Pour des tulipes qui fleurissent encore et encore

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Ces tulipes sont des Darwin hybride et peuvent fleurir annuellement pendant 15 ans et même plus. Photo: http://www.whiteflowerfarm.com

Les tulipes ont la réputation de ne pas être très durables. En effet, souvent leur floraison diminue d’année en année: la première floraison, superbe, est suivie d’une deuxième floraison plus modeste, puis d’une troisième encore plus faible. Habituellement, au bout de 4 ans, il n’y a plus que du feuillage. Heureusement, il y a une solution à ce problème… mais d’abord, une explication:

Pourquoi une vie si courte?

Dans la nature, toutes les tulipes sont des bulbes bien pérennes. Elles reviennent d’année en année, se divisant au pied avec le temps pour former des touffes, comme toute autre plante vivace. Mais les tulipes cultivées ont été développées non pas en vue d’une floraison répétée, mais surtout en vue d’une floraison unique.

Les horticulteurs néerlandais voient la tulipe principalement comme une fleur coupée et seulement secondairement comme un bulbe à planter en pleine terre. Photo: Benchmark Boquets, http://www.amazon.com.

Il faut comprendre que la majorité des bulbes de tulipe produits aux Pays-Bas sont destinés à l’industrie de la fleur coupée, et ce, depuis plus de 200 ans. Tout ce que les producteurs de fleurs coupées demandent est une seule floraison, donnant une tige solide et une seule belle fleur. Après la récolte, ils arrachent le bulbe avant qu’il n’ait le temps de mûrir et le jettent au compost. Puis ils plantent un bulbe frais. La persistance de la plante n’a pas d’importance.

Ainsi, pendant des générations, les hybrideurs de tulipes ont travaillé à développer des tulipes qui correspondaient à la demande: une floraison unique mais spectaculaire. Le résultat est que beaucoup de tulipes modernes sont à peine plus que des annuelles. C’est surtout le cas des tulipes Triomphe, soit la catégorie la plus souvent offerte en jardinerie.

Le bon choix de bulbe

Mais vous pouvez obtenir une floraison durable à partir de tulipes: des bulbes qui fleuriront annuellement, aussi joliment chaque fois, pendant 5, 10, 15, même 20 ans. Il faut toutefois pour cela savoir choisir le bon bulbe.

En effet, certaines tulipes sont plus pérennes que d’autres. En fait, trois catégories sont naturellement nettement plus persistantes que les autres.

1. Les tulipes botaniques

Tulipa praestans ‘Fusilier’ est une tulipe botanique et elle fleurira annuellement pendant de nombreuses années. Photo: http://www.jparkers.co.uk

Il s’agit des tulipes sauvages ou apparentées aux tulipes sauvages. Comme, dans la nature, toutes les tulipes sont vivaces, il est donc logique que les tulipes sauvages fassent la même chose quand on les cultive dans nos jardins. Il faut quand même mentionner que les tulipes dites botaniques que nous pouvons acheter sont rarement directement dérivées de bulbes pris dans la nature. Plusieurs ont subi une certaine hybridation et portent des noms de cultivar (Tulipa praestans ‘Fusilier’, T. greigii ‘Toronto’, etc.), mais elles sont quand même très près des tulipes sauvages et ont la même persistance.

Tulipa tarda ne ressemble nullement à une tulipe classique. Photo: http://www.farmergracy.co.uk

Attention aussi: les tulipes botaniques ne correspondent pas nécessairement à notre image d’une tulipe. La majorité sont de petites plantes sans la haute tige florale des tulipes hybrides et leurs fleurs ne sont pas nécessairement en forme de coupe, mais peuvent être étoilées. De plus, plusieurs produisent des fleurs multiples plutôt qu’une fleur unique par bulbe. Même le feuillage peut être différent, étroit plutôt que large.

Tulipa greigii ‘Cape Cod’. Photo: http://www.gardenersdream.co.uk

Parmi les tulipes botaniques qui sont bien persistantes, il y a Tulipa kaufmanniana et ses hybrides (exemples: ‘Ancilla’, ‘Concerto’, ‘Johann Strauss’), T. greigii et ses hybrides (exemples: ‘Cape Cod’, ‘Pinnochio’, ‘Toronto’), T. fosteriana et ses hybrides (surtout ceux de la série «Emperor»), T. tardaT. turkestanica et T. praestans. Notez que les tulipes botaniques n’ont pas besoin d’une plantation en profondeur pour bien se pérenniser.

Tulipa bakeri: une jolie mini-tulipe, mais mal adaptée aux climats humides. Photo: wildgingerfarm.com

Attention toutefois: ce ne sont pas toutes les tulipes botaniques qui persistent bien dans nos jardins. Certaines viennent d’un climat aux étés brûlants et secs, où aucune goutte d’eau ne tombe pendant des mois et des mois. Ces variétés sont de pauvres choix comme tulipes pérennes, du moins sous un climat comme celui de l’est du Canada ou du centre ou du nord de l’Europe où les étés sont plutôt pluvieux. Il ne faut pas non plus les cultiver là où l’on utilise de l’irrigation. Je suggère de considérer ces tulipes, comme T. bakeri et T. humilis, ainsi que leurs hybrides, comme T. ‘Lilac Wonder’ et T. ‘Eastern Star’, comme des annuelles… à moins, bien sûr, que votre climat local soit très aride.

