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Jardiniers! Que nous réserve l’avenir?

L’arrivée d’une nouvelle année est souvent source de bilans, de questionnements et de résolutions. Alors que l’an dernier, je partageais avec vous un exercice que je fais chaque année à propos des choses qui m’intéressent, cette année, j’avais envie de faire une piètre Nostradamus de moi-même! D’après ce que je lis, ce que j’entends ou ce que je vois, qu’est-ce qui va changer pour les jardiniers? Tout ce qui suit n’est fondé sur aucune étude scientifique poussée. La seule chose qui a nourri cet exercice, c’est ma petite voix. Ce sont des idées qui planent dans l’air, des mots que je prononce sans cesse dans mes conférences de la dernière année. Résilience Depuis que la notion de changement climatique est dans l’air, le mot résilience le suit de près. Et même si la résilience n’a rien de nouveau, on dirait que cette année, je l’ai badigeonné partout, plus qu’à l’habitude. Sans vraiment me rappeler d’où me provient cette définition, voici... Lire la suite >

Cactus de Noël, cactus de Pâques ou cactus orchidée?

Dès qu’on se trouve devant une de ces plantes étranges aux tiges aplaties et vertes, découpées en segments et portant de très belles fleurs, on saute inévitablement à la conclusion qu’il s’agit d’un cactus de Noël. Pourtant, il existe de grandes (et de moins grandes différences) entre ces plantes aux fleurs toujours spectaculaires! Des cactus, vraiment? Le premier mythe à déboulonner est le fait que ces belles plantes font effectivement partie de la famille des cactus, les Cactacées. Pourtant, elles ne ressemblent en rien aux petites boules et aux tiges cylindriques couvertes d’épines qui occupent les régions désertiques de l’Amérique. C’est que les cactus de Noël, les cactus de Pâques et les cactus orchidées font partie d’un petit groupe bien particulier. Ce sont des cactus qui poussent dans les forêts tropicales humides! Contrairement à l’image générale que l’on se fait des cactus, ceux-ci ne poussent pas sous un soleil ardent dans de grands espaces ouverts. Ils poussent plutôt dans des... Lire la suite >

Des belles-mères qu’on aime recevoir!

Par Julie Boudreau S’il y a une plante qui n’a pas besoin de présentation, c’est bien la langue de belle-mère (Sansevieria sp., maintenant regroupées dans le genre Dracaena sp.). C’est la numéro un des numéros un des plantes faciles. C’est une des rares plantes à cultiver à l’intérieur dans des endroits moins ensoleillés. C’est littéralement la plante que l’on peut oublier un mois entier sans qu’elle trépasse! À mon avis, c’est en raison de toutes ces belles qualités qu’on l’appelle langue de belle-mère. Mais en vérité, c’est plutôt en honneur des méchantes belles-mères qu’elle a gagné ce nom. En anglais, la plante se nomme «snake-plant», ce qui fait référence à la forme allongée et mouchetée des feuilles. De là, son nom de langue de vipère. Ajoutons à cela les bords tranchants des feuilles aplaties, où tout est en place pour imager les paroles acerbes d’une vilaine belle-mère. En général, on connaît bien la langue de belle-mère classique, Dracaena trifasciata, qui... Lire la suite >

Le cactus «Fairy Castle»: mon genre de château des contes de fées!

Par Julie Boudreau Réussir la culture des cactus n’a pas toujours été une chose facile pour moi. Pendant bien des années, c’était une plante que j’ai volontairement écartée du menu devant mon incapacité à les garder en vie. Mais depuis, j’ai trouvé ma recette et mes trucs pour les cultiver. C’est dans cette optique que j’ai envie de vous faire découvrir un mignon petit cactus qui ressemble à un petit château médiéval! Il s’agit du cactus «Fairy Castle». Normalement, c’est ici que j’insère le nom latin, mais il semble planer tout un mystère au-dessus de ce fameux château. Alors que plusieurs s’entendent à dire qu’il s’agit d’une forme naine de l’Acanthocereus tetragonus, d’autres lui trouvent de grandes ressemblances avec le Cereus repandus. Et pour trouver la réponse, il faudrait observer la floraison. Une floraison rare Or, ce cactus fleurit rarement, pour ne pas dire presque jamais. Peu de jardiniers ont pu témoigner de sa floraison et encore plus rares sont... Lire la suite >

L’Aeschynanthus: ma nouvelle plante facile coup de cœur!

Par Julie Boudreau Ceux qui commencent à me connaître connaissent une vérité indéniable à mon sujet: je change de plante préférée toutes les semaines! Mais cette semaine, c’est vraiment vrai! Je vous jure! La plante rouge à lèvres est une vraie découverte et elle mérite grandement mes éloges! Victime… de mon travail Certains le savent déjà, je suis enseignante en horticulture au Centre de formation horticole de Laval. À cette école, cinq fois par année, et à des fins purement pédagogiques, nous organisons des ventes de plantes. Ces ventes permettent à nos élèves d’expérimenter avec des tâches inhérentes à un emploi dans un centre de jardin, allant de la prise d’inventaire et de commande à la vente de plantes et de produits horticoles divers. Bref, toujours est-il que, cinq fois par année, je suis exposée à des serres remplies de plantes magnifiques! En tant qu’horticultrice qui se respecte, difficile de résister. On trouve TOUJOURS un petit trou pour une nouvelle... Lire la suite >

