Petit glossaire du semeur néophyte

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Le langage des catalogues horticoles peut porter à confusion! Source: http://www.barnesandnoble.com, pngimg.com & journalofantiques.com, montage: jardinierparesseux.com

Le printemps est la saison des semis: c’est le temps de semer vos légumes, fleurs et fines herbes dans la maison ou, un peu plus tard, dans le jardin. Les jardineries regorgent d’étalages de sachets de semences de toutes sortes et il y a un plus gros choix encore quand on commande par catalogue, que ce soit par la poste ou sur Internet. Mais… comment comprendre le vocabulaire quelque peu obscur qu’on emploie au verso des sachets et dans les catalogues imprimés et virtuels? Pour bien des néophytes, c’est du chinois! Voici donc quelques termes que vous risquez de rencontrer et leur définition.

Acclimatation: action d’habituer de jeunes plants semés à l’intérieur aux conditions extérieures, une étape vitale de la production de semis. Habituellement, on place les semis deux ou trois jours à l’ombre, puis deux ou trois jours à la mi-ombre et deux ou trois jours au soleil avant de les repiquer à leur emplacement permanent.

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Les annuelles vivent rapidement, puis le cycle recommence. Illustration: Twinkl

Annuelle: une plante qui complète son cycle de vie, de la germination à la production de graines, en un an, et qui meurt par la suite. Ex. : cosmos, œillet d’Inde, gazanie.

Annuelle rustique: une annuelle qui peut tolérer le froid et même un peu de gel et qu’on peut donc semer en pleine terre tôt dans la saison, voire à l’automne dans certains cas. Ex. : coquelicot, épinard, tournesol.

Annuelle semi-rustique: annuelle qui tolère les températures fraîches, mais pas le gel. Dans les régions froides, on les sème habituellement à l’intérieur pour gagner du temps sur la saison. Dans les régions au climat doux, on les sème en pleine terre comme s’il s’agissait d’annuelles rustiques. Ex. : cosmos, persil, pétunia.

Annuelle tendre: annuelle qui ne tolère pas le froid, ni même les sols frais. On les sème toujours à l’intérieur et on les repique seulement quand le sol et l’air sont réchauffés. Ex. : basilic, bégonia, ricin.

Bisannuelle: une plante qui complète son cycle de vie sur deux ans, produisant habituellement une rosette de feuilles la première année et des fleurs et des semences la deuxième. Elle meurt après la production des semences. Ex. : digitale, persil.

Vivace: une plante herbacée (sans bois) qui vit plus de deux ans et qui fleurit plus d’une fois. Elle ne meurt pas après la floraison.

Autofertile: se dit d’une plante dont les fleurs peuvent s’autoféconder, c’est-à-dire dont son propre pollen peut assurer la production de graines. La majorité des plantes sont autofertiles.

Autostérile: se dit d’une plante qui doit être pollinisée par une autre variété pour produire des graines. La majorité des fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, etc.) sont autostériles ou partiellement autostériles. Il faut donc toujours cultiver aux moins deux cultivars de la même espèce pour s’assurer d’avoir des fruits.

Biologique: les semences biologiques ont été prélevées sur des plantes n’ayant pas été traitées avec des pesticides ou des engrais de synthèse (c’est-à-dire chimiques). Le producteur a uniquement utilisé des engrais et des pesticides biologiques, c’est-à-dire dérivés de sources naturelles.

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Feuille souffrant d’une carence en fer. Ce type de carence s’appelle une chlorose. Source: utahpests.usu.edu

Carence: manque d’une substance vitale dans le sol (phosphore, potasse, azote, zinc, bore, fer, etc.) se manifestant par divers symptômes, notamment une décoloration de la feuille ou une croissance ralentie ou anormale. Un traitement avec un engrais complet (contenant tous les oligo-éléments, comme un engrais à base d’algues) permet habituellement de venir à bout d’une carence. La chlorose, soit le jaunissement du feuillage généralement causé par un manque de fer, est un exemple de carence.

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Ce semis porte deux cotylédons. Source: http://www.canolacouncil.or

Cotylédon: la première feuille d’un semis, généralement simple et souvent d’apparence très différente des feuilles matures. La plupart des semis ont deux cotylédons, mais il existe des semis à un cotylédon, à multiples cotylédons et sans cotylédon.

