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Réponses à vos questions : haie de thuyas et marronniers

Les fruits du marronnier sont-ils comestibles? Les marrons des marronniers du Québec sont-ils comestibles comme ceux qu’on nous offre en Europe? Réponse Il y a une confusion de longue date, autant en Europe que chez nous, entre le marronnier d’Inde (Aesculushippocastanum) et le châtaignier européen (Castana sativus). Les châtaignes, appelées erronément marrons, sont comestibles, mais les véritables marrons, produits par le marronnier d’Inde, ne le sont pas, du moins, pas sans un traitement spécial pour enlever leur amertume. Au Québec, le châtaignier européen ne pousse pas. Nous cultivons plutôt des marronniers d’Inde. En deux mots, donc, les marrons d’ici ne sont pas comestibles. Sparse thuja hedge Nous avons une haie de thuyas (sauvageons) plantée depuis 13 ans. Nous trouvons qu’elle manque de feuillage, même si elle a une belle hauteur. Nous lui mettons un engrais liquide pour cèdres toutes les années. Est-ce qu’il y a autre chose à faire? Réponse Tailler l’extrémité des pousses chaque année aide à densifier une... Lire la suite >

La bibitte à patates arrive dans nos jardins

Le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata), communément appelée « bibitte à patates », est essentiellement spécifique à la pomme de terre (ou patate si vous préférez). On dit qu’il mangera, s’il faut, le feuillage des tomates, des poivrons, des daturas, des pétunias et d’autres plantes de la même famille, les solanacées, mais personnellement, en plus de 40 ans de jardinage, je n’ai jamais eu de problèmes de doryphore sur aucune autre plante. C’est un insecte très facile à reconnaître: un coléoptère bombé ressemblant à une grosse coccinelle, de couleur jaune striée noire. Les larves sont orange marquées de points noires. Il est très difficile à contrôler cet insecte sauf si… on élimine la pomme de terre de notre potager! C’est d’ailleurs ce que font certains jardins communautaires, aux prises avec des jardiniers qui traitent leurs pommes de terre avec tous les insecticides de la terre dans le but de s’en débarrasser, ce qui provoquent la courroux des voisins moins... Lire la suite >

L’herbicyclage : ancienne technique, nouveau nom

Je tonds le gazon depuis l’âge de 12 ans et je n’ai jamais ramassé les rognures ainsi produites. Il allait de soi que ces rognures retournaient au sol et contribuaient à nourrir le gazon, surtout en azote, et à retenir l’humidité du sol. D’ailleurs, les rognures laissées sur le gazon disparaissent si rapidement que, même jeune, je comprenais difficilement que certains de mes voisins ramassaient les rognures pour les mettre au rebut. Pourquoi se donner tant de peine pour éliminer quelque chose qui se décompose tout seul et qui améliore la santé du gazon? À l’époque, cette technique n’avait pas de nom. On «laissait l’herbe tondue sur le gazon», tout simplement. De nos jours, alors que recycler soi-même ses déchets de gazon est devenue le nec le plus ultra des techniques environnementales, on lui a donné un nom: l’herbicyclage. D’ailleurs, il est devenu obligatoire dans certaines municipalités. Les avantages de l’herbicyclage L’herbicyclage est si facile que les propriétaires qui avaient... Lire la suite >

Réponses à vos questions : mystères botaniques!

Plante-mystère Question Je me suis acheté une plante à l’automne. Elle a été belle tout l’hiver, jusqu’au moment où je l’ai arrosée dernièrement avec de l’engrais tout usage 20-20-20. Elle est aujourd’hui quasi morte. Je ne sais pas si c’est à cause de l’engrais (que j’ai appliqué selon le mode d’emploi), ou bien si elle a eu trop chaud (elle était dans une pièce fraîche cet hiver (16 à 19 ?C), mais depuis le soleil plus chaud du printemps, la température monte à 21?C le jour. Pourriez-vous me dire quelle est cette plante et comment l’entretenir (au cas où je réussirais à la récupérer)? Réponse Il s’agit du fittonia (Fittonia verschaffeltii), une jolie plante verte aux feuilles nervurées de rose ou de blanc, selon le cultivar. Je ne pense pas que ce soit l’engrais qui a eu raison de votre plante, mais plutôt des conditions défavorables de culture. En effet, cette plante demande une forte humidité en tout temps. Or, dans... Lire la suite >

Le responsable des semis fauchés!    

Que c’est choquant! Vous vous levez le matin pour faire la tournée de votre potager, en parfait état la veille, pour trouver des  jeunes plants fauchés, coupés à la base. Qui aurait bien pu faire ça? Le ver gris La réponse est le «?ver gris?», la larve de certains papillons de nuit appelés noctuelles, appartenant à la grande famille des Noctuidae (ex. Agrotis ipsilon, Feltia subterranea, Euxoa spp., etc.). Le papillon pond ses œufs dans le sol à l’automne ou tôt au printemps, souvent dans des mauvaises herbes ou des graminées près du jardin. Certaines larves passent l’hiver dans le sol, prêtes à attaquer dès que le sol se réchauffe. Le ver est souvent de couleur grisâtre et s’enroule en forme de C quand il est dérangé, un comportement typique de ces larves. Le ver gris peut causer des dommages considérables aux jeunes plants, surtout aux légumes, mais aussi aux semis d’annuelles, de vivaces et autres. À son éclosion, habituellement à la fin... Lire la suite >

Enfin le temps de planter nos semis?

