L’éclairage artificiel des orchidées: Deuxième partie – Choisir le type de luminaire!
Dans cette deuxième chronique sur l’éclairage artificiel, nous allons nous concentrer sur la technologie d’éclairage la mieux adaptée à la mise en œuvre des principes exposés dans notre première publication.
L’éclairage artificiel DEL est le seul qui mérite vos investissements
Autrefois, il y avait les ampoules incandescentes, les tubes fluorescents, les lumières halogènes, les ampoules à vapeur de sodium et les lampes à vapeur de mercure. N’achetez rien de tout cela. Toutes ces technologies sont désuètes, énergivores, coûteuses et polluantes. La plupart d’entre elles sont d’ailleurs interdites (à la vente) dans plusieurs pays d’Europe. Si vous possédez ce type d’éclairage et qu’il fonctionne encore bien, vous pouvez continuer à l’utiliser, mais prévoyez remplacer ces équipements éventuellement. Vos plantes vous en remercieront rapidement en affichant un éloquent regain de vigueur lorsqu’elles auront goûté à l’excellent éclairage à diodes électroluminescentes (DEL).
Lumières DEL
Les lumières DEL (ou DEL pour Light Emitting Diode en anglais) ont en effet bouleversé le monde de l’horticulture en offrant des options d’éclairage à la fois économiques, écologiques (2 à 3 fois moins de consommation d’électricité pour la même luminosité), beaucoup plus durables et, en grande partie, recyclables (environ 80 à 90 % des matériaux qui les composent sont recyclables). De plus, elles sont compactes et peu encombrantes dans les étagères de culture.
Mais ce n’est pas tout: les luminaires à DEL produisent un éclairage quasi idéal pour la culture des plantes. Toutes les longueurs d’onde nécessaires à la photosynthèse sont présentes dans le spectre lumineux des DEL, dans des proportions très bien équilibrées pour favoriser la croissance des plantes.
Il faut toutefois porter attention à quelques détails pour en maximiser l’efficacité. C’est ce que nous verrons dans les prochaines sections de cette chronique.

Concentrez votre éclairage artificiel sur les espaces de culture
C’est l’erreur la plus fréquemment observée dans les installations domestiques. Ce n’est pas étonnant, car les luminaires de quincaillerie sont conçus pour éclairer une pièce entière. Mais ce n’est pas ce que l’on recherche en horticulture. Au contraire, il faut concentrer la lumière produite sur l’espace de culture afin de ne pas disperser l’énergie si précieuse à la croissance des plantes.
Pour concentrer l’éclairage sur les espaces de culture, il est conseillé de maintenir une faible distance entre les plantes et le système d’éclairage. Un espacement de 5 à 10 cm (2 à 4 po) est largement suffisant lorsque l’on utilise des luminaires DEL qui génèrent peu de chaleur. L’inconvénient principal de ces courtes distances est une mauvaise circulation d’air qui entraîne une accumulation de chaleur, ce qui est clairement indésirable. La manipulation des plantes peut également être un peu plus difficile.
Si vous souhaitez augmenter l’espacement entre les plantes et les luminaires, il est fortement recommandé d’utiliser des luminaires dotés de réflecteurs latéraux. Ces réflecteurs permettent de contenir la lumière et d’optimiser l’efficacité de l’éclairage.
Solution pour bricoleur
Une autre solution efficace pour éviter la dispersion de la lumière consiste à fabriquer un coffre autour des luminaires et à l’équiper d’une grille anti-dispersion. Ces grilles réfléchissantes sont disponibles dans les quincailleries, dans le rayon des accessoires de plafonds suspendus. Elles sont très efficaces et peu coûteuses. Au moment de l’achat, demandez au conseiller du rayon de vous indiquer dans quel sens l’installer pour une efficacité optimale. En effet, certaines grilles anti-dispersion ne sont pas symétriques et doivent être installées dans le bon sens.
Si vous n’êtes pas bricoleur, achetez des étagères de culture avec réflecteurs intégrés et suivez les instructions du fabricant pour une installation en toute sécurité! Ce n’est pas la solution la plus économique, mais elle simplifie grandement la création d’un espace de culture de qualité. Les quincailleries à grande surface et les jardineries proposent généralement ce type d’équipement d’éclairage horticole. Je vous recommande de faire un petit plan (même grossier) avant d’aller en magasin et de vous assurer que le conseiller possède un minimum de compétences en éclairage horticole. Vous serez ainsi mieux conseillé.