Coureuse: se dit d’une courge aux longues tiges rampantes qui demandent beaucoup d’espace dans le jardin, comme une citrouille. C’est l’état naturel pour une courge.
Non-coureuse: se dit d’une courge qui ne produit qu’une courte tige et qui forme alors une rosette, prenant moins d’espace dans le jardin. La courgette (zucchini) est la courge non coureuse la plus connue.
Cultivar: variété obtenue et multipliée par l’humain, qui n’existe pas dans la nature. Son nom est indiqué par des guillemets simples (‘ ‘). Le nom vient de «variété cultivée». Ex. : dans le cas du Cosmos bipinnatus ‘Sonata White’, ‘Sonata White’ est le nom de cultivar.
Date du dernier gel: date utilisée pour calculer quand faire les semis. Sur le sachet ou dans le catalogue, on suggère de faire les semis X semaines avant la date du dernier gel (6 semaines, 8 semaines, etc.). Il suffit alors de compter à rebours. Dans la région de Québec, par exemple, beaucoup de jardiniers utilisent le 10 juin comme date du dernier gel.
Déterminé: se dit d’un plant de tomate (et parfois d’autres végétaux) dont chaque branche se termine en une grappe de fleurs, ce qui limite sa croissance. Les tomates déterminées sont de taille réduite et n’ont pas toujours besoin de tuteur. Leur défaut est de produire toutes leurs tomates en peu de temps.
Indéterminé: se dit d’un plant de tomate (et parfois d’autres végétaux) dont les fleurs apparaissent à l’aisselle des rameaux et non pas à l’extrémité, ce qui fait que ses tiges croissent en hauteur. Il faut donc un tuteur solide ou une grosse cage à tomates. La production de fruits est beaucoup plus importante et la récolte, bien que souvent un peu retardée, s’échelonne sur toute la saison.

Dioïque: se dit d’une plante dont les fleurs mâles et femelles sont portées sur des plants différents. L’asperge est une plante dioïque.

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Fleurs monoïques (feuilles de courge): la fleur mâle est à gauche, la femelle, à droite. Source: http://www.missouribotanicalgarden.org

Monoïque: se dit d’une plante qui produit des fleurs mâles et femelles séparées, mais sur la même plante. Souvent, la fleur femelle se reconnaît facilement, car elle porte à sa base un ovaire qui est petit, mais exactement de la forme du fruit à venir. Les courges, les melons et les concombres sont monoïques.

Parfaite (ou hermaphrodite): se dit d’une fleur ayant des organes mâles et femelles, donc un stigmate et des étamines. C’est la situation la plus courante dans la nature.

Enrobé: se dit de graines enveloppées d’un produit (habituellement de l’argile) qui en facilite l’ensemencement.

Multienrobage: un enrobage qui inclut plusieurs graines et qui est utilisé pour les plantes qui paraissent mieux lorsqu’elles poussent en touffe.

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Godets de tourbe. Source: amazon.com

Godet de tourbe: aussi appelé pot de tourbe. Contenant fait de tourbe, de coir ou d’autres produits organiques pressés, utilisé pour les semis qui ne tolèrent normalement pas le repiquage. On repique le godet en pleine terre, sans l’enlever ou le défaire, donc le semis n’est pas affecté par la transplantation. Les racines du plant peuvent par la suite percer le godet et continuer une croissance normale.

Éclaircir: supprimer une partie des semis ou des fruits dans le but de permettre aux autres de mieux se développer. On le fait habituellement en les coupant à la base.

Exige de la lumière pour germer: se dit d’une semence qui ne germe qu’en présence de lumière, soit du soleil ou d’un éclairage artificiel. Il faut la semer à la surface du sol, sans la recouvrir de terreau, et placer son pot dans un emplacement bien éclairé pour stimuler la germination.

Hybride: plante résultant du croisement de deux races, espèces ou genres. Les hybrides F1 sont les plus courants et sont le résultat d’une première génération de croisement (F1 veut dire «filial 1»). Habituellement, les hybrides F1 sont plus performants que les plantes non hybrides, mais coûtent plus cher, car il faut les polliniser manuellement en serre. Les hybrides F2, moins courants, sont de la deuxième génération (filiale 2) et sont meilleur marché, car produits par pollinisation naturelle, mais ne sont pas aussi fiables et performants que les F1. Les hybrides ne sont pas des OGM.

Ne pas couvrir: se dit d’une semence qu’il ne faut pas couvrir de terreau lors du semis, généralement parce qu’elle est soit très fine ou encore, qu’elle exige de la lumière pour germer ou les deux.

Nom botanique: on utilise aussi les termes nom latin, nom scientifique et nom binomial. Il consiste en deux mots, le premier étant le genre (nom partagé avec des plantes apparentées, un peu comme un nom de famille chez l’humain) et le deuxième, le nom spécifique, qui détermine la plante avec précision. Par exemple, Solanum tuberosum est le nom botanique de la pomme de terre et Solanum melongena, celui de l’aubergine. Toutes deux partagent un même nom de genre, Solanum, étant très apparentées, mais le nom spécifique permet de les distinguer. Le nom botanique s’écrit normalement en italique, quand cela est possible, sinon on le souligne.

OGM: organisme génétiquement modifié. Se dit d’une plante dans laquelle un humain est venu insérer du matériel génétique d’une autre plante, ou même d’un animal, sans passer par la «voie normale», soit la pollinisation. Il y a, par exemple, du maïs contenant des gènes de Bt, une bactérie, et des lignées de colza et de soya auxquelles on a inséré des gènes les rendant résistantes aux herbicides. Actuellement, aucune semence OGM n’est disponible aux jardiniers amateurs.

