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Les paparmanes: ça vient des plantes! – Série des saveurs végétales inconnues

J’avais cette idée de série depuis longtemps et j’attendais l’hiver pour vous la présenter: les saveurs qui proviennent de plantes… Sans qu’on sache qu’elles viennent des plantes! Je sais, ça fait un peu long comme titre pour un concept, alors on va se contenter de dire que c’est la série de Noël! Toutes les deux semaines d’ici Noël, nous découvrirons donc une saveur bien connue, mais dont l’origine végétale est, elle, méconnue! Vous me suivez? C’est parti!

J’ai 82 ans. Oui, oui, vous avez bien lu: 82 ans! Je trouve parfois mes idées d’articles en tricotant dans ma berçante, Charles Aznavour en fond sonore, crème de menthe à la paparmane juste à côté.

Ben oui, j’aime ça les paparmanes! Vous savez, ces bonbons roses, verts et blancs qui traînaient chez nos grands-parents? Eh bien, soyons honnêtes, les roses sont les meilleurs. J’en ai chez moi (je vous le dis, j’ai 82 ans!) et ma crème de menthe préférée est Arthur (celle aux paparmanes de la distillerie Les Subversifs). Et ce n’est pas juste parce qu’elle est rose! Cette espèce de menthe-pas-vraiment-menthe si particulière… Ça goûte mon enfance et l’hiver.

Installez-vous confortablement (idéalement avec une paparmane rose ou une petite crème de menthe Arthur), parce que je vous emmène dans un voyage qui commence dans les sous-bois québécois et qui finit… dans votre tube de dentifrice!

Le thé des bois: plante des forêts d’Amérique du Nord

En sirotant ladite crème de menthe l’autre soir, je me suis demandé: d’où vient cette saveur exactement? Et là, surprise: cette saveur provient d’une petite plante de nos forêts québécoise! Ça explique pourquoi c’est une saveur assez peu connue chez nos voisins d’Europe. Là-bas, on l’appellerait plutôt par son nom anglais «wintergreen», mais c’est assez rare que les gens connaissent.

Le thé des bois, gaulthérie couchée, ou Gaultheria procumbens pour les amateurs de noms latins, est partout au Québec. Si vous vous promenez dans une forêt, regardez au sol: cette petite plante rampante de 10-15 cm de hauteur forme des tapis denses au travers des feuilles mortes du sous-bois, souvent près de conifères puisqu’elle aime les sols acides.

Photo: wanderingeden

Ses feuilles vert foncé et lustrées sont persistantes toute l’année et deviennent même un peu rougeâtres en hiver. En été (juillet-août), elle produit de petites fleurs blanches en forme de clochettes. Mais ce qui la rend vraiment reconnaissable, ce sont ses baies rouge écarlate qui apparaissent à l’automne et persistent tout l’hiver.

Le test infaillible pour l’identifier? Écrasez ou croquez une feuille. BAM! Cette odeur vous frappe immédiatement. C’est exactement l’odeur de vos paparmanes roses. Pas de doute possible.

La molécule mystère: presque de l’aspirine!

Qu’est-ce qui donne cette saveur si particulière? Le salicylate de méthyle, aussi appelé «essence de gaulthérie». Cette molécule constitue 98-99% de l’huile essentielle du thé des bois.

Maintenant, voici le truc fascinant: le salicylate de méthyle est chimiquement très proche de l’acide acétylsalicylique. Vous ne connaissez pas ce nom? Normal, c’est le nom scientifique de l’aspirine! Dans votre corps, le salicylate de méthyle est transformé en acide salicylique, produisant précisément les mêmes effets anti-inflammatoires et analgésiques que l’aspirine.

Pour vous donner une idée de la puissance de cette plante, une cuillère à thé (5 ml) de son huile pure, c’est comme prendre 20-22 aspirines d’un coup! De nombreuses Premières Nations utilisaient d’ailleurs le thé des bois pour soulager les maux de tête, les rhumes, les douleurs rhumatismales et les fièvres. Ils préparaient des infusions de feuilles, mangeaient les baies, et appliquaient même des cataplasmes sur la poitrine. Ce savoir traditionnel fut transmis aux colons français, qui adoptèrent rapidement le «thé du Canada» comme remède et boisson réconfortante.

Photo: K8

Paparmanes roses: un bonbon 100% québécois!

Bon, revenons à nos paparmanes! Ce mot québécois est dérivé de l’anglais «peppermint»… Ce qui est assez mélangeant quand on y pense, car la menthe poivrée, ce n’est pas la même chose (ce sont les bonbons blancs, ceux-là!).