2. Les tulipes viridiflora

Tulipa viridiflora ‘Groenland’. Photo: http://www.dejager.co.uk

Il s’agit de tulipes qui ont de la chlorophylle non seulement dans leurs feuilles comme toute autre tulipe, mais aussi dans leur fleur. Ainsi, la fleur est partiellement verte. Cette pigmentation un peu surprenante donne un avantage quand il s’agit de la culture de la plante: la fleur fait de la photosynthèse, comme une feuille. Le résultat est que le bulbe est extra chargé en réserves et refleurit très bien… à condition de le planter profondément.

Quelques exemples: ‘Spring Green’, ‘Groenland’ et ‘Artiste’… mais il y en a des dizaines d’autres.

3. Les tulipes Darwin Hybride

Tulipa Darwin hybride ‘World’s Favorite’. Photo: http://www.lubera.com

Ces tulipes résultent d’un croisement entre T. fosteriana et des tulipes hybrides plus classiques. Il en résulte une tulipe énorme, avec une grande fleur et un bulbe presque deux fois plus gros que ceux des autres tulipes hybrides. Aussi, les Darwin Hybride héritent la pérennité de leur parent botanique, T. fosteriana. Ainsi, plusieurs catalogues n’hésitent pas à les offrir comme «tulipes pérennes».

Il y a des dizaines de variétés de tulipes Darwin hybride, surtout dans les teintes de rouge, orange, jaune, rose et blanc. Voici quelques exemples: ‘Big Chief’, ‘Red Impression’ et ‘World’s Favorite’. Dans les magasins, quand vous voyez des tulipes aux bulbes extra gros, il s’agit presque toujours de tulipes Darwin hybride.

Une plantation extraprofonde

Il faut planter les bulbes de tulipe profondément, soit à environ 30 cm, pour assurer leur pérennisation. Photo: fierceblooms.com

Pour «pérenniser» les tulipes viridiflora et Darwin hybride, il faut aussi les planter plus en profondeur que d’habitude, à 30 cm de profondeur plutôt que 15 cm (la profondeur habituellement recommandée). Pourquoi? Les tulipes tendent à produire des bulbilles (petits bulbes) auprès du bulbe mère. Or ces bébés bulbes sapent l’énergie du bulbe mère et, en poussant, lui font de la concurrence. Quand on plante le bulbe très profondément dans le sol, par contre, le feuillage de ces bulbilles n’arrive pas à atteindre le soleil et ainsi les bulbilles meurent jeunes, sans déranger la performance du bulbe d’origine. Ainsi, ce dernier peut fleurir encore et encore, parfois pendant des décennies.

Aussi, cette plantation exceptionnellement profonde met les bulbes à l’abri des écureuils, car ils ne creusent jamais aussi loin dans le sol.

Une culture appropriée

Quand même, pour obtenir des tulipes qui fleurissent encore et encore pendant de nombreuses années, il faut donner aux bulbes de bonnes conditions de culture. Par exemple, le plein soleil est de rigueur ainsi qu’un sol riche et surtout bien drainé (il n’est pas évident de pérenniser les tulipes dans un sol très glaiseux, à moins de les cultiver dans une plate-bande surélevée!). Fertilisez à la plantation avec un engrais à libération lente et appliquez des mycorhizes. Et fertilisez aussi annuellement au printemps, après la floraison.

Vous pouvez planter vos bulbes de tulipe n’importe quand entre le début septembre et la fin novembre.

Longue vie à la tulipe!

N.D.L.R. Billet originalement publié le 24 septembre 2015

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Drôles de « fleurs » sur un rosier

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Galles chevelues du rosier. Photo: Peter O’Connor, http://www.flickr.com.

Question: Depuis dix ans que nous avons notre rosier sauvage, jamais nous n’avions vu ces fleurs formidables se former (début août). Je dis «se former», puisqu’étrangement, elles semblent pousser autant sur les feuilles que sur les branches du rosier. Est-il possible que ce soit une espèce qui en parasite une autre? Ça ressemble à des pompons: des boules de poils. Avec des couleurs variées (jaune, or, rose, rouge, braise, etc.). 

Simon Lanctot, Lévis

Réponse: Il ne s’agit pas de fleurs, mais de galles chevelues du rosier, aussi appelées bédégars ou barbes de Saint-Pierre, causées par une petite guêpe noire appelée cynips du rosier (Diplolepis rosae). L’adulte est rarement vue, mais elle perce une tige ou la nervure d’une feuille avec sa tarière et y pond jusqu’à 60 œufs. Cela provoque la formation d’une galle de taille variable (plus il y a de larves à l’intérieur, plus elle est grosse) qui se couvre d’une masse de filaments collants, verts au début, mais devenant de différentes couleurs à l’automne. 