Pinçage: suppression du bourgeon terminal (bourgeon à l’extrémité d’une tige). Le pinçage stimule la ramification, donnant un plant plus compact et souvent plus attrayant, mais retarde un peu le début de la floraison.

Repiquage: transplantation d’un végétal, et surtout d’un semis, en pleine terre.

Scarification: action de couper, percer ou limer la graine avant le semis ou encore, de la faire tremper pendant plusieurs heures dans de l’eau tiède. Cela aide à activer la germination des graines à enveloppe très dure (ipomées, hibiscus, etc.).

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Semences traitées. On les teint pour éviter toute confusion avec les semences non traitées. Source: http://www.sulphurmills.com

Semence traitée: graines ayant subi un traitement avec un fongicide pour prévenir la pourriture dans les sols froids ou détrempés. Ce traitement n’est pas considéré comme acceptable aux yeux des jardiniers biologiques.

Semence non traitée: graines n’ayant pas été traitées au fongicide et donc acceptables en jardinage biologique.

À semer en pleine terre: terme appliqué aux semences à croissance rapide qu’on n’a pas besoin de semer à l’intérieur. Ex.: haricot, œillet d’Inde, maïs.

Stratification froide: voir Traitement au froid.

Traitement au froid (stratification froide, vernalisation): pratique appliquée chez les graines qui doivent passer par une période de froid avant de germer. Habituellement, on les sème en pot et les place au réfrigérateur pendant plusieurs semaines avant de les exposer à la chaleur. Ou encore, on les sème à l’extérieur à l’automne pour une germination au printemps.

Variété du patrimoine ou patrimoniale: variété ancienne. Certaines autorités considèrent une plante ayant été introduite il y a 50 ans ou plus comme étant une variété du patrimoine, d’autres préfèrent la définition «avant les années 40». Ex.: tomate ‘Brandywine’, maïs ‘Golden Bantam’, etc.

Vernalisation: voir Traitement au froid.20180420A ENG www.barnesandnoble.com, pngimg.com & journalofantiques.com

Déjà des semis à faire en janvier?

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Source: worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

La nouvelle année vient à peine de commencer, mais il est déjà temps de semer certaines graines à l’intérieur.

On ne sème si tôt qu’un groupe très limité de plantes particulièrement lentes à arriver à une taille de repiquage raisonnable, car autrement en janvier il est beaucoup trop tôt pour faire des semences. On les fera plutôt en mars ou en avril, même en mai. Il faut toutefois environ quatre à cinq mois de culture à l’intérieur pour les sept plantes suivantes, donc il est temps de sérieusement penser à les semer en janvier ou, au plus tard, au début de février.

  1. Agastache (Agastache foeniculum)
  2. Bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida)
  3. Datura (Datura metel)
  4. Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum origanifolium, syn. glaerosum)
  5. Lisianthus (Eustoma grandiflora)
  6. Dracéna des jardins (Cordyline australis, syn. indivisa)
  7. Kniphofia ou tritome (Kniphofia )

Semis hâtifs: tout un défi!

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Les semis faits en janvier auront besoin d’un éclairage supplémentaire. Source: Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Démarrer des semences en janvier dans les régions septentrionales de l’hémisphère Nord n’est pas si simple. Les jours sont courts, le soleil est faible et, dans de nombreuses régions, le temps est plus souvent gris qu’ensoleillé, ce qui signifie que les semis souffriront d’un sérieux manque de lumière. De plus, les températures devant le rebord de la fenêtre, où la plupart des jardiniers placent leurs plateaux de semences, sont souvent froides et variables alors que presque toutes les semences ont besoin de chaleur et de températures assez uniformes pour bien germer. En conséquence, vous n’avez pas vraiment d’autre choix que de démarrer les semences de janvier (et de février) sous un éclairage artificiel, tel que les lampes de culture fluorescentes ou DEL, et ce, de plus, dans l’emplacement le plus chaud de votre demeure.

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Cultivez les semis à l’étouffée, avec un tapis chauffant si nécessaire. Source: www.amazon.fr

Commencez toujours les semences d’hiver «à l’étouffée» (en les couvrant d’un dôme ou d’un sac de plastique transparent) pour maintenir une humidité élevée et des températures stables et placez-les dans une pièce qui est au moins modérément chaude (21 à 24 °C). Une autre option pour les réchauffer est de les placer sur un tapis chauffant (un modèle spécialement conçu pour les plantes). Utilisez une minuterie pour régler la durée d’éclairage de la lampe à 14 heures par jour afin de simuler les longues journées d’été et placez les contenants de semences fraîchement semées sous la lampe à environ 15 à 30 cm de la source de lumière. Maintenant, attendez patiemment la germination. (Une raison pour laquelle certaines semences ont besoin d’un semis hivernal est qu’elles sont lentes à germer.)

Semis qui nécessitent un traitement au froid

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Pour faire germer les semences de plusieurs végétaux, il faut leur donner un traitement au froid de plusieurs semaines. Source: Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Janvier est également, avec d’ailleurs les mois de décembre et de février, un bon moment pour semer les graines qui ont besoin d’un prétraitement au froid (stratification froide) afin de bien germer. Ce groupe comprend la plupart des arbres et arbustes de climats froids et tempérés, ainsi que de nombreuses vivaces et même quelques annuelles.

