de remplacement pousseront peu à peu. Avec le temps, elles finissent souvent par cacher la blessure. Photo: http://www.kaktusmichel.de

Au fil du temps, la plaie deviendra dure et calleuse et une ou plusieurs nouvelles tiges commenceront à se former juste en dessous. C’est à vous de décider si vous voulez conserver une tige ou plusieurs. Au fil du temps, la plante récupérera complètement… en supposant bien sûr que vous lui donniez les conditions de croissance qui correspondent à ses besoins.

Pourriture des racines ou de la couronne

Lorsque les racines ou la base de la tige montrent des signes de pourriture, il faut une intervention chirurgicale plus radicale. Oui, vous devrez décapiter la plante et bouturer la tête ainsi prélevée!

Cela ne fonctionnera que si la partie supérieure est toujours saine et verte. Si elle jaunit ou est déjà un peu molle, puis-je suggérer de tenir un petit service funèbre de cactus… puis d’aller en acheter un nouveau spécimen?

Présumons toutefois que la tête de la plante est encore saine, alors,  l’aide d’un couteau ou d’un sécateur, coupez le haut de la plante au-dessus de la pourriture visible. Après, éliminez la partie inférieure tout simplement. Si vous décidez de conserver le pot, veillez à bien le vider et le nettoyer avant de le réutiliser; et ce, pour éliminer les spores de pourriture qui pourraient y résider.

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Quand vous voyez qu’il y a encore de la pourriture, tranchez encore un peu plus haut! Photo: http://www.kuentz.com

Examinez maintenant la plaie de la bouture. Le tissu est-il sain? Si vous voyez la moindre nuance de brun ou d’orange, posez la bouture sur le côté et tranchez-en une autre section, comme vous trancheriez une carotte, puis répétez s’il le faut jusqu’à ce que la section restante ne présente plus de trace de pourriture. Parfois, vous constaterez en décapitant votre cactus que même si sa tête paraissait saine de l’extérieur, la pourriture s’est déjà largement propagée dans les tissus. Dans ce cas, il ne vaut pas la peine de continuer, mais courage! Dans la plupart des cas, la pourriture est plutôt assez localisée et vous atteindrez donc rapidement un tissu sain.

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Bouture fraîchement coupée. Laissez-la former un cal bien sec avant de la mettre en terre. Photo: thesucculentsource.com

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Appliquez du soufre sur la plaie. Photo: I’d Tap That, http://www.youtube.com

Lorsque vous êtes certain d’avoir excisé toute la pourriture et la «pré-pourriture» (tissu orangé), appliquez du soufre en poudre sur la plaie à titre préventif.

Finalement, mettez la bouture de côté le temps qu’un bon cal se forme.

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On peut laisser les boutures aux tiges épaisses, lentes à former un cal, debout. Photo: http://www.shroomery.org

La formation du cal peut prendre à peine une semaine pour un cactus à tige mince, mais jusqu’à trois mois ou plus pour un cactus à tige épaisse. Normalement, il suffit de poser la bouture sur le côté le temps que le cal se forme, mais si le processus doit durer quelques mois, l’extrémité supérieure de la tige commencera alors à se redresser, devenant alors courbée, ce qui gâchera la symétrie future du cactus. Pour prévenir cela, placez la bouture en position verticale, tout simplement.

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La bouture est prête quand le cal est sec et dur au toucher. Photo: http://www.zamnesia.com

Lorsque le cal est bien formé et donc que toute la surface coupée est sèche et dure, plantez la bouture dans un terreau sec en utilisant un terreau pour cactus si tel est votre choix. N’arrosez pas tout de suite. Donnez plutôt à la bouture quelques semaines dans un sol sec jusqu’à ce que des racines commencent à se former. Puis, commencez à arroser légèrement. Lorsque vous commencez à voir une nouvelle croissance saine au sommet de la tige, vous pouvez commencer à arroser normalement.

Cactus qui pousse en touffe

Dans le cas des cactus qui forment une touffe composée de nombreuses tiges, lorsque la pourriture apparaît sur seulement une tige ou deux, le traitement peut être aussi simple que de couper ou d’arracher les tiges atteintes de la maladie.