Chaque larve se creuse un trou en mangeant les tissus environnants. Photo: Frank Vincentz, Wikimedia Commons

Les larves se nourrissent des tissus de la galle et si vous en coupez une en deux, vous verrez qu’elle contient des trous que les larves ont creusés en se nourrissant. Il paraît que ces larves sont même comestibles!

Les églantiers (rosiers sauvages) comme Rosa arvensisR. canina, R. rubiginosaR. dumalis et R. glauca (R. rubrifolia) sont plus sujets aux galles chevelues que les rosiers cultivés.

Fascinant cycle de vie

Cynips du rosier femelle. Photo: Thiotrix, Wikimedia Commons

Le cycle biologique de l’insecte commence par le dépôt des œufs en mai. Les larves grossissent tout l’été, passant par plusieurs stades, et forment des nymphes à la fin de l’automne, nymphes qui hivernent dans la galle. Au printemps, après une courte pupaison, une nouvelle génération de guêpes émerge de la galle, généralement que des femelles, car cet insecte se reproduit habituellement par parthénogenèse (sans besoin de fécondation par un mâle). Ainsi, le cycle recommence.

Souvent, les larves sont parasitées par d’autres guêpes qui sont parfois elles aussi parasitées par d’autres guêpes (on parle alors d’hyperparasites) et on trouve alors plus d’une espèce de larve dans la galle.

Galles sur une feuille. Photo: easywildflowers.wordpress.com.

On trouve plus souvent ces galles sur les plantes un peu stressées, par exemple dans un emplacement très sec ou détrempé ou sur un rosier sévèrement taillé.

La galle en soit est essentiellement inoffensive et sa présence ne semble pas affaiblir la plante, même quand les galles sont nombreuses. Les puristes vous diront de supprimer les galles que vous trouvez sur votre rosier pour que la population de galles n’augmente pas l’an prochain, mais puisque vous les trouvez attrayantes, je vous suggère de les laisser. Après tout, où est le mal à permettre à mère Nature de continuer son œuvre? 

La galle chevelue du rosier: une belle leçon de la complexité de la vie, n’est-ce pas?

Les bulbes ne craignent pas le paillis

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Les bulbes (ici, des jacinthes) poussent facilement à travers le paillis. Photo: nittygrittydirtman.com

Question: J’ai prévu de planter de nombreux bulbes cet automne dans mes plates-bandes qui sont couvertes de paillis (bois raméal) et j’ai peur que ce paillis les empêche de pousser! Est-il possible de pailler par-dessus des bulbes sans les empêcher de sortir de terre? Comment doit-on s’y prendre?

Maude

Réponse: Le paillis et les bulbes vont très bien ensemble. Imaginez: les bulbes sont plantés à une certaine profondeur dans le sol et leurs feuilles réussissent à percer le sol, souvent dense et lourd, sans difficulté. Pensez-vous qu’un paillis, habituellement léger et aéré, les arrêtera? Les bulbes traverseront un paillis de 10 cm ou même plus sans la moindre difficulté, tout comme les plantes vivaces le font, d’ailleurs.

Les bulbes traversent facilement les paillis. Ill.: 20190914B FR http://www.mulchwholesalers.com, concretegarden.ca & http://www.turpinlandscapedesign.com, montage: jardinierparesseux.com

C’est ce qu’ils font aussi à l’état sauvage, se frayant un chemin vers la lumière à travers le sol d’abord, puis la litière végétale qui recouvre le sol.

Donc, procédez de la façon suivante:

Éloignez temporairement le paillis de l’emplacement où vous voulez planter des bulbes. Plantez-les à la profondeur recommandée (environ trois fois la hauteur du bulbe), ajoutez un peu d’inoculant mycorhizien, recouvrez-les de terre, replacez le paillis, puis arrosez bien. C’est tout simple!

Un rappel

Le but d’un paillis n’est pas d’étouffer les mauvaises herbes: elles aussi passeront à travers le paillis comme s’il n’était pas là. Ce que le paillis fait est d’empêcher la germination des graines de mauvaises herbes. Et il empêchera aussi les bulbes et les vivaces de se ressemer. C’est pourquoi il faut toujours soigneusement désherber avant de poser un paillis: s’il reste des mauvaises herbes vivaces dans le sol, elles traverseront votre paillis sans difficulté.

Semences de rosier arc-en-ciel: une attrape horticole

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Photo: http://www.ebay.com

Une lectrice a porté à mon attention le fait qu’on vend sur Internet des semences de rosier arc-en-ciel («rainbow rose seeds») avec une photo comme celle-ci. Elle voulait savoir si c’était vrai qu’on pouvait obtenir de telles fleurs par semis.

Et la réponse est facile: non, jamais vous n’aurez des fleurs semblables en semant ces graines. C’est carrément une attrape.

Vous pouvez toutefois produire votre propre rose arc-en-ciel à la maison. Tout ce qu’il vous faut est une rose blanche ou crème à longue tige (facilement disponible chez tout fleuriste) et du colorant végétal. 