Ces semences ne germeront pas tant qu’elles n’auront pas reçu un nombre donné de jours de fraîcheur combinés avec de l’humidité. Il peut s’agir d’aussi peu qu’une ou deux semaines ou de quatre mois ou plus. Cette information vitale paraît normalement sur le sachet de semences. Si vous avez récolté les semences vous-même et ne connaissez pas la durée du traitement au froid nécessaire, je vous suggère de calculer, pour les vivaces, de six à huit semaines: c’est suffisant pour la plupart des espèces. Pour les arbres et arbustes, offrez plutôt 12 semaines.

Notez que le nombre de semaines de froid cité pour une espèce quelconque est toujours le minimum qu’il faut pour assurer la germination, mais qu’il n’y a pas de risque à prolonger le séjour au froid. Donc, si vous démarrez plusieurs semences différentes, chacune avec une durée de traitement différente, vous pouvez toutes les laisser au froid jusqu’à ce que les dernières aient terminé leur plein traitement, puis les faire germer toutes en même temps.

Pour donner une stratification froide, il suffit de semer les graines dans un récipient, exactement comme vous le feriez pour toute autre semence, puis de sceller le contenant dans un sac en plastique transparent et de le placer au réfrigérateur ou dans un caveau à légumes pendant au moins le nombre minimum de semaines. Ensuite, déplacez-le dans un endroit chaud et bien éclairé, comme sur le rebord d’une fenêtre ou sous une lampe de culture, pour que la germination commence.

100 semences qui ont besoin d’un traitement par le froid

Voici 100 plantes qui germent mieux avec un prétraitement au froid, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg: il en existe des milliers d’autres. Consultez l’enveloppe des semences ou le site Web du fournisseur de semences pour plus d’informations.

  1. Abies (sapin)
  2. Acer (érable à sucre et plusieurs autres espèces)
  3. Aconitum (aconit)
  4. Alchemilla (alchémille)
  5. Allium (allium ornemental)
  6. Amelanchier (amélanchier)
  7. Aquilegia (ancolie)
  8. Asclepias (asclépiade)
  9. Astrantia (astrance)
  10. Baptisia (faux lupin)
  11. Buddleia (buddleia)
  12. Caltha (populage des marais)
  13. Caryopteris (caryoptère)
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada)
  15. Chelone (galane)
  16. Cimicifuga (cierge d’argent)
  17. Clematis (clématite)
  18. Cornus (cornouiller)
  19. Corydalis (fumeterre)
  20. Delphinium (delphinium, pied d’alouette)
  21. Dicentra spectabilis, maintenant Lamprocapnos spectabilis (cœur saignant)
  22. Dictamnus (fraxinelle)
  23. Dodecatheon (gyroselle)
  24. Echinacea (échinacée)
  25. Eremurus (lis à queue de renard)
  26. Eryngium (érynge, panicaut)
  27. Eupatorium (eupatoire)
  28. Filipendula (reine-des-prés)
  29. Forsythia (forsythia)
  30. Fragaria (fraisier)
  31. Fuchsia (fuchsia)
  32. Gentiana (gentiane)
  33. Geranium (géranium)
  34. Goniolimon (statice)
  35. Helianthemum (hélianthème)
  36. Helianthus (tournesol vivace)
  37. Heliopsis (héliopside)
  38. Helleborus (hellébore, rose de Noël)
  39. Hemerocallis (hémérocalle)
  40. Heuchera (heuchère)
  41. Hibiscus moscheutos (hibiscus vivace)
  42. Hypericum (millepertuis)
  43. Iberis (corbeille d’argent)
  44. Ilex* (houx)
  45. Iris (iris, la plupart des espèces)
  46. Incarvillea (incarvillée)
  47. Kirengeshoma (kirengeshoma)
  48. Knautia (knautie)
  49. Lathyrus (pois vivace)
  50. Lavandula (lavande)
  51. Leontopodium (edelweiss)
  52. Lobelia (lobélie, espèces rustiques)
  53. Lonicera (chèvrefeuille)
  54. Macleaya (macleaya)
  55. Magnolia* (magnolia)
  56. Malus (pommier, pommetier)
  57. Mazus (mazus rampant)
  58. Mertensia (mertensia)
  59. Muscari (jacinthe à grappe)
  60. Myrrhis odorata (cerfeuil musqué)
  61. Nepeta (népéta)
  62. Oenothera (onagre)
  63. Opuntia* (opuntia rustique)
  64. Paeonia* (pivoine)
  65. Penstemon (penstemon)
  66. Persicaria (renouée)
  67. Phlox (phlox)
  68. Persicaria orientalis, syn.Polygonum orientale (renouée orientale)
  69. Physalis (coqueret, lanterne chinoise)
  70. Picea(épinette, épicéa)
  71. Platycodon (playcodon)
  72. Primula (primevère)
  73. Pulsatilla (pulsatille)
  74. Quercus (chênes rouges et noirs)
  75. Ranunculus (bouton d’or)
  76. Ratibida (sombrero mexicain)
  77. Rosa (rosier)
  78. Rudbeckia (rudbeckie)
  79. Sambucus (sureau)
  80. Sanguinaria (sanguinaire)
  81. Sanguisorba (sanguisorbe)
  82. Saponaria (saponaire)
  83. Saxifraga (saxifrage)
  84. Scabiosa (scabieuse)
  85. Sedum (sédum, orpin)
  86. Sempervivum (joubarbe)
  87. Sidalcea (sidalcée)
  88. Stokesia (stokésie)
  89. Syringa (lilas)
  90. Thalictrum (pigamon)
  91. Tiarella (tirarelle)
  92. Tricyrtis (lis des crapauds)
  93. Trillium* (trille)
  94. Trollius (trolle)
  95. Tsuga (pruche)
  96. Vernonia (vernonie)
  97. Veronica (véronique)
  98. Viburnum* (viorne)
  99. Viola (violette)
  100. Vitis (vigne, certaines espèces)
*Ces espèces ont besoin d’une double stratification froide, c’est-à-dire de deux traitements au froid séparés par un traitement au chaud, pour stimuler leur germination. Essayez deux à trois mois de froid suivis de deux mois de chaleur, puis d’encore deux à trois mois de froid. Lorsque vous exposerez ces semences assez uniques à la chaleur après ces traitements répétés, la plupart germeront assez prestement.