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Divisez la touffe et replantez les éclats. Photo: Michael Wolf, Wikimedia Commons

S’il s’avère que la pourriture est plus avancée, peut-être une pourriture des racines ou du collet qui affecte tout un côté de la plante, la meilleure solution est probablement la division. Retirez alors la plante de son pot et séparez la touffe en ne conservant que des tiges saines. Elles porteront probablement déjà des racines et, dans l’affirmative, vous pouvez simplement les planter dans un nouveau pot, sans pour autant arroser avant une semaine ou deux.

Si les tiges ne sont pas enracinées, considérez-les comme de petites boutures. Nettoyez-les et laissez-les sécher à l’air pendant quelques semaines, le temps que la toute petite plaie provoquée lors de la division forme un cale, puis mettez-les en pot. Encore, ne les arrosez pas au début. Commencez à le faire normalement lorsque vous observez qu’elles commencent à pousser.


Ainsi, oui, vous pouvez sauver un cactus pourri… du moins, la plupart du temps! Il vous suffisait de savoir comment faire.

Un kokedama instantané!

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Les kokedamas. Vous avez certainement déjà vu ces petites plantes d’intérieur qui poussent dans des boules recouvertes de mousse, souvent placées sur une assiette décorative ou suspendues au plafond comme de petites planètes vertes. Les kokedamas sont incroyablement tendance: toutes les stars d’Hollywood en ont. Et donc, vous devriez en avez avoir vous aussi!

Auparavant, vous deviez soit acheter un kokedama déjà muni d’une plante (et délier alors votre bourse), soit vous en fabriquer un vous-même, un processus assez laborieux consistant d’abord à envelopper les racines de la plante dans des couches successives de terreau, d’argile et de mousse, puis à fixer le tout avec du fil. Mais plus maintenant!

Désormais, il suffit de planter une plante dans un «pot de mousse» et voilà: vous avez un kokedama!

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Il suffit d’insérer la plante dans le pot rond en mousse pour faire un kokedama instantané. Photo: http://www.hooksandlattice.com & milled.com. Montage: jardinierparesseux.com

Oui, vous pouvez maintenant acheter des pots ronds vides pour les kokedamas, joliment recouverts de mousse stabilisée! Il vous suffit alors de placer une petite plante d’intérieur quelconque dans la coquille et de combler les espaces vides avec du terreau. Ensuite, faites tremper votre potée, laissez-la bien s’égoutter et suspendez-la ou posez-la sur un plateau approprié.

Voilà! Un kokedama instantané!

Comment garder votre kokedama instantané en vie?

Les vedettes d’Hollywood ont du personnel pour entretenir leurs kokedamas. Vous, peut-être pas. Sinon, vous devrez veiller vous-même à l’entretien.

Les kokedamas sont loin d’être d’entretien minimal. Ils sèchent très rapidement, encore plus s’ils sont en suspension, et peuvent alors nécessiter deux ou trois arrosages par semaine. N’attendez pas que les feuilles ramollissent pour vous indiquer qu’il est temps d’arroser ou vous perdrez votre plante! Au lieu de cela, soupesez la potée. Si elle est légère, elle est suffisamment sèche pour avoir besoin d’arrosage.

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Arrosez en plongeant le kokedama dans l’eau. Photo: diantumplus.ru

Le seul moyen logique d’arroser un kokedama est de le faire tremper. Plongez le pot (même toute la plante si vous voulez) dans un seau d’eau tiède (vous pouvez ajouter une pincée ou deux d’engrais tout usage soluble à l’eau pendant la saison de croissance). Dix minutes plus tard, retirez-le, laissez-le s’égoutter, puis remettez-le à son emplacement habituel.

Les besoins en lumière varient énormément selon la plante que vous avez mise dans le pot. Pour bien réussir, la plupart des plantes d’intérieur ont besoin d’un éclairage assez intense avec au moins une heure ou deux de soleil direct par jour (le soleil matinal est préférable).

À moins que vous utilisiez une succulente dans votre kokedama, vous devrez également trouver le moyen d’augmenter l’humidité ambiante à environ 50%, souvent un problème pendant les mois d’hiver. L’utilisation d’un humidificateur peut faire l’affaire. Ne perdez pas de temps à bassiner les feuilles afin d’augmenter l’humidité: cela ne fonctionne tout simplement pas.