Inventés au Canada vers la fin des années 1800, ils n’ont connu leur essor au Québec qu’avec la compagnie Menthe Rito en 1957. Cette entreprise familiale a perfectionné la recette et contrôle aujourd’hui environ 90% du marché nord-américain des bonbons à la menthe (ironique, car la saveur paparmane ne vient pas du menthol et n’est donc pas vraiment une menthe, mais passons!). Cette compagnie est située… à Trois-Rivières! Vous ne saviez pas ça, hein, Trifluviens? Vous êtes pratiquement la capitale de la paparmane!

J’ai aussi découvert en faisant mes recherches que la Fondation Institut de gériatrie de Montréal organise un «Paparmane-o-don». Les gens sont invités à partager leurs souvenirs de paparmanes, et 1$ par sac vendu est donné à la fondation. Les témoignages sont touchants! Des gens qui se souviennent du bol de cristal chez grand-maman, des bonbons dans les bas de Noël, des traditions multigénérationnelles…

Même le conteur Fred Pellerin a créé «l’arbre à paparmanes» dans ses histoires de Saint-Élie-de-Caxton! Vous ne pensiez pas qu’une petite plante de sous-bois et un bonbon tout ce qu’il y a de plus banal pouvaient être si emblématiques, n’est-ce pas?

(Je sens que les lecteurs du Vieux Continent vont rajouter «goûter une paparmane rose» sur leur liste de choses à faire au Québec.)

Une saveur presque exclusivement nord-américaine

Plusieurs dentifrices, rince-bouche et gommes en Amérique du Nord utilisent la saveur wintergreen. C’est parfois combiné à la menthe: regardez les ingrédients de vos produits à la maison, vous verrez sans doute que salicylate de méthyle en fait partie. Ailleurs dans le monde? Très rare!

En Europe, particulièrement en Allemagne, les gens trouvent cette saveur carrément répugnante. Pour eux, ça goûterait trop «le médicament». Mais pour nous? C’est fraîcheur, propreté, et un goût réconfortant qu’on retrouve dans nos bonbons, nos gommes, nos dentifrices, et même dans certains alcools québécois!

(Je vous vois, amis d’Europe, ne biffez pas «essayer les paparmanes» de votre to-do list!)

Pourquoi cette différence culturelle? D’abord, les plantes sont natives exclusivement d’Amérique du Nord et n’existent pas naturellement en Europe. Ensuite, les peuples autochtones utilisaient ces plantes depuis des millénaires selon certaines sources, créant une familiarité culturelle transmise aux colons. Pendant la Révolution américaine, quand le thé britannique fut boycotté après le Boston Tea Party, le thé de wintergreen devint un substitut patriotique faisant partie des Liberty teas.

Peut-être que c’est une saveur qui a fini par être perçue par nos papilles d’une façon particulière? Dans tous les cas, en ce qui me concerne, l’odeur du thé des bois évoque pas mal plus un magasin de bonbons à Noël qu’un médicament ou même un dentifrice!

Cultiver le thé des bois au Québec: une excellente idée!

La bonne nouvelle pour les jardiniers paresseux? Bien que je ne l’aie jamais vu utilisé en plante d’ornement, le thé des bois est assez facile à cultiver au Québec. Rustique jusqu’en zone 3, il survit aux hivers les plus froids (normal, c’est une plante d’ici).

Ce qu’il aime:

  • Sol acide (pH 5-6,5) – comme les bleuets
  • Ombre partielle à complète – parfait sous les arbres!
  • Sol humide, mais drainé
  • Matière organique – ajoutez de la tourbe si nécessaire

C’est un bon couvre-sol si vous avez quelques conifères dans un coin du terrain. Avec seulement 10-15 cm de hauteur, il s’étale par stolons pour former des tapis denses là où votre pelouse n’arrive pas à survivre. La croissance est très lente au début (2-3 ans), mais une fois la plante établie, c’est parti pour la vie!

Les avantages:

  • Feuillage persistant toute l’année
  • Jolies baies rouges de l’automne au printemps
  • Résistant aux cerfs et lapins
  • Peu d’entretien une fois établi
Photo: trscavo

Les baies: à goûter avec modération

Oui, les baies sont comestibles! Elles ont une forte saveur de paparmane avec une texture un peu farineuse. Honnêtement? Elles sont… correctes. Pas dégoûtantes, mais pas particulièrement délicieuses non plus. Un peu âpres.