Bon succès avec tous vos semis!20180103 worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

Comment lire un sachet de semences

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Comment comprendre ce qui est écrit sur un sachet de semences?

Quand vous consultez les sachets de semences vendus dans votre jardinerie locale, vous découvrirez une chose assez rapidement. Il n’y a pas de consensus au sujet des termes et icônes utilisés: chaque compagnie a sa propre façon pour expliquer son produit. Et cela porte souvent à confusion.

Voici alors ma tentative pour redresser les choses. Si vous voyez quelque chose au sujet de la compréhension des sachets de semences que j’ai oublié d’inclure, faites le moi savoir!


Au recto du sachet

20170226BFR.jpgHabituellement la première chose qu’on remarque sur un sachet de semences est l’image colorée (photo ou illustration) de la plante dont les graines se trouvent à l’intérieur… mais pas toujours. Certains semenciers, notamment les petites entreprises, se contentent de simples enveloppes en papier sans illustration. C’est aussi souvent les cas des semences envoyées par la poste. Reste que c’est souvent l’image qui fait vendre le produit lorsque vous cherchez des semences en magasin.

Le nom de la plante paraît aussi sur le recto de l’enveloppe, généralement sous forme de nom commun: carotte, tomate, œillet d’Inde, etc. Certains semenciers incluent aussi le nom botanique, surtout dans le cas des vivaces.

S’il s’agit d’une variété cultivée plutôt que d’une plante générique, le nom du cultivar y sera indiqué aussi: par exemple, tomate cerise ‘Sungold’ ou tournesol ‘Autumn Colors’ plutôt que tout simplement tomate cerise ou tournesol.

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F1 ou F2 indique que la plante est un hybride.

Aussi, si la plante est un hybride, la mention F1 ou F2 suivra le nom de cultivar ou encore, le mot «hybride» sera incorporé au nom. C’est un détail d’intérêt pour les gens qui ont l’intention de récolter les semences de la plante à la fin de la saison pour les ressemer au cours des années à venir, car les semences prélevées auprès des hybrides F1 et F2 ne seront pas fidèles au type. Si vous voulez récolter des semences, il vaut mieux vous restreindre aux semences à pollinisation libre. Ce détail est parfois indiqué sur le sachet par l’abréviation OP pour open pollinated, mais en général, si vous ne voyez pas une mention hybride, F1 ou F2, la plante est à pollinisation libre.

Curieusement, beaucoup sachets de graines ne mentionnent même pas si la plante est un légume ou une annuelle (apparemment, c’est quelque chose que vous êtes censé savoir, peut-être aidé par la photo!). Par contre, quand il s’agit d’une bisannuelle ou d’une vivace, ce détail est généralement indiqué.

Bien sûr, le recto du sachet porte toujours le nom du semencier ainsi que son logo et inclut souvent aussi le prix. Tout attribut spécial qui pourrait attirer l’acheteur, tel que les mentions «semence biologique», «variété patrimoniale» ou «saison de floraison prolongée» et aussi toute récompense que la plante s’est mérité, comme un prix Fleuroselect ou Sélections All-America, est également susceptible de figurer sur le recto du sachet.

Récolte/floraison

Il y a de multiples termes utilisés sur les sachets de semences pour expliquer quand votre légume sera prêt à récolter ou quand la plante commencera à fleurir: xx jours, xx jours avant la récolte, maturation xx joursxx jours jusqu’à la floraison, etc.

