Je dois vous dire, mon dernier article remonte à Noël et… je me suis ennuyée de vous! Ça fait un mois que je n’ai pas écrit d’article – pas un vrai congé parce que j’ai travaillé sur plein d’autres projets, mais quand même, l’écriture me manquait. Et vous, vous vous êtes ennuyés? J’espère un peu, sinon mon ego va en prendre un coup!
Alors pour ce grand retour, j’avais le choix: vous parler des semis qui s’en viennent, des catalogues de graines qui s’empilent sur mon bureau, ou… vous faire une belle confession bien embarrassante. Devinez ce que j’ai choisi?
Cette année, j’ai un problème de souris. Et pas juste une ou deux petites souris égarées, là. Non, non. On parle d’une «situation».
La réalité de la vie en campagne
Bon, je vous remets un peu en contexte. J’habite en campagne, à côté de la forêt. C’est magnifique, c’est calme, c’est le paradis du jardinier paresseux… et c’est aussi le royaume des animaux. D’habitude, j’ai une ou deux souris par hiver qui se perdent chez nous, on les attrape, fin de l’histoire. Pas de quoi paniquer.
Sauf que cette année? Une ou deux PAR SEMAINE.
Oui, oui, vous avez bien lu. Chaque semaine, de nouvelles souris. J’en étais rendue à me demander si j’avais accidentellement ouvert un Airbnb pour rongeurs!
Avant que vous pensiez que je vis dans un taudis infesté, laissez-moi vous expliquer quelque chose: quand vous habitez entouré d’un milieu naturel comme moi, c’est NORMAL d’avoir des souris autour. À Montréal où j’ai grandi? Jamais vu l’ombre d’une souris dans la maison. Mais ici, avec la forêt à deux pas, c’est une autre histoire.
Les souris ont besoin de cachettes pour vivre: des tas de roches, de l’herbe longue, des coins tranquilles. Tout ça, j’en ai tout plein autour de ma maison. C’est parfait pour elles! Elles passent l’hiver là, bien confortables, et normalement, juste une ou deux trouvent par hasard le petit trou qui mène chez moi.
Le mot clé ici: «petit trou». Vous savez qu’une souris peut se faufiler dans un trou de la grosseur d’une pièce de 25 cents? C’est minuscule! Ça ne prend vraiment pas grand-chose pour qu’elles puissent rentrer.
Donc avoir quelques souris par hiver, c’est dans l’ordre des choses. Mais en avoir une par semaine? Là, il y avait clairement un problème.
L’enquête commence
Si j’en attrapais autant, c’est que le trou d’entrée devait être particulièrement accueillant. Genre autoroute de souris, spécial grand luxe, «bienvenue chez Audrey» en lettres lumineuses autour.
Alors j’ai fait le tour de la maison avec mon conjoint. On a inspecté, on a cherché, on a joué aux détectives… Et on a fini par trouver sous la galerie LA sortie de ventilation problématique. Paradoxalement, cette sortie d’air n’est même pas utilisée!
Quand on a enlevé le petit capuchon en plastique (qui devait être là pour empêcher justement ce genre de situation), on a eu notre révélation. Avec le temps, ce qui bouchait le contour du conduit de ventilation a dû se détériorer. Résultat? Un trou ÉNORME. Pas vingt-cinq cents de large, là. Une autoroute vers ma cuisine. Le Boulevard des Souris. La Voie Rapide du Rongeur. Bref, vous voyez le genre.
J’étais tellement sous le choc que j’ai oublié de prendre une photo et j’ai bouché le tout!
La solution ridiculement simple
Pour régler mon problème, il m’a fallu de la laine d’acier. C’est tout. Un gros 10$ à la quincaillerie.
Les souris ne peuvent pas la ronger ou la déloger avec leurs dents. On a bourré le trou avec ça, et depuis, plus aucune souris n’entre. On avait vraiment trouvé LA porte d’entrée, et une simple barrière physique a suffi à régler le problème. On en a mis aussi dans la thermopompe, là où des étourneaux ont l’habitude d’aller nicher au printemps: on verra bien!
Pas besoin de produits compliqués, pas besoin d’exterminer toute la population locale (bon, j’avoue avoir eu un petit moment de «oups, je vide ma forêt de souris», mais finalement tout est rentré dans l’ordre). Les souris sont simplement retournées vivre dehors où elles sont très bien.
Oui, mais… et le jardin dans tout ça?
Bon, vous allez me dire: «Audrey, c’est ben beau ton histoire de souris, mais on est ici pour le jardinage!»
Je vous rassure: mes souris, je vais les revoir cet été dans mon potager. Mais cette fois, elles seront les bienvenues. Enfin, «bienvenues» est un grand mot… Disons que je vais tolérer leur présence tant qu’elles ne mangent pas tous mes semis de laitue.
Parce que oui, les souris au jardin l’été, c’est normal et ce n’est même pas si nuisible que ça. Elles font partie de l’écosystème, elles ont leur rôle à jouer en aérant le sol et en faisant un certain ménage. En hiver, la vie continue aussi pour elles – ce ne sont pas tous les animaux qui hibernent au Québec – et il faut simplement s’assurer qu’elles restent dehors plutôt que de s’installer dans nos maisons.
Morale de l’histoire: rendez l’extérieur de votre maison accueillant pour que les rongeurs y restent… mais ayez quand même de la laine d’acier sous la main, au cas où!
En tout cas, je suis bien contente d’être de retour sur le blogue! De quoi aimeriez-vous que je vous parle dans les prochaines semaines? Je suis ouverte aux suggestions!