Les peuples autochtones les mangeaient fraîches ou les séchaient pour l’hiver. De nos jours, on utilise surtout les feuilles pour faire du thé (infusion assez longue d’environ 10 minutes pour avoir un bon goût). On peut aussi laisser fermenter les feuilles dans de l’eau à température ambiante pendant deux ou trois jours pour développer pleinement la saveur.

Mais attention: consommez-les avec modération! Quelques baies ou quelques tasses, c’est correct. Un bol entier? 2 litres de thé par jour? Mauvaise idée, on se rappelle que c’est comme de l’aspirine, et bien que consommer la plante soit moins intense que de prendre une cuillère d’huile essentielle, ça reste une molécule puissante! (Perso, je préfère quand même un bonbon ou un petit verre d’Arthur!)

Photo: Les Subversifs

Une saveur qui nous connecte à nos racines

Voilà. La prochaine fois que vous sucerez une paparmane rose, vous saurez que vous goûtez littéralement l’histoire du Québec. Une plante de nos forêts boréales utilisée depuis des millénaires par les Premières Nations, adoptée par les colons et devenue une partie intégrante de notre identité culinaire québécoise moderne.

C’est fascinant de réaliser que cette saveur si familière provient d’une humble petite plante qui pousse sous nos épinettes! J’ai déjà hâte à mon prochain article dans deux semaines pour voir quelles autres découvertes je vais faire!

Photo: jyoung2399

Et vous, quels sont vos souvenirs de paparmanes? Vous êtes plus roses, blanches ou vertes? Arthur, Isabelle ou Eva? Ou même Émilie? (J’avoue, j’ai les quatre sortes de crème de menthe à la maison…!) Je veux tout savoir en commentaires!


  1. Doux et chalheureux Hello !

  2. Adorable récit et merci de m’avoir fait connaître cette spécialité québecoise qu’en tant qu’habitante du vieux continent je ne connaissais pas du tout.
    Et j’ai ri de constater que vous aviez bien anticipé les réactions « ça il faudra que je le goûte… » et « hum… finalement non » provoquées par vos descriptions de la plante et de ses arômes.

  3. Dans une promenade au parc de la Mauricie, une biologiste nous a fait découvrir que les petites branches de bouleau jaune, quand on les gratte, sentent la papparmane!

  4. C’est vrai que chaque fois que je me promène en forêt depuis mon adolescence, je goûte et fait goûter à mes amis ce goût suave. Cependant connaissant la propension de l’industrie vers la facilité, se peut-il que la chimie ait remplacé l’essence naturelle? Moins cher, plus de profits à la clé. Éclairez moi svp.

    • Effectivement, comme beaucoup d’odeurs et de goûts, une fois qu’on a trouvé la formule chimique, il est ‘facile’ de la synthétiser. C’est une chance, car la gaultérie a une croissance assez lente!

  5. Merci
    Depuis longtemps je veux vous remercier pour votre réel talent à vulgariser des notions botaniques. Vous lire est un plaisir
    Il me semble que vous seriez une excellente enseignante. Contente de vous savoir partenaire du Jardinier paresseux

  6. Merci pour ce fascinant article! Je m’intéresse à la Gaulthérie couchée depuis quelques années. J’avais acheté une petite plante au supermarché (elles sont toujours en vente dans le temps de Noël). J’adore son odeur de wintergreen (aussi utilisée dans les bonbons life-saver wintergreen je crois) et ses baies rouges. Cependant elle n’est pas très heureuse comme plante d’intérieur : elle déperissait, alors je l’ai plantée à la mi-ombre devant la maison (j’ai un minuscule jardin). J’adore cette petite plante odorante et jolie, et j’ai bien aimé toutes vos informations à son sujet! ?

  7. p.s.: Je me demande si elle survivrait à l’hiver en pot sur mon balcon?

    • Bonne question! Je sais que Julie avait écrit un article sur le super l’hiver dernier quant à l’hivernation des plantes en pots. Peut-être que vous trouveriez plus d’infos là!

      • Psst : je les mettrais en terre dans un plus grand pot mais dane le cabanon en attendant d’être planter en sol. 😉

  8. Excellent article comme toujours! Cette saveur n’est-elle pas aussi celle de la « root beer »?

    • Merci! Eh non, la saveur root beer provient d’une autre plante… je vous en dis plus d’ici deux ou trois semaines, mais chut c’est un secret !