Lorsqu’il s’agit de semences destinées à être semées en pleine terre, il s’agit du nombre de jours entre le semis et la récolte/la floraison, tout simplement. Cependant, s’il s’agit d’une plante qu’il faut semer à l’intérieur ou en serre, il faut commencer à calculer à partir du repiquage en pleine terre. C’est une différence énorme, mais qui est rarement bien expliquée.

Par conséquent, un haricot «70 jours» sera prêt à récolter 70 jours (environ) après son semis au jardin, car on le sème en pleine terre, tandis qu’il faut semer une tomate «70 jours» à l’intérieur 6 à 8 semaines auparavant, à l’intérieur. L’indication 70 jours ne commence à compter qu’après sa transplantation. Donc, la tomate commencera à produire environ 16 à 18 semaines (6 à 8 semaines à l’intérieur, 10 semaines à l’extérieur) après le véritable semis.

Notez que sous des conditions de jardin moyen, les plantes sont habituellement prêtes à être récoltées quelques jours plus tard que la date indiquée, voire plus d’une semaine plus tard.


Au recto ou au verso

Les informations suivantes se trouvent indifféremment sur le recto ou le verso du sachet de graines, selon le semencier:

20170226X.jpgDates: Les sachets de semences indiquent normalement soit l’année de la récolte de la semence, l’année de sa mise en marché ou la date de péremption… sinon deux ou trois de ces informations. Ces détails sont généralement étampés sur le sachet dans un caractère différent du reste du texte, souvent dans une marge du sachet ou à sa base. Idéalement vous achèteriez des semences de l’année, même si les semences scellées conservent souvent un bon taux de germination pendant plusieurs années.

Contenu du sachet: le poids des graines ou le nombre de graines dans le sachet ou encore la longueur de rang que le contenu peut couvrir apparaît habituellement aussi au recto ou au verso du sachet. Je présume que la majorité des jardiniers aimeraient mieux connaître la quantité de graines que le poids, mais plusieurs semenciers indiquent plutôt le poids.

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Le code QR permet de trouver beaucoup de renseignements au sujet du produit si vous avez un téléphone intelligent sous la main.

Code QR: Ce code sont est un code à barres qui peut être lu par les téléphones intelligents et d’autres appareils mobiles et peut alors vous orienter vers d’autres informations sur le produit… directement en magasin. Il n’y a pas beaucoup de semenciers qui incorporent ce renseignement sur leurs sachets pour le moment, mais qui sait? Cela peut changer.

 

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Les lettres qui suivent le nom de cultivar indiquent les résistances aux maladies de la plante.

Codes de résistance aux maladies: la résistance aux maladies est un facteur majeur dans le succès des semences, notamment chez les légumes, mais curieusement, peu de semenciers semblent y prêter attention. Lorsque le sachet incorpore cette information, il indique habituellement les résistances sous forme d’une suite de lettres qui paraît souvent immédiatement après le nom de cultivar, mais parfois ailleurs sur le sachet. Prenons par exemple la tomate Roma VFN de l’image ci-dessus. Les lettres qui suivent le nom indiquent que cette variété offre une bonne résistance à la verticilliose (V), à la fusariose (F) et aux nématodes (N).

Voici les codes les plus courants:

A                                   Alternariose
ALS                              Tache angulaire du concombre
ALT                              Brûlure alternarienne
ANTH                          Anthracnose
BV                                Virus du haricot
CBMV                         Mosaïque commune
CMV                            Mosaïque du concombre
DM                               Mildiou
F                                   Fusariose race 1
FF                                 Fusariose races 1 et 2
FFF                              Fusariose races 1, 2 et 3
N                                  Nématodes
NY                               Mosaïque de New York
Ph, PHR or LB           Mildiou de la pomme de terre et de la tomate
PM                               Blanc
St                                 Stemphylium
T, TMV or ToMV         Virus de la mosaïque du tabac
V                                  Verticilliose


Verso du sachet

Les informations suivantes sont généralement présentéees au verso du sachet.

Description de la variété

20170226V.jpgAu verso du sachet il y a généralement une courte description de la plante qui comprend son goût ou sa taille s’il s’agit d’un légume et sa couleur et sa forme (simple ou double, grande ou petite) dans le cas des fleurs. Tout autre qualité, comme si elle se conserve bien ou se congèle bien (légumes) ou fait une bonne fleur coupée ou attire les papillons (fleurs) sera aussi mise en vedette ici. Souvent la description est très fleurie et plein de superlatifs (il est incroyable que le même semencier peut offrir tant de tomates qui sont toutes «les plus délicieuses»!), mais généralement les informations essentielles y sont si vous êtes capable de lire à travers les fanfaronnades..

Souvent les informations les plus utiles ont été raccourcies sous forme de quelques phrases standard que vous êtes censé pouvoir comprendre, même si elles ne sont pas toujours si évidentes. Voici quelques-unes des termes à surveiller… ainsi que leur signification.