Le roi de la forêt se fait petit

Par Julie Boudreau Les arbres de petite taille sont devenus une nécessité dans les 30 dernières années. Et on ne parle pas ici d’un jeune chêne rouge qui atteindra plus de 25 mètres à maturité. On parle ici d’arbres qui ne dépasseront pas plus de sept mètres de hauteur, même à taille adulte. Leur nécessité dans les aménagements est arrivée en même temps que l’explosion pour les maisons de ville aux terrains minuscules et aux espaces de plus en plus restreints. Ajoutons à cela la contrainte des fils électriques. Dans la majorité des nouveaux développements, planter des arbres de grande dimension est carrément impossible. Pourtant, la présence des arbres est essentielle à l’équilibre d’un bel aménagement paysager. Et aussi, certaines municipalités, qui ont bien saisi l’importance du verdissement comme agent de lutte aux changements climatiques, rendent obligatoire la plantation d’arbres en façade. Petit arbre ou gros arbuste? La définition de ce qu’est un arbre n’est pas coulée dans le béton.... Lire la suite >

Quand le jardin fait les beaux-arts!

Par Julie Boudreau Il est simple comme bonjour d’ajouter de la fantaisie au jardin avec des ornements ou par l’intégration d’une œuvre d’art extérieure. Que ce soit sous la forme d’un beau contenant décoratif qui se démarque, sous forme de sculpture abstraite ou de vieille roue de charrette, les objets décoratifs trouvent toujours une petite place au jardin. Et pour cause! Quoi de mieux qu’un objet d’art pour accompagner un aménagement paysager qui est une œuvre d’art en soi! En manipulant les végétaux et en les disposant d’une certaine manière, le jardinier crée un jardin selon ses goûts. Il donne un style à son jardin qui est la représentation de son expression personnelle. C’est la même chose avec les objets décoratifs. Un objet bien choisi et qui fait vibrer le jardinier ne peut qu’améliorer l’allure du jardin, tout en révélant un peu plus les goûts du créateur. Plusieurs humbles jardins se métamorphosent par l’ajout d’une statue. Faire le bon choix... Lire la suite >

Ça ressemble à une citrouille, mais…

Par Julie Boudreau Courges, gourdes, pâtissons, potirons et citrouilles… si faciles à cultiver, mais si difficiles à différencier! Voici le temps de mettre le bon nom à la bonne place! La grande famille des courges renferme plus d’une surprise. Au-delà de la populaire et classique citrouille d’Halloween, il existe des fruits à peau bleue, d’autres aux formes bossues ou encore en forme de soucoupe volante. D’autres ont une peau si dure qu’on peut les utiliser pour faire des ustensiles ou des nichoirs. Si une citrouille le peut… Plusieurs mythes se rattachent au monde des courges, le premier étant qu’elles sont si longues à cultiver qu’elles n’arrivent pas à produire des fruits en climat nordique. Ceci est absolument faux. Il suffit de penser à la production massive de citrouilles et aux nombreuses fermes spécialisées dans cette production pour affirmer que l’on peut cultiver ces légumes sans difficulté. Ainsi, en choisissant les bonnes variétés, la saison québécoise est suffisamment longue pour produire... Lire la suite >

Les fritillaires: comme Laurel et Hardy

Par Julie Boudreau Inhabituelles et jolies, les fritillaires brillent par leur originalité. Entre la couronne impériale et l’œuf de pintade, il y a tout un univers à découvrir! Apparentées aux lis (Lilium sp.), les fritillaires (Fritillaria sp.) forment un groupe très varié. Les fleurs forment des clochettes plus ou moins ouvertes et de grosseur variable. La couleur des fleurs peut passer du blanc verdâtre au pourpre foncé en passant par le jaune vif, l’orangé et le rouge. Mais la grande beauté des fritillaires tient aussi dans les fleurs bicolores, comme les fleurs prune à marge jaune de la fritillaire de Michailovsky (F. michailovskyi) ou bigarrées comme un damier comme le populaire œuf de pintade (F. meleagris). Les fleurs peuvent être simples et solitaires ou regroupées en grappes de plus de vingt fleurs. Quant au feuillage, il offre autant de variations que les fleurs. Présentes dans de nombreux pays qui couvrent l’Europe et l’Asie, on en déniche aussi sur la côte... Lire la suite >

Plantez de l’ail!

Par Julie Boudreau Il y a un peu plus de 10 automnes de cela, je mettais en terre mes premiers bulbes d’ail. Une dizaine de variétés différentes, pour le pur plaisir de les découvrir. Ma conclusion à cette époque était, et est encore, que c’est vraiment facile de cultiver de l’ail au Québec. Je ne comprenais pas pourquoi les épiceries nous proposaient de l’ail provenant de Chine ou d’Espagne. Pourquoi? C’est formidable de constater que les choses ont changé en mieux dans ce domaine. Des producteurs d’ail, il y en a maintenant partout dans la province et c’est archifacile de se procurer de beaux gros bulbes d’ail bien frais entre août et décembre. On en déniche même jusqu’en mars. Que dire de la fleur d’ail qui, en vérité, est une hampe florale, que l’on récolte à la fin juin. Avec son goût plus doux, elle permet d’ailler les repas en attendant la nouvelle récolte de bulbes. Facile à trouver, oui,... Lire la suite >

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