Insérez chaque section de tige dans un verre contenant de l’eau colorée. Ill.: pinappu, hubpages.com, montage: jardinierparesseux.com

Pour obtenir l’effet multicolore, préparez 3, 4 ou 5 verres d’eau et ajoutez-y du colorant végétal. Placez-les serrés ensemble. Maintenant, à l’aide d’un couteau, fendez la tige du rosier en 3, 4 ou 5 sur environ 10 à 15 cm de longueur. Maintenant, placez chaque section de tige dans un verre différent. En quelques heures, le colorant montera dans les pétales de la fleur, vous donnant une «rose arc-en-ciel».

Oeillets arc-en-ciel. Photo: http://www.pinkstripeysocks.com

Vous pouvez aussi faire des œillets arc-en-ciel ou même des orchidées arc-en-ciel en utilisant la même méthode. L’important est de commencer avec une fleur blanche ou crème (la coloration arc-en-ciel sera moins apparente si vous utilisez une fleur d’une autre couleur).

Et les semences alors?

Les vendeurs des semences de rosier arc-en-ciel comptent sur le fait que très peu de gens arriveront à faire germer les graines et à amener les plantes jusqu’à la floraison, donc à découvrir le «pot aux roses», pour utiliser l’expression consacrée. Alors, qui peut se plaindre? Peut-être que les graines contiennent un mélange de variétés de rosiers et donneront alors des plants à fleurs de différentes couleurs. Si oui, je suppose qu’ils peuvent légitimement prétendre qu’ils vous ont livré la marchandise: des roses dans un arc-en-ciel de couleurs, même si «l’arc-en-ciel» ne ressemble nullement à la photo qu’ils avaient utilisée pour vous duper.

De fausses informations

Notez que l’information que ces compagnies donnent pour faire germer les rosiers est aussi fautive. Si on suit leurs instructions, qui indiquent de semer les graines et de les garder au chaud, il n’y aura que peu ou pas de germination, car les semences de rosier doivent normalement recevoir un traitement au froid pour bien germer. Voici cependant comment faire:

Placez le pot de semences au réfrigérateur. Photo: http://www.carnivorousplants.org

Semez les graines dans un pot de terreau humide en décembre ou janvier, couvrant les graines d’environ 5 mm de terreau. Placez le pot dans un sac de plastique transparent et scellez-le. Laissez le sac au frigo pendant au moins 10 à 12 semaines. Après, placez le sac dans un emplacement chaud (environ 21 °C) et moyennement éclairé.

La germination peut prendre de 2 à 6 semaines. Enlevez alors le sac et placez le contenant devant une fenêtre très ensoleillée. Arrosez au besoin pour que les semis ne s’assèchent pas. Quand les semis ont 4 feuilles, repiquez-les dans des pots individuels.

Quand l’été arrive, acclimatez les petits plants aux conditions d’extérieur et plantez-les dans un emplacement ensoleillé. La plupart des rosiers ne fleuriront que lors de la deuxième ou même de la troisième année de culture. Aucun n’aura des fleurs arc-en-ciel.

N.D.L.R. Billet originalement publié le 8 septembre 2015

Division des vivaces: tôt tard, tard tôt

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Quelle est la meilleure saison pour diviser une vivace? Photo: http://www.steamboatpilot.com

On peut diviser une vivace en presque toute saison, mais une division en plein été est plus stressante pour la plante… et souvent aussi, à cause de la chaleur, pour le jardinier.

Habituellement, donc, on pratique la division quand la plante est plus ou moins au repos: tôt au printemps ou à l’automne, normalement en septembre. En suivant cette même logique, pour provoquer le moins de stress possible à la plante, il est préférable de la diviser à la saison opposée de sa floraison, soit tôt au printemps pour les plantes qui fleurissent tard dans la saison; à la fin de l’été ou à l’automne pour les plantes qui fleurissent au printemps. Autrement dit, si une plante fleurit tôt, vous la divisez tardivement; si elle fleurit tardivement, vous la divisez tôt.

Voilà alors les quatre Ts de la division: tôt tard, tard tôt

La division donne des répliques de la plante mère, avec une floraison et un feuillage identiques.

Pourquoi diviser une vivace

On ne divise pas une vivace sur un coup de tête. Après tout, pourquoi travailler sans raison valable? On divise pour une des raisons suivantes:

  • Pour en avoir d’autres exemplaires (pour une nouvelle plate-bande, par exemple, ou pour en offrir en cadeau);
  • La plante devient trop dense et fleurit moins (un problème avec certaines hémérocalles et astilbes, notamment). En la divisant, on la rajeunit et la floraison reprend;
  • La plante est devenue vide au centre;
  • La plante est devenue trop large et vous voulez réduire son volume;
  • Ses drageons s’étalent trop loin et vous voulez la remettre à sa place;
  • Pour maintenir en vie les vivaces à courte vie (gaillardes, certains coréopsis, etc.), car les diviser les rajeunit et vous donne encore une ou deux années de service. Lisez à ce sujet Les vivaces: pas toujours éternelles!;
  • Vous devez la déménager de toute façon (pour diverses raisons) et il vous sera plus facile de déplacer une plante plus petite.

Division complète ou partielle?

Dans la division complète, on enlève toute la motte du sol avant de diviser. Photo: thevermontgardener.blogspot.com

Si vous avez à réduire la taille d’une vivace ou voulez la rajeunir, il faudrait penser à une division complète. 