Sélectionnez des lampes DEL à spectre complet
Les lampes DEL à spectre complet imitent la lumière naturelle du soleil et elles sont idéales pour les orchidées. Elles fournissent un bon équilibre entre les longueurs d’onde nécessaires à la croissance végétale et à l’hygiène des espaces de culture. Recherchez les luminaires indiqués «blanc froid» ou 6 000°K ou encore 6 500°K. Ils sont parfois qualifiés de luminaires horticoles ou photographiques. Ils ne sont pas nécessairement faciles à trouver en quincaillerie, car l’éclairage domestique utilise surtout des DEL de type «blanc chaud» (c’est-à-dire 4 000°K ou même 3 000°K) qui sont moins irritantes pour la vue. Mais ces derniers sont moins stimulants pour la croissance des plantes.
En ligne
Si vous avez du mal à trouver le bon produit en magasin, sachez qu’il y a plusieurs sources fiables sur Internet qui sont spécialisées dans l’éclairage horticole et photographique. Concentrez vos recherches sur les luminaires à spectre blanc froid ou 6 000°K ou encore 6 500°K. C’est la technologie la mieux adaptée pour une collection mixte d’orchidées et de plantes d’intérieur.
Outre le fait que vos plantes bénéficieront du meilleur éclairage, vous pourrez également apprécier la couleur naturelle de vos fleurs sous un éclairage blanc froid. Les éclairages chauds ont en effet tendance à donner une teinte jaunâtre à certaines fleurs, surtout les plus pâles.

Pour déterminer le nombre de tubes à utiliser, il faut tenir compte des besoins spécifiques de votre collection et du dégagement entre les plantes et le système d’éclairage. Ce sera le thème de notre prochaine chronique.
Note de l’éditeur
Les chroniques de M. Charpentier sur les orchidées sont publiées sur le site du Jardinier paresseux dans un modèle légal «libre de droits». Les sociétés horticoles qui le souhaitent peuvent republier ses chroniques dans leur journal technique. Veuillez toutefois inclure la mention suivante:
Cet article a initialement été publié en français sur le site internet du JardinierParesseux.com et en version anglaise sur le blogue LaidBackGardener.

Moi je n’ai pas de lampe pour éclairer mes plantes. elles sont dans ma véranda, et s’il fait nuit de bonne heure elles suivent le temps… Pour l’instant, ça se passe plutôt bien…
Je me suis acheté une petite serre et je veux l’équiper d’éclairage solaire. Je ne trouve pas de fournisseur spécialisé dans ce type de produit au Canada sur le web. Est-ce que ça existe? Merci pour le retour
Merci pour vos conseils c’est toujours très apprécié
Moi j’ai acheté il y a quelques semaines sur Amazon une lumière multibranche positionnable rouge-bleu-jaune. Je les dirige donc où je veux car je ne peux installer autre chose. Mais je peux varier la lumière selon les phases de croissance de mes plantes. Jusqu’ici ça fonctionne bien.
J’adore les plantes. C’est viral pour moi d’ en être entourée j’ en ai dans chaque pièce, je leur procure les soins appropriés, sans éclairage sophistiqué. Elles semblent heureuses ?!
J’ applique les conseils simple donnés dans vos chroniques. Je suis comblée. ?
Zut ! Roméo étant souvent absent ou alors en bas du balcon, je ne peux me lancer seule dans ce bricolage qui consiste à aligner des tubes DEL dans un coffre métallique construit sur mesure avec grillage anti-dispersion. Ouf ! J’aurais bien aimé! Il faudra que mes Phalaenopsis et autres beautés tropicales se contentent de la vraie affaire: le soleil d’hiver! Merci tout de même!