  9. Je me soiviens que mon père en conservait dans la boite à gants de son auto. J’ai aussi 82 ans, alors ça date.

  10. Vous lire est un réel plaisir. J’apprends le sourire aux lèvres et je vais ajouter du thé des bois sous les conifères aux printemps prochain. Merci Audrey

  11. Audrey! Tu me ramènes à mon enfance! Ma grand-maman paternelle avait toujours des paparmanes à la maison, roses et blanches, et quand on allait la visiter, elle s’empressait à m’en offrir. D’ailleurs, elle se faisait du « thé à la paparmane » en laissant fondre un ou deux bonbons dans de l’eau chaude. Geste que j’ai reproduit comme jeune adulte avant de réaliser que je pouvais me faire du vrai thé à la menthe, sucre en moins. Hi! Hi!
    J’ai toujours préféré le gout du thé des bois à celui de la menthe. Une vraie québécoise, faut croire! Mais là, tu me donnes le goût d’en planter près de mon pin, pour voir! Et je pense que je vais m’acheter une bouteille d’Arthur, en pensant à grand-maman, à Noël. <3

  12. J’aimerais en planter sous mon sapin, mais est-ce une plante envahissante ?
    J’adore les paparmanes roses.

    • Trop lente pour le devenir
      Partager est un long processus d’ailleurs – elle est de croissance plutôt lente. Et si un jour vous en avez de trop, vendez les aux amateurs jardiniers. 😉

    • En effet, c’est trop lent pour être envahissant. De plus, les conditions nécessaires étant assez strictes, le thé des bois restera sous vos arbres, loin du soleil!

  13. Encore une jolie histoire que je ne connaissais pas. Merci Audrey. J’ai hâte à la suivante.

  14. Pour Caroline, creusez un trou et mettez-y la plante, en vous assurant de bien marquer l’endroit pour la retrouver. Vous pourrez la transplanter au printemps. Si vous la laissez dans son pot, assurez-vous qu’il y a bien suffisamment de drainage. Une bonne idée est d’incliner le pot, comme le font les pépiniéristes. Couvrez de feuilles ou de paillis pour le protéger.
    J’ai un plant que je veux diviser l’an prochain, car avec l’été trop chaud qu’on a eu, il a souffert. Il sera mieux à l’aise proche de ma haie de cèdres, plus à l’ombre.
    Pour mon anecdote, mon père adorait le petit thé des bois (et la bière d’épinette). Un jour, en promenade, il s’est exclamé « les enfants, venez voir : du petit thé des bois ! » Il nous a fait goûter à cette plante au goût fascinant. Mon père aimait aussi les bonbons, et en particulier, les paparmanes ! Il en achetait des quantités effrayantes. Nous les enfants, nous battions pour les roses, sans doute à cause de la couleur. Je n’étais pas la plus rapide, je n’en avais pas souvent, mais le goût, je m’en souviens comme si c’était hier ! Quand j’y pense, je me vois encore clopinant derrière papa, mâchonnant cette petite feuille au goût si extraordinaire !

  15. Très bon sujet et très bien vulgarisé Merci Audrey

  16. Notre crème de menthe préféré est la Isabelle!
    Comme mes parents sont du vieux continent les paparmanes sont arrivées à la maison dans notre adolescenc3 et surtout chez nos amis québécois…..
    Merci pour tes articles qui me font sourire à chaque fois ?

  17. Encore un article savoureux à lire, comme d’ailleurs le goût du thé des bois. J’ai 66 ans. Toute petite, à notre chalet dans les Bois-Francs, on avait un sentier (on appelait ça la  »trail » et on ne savait même pas que c’était un mot anglais…). On allait s’y promener l’été et on cueillait le thé des bois. En fait, on mangeait plutôt qu’on cueillait. On recherchait surtout les toutes jeunes feuilles qui étaient si tendres. Les plus vieilles étaient bonnes aussi, mais plus difficilles à mâcher. Les jeunes étaient tendres et savoureuses. C’est un de mes très beaux souvenirs d’enfance !!! Pour ma part, c’est un goût que j’adore. J’aime le goût de la menthe comme dans les  »paparmanes » blanches, mais les roses, c’est le summum. Aussi, quand j’étais enfant, il existait de petits bonbons rouges qui goûtaient le thé des bois, mais je crois qu’ils n’existent plus…

    Continuez à écrire, vous le faîtes si bien !!! Merci !!!