À la bêche, déterrez la plante au complet, prenant la plus grosse motte de racines possible. Tranchez alors à travers la plante avec la bêche pour la couper en 2, 3 ou 4 sections (ou plus) et replantez chaque section sans enfouir le collet (le point de jonction entre les racines et la tige). Autrement dit, replantez la division à la même profondeur que la plante mère.

Division partielle: vous enlevez seulement une partie de la plante pour le repiquage ailleurs.. Photo: http://www.theenglishgarden.co.uk

Si c’est juste une question d’obtenir d’autres plantes ou de contrôler une plante un peu vagabonde, par contre, nul besoin de déterrer la plante au complet. Il suffit alors de faire une division partielle: prenez une pelle ou bêche tranchante, enfoncez-la dans la plante une, deux ou trois fois, utilisant le poids de votre pied s’il le faut, afin de découper une section: ça peut être la moitié ou un quart de la plante ou seulement une «point de tarte». Maintenant, déplacez la partie déterrée, la replantant ailleurs. Remplissez le trou laissé avec de la terre et la plante mère reprendra sa forme en peu de temps.

Après la division, peu importe la plante ou la méthode, arrosez bien et appliquez un paillis. La plante aura besoin d’arrosages supplémentaires en cas de sécheresse tant qu’elle n’est pas bien établie, habituellement à la saison suivante.

Quelques exceptions

Pour certaines vivaces, une bêche, même aiguisée, ne suffit pas: la motte de racines est trop dure. Il faut une hache ou une scie pour procéder à la division. C’est le cas de plusieurs graminées, de la barbe de bouc et même de certains astilbes.

Division d’une pivoine. Photo: http://www.ktoo.org

Les pivoines sont très chatouilleuses quant à leur division. On les divise à la fin de la saison, mais selon une technique spéciale. Voici comment faire.

Les iris à barbe (Iris x germanica), ces iris à rhizomes à fleur du sol, aussi ont des préférences pour la division automnale. Voici une explication.

La division des arbustes 

On peut aussi diviser certains arbustes. Photo: themrhelperguy

Même si, dans mes explications jusqu’ici, j’ai parlé uniquement de la division des plantes vivaces, les mêmes méthodes de division s’appliquent aux arbustes qui se prêtent à la division, soit ceux qui produisent de multiples repousses à la base, comme le lilas commun (Syringa vulgaire) ou l’hydrangée arborescente (Hydrangea arborescens), notamment la très populaire ‘Annabelle’. Dans leur cas, une hache est souvent nécessaire pour séparer les plants.

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 5 septembre 2015

Comment sauver un mandévilla à l’automne

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Trois cultivars différents de mandévilla cultivés dans le même pot. Photo: http://www.madisongardensnursery.com.

Depuis, quelques années, le mandévilla (Mandevilla spp.) a émergé de plusieurs décennies d’obscurité relative pour devenir une plante de patio populaire. Et, de plus en plus, les jardiniers veulent savoir s’ils peuvent le sauver du froid et ainsi le conserver pour l’année suivante. La réponse courte à cette question est oui, on peut, mais pour bien réussir toute plante, il vaut mieux en savoir un peu plus sur ses origines et ses besoins, alors…

Son histoire

Le mandévilla est en fait une liane de plus de 6 m de hauteur. Ainsi, il faut le tailler au moins occasionnellement si on veut le conserver en pot. Photo: alchetron.com

Le genre Mandevilla est originaire des régions tropicales et subtropicales du Nouveau Monde où il pousse comme une liane. Il appartient à la famille des Apocynacées et présente des fleurs en forme de trompette dans les tons de rouge, rose ou blanc, très rarement de jaune. Certains hybrides sont bicolores ou ont des fleurs doubles. Le genre comprend plus de 175 espèces, mais ce qu’on voit habituellement dans nos jardins sont des hybrides, souvent vendus sous le nom de M. × amabilis.

Les espèces maintenant considérées comme des mandévillas étaient autrefois divisées en deux genres: Mandevilla, avec des fleurs plus grandes et un port nettement grimpant, et Dipladenia, avec des fleurs plus petites et un port plus arbustif. Cependant, elles ont toutes été reclassées dans le genre Mandevilla. Si vous appelez toujours vos plantes dipladénia, il est probablement temps de changer.

Le genre fut nommé en l’honneur du diplomate britannique Henry Mandeville (1773-1861), important collectionneur de plantes exotiques.

Les mandévillas aiment le soleil et les températures tropicales à subtropicales, alors, il n’est pas surprenant qu’ils réussissent mieux quand on les cultive à l’extérieur pendant l’été. Dans les régions aux climats très doux (zones de rusticité 9 à 11), on peut les cultiver en plein air à l’année. Ailleurs, il faut soit les traiter comme des plantes annuelles et laisser le froid les tuer, soit les rentrer pour l’hiver. Et pour cela, il y a deux possibilités.

1. Les cultiver comme plantes d’intérieur

Les mandévillas cultivés en pot sont les plus faciles à rentrer. Photo: http://www.suntoryflowers.eu

Le moyen le plus simple de maintenir les mandévillas en vie l’hiver est de les cultiver comme plantes d’intérieur. Rentrez-les toutefois alors lorsque la température nocturne est encore relativement chaude, sinon vous risquez de voir la plante perdre beaucoup de feuilles.