Le reste de l’entretien, par contre, est assez élémentaire. Normalement, la température ambiante dans la pièce est convenable, donc, un souci de moins. Enlevez aussi les feuilles jaunies ou brunes. Taillez les tiges trop longues. Et ainsi de suite.

Utiliser un pot en mousse n’est-il pas tricher?

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Pot rond en mousse conçu pour le kokedama. Photo: fr.aliexpress.com

Je suppose que vous pourriez voir la situation comme un genre de tromperie. Surtout si vous avez cru le battage médiatique selon lequel l’art du kokedama, terme japonais qui se traduit par «boule de mousse», est une tradition japonaise millénaire transmise de génération en génération et basée sur l’art encore plus ancien du bonsaï. Mais les kokedamas ne sont en fait que vaguement inspirés par le bonsaï et «l’art» du kokedama est loin d’être antique. Il n’est apparu au Japon que dans les années 1990 et, en fait, ce sont les Néerlandais qui ont vraiment développé l’art de kokedama dans leurs vastes serres vitrées, pas les Japonais!

Donc, je ne pense pas qu’on puisse vraiment dire qu’il existe une «tradition de kokedama». Et puisqu’il n’y a pas de tradition, pourquoi le fait de choisir la solution de la facilité, c’est-à-dire utiliser un pot préformé, serait-il tricher?

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Épatez vos invités avec votre kokedama… instantané! http://www.thecoolrepublic.com & jardinierparesseux.com

Donc, allez-y! La prochaine fois que vous recevez des invités, impressionnez-les avec un kokedama instantané de votre propre cru.

Il n’est toutefois pas nécessaire de souligner que vous venez tout simplement de glisser une plante dans un pot préfaçonné 15 minutes avant leur arrivée!

Quand semer 80 légumes et herbes aromatiques

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La liste ci-dessous indique le nombre de semaines de culture à l’intérieur recommandé pour plus de 80 légumes et aromates. Si on indique 6 semaines, cela veut dire de les semer à l’intérieur 6 semaines avant la date où vous pensez pouvoir les repiquer au jardin.