  18. Dans ma famille, il y a toujours eu des paparmanes de toutes les couleurs. Moi, je préférais les roses qu’on appelait »paparmanes d’amour» par chez nous. Mon plus jeune fils en raffolait et à chaque Noël je mettais un gros sac de paparmanes d’amour dans son bas de de Noël et une fois adulte, j’ai un peu délaissé la tradition et je me le suis fait reprocher. Donc encore aujourd’hui à 45 ans il reçoit toujours son sac de paparmanes d’amour. C’est devenu une tradition de Noël et ça nous fait toujours rigoler.

  19. J’avais une petite tale de gaulthérie couchée dans un sous-bois au bout de notre rue où j’allais en cueillir chaque fin d’été mais une maison y a été construite, adieu mes petites baies. On a pas de menthe à la maison car mon mari est intolérant. Ma grand-maman avait toujours une réserve de paparmanes.

    • J’ai fais une erreur hier, c’était de la gaulthérie hispidula ou petit thé, je me suis souvenue que les petits fruits étaient blancs, un peu ovale. Il faut me pardonner j’aurai 85 ans dans bientôt.

  20. Merci à celles qui ont répondu à ma question (peut-on faire pousser du thé des bois en pot sur le balcon). Ce que j’aimerais, c’est de laisser ses feuilles et ses belles baies rouges à découvert (sans protection hivernale), pour les admirer l’hiver. Je suppose qu’il faudrait pailler beaucoup et bien protéger le pot. À essayer l’hiver prochain!

  21. Quel article intéressant. J’adore le goût et l’odeur du thé des bois. Moi je préfère les roses! On en avait toujours à la maison familiale et je continue à en acheter. Hâte de connaître le prochain article. Merci.

  22. Merci pour ce bout d’histoire très intéressant. Mon père m’a fait découvrir le goûte du thé des bois quand j’étais enfant. Depuis je cueille à l’occasion quelques feuilles pour infusion, j’adore le goût. Je me demandais justement ce que je pourrais planter sous mon coin de conifères, voilà que le thé des bois serais une bonne idée. Il y a également une racine au goût similaire au raifort que j’ai déjà cueilli avec mon père. Malheureusement je ne me souviens pas la quelle. Avez-vous une idée de quelle plante il pourrait sagir ? J’ai bien hâte de lire votre prochaine découverte. Merci

  23. Une activité très agréable de nos promenades familiales en forêt était de trouver et de consommer les petits fruits blancs du petit thé des bois (Gaultheria hispidula). Quel délice! Or, on parle toujours du thé des bois (Gaultheria procumbens), mais jamais du petit thé des bois (Gaultheria hispidula) Pourquoi? Avant de lire vos articles, je ne connaissais pas le thé des bois aux baies rouges. Pour moi le thé des bois avait des fruits blancs et c’était le petit thé des bois.

    • Ce sont deux plantes cousines qui ont effectivement la même molécule de goût. L’espèce hispidula est plus nordique que procumbens, ce qui explique qu’on parle plus de cette dernière (90% de la population québécoise est concentrée dans le sud de la province).

  24. Article super intéressant !!! Merci.
    En tant que « Vieille Continentale » je n’avais absolument jamais entendu parler de paparmanes ! Ça donne envie d’y goûter ;0)

  25. quel adon…aujourd’hui j’ai complété ma formation sur la cueillette des plantes sauvages et on a parlé beaucoup de cette plante…une plante a découvrir et une excellente tisane…
    merci pour cet article

  26. Quel article intéressant ! Quand je suis allée à la pêche, j’ai cueilli dans un petit sentier du thé des bois, j’ai tenté la culture sans succès mais je crois que je n’ai pas été assez patiente , je vais me reprendre. Merci pour toutes ces infos. Je fais une huile de massage avec l’huile essentielle de gaulthérie et d’autres huiles, contre les douleurs c’est aidant. Je vous lis avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

  27. Quel article intéressant ! Quand je suis allée à la pêche, j’ai cueilli dans un petit sentier du thé des bois, j’ai tenté la culture sans succès mais je crois que je n’ai pas été assez patiente , je vais me reprendre. Merci pour toutes ces infos. Je fais une huile de massage avec l’huile essentielle de gaulthérie et d’autres huiles, contre les douleurs c’est aidant. Je vous lis avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

  28. Oui, oui, oui ; votre article m’a fait sourire et saliver. Quelle joie pour les membres de ma famille lorsque nous trouvons la gaultheria procumbens et ses baies rouges que nous appelons  » graines de thé » . Et voilà que dans les commentaires je trouve enfin le nom de la gaultheria hispidula que, enfants, nous appelions ses baies « des poux » car les bains blanches nous rappelaient les lentes des poux. La comparaison n’est pas ragoutante mais tout ça est bien comestible et bon.

  29. Native de la Côte-Nord, votre article me rappelle de beaux souvenirs d’enfance où ma mère soulevait des petites lierres sur les pierres pour nous faire découvrir des Tic-Tac, les petites baies blanches un peu pâteuses mais si rafraîchissantes pour l’haleine, les « Gaultheria hispidula ». Je ne savais pas qu’ il y avait aussi une variété avec des baies rouges!

  30. J’avais une amie dans les années 60 qui visitait souvent ses grands-parents à Saint-Liboire et ramenait des paparmanes roses. Le délice! Mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’apprends que cette saveur vient de la mignonne petite plante sur le terrain de mon chalet. Je savais que c’était une gaulthérie, mais je n’ai pu faire le lien entre les deux que 60 ans plus tard! Merci, belle âme.

  31. Je cultive le thé des bois chez moi, très long à s’installer, mais après il se propage lentement mais sûrement. J’ai toujours ma réserve de thé sous la main !

  32. Je viens de m’acheter un « Gaultheria Procumbens », mais l’étiquette indique « Destiné à la décoration et non à la consommation ». Est-ce qu’il existe des variétés qui ne sont pas comestibles? Ou, est-ce comestible, mais la compagnie tente simplement de se protéger de risques potentiels?

    • Bonne question… peut-être que les plants sont traités avec des engrais ou des pesticides non comestibles ? Je vous invite à contacter le fournisseur pour en être certain!

  33. Merci du partage! Les paparmanes roses sont un souvenir d’enfance qui a ses racines bien installées, comme la plante! Je suis content de t’avoir lu, j’en ai appris pas mal, grâce à toi! Belle publication!

  34. Très belle lecture au sujet du thé des bois. Ça me rappelle le temps où j’allais, tout le dimanche, visiter grand-maman. Sur la table il y avait un plat de verre remplit de ces fameux paparmane. J’en prenais toujours un. J’en aurais remplit mes poche tellement j’aimais ça, mais je n’osais pas en prendre un de plus par convenances. Par chance, Grand-Maman nous en donnait parfois un petit sac avant de partir. Très beau souvenir et de bon goût. :-))
    Aussi, cet été, j’ai trouver un endroit où il y en a, secteur de la rivière Chaudière. Alors, si possible, je vais essayer d’en cultiver dans mes plants de bleuets. Pouvez-vous me dire comment faire pour réussir?
    Merci et bon paparmane….

  35. Pour moi, ce gout de thé des bois remonte assez loin; je suis un peu plus âgée, bien que n’atteindrai 82 ans que dans trois ans. Ma grand-mère gardait dans une armoire un pot de petites boules rouges qui ressemblaient aux baies du thé des bois; il me semble que les paparmanes roses n’étaient pas encore inventées. On trouvait uniquement des paparmanes blanches à cette époque de ma petite enfance, plus dures que celles d’aujourd’hui et qui prenaient un temps fou à fondre dans la bouche. Les petites boules rouges pour leur part étaient réservées à la décoration des biscuits de Noël – un peu plus grosses que les petites boules couleur argent qu’on met encore sur des biscuits et gâteaux. Sur les biscuits, elles étaient un peu ramollies par la cuisson ou par l’humidité de la pâte… Je les adorais de toutes manières et en suçais en cachette directement du pot de grand-maman. Je n’ai jamais oublié ce gout extraordinaire du thé des bois et l’ai retrouvé quelques années plus tard dans les paparmanes roses, bien qu’avec un petit quelque chose de moins, une petite différence par-dessus laquelle je passais volontiers pour me gaver de ce sucre aromatisé au thé des bois. Possiblement que la proportion de sucre et d’essence de thé des bois variait. Un peu moins de sucre dans la balance peut-être? J’aimerais bien retrouver de telles petites boules rouges…

  36. J’ai oublié d’ajouter que le nom de paparmane au Québec existait du temps de ces bonbons à la menthe poivrée, dérivé de « peppermint », comme vous disiez chère Audrey. Le nom en est resté à cause de la forme du bonbon qui est presque la même, seulement la forme de ceux d’aujourd’hui, blancs, roses ou verts me semble un peu moins haute et de diamètre légèrement plus grand, et ils sont légèrement moins durs aussi. Pour ma part, j’hésite encore à appeler paparmanes, les roses; ça me semble un peu une trahison au bon vieux thé des bois.