Pour rentrer les mandévillas sans rentrer en même temps des insectes nuisibles, lisez Pour une rentrée sans insectes.

Placez vos mandévillas près d’une fenêtre ensoleillée ou sous une lampe de culture et arrosez-les régulièrement, dès que le terreau commence à paraître sec au toucher. Offrez-leur une humidité atmosphérique élevée, si possible, pour réduire la perte des feuilles. Vos mandévillas ne fleuriront sans doute que très peu pendant qu’ils seront à l’intérieur, à cause des jours courts de l’automne et de la diminution de l’éclairage solaire qui en résulte, mais vous pourrez voir quelques fleurs à l’occasion. Leur feuillage est quand même beau et luisant, ce qui en fait de jolies plantes vertes.

N’hésitez pas à les tailler un peu au moment de la rentrée ni, d’ailleurs, à couper des tiges errantes en toute saison. Cependant, pour une meilleure floraison, faites l’élagage principal de l’année au printemps, entre la fin de février et la fin de mars. On peut alors les réduire sérieusement, disons à environ 30 cm du sol, sinon les tiges deviennent ligneuses et moins florifères au fil du temps. En les taillant à cette date, la repousse se fera sous la lumière la plus intense possible, ce qui conduira à une floraison estivale plus abondante.

Pour éviter de stimuler la croissance de longues tiges faibles, ne fertilisez pas en automne et en hiver. Recommencez au printemps et continuez tout l’été. L’engrais tout usage de votre choix serait tout à fait acceptable. 

Les températures normales de nos habitations sont parfaites pour les mandévillas qui, comme les humains, semblent mieux réussir quand la température baisse un peu la nuit.

2. Les mettre en dormance

Cette méthode est plus risquée, mais si vous profitez d’un endroit frais à l’intérieur, vous pouvez essayer de forcer vos mandévillas à entrer en dormance.

Mieux vaut tailler les mandévillas en dormance assez sévèrement, sinon vous aurez beaucoup de feuilles mortes à ramasser! Photo: lysasgarden.blogspot.com

Dans ce cas, laissez-les à l’extérieur jusqu’à ce que les températures nocturnes tombent à environ 10 °C, car cela ralentirait leur croissance. Ensuite, taillez-les sévèrement, jusqu’à 30 cm du sol, et rentrez-les. Si vous ne taillez pas, attendez-vous à une chute massive de feuilles après la rentrée.

Placez les plantes dans un endroit frais mais libre de gel, peu éclairé ou à la noirceur, comme un caveau à légumes ou un garage légèrement chauffé. Arrosez légèrement, seulement environ une fois par mois, juste assez pour empêcher le sol de sécher complètement. Au début du mois de mars, replacez la plante au soleil et commencez à arroser et à fertiliser régulièrement à mesure qu’elle commence à reprendre vie.

Un été en plein air

Les mandévillas aiment le plein soleil estival. Photo: http://www.costafarms.com.

Quelle que soit la façon dont vous faites passer l’hiver à vos mandévillas, lorsque les températures nocturnes à l’extérieur commencent à s’élever fidèlement au-dessus de 15 °C, il est temps de les réacclimater aux conditions de plein air afin de profiter d’une autre saison de floraison sur le patio ou le balcon. C’est aussi un excellent moment de l’année pour les rempoter.

Méfiez-vous des cochenilles farineuses et des cochenilles à carapace: elles semblent souvent surgir de nulle part à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Parfois aussi les pucerons les découvrent pendant leur séjour en plein air. On peut contrôler ces ennemis avec des applications répétées de savon insecticide. 

Les mandévillas sont toxiques: gardez-les hors de la portée des enfants et des animaux domestiques.

Mandévillas: à l’intérieur ou à l’extérieur, ce sont de belles plantes à apprivoiser.

Rénover ou construire… sans détruire votre jardin

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Les travaux sur le terrain peuvent anéantir en quelque heures des années d’efforts d’aménagement du terrain. Photo: http://www.dustysdraincleaningandplumbing.com

J’entends régulièrement des histoires d’horreur sur les graves dommages causés à l’aménagement paysager lors des travaux de rénovation ou de construction. On pourrait penser que n’importe qui ayant le moindrement de bon sens verra que les plantes et les jardins aménagés par les propriétaires sont précieux et méritent un peu d’attention et, en effet, vous rencontrerez parfois un entrepreneur qui semble vraiment s’en soucier. La plupart du temps, cependant, leur attitude semble être «Nous avons un travail à faire! S’il faut écraser quelques plantes pour l’accomplir, tant pis!» Alors, des branches sont coupées ou arrachées, des jardins aplatis, des plantes déracinées: les dommages peuvent être affreux.

Et ce ne sont pas que les plantes: les matériaux inertes aussi sont souvent endommagés. Des pavés fissurés ou enfoncés, un poteau cassé, une lampe brisée, etc. Au moins, les entrepreneurs semblent mieux comprendre les dégâts matériels et sont plus disposés à s’occuper de les réparer. Ils ont toujours l’air surpris d’apprendre que le matériel végétal a une valeur quelconque!