  1. Amarante (Amaranthus caudatus, cruentus et A. hypocondiacus) 4 semaines ou en pleine terre
  2. Aneth (Anethum graveolens) 6 semaines ou en pleine terre
  3. Angélique (Angelica archangelica) 8 semaines
  4. Anis (Pimpinella anisum) 8 semaines ou en pleine terre
  5. Arachide (Arachis hypogaea) 6 semaines
  6. Artichaut (Cynara cardunculus) 10 semaines
  7. Asperge (Asparagus officinalis) 8 semaines
  8. Aubergine (Solanum melongena) 8 semaines
  9. Basilic (Ocimum basilicum) 4 semaines
  10. Bette à carde (Beta vulgaris groupe Flavescens) en pleine terre
  11. Betterave (Beta vulgaris groupe Conditiva) en pleine terre
  12. Blé d’Inde (Zea mays) en pleine terre
  13. Bourrache (Borago officinalis) 8 semaines ou en pleine terre
  14. Brocoli (Brassica oleracea italica) 8 semaines
  15. Camomille allemande (Matricaria chamomilla, syn. Matricaria recutita) 6 semaines ou en pleine terre
  16. Camomille romaine (Chamaemelum nobile, syn. Anthemis nobile) 8 semaines ou en pleine terre
  17. Cantaloup (Cucumis melo) 3 semaines ou en pleine terre
  18. Cardon (Cynara cardunculus) 10 semaines
  19. Carotte (Daucus carota) en pleine terre
  20. Céleri (Apium graveolens) 8 semaines
  21. Cerfeuil (Anthriscus cerefolium) 6 semaines ou en pleine terre
  22. Cerise de terre (Physalis pruinosa) 8 semaines
  23. Chicorée (Chichorium intybus) 4 semaines ou en pleine terre
  24. Chou chinois (Brassica rapa pekinensis) en pleine terre
  25. Chou de Bruxelles (Brassica oleracea gemmifera) 4 semaines
  26. Chou frisé (Brassica oleracea acephala) 6 semaines ou en pleine terre
  27. Chou pommé (Brassica oleracea capitata) 5 semaines
  28. Chou-fleur (Brassica oleracea botrytis) 8 semaines
  29. Chou-rave (Brassica oleracea gongylodes) 4 semaines ou en pleine terre
  30. Ciboule de Chine (Allium tuberosum) 4 semaines
  31. Ciboulette (Allium schoenoprasum) 4 semaines ou en pleine terre
  32. Ciboulette ail (Allium tuberosum) 4 semaines ou en pleine terre
  33. Cilantro (Coriandrum sativum) 5 semaines ou en pleine terre
  34. Citrouille (Cucurbita pepo et autres) 3 semaines ou en pleine terre
  35. Concombre (Cucumis sativus) 2 semaines ou en pleine terre
  36. Coriandre (Coriandrum sativum) 5 semaines ou en pleine terre
  37. Courge, courgette (Cucurbita pepo et autres) 3 semaines ou en pleine terre
  38. Cucamelon (Melothria scabra) 4 semaines
  39. Échalote française (Allium cepa aggregatum) 8 semaines
  40. Endive (Chichorium endivia) 6 semaines
  41. Épinard (Spinacia oleracea) 4 semaines ou en pleine terre
  42. Épinard de Nouvelle-Zélande (Tetragona expansa) 3 semaines
  43. Fenouil (Foeniculum vulgare) 4 semaines ou en pleine terre
  44. Fève des marais (Vicia fava) en pleine terre
  45. Gombo (Abelmochus esculentus) 8 semaines
  46. Gourgane (Vicia fava) en pleine terre
  47. Haricot à rames (Phaseolus vulgaris et P. coccineus) 2 semaines ou en pleine terre
  48. Haricot nain (Phaseolus vulgaris humilis) en pleine terre
  49. Hyssope (Hyssopus officinalis) 8 semaines
  50. Kale (Brassica oleracea acephala) 6 semaines ou en pleine terre
  51. Laitue (Lactuca sativus) 4 semaines ou en pleine terre
  52. Lavande (Lavandula angustifolia) 14 semaines
  53. Lentille (Lens culinaris) en pleine terre
  54. Maïs (Zea mays) en pleine terre
  55. Marjolaine (Origanum majorana, syn. hortensis) 6 semaines
  56. Matricaire (Matricaria chamomilla, syn. Matricaria recutita) 6 semaines
  57. Mélisse (Melissa officinalis) 10 semaines
  58. Melon (Cucumis melo) 3 semaines
  59. Melon d’eau (Citrullus lanatus) 3 semaines
  60. Menthe (Mentha) 8 semaines
  61. Mizuna (Brassica juncea japonica) 4 semaines ou en pleine terre
  62. Navet (Brassica rapa rapifera) en pleine terre
  63. Oignon (Allium cepa) 8 semaines
  64. Okra (Abelmochus esculentus) 8 semaines
  65. Origan (Origanum vulgare) 6 semaines
  66. Panais (Pastinaca sativa) en pleine terre
  67. Pastèque (Citrullus lanatus) 3 semaines
  68. Persil (Petroselinum crispum) 6 semaines
  69. Piment (Capsicum annuum et autres) 9 semaines
  70. Poireau (Allium porrum) 12 semaines
  71. Poirée (Beta vulgaris Groupe Flavescens) en pleine terre
  72. Pois (Pisum sativum) en pleine terre
  73. Poivron (Capsicum annuum et autres) 9 semaines
  74. Pourpier potager (Porulaca oleracea) 6 semaines ou en pleine terre
  75. Quinoa (Chenopodium quinoa) en pleine terre
  76. Radicchio (Chichorium intybus) 4 semaines ou en pleine terre
  77. Radis (Raphanus sativus) en pleine terre
  78. Romarin (Rosmarinus officinalis) 6 semaines
  79. Sarriette commune ou sarriette d’été (Satureja hortensis) 4 semaines
  80. Sauge officinale (Salvia officinalis) 8 semaines
  81. Scarole (Chichorium endivia) 6 semaines
  82. Tanaisie (Tanacetum vulgare) 8 semaines
  83. Tétragone (Tetragona expansa) 3 semaines
  84. Thym (Thymus vulgaris et autres) 8 semaines
  85. Tomate (Solanum lycopersicon) 6 semaines
  86. Tomatille (Physalis ixocarpa et philadelphica) 6 semaines
  87. Zucchini (Cucurbita pepo et autres) 3 semaines ou en pleine terre