Courge coureuse vs courge non coureuse: une courge coureuse produit de longues tiges rampantes et nécessite beaucoup d’espace dans le potager alors qu’une courge non coureuse est une variété aux tiges courtes ou qui pousse en rosette. De ce fait, elle fait un meilleur choix pour les jardins de taille restreinte.

De saison froide: semences qui germent et qui poussent mieux par temps frais, généralement au printemps ou à l’automne.

Endurcir: acclimater graduellement le semis produit à l’intérieur aux conditions climatiques de jardin.

Haricot nain vs haricot à rames: les termes réfèrent au port de la plante. Le haricot nain forme une plante courte et compacte et produit tous ses fruits (gousses) environ en même temps alors que le haricot à rames est grimpant et produit des fruits pendant une longue saison.

20170226R.jpgHauteur et étalement (diamètre): Cette information est surtout incluse pour les plantes ornementales, mais rarement pour les légumes (même s’il serait très pratique de connaître la hauteur d’un légume lorsqu’on planifie son potager, car les grandes plantes jettent de l’ombre). Les dimensions peuvent être incluses dans la description de la plante, répertoriées séparément ou être représentées par des icônes.

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Semences enrobées (à gauche), normales (à droite)

Semences enrobées: semences recouvertes d’un produit (habituellement de l’argile) qui facilite leur manipulation. Le terme multi-enrobage réfère à un enrobage qui inclut plusieurs graines et est utilisé pour les plantes qui paraissent mieux lorsqu’elles poussent en touffe.

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Les semences traitées (en bas et à gauche) sont généralement colorées pour les distinguer des semences non traitées (en haut à droite).

Semences traitées vs semences non traitées: Les semences traitées ont été enduites de fongicide pour prévenir les maladies qui nuisent à la germination et ne sont pas acceptables en jardinage biologique. Les semences non traitées n’ont pas subi de traitement fongicide.

Tomate déterminée vs tomate indéterminée: les tomates déterminées forment des plantes plus compactes qui ne nécessitent pas nécessairement un tuteur. Elles sont généralement plus hâtives, mais par contre, produisent tous leurs fruits en même temps. Les tomates indéterminées poussent pendant toute la saison et nécessitent un tuteur. Elles ont tendance à être plus tardives, mais aussi à produire des fruits pendant une longue saison.

Zone de rusticité: information donnée pour les plantes pérennes, notamment les bisannuelles et les vivaces. Le chiffre donné indique la zone la plus froide où la plante peut survivre sans protection. Si, par exemple, on indique zone 5, la plante sera rustique dans la zone 5 et les zones supérieures (6, 7, 8, 9), mais pas dans les zones 1, 2, 3 ou 4.

Technique du semis

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Ici la première icône indique la profondeur et l’espacement du semis, la deuxième l’espacement dans le rang et entre les rangs.

Le sachet indiquera la profondeur du semis (profondeur à laquelle il faut placer la semence, normalement une profondeur équivalente à quatre fois son diamètre), l’espacement du semis, l’espacement des rangs (légumes), l’espacement final des plants ou l’espacement après l’éclaircissage (espace à laisser entre les plants après l’éclaircissage), etc.

Le sachet donne souvent une température de germination, notamment dans le cas des semis qu’il faut faire à l’intérieur. Si aucune température n’est mentionnée, présumez qu’il faut de 21 à 24 ° C.

Le temps de germination précise combien de temps qu’il faut aux semences pour commencer à germer sous des conditions normales et est souvent exprimé sous la forme «germination: xx jours» ou «xx jours à germer». Une température plus froide que la normale pourrait toutefois ralentir considérablement la germination.

Beaucoup d’entreprises utilisent des icônes pour exprimer les informations ci-dessus.

Quand faire le semis

Semer au bon moment est impératif si vous voulez obtenir des plantes qui produisent et qui fleurissent tôt et pendant une longue saison. Malgré cela, cette information n’est pas toujours si clairement exprimé sur un sachet de semences.

Voici quelques termes et exemples que vous pourriez voir :

Semez à l’intérieur: il faut faire le semis à l’intérieur au début du printemps.

Semez dès que le sol peut être travaillé: cela signifie un semis en pleine terre très tôt dans la saison, quand les températures sont encore fraîches, normalement au début de mai au Québec. Le sol doit toutefois être bien dégelé et relativement sèche.

Semez quand le sol se réchauffe: à moins d’autres précisions, présumez que cela signifie que le semis doit se faire quand la température du sol atteint 18°C.

Semez quand il n’y a plus de risque de gel, après le dernier gel, quand le risque de gel est passé, etc. (il y a plusieurs termes utilisés pour expliquer ce détail). Il ne faut surtout pas utiliser la «date moyenne du dernier gel» de votre station météorologique locale comme date de semis ou de repiquage! Rappelez-vous que la date moyenne du dernier gel signifie qu’il y aura un gel après cette date aux deux ans environ. Ce dont vous avez besoin est la «date où il n’y a plus de risque de gel», probablement au moins 3 semaines après la date moyenne du dernier gel.