Donc, si vous avez des rénovations à venir: canalisations à remplacer, fondation à isoler, pièce à ajouter, revêtement à poser, etc., préparez-vous à un massacre. Même des travaux qui, vous penseriez, ne causeront pas beaucoup de dégâts, comme des réparations à la toiture ou de la peinture, peuvent laisser le jardin en dessous en lambeaux.

Que faire?

Parfois, les réparations sont urgentes — par exemple, quand une canalisation d’égout éclate — et vous n’avez que le temps de signer le contrat et de laisser les hordes d’ouvriers envahir votre terrain, mais la plupart du temps, vous planifiez les rénovations et les constructions à l’avance. Cela vous laisse une marge de manœuvre… et alors, il y a en fait beaucoup de choses que vous pouvez faire pour prévenir les pires dégâts.

Un entrepreneur respectueux des végétaux

Oui, il existe des entrepreneurs sympathiques aux jardins, mais encore faut-il en trouver un. Photo: closingcontractor.com & http://www.freepik.com, montage: jardinierparesseux.com

Oui, de tels entrepreneurs existent! Vous avez peut-être déjà vu chez des voisins un jardin que les ouvriers ont traité avec respect et où l’aménagement est sorti de la construction ou de la rénovation en assez bon état. Demandez-leur la référence!

Et si vous avez un problème avec les canalisations, sans doute l’une des réparations les plus dommageables pour le terrain, sachez que, de nos jours, il est souvent possible d’employer une technologie plus moderne et de les réparer sans faire de tranchée, ce qui réduit les dommages au paysage à pratiquement rien!

Hors saison

Les plantes en dormance souffrent moins que celles en croissance active. Donc, si vous pouvez vous débrouiller pour que vos réparations soient effectuées de la mi-automne au début du printemps, c’est peut-être une bonne idée. Eh bien, du moins dans les zones où les fortes chutes de neige ne risquent pas d’interférer! Là où les précieuses plantes seront cachées sous la neige, invisibles aux yeux de l’ouvrier, même le plus consciencieux, l’hiver n’est probablement pas une bonne saison pour les rénovations!

Entendez-vous à l’avance

Avant de signer un contrat, assurez-vous de bien préciser que votre paysage a de la valeur pour vous et que vous voulez vous assurer qu’il soit préservé autant que possible. Passez alors en revue le «plan d’attaque» avec l’entrepreneur et essayez de voir s’il existe un moyen de minimiser les dégâts. Par exemple, beaucoup d’entrepreneurs ont l’habitude de garer leur camion sur le terrain, sur le gazon et les plates-bandes, souvent au pied du plus bel arbre du terrain, mais il y aura beaucoup moins de dégâts s’il le stationne dans l’aire de stationnement ou dans la rue. Discutez avec l’entrepreneur aussi pour savoir si des échafaudages peuvent être installés au-dessus du jardin pour protéger les plantes. (Les échafaudages ne seront d’aucun secours en cas de travaux de terrassement, bien sûr, mais seulement pour les rénovations qui seront effectuées sur la structure supérieure de la maison.)

Une clôture bien visible

Une clôture de sécurité indiquera aux ouvriers de ne pas déranger les plantes de l’autre côté. Photo: http://www.ebay.com.au

Une fois que vous aurez déterminé avec l’entrepreneur l’espace dont il a besoin pour manœuvrer, installez une clôture temporaire en guise de rappel, isolant la zone de travail désignée du jardin à protéger. Une clôture de sécurité orange vif est un excellent choix: les ouvriers ne pourront vraiment pas prétendre qu’ils ne l’ont pas vue!

Ne pas empiler de la terre n’importe où

Si possible, insistez pour que la terre prélevée lors des travaux soit temporairement placée sur une surface dure à proximité, comme une entrée d’auto, et certainement pas sur des plantes de jardin, sur la pelouse ou sur les racines des arbres. Le poids de la pile peut tasser le sol au point où il ne récupérera jamais et les dommages causés aux racines des arbres, en particulier, même s’ils ne sont pas immédiatement visibles, peuvent être considérables.

Des plantes à déplacer

Parfois, la chose la plus logique à faire est de déplacer certains végétaux. Photo: http://www.diynetwork.com

S’il y aura des travaux de terrassement, il faut évidemment déplacer les végétaux que vous voulez préserver, mais même lors de travaux moins dévastateurs, il peut être sage d’envisager de déplacer des plantes fragiles ou précieuses qui se trouvent à l’intérieur de la zone de travail. Déterrez-les avec soin, gardant une bonne motte de racines, et placez-les à l’ombre. Vous n’avez pas nécessairement besoin de les mettre en pot; en général, il suffit de les tasser les unes contre les autres et de recouvrir les mottes de racines de terre et de paillis. Gardez-les bien arrosées jusqu’à ce que vous puissiez les replanter.

