Ma fougère corne d’élan est enceinte!

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D’accord, elle n’est pas vraiment enceinte dans le sens biologique de la chose. D’ailleurs, «enceinte» n’est pas vraiment un terme botanique. Mais elle produit bien des spores pour la première fois. Et j’en suis très fier!

Ces plaques brunâtres près de l’extrémité de la fronde sont des cellules produisant des spores.Photo: jardinierparesseux.com

Au printemps dernier, une des frondes a commencé à montrer des plaques inhabituelles vert pâle sur son dessous, près de son extrémité. Ces plaques sont en fait des masses de sporanges, organes producteurs de spores. Au fil du temps, elles sont devenues brun-ocre, signe que les spores sont matures ou presque. Ce sont ces spores qui, comme les graines des plantes supérieures, donnent vie à de nouvelles fougères corne d’élan!

L’histoire de ma fougère corne d’élan

Quand j’ai acheté ma fougère corne d’élan, elle n’était qu’une petite plante verte. Photo: produto.mercadolivre.com.br

Ma fougère corne d’élan a commencé comme une petite plante d’intérieur dans un pot de 10 cm il y a 5 ans. C’est un Platycerium bifurcatum, soit la fougère corne d’élan la plus couramment vendue dans le commerce. Au début, il n’y avait que des frondes gris-vert s’étendant vers l’extérieur (celles qui ressemblaient à des bois de cerf), dites frondes fertiles, bien qu’en réalité peu d’entre elles produisent des spores, mais elle a rapidement commencé à produire des frondes basales très différentes, en forme de bouclier et vert pâle au début, devenant assez rapidement brunes. On les appelle frondes stériles ou frondes basales.

Ici, vous voyez comment la fougère corne d’élan pousse à l’état sauvage, avec des frondes vertes fertiles s’élançant vers l’avant pour