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Ne marchez pas dans le jardin!

Il n’est jamais bon de marcher dans un jardin. En le faisant, vous compactez sérieusement le sol, qui devient dur et dense. Cela chasse l’air, réduit l’infiltration de l’eau, nuit à la pénétration des racines et peut même augmenter l’érosion de surface. Le sol est un milieu vivant et le piétinement répété détruit l’habitat des organismes qui l’aèrent naturellement. Plus vous y circulez, plus la structure du sol se dégrade. Idéalement, vous ne devriez jamais mettre le pied dans une plate-bande, et encore moins dans un potager où la qualité du sol est primordiale! Vos plantes seront beaucoup plus vigoureuses si leurs racines peuvent se développer dans une terre meuble et aérée.

Les pas japonais sont un excellent choix pour réduire la compaction du sol lors de la marche.

Prudence au printemps

Au printemps, il faut redoubler de prudence. Un sol détrempé se compacte beaucoup plus facilement qu’un sol sec. Contrairement à la pelouse, pour laquelle on recommande souvent d’attendre environ deux semaines après la fonte des neiges, il n’existe pas de délai clair pour les plates-bandes: tout dépend de l’état du sol. Si la terre colle aux bottes, forme une boule compacte lorsqu’on la serre dans la main ou laisse une empreinte profonde sous le pied, il vaut mieux patienter encore quelques jours avant d’y circuler.

Même au potager

L’une des raisons pour lesquelles le potager en carré donne de si bons résultats est qu’il est accessible de tous les côtés. Comme il ne mesure normalement que 120 cm sur 120 cm, une personne de taille moyenne peut atteindre le centre sans jamais y poser les pieds. À l’inverse, si les adeptes des potagers classiques (en longs rangs étroits) se sentent obligés de passer annuellement le motoculteur, c’est souvent dans une tentative vaine de réparer les dégâts causés par leur propre circulation entre les rangs durant l’été précédent.

Prévoir des sentiers permanents

Dans une plate-bande étroite, on peut travailler de l’extérieur, mais plus elle est large, plus il devient nécessaire d’y pénétrer. Il est alors sage de prévoir de petits sentiers permanents. Qu’il s’agisse de simples dalles, de pas japonais ou de planches de bois, l’idée est de toujours poser les pieds sur ces surfaces dures pour ne jamais écraser la zone de culture. Ces passages n’ont pas besoin d’être très visibles, pourvu que vous sachiez exactement où ils se trouvent.

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