Une couche de protection

Un bon paillis et quelques feuilles de contreplaqué, et voilà! Les plantes basses se trouveront bien protégées contre les assauts de la machinerie. Photo: http://www.kisspng.com, http://www.clipartwiki.com, cannonsburgwoodproducts.com & http://www.kissclipart.com, montage: jardinierparesseux.com

Un paillis de 20 cm d’épaisseur de paille, de copeaux de bois, de feuilles mortes ou de tout autre produit léger peut protéger une plate-bande en dormance ou une pelouse du passage répété des pieds des ouvriers. Si de la machinerie lourde doit aussi y passer, placez en plus des feuilles de contreplaqué sur le paillis. Même les plantes en pleine croissance toléreront d’être un peu aplaties par un tel recouvrement et récupéreront éventuellement. En fait, vous serez étonné de la résistance des plantes sous cette combinaison de paillis et de contreplaqué, même lorsque les machines les plus lourdes passent au-dessus de leur tête.

Par contre, méfiez-vous des revêtements qui risquent de réchauffer le sol, comme des bâches en plastique ou en vinyle, même si leur but n’est que d’attraper des éclats de peinture ou des morceaux de toiture et de clous qui tomberont. La température peut y monter sérieusement par une journée ensoleillée, assez pour faire cuire les plantes en dessous. Pour la même raison, ne laissez pas les ouvriers déposer des châssis de fenêtre à plat sur une pelouse, même pendant quelques heures. Si vous envisagez de couvrir temporairement les plantes, utilisez plutôt un matériau qui peut respirer, comme un vieux drap ou couverture ou une toile en tissu.

Vivaces versus arbustes

Si les plantes vivaces et les bulbes en pleine croissance peuvent se trouver un peu aplaties lorsqu’on les recouvre de paillis ou de paillis et contreplaqué pendant les travaux, sachez que ce n’est que temporaire: elles repartiront à partir du pied l’année suivante et rependront leur port normal. Avec les arbustes, cependant, la situation est différente. Les couvrir de contreplaqué risquerait de casser net une bonne partie de leurs branches.

Si de tels arbustes ne peuvent pas être déplacés, envisagez de les tailler sévèrement, mais sélectivement, avant les travaux. Ensuite, ils pourront repousser avec le temps. Ou recouvrez-les d’une caisse en bois solide ou même d’un seau en métal ou en plastique: cela suffira à les protéger du trafic piétonnier, mais pas, bien sûr, de la machinerie lourde.

Parfois il suffit d’appuyer quelques feuilles de contreplaqué contre un mur pour protéger les plantes en dessous. Ill.: buyfauxstone.com, clipartmag.com, www.cleanpng.com& timberwall.co, montage: jardinierparesseux.com

Si des travaux de peinture ou des réparations à la toiture sont en cours, pensez simplement à appuyer des feuilles de contreplaqué contre le mur, au-dessus du parterre de fleurs. Cela peut suffire à le protéger de tout dommage grave.

Plier les branches

On peut fixer des branches temporairement à un tuteur pendant les travaux. Photo: mapassionduverger.fr

Vous pouvez parfois attacher de longues branches d’arbres et d’arbustes susceptibles de gêner les travaux en tirant leurs branches vers le haut pour les serrer ensemble avec une corde ou en les fixant à un tuteur. Habituellement, ces branches reprendront leur forme initiale lorsque vous les relâcherez. C’est certainement mieux que de les voir arrachées à n’importe quel angle lors de la construction.

Les vignes détachées de leur support ne peuvent tout simplement pas être remises à leur place: essayez et vous verrez! Rabattez-les sévèrement et elles repousseront bientôt, tout simplement.

Et puis, les arbres

Une clôture de sécurité pour identifier la zone à protéger autour d’un arbre. Photo: arborscapesllc.com

Les arbres sont un cas très particulier, étant particulièrement difficiles à protéger. Comme nous l’avons mentionné, le simple fait de stationner un camion sur les racines d’un arbre peut comprimer le sol et écraser ses racines, entraînant souvent la mort lente de l’arbre entier des années plus tard. Placez des clôtures de sécurité autour d’eux peut aider, si possible jusqu’à à l’étendue maximale de leurs branches, car c’est dans cette zone qu’on retrouve la plupart des racines. En fait, leurs racines s’étendent encore bien plus loin que cela, mais ces racines extra-longues ne sont pas les plus vitales et peuvent être sacrifiées. Si l’entrepreneur vous dit qu’il doit s’approcher encore plus d’un arbre que vous souhaitez protéger, il serait sage d’appeler un arboriculteur pour voir si quelque chose peut être fait. Ou coupez-le et plantez-en un nouveau plus tard: il y a, après tout, une limite à ce que vous pouvez faire!

Le nettoyage

Quand l’équipe d’ouvriers sera partie, il y aura certainement du nettoyage à faire. Des végétaux à replanter, un peu d’élagage, du paillis supplémentaire à ramasser, quelques plantes à remplacer, etc., mais si vous planifiez bien, les résultats ne devraient pas être trop décourageants et votre jardin pourra alors récupérer assez rapidement.


Et quant à cette nouvelle grande tranchée remplie de terre fraîche… n’est-ce pas que ce pourrait être l’endroit idéal pour installer un nouveau jardin?