Quand est-il vraiment sécuritaire de faire nos semis et nos plantations en pleine terre? Et même en pot? On entend souvent dire qu’il faut attendre qu’il n’y ait plus de risque de gel… mais ce n’est pas toute l’histoire. Même sans gel, les nuits fraîches peuvent ralentir ou endommager certaines cultures frileuses comme les tomates, poivrons ou annuelles tropicales. Planter trop tôt, même si le thermomètre ne descend «que» jusqu’à 3 ou 4°C, peut donner un coup de froid aux jeunes plants. Résultat : au lieu d’être en avance, vos cultures prendront du retard, car elles auront souffert du stress thermique. Mieux vaut attendre quelques jours de plus, le temps que les températures nocturnes soient plus clémentes, pour vraiment mettre toutes les chances de votre côté. En jardinage, la patience rapporte souvent de meilleurs résultats! Ma boule de cristal… en ligne! Voici ma façon de déterminer le bon moment pour planter ou semer les végétaux sensibles au froid (j’inclus dans ce groupe... Lire la suite >

Un jardin des cinq sens

La plupart des jardins conçus au Québec sont planifiés pour plaire à l’œil: on utilise l’agencement des couleurs et des formes des fleurs, des feuillages et des structures pour créer un effet qui fait plaisir à voir. Et c’est déjà très bien, car tout le monde apprécie un beau jardin. Mais peut-on pousser un peu plus loin et créer un jardin qui plaît non seulement à la vue, mais aussi aux quatre autres sens: l’odorat, l’ouïe, le goûter et le toucher? Pourquoi pas? Voici quelques idées pour y parvenir. L’odorat C’est le plus facile des «autres sens» à satisfaire, car plus plusieurs plantes sont parfumées. Pensez aux fleurs de la jacinthe, du daphné, de l’alysse odorante et du seringat, tellement parfumées qu’on les hume à 2 mètres. Mais toutes les fleurs réputées parfumées ne le sont pas: à force de travailler sur l’aspect visuel des plantes, en créant des fleurs plus grosses et plus durables aux couleurs plus intenses, les... Lire la suite >

Réponses à vos questions: pommetiers, graminées nordiques et rhododendrons

Les pommiers et pommetiers se croisent-ils? Question Nous avons 2 pommiers, mais souhaitons en couper un. Il n’y a aucun autre pommier dans le quartier, mais il y a plusieurs pommetiers. Est-ce que les pommetiers peuvent polliniser les fleurs de pommier? Réponse Oui, le pollen des fleurs de pommetier peut féconder les fleurs de pommier. Ainsi, même si votre pommier n’a plus de «partenaire», ses fleurs seront pollinisées et vous aurez des pommes. Il faut tout de même que la floraison des deux se chevauche. Des graminées pour le Nord Question J’aimerais connaître quelques variétés de graminées ornementales pour la zone 2. Réponse Il existe peu de jardins d’essai en zone 2 et ainsi on ne sait pas trop quelles graminées sont rustiques dans cette zone. Voici cependant une liste de graminées ornementales rustiques en zone 3: sans doute que plusieurs peuvent bien pousser en zone 2. Le rhododendron et les soubresauts printaniers Question Je possède un magnifique rhododendron que... Lire la suite >

La division des vivaces, un mal nécessaire?

Beaucoup de livres de jardinage insistent sur l’importance de diviser vos vivaces selon un horaire spécifique. Pour chaque variété décrite, on recommande inévitablement une division aux trois ans, aux quatre ans ou aux cinq ans. Il n’y a pas d’exceptions. Diviser au besoin Je me suis toujours demandé la raison pour cette obsession avec la division. Après tout, dans la nature, personne ne vient diviser ces plantes et elles réussissent à survivre quand même. Pourquoi alors serais-je obligé de la faire juste quand elles commencent à être belles? Car il faut environ trois ou quatre ans à la plupart des vivaces avant d’arriver au maximum de leur floraison. Personnellement, je ne divise pas mes vivaces selon un horaire prédéterminé; je les divise au besoin. Si elles s’élargissent tellement qu’elles empiètent sur ses voisines, je les divise. Si leur floraison diminue et que je doute que ce soit parce qu’elles sont devenues trop denses, je les divise. Si elles se vident au centre, je... Lire la suite >

Quand l’étiquettomanie vous prend dans ses griffes

Je me confesse! Je suis étiquettomane! Il n’y a rien de plus beau, à mes yeux, qu’une plate-bande munie de belles étiquettes blanches, chacune identifiant soigneusement les plantes qui y résident. Évidemment, ce n’est pas la blancheur de l’étiquette qui m’impressionne, mais les renseignements qui y sont inscrits. Quand je visite un jardin, fut-il le plus beau du monde, s’il n’y a rien pour en identifier les plantes, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu, car pour moi, visiter un jardin doit être plus qu’un plaisir pour les sens, mais aussi une occasion d’apprendre. Ainsi, plusieurs jardins «paysagers» me laissent plutôt froid, alors que je «capote» littéralement dans un jardin botanique où toutes les plantes ont un nom. Bien sûr, je m’efforce de faire la même chose chez moi. Et, effectivement, mes plates-bandes les plus récentes ressemblent un peu à des cimetières militaires, sauf qu’au lieu des lignes de croix blanches, on y voit des étiquettes. L’effet est d’autant... Lire la suite >

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