Demandez à votre société d’horticulture locale quand leurs membres considèrent que tout risque de gel est terminé pour la saison… mais soyez toujours prêt à modifier votre décision selon les conditions météorologiques. Un printemps plus froid que la normale signifiera un semis tardif pour de nombreuses graines, par exemple.

Voici un exemple. La date du dernier gel pour la ville de Québec, où je réside, est le 13 mai d’après le semencier Veseys, mais de toute évidence, il s’agit d’une moyenne, car il y a assez souvent des gels à la fin de mai et même en juin dans ma région. Quand je planifie mes semis intérieurs en vue du repiquage après que tout risque de gel est passé, je utilise plutôt le 7 juin comme date butoir. Et s’il fait encore froid le 7 juin, ce qui arrive souvent, je retarde encore le repiquage jusqu’à ce que la température se réchauffe. Les semis ne sont pas très dérangés par quelques jours de plus à l’intérieur.

Semer xx à xx semaines avant le dernier gel: trouvez d’abord la date où il y n’y a plus de risque de gel pour votre localité (voir le paragraphe précédent), puis compter à rebours le nombre de semaines mentionnées pour déterminer quand faire vos semis à l’intérieur.

Si vous semez vos graines à l’intérieur de votre maison où il règne une bonne chaleur en permanence, préférez la moindre des deux dates (c’est-à-dire que si le sachet indique 6 à 8 semaines, choisissez 6 semaines).

Si vous faites vos semis dans une serre, où la croissance des semis se trouvera ralentie par des températures nocturnes fraîches, choisissez la date la plus éloignée (8 semaines dans le cas de notre exemple).

Besoins spéciaux des semences

Certaines semences ont besoin de traitements spéciaux afin de bien germer et le sachet vous les donnera… de façon très succincte. Voici quelques-uns des termes utilisés à cette fin et leur explication.

Besoin de lumière pour germer: ces semences germent seulement en présence de la lumière. Placez vos plateaux de semences dans un endroit bien éclairé même avant la germination.

Besoin de noirceur pour germer: semez ces graines comme d’habitude, puis placez le pot  la noirceur jusqu’à ce que les graines germent.

Ne pas couvrir: semez ces graines très fines à la surface du sol, sans les recouvrir de terreau.

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Jeune plant dans un godet de tourbe: remarquez comme les racines percent les parois.

Semez en godet de tourbe: certaines semences ne tolèrent pas qu’on dérange leurs racines lors du repiquage et alors il est préférable de les semer dans des pots biodégradables, les godets de tourbe étant les plus connus. Au repiquage, il suffit tout simplement de planter le godet au complet, le couvrant de terre, ce qui permet de transplanter sans le moindrement briser les racines du semis. Par la suite, les racines perceront les parois perméables du godet enterré pour pénétrer la terre tout autour.

Semez en poquets: formez de petits monticules de terre (des poquets) et semez 5 à 6 graines par poquet. Cette technique est surtout utilisée pour les courges, les concombres, les melons et, parfois, le maïs.

Semis direct: semez à l’extérieur dans l’endroit où la plante va pousser.

Traitement au froid (pré-traitement au froidstratification, vernalisation): ces termes signifient que la semence doit passer par une période de froid humide avant de pouvoir germer. Semez-la dans un pot et placer ce dernier dans le réfrigérateur pendant plusieurs semaines avant de l’exposer à la chaleur et ainsi stimuler la germination. Beaucoup de semences de vivaces, notamment, nécessitent un traitement au froid. Pour plus d’informations sur cette technique, lisez Ces semences qu’il faut traiter au froid.

De semis à plante mature

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Icônes qui indiquent les besoins en irrigation et en ensoleillement.

Le sachet de graines indiquera certainement les conditions de croissance nécessaires pour la plante adulte, notamment s’il a besoin de plein soleil, mi-ombre ou ombre.

La qualité du sol peut être mentionnée… ou pas, car souvent le semencier présume automatiquement que vous ferez le semis dans un sol riche, bien drainé et légèrement acide. Il soulignera alors plutôt les exceptions, comme des plantes qui préfèrent un sol pauvre, alcalin ou très acide.

Encore, le besoin en irrigation de la plante peut être mentionné, mais encore une fois, l’hypothèse est souvent que votre plante aura besoin d’un arrosage «moyen», c’est-à-dire un arrosage approfondi une fois que le sol a presque séché. Si oui, le sachet peut ne pas faire de référence à ce besoin.

Si la plante a besoin que vous supprimiez ses fleurs fanées, lui installiez un tuteur ou la palissiez sur un treillis, ce genre de détail sera normalement mentionné sur le sachet.

Des icônes sont souvent utilisées pour exprimer certaines des conditions de croissance ci-dessus.


En conclusion

Ces sachets de semences réussissent à inclure beaucoup d’information en très peu d’espace, mais seulement en la condensant au point où elle n’est pas toujours évidente pour un jardinier néophyte. J’espère alors que cet article vous aidera à mieux interpréter leurs informations et ainsi mieux réussir vos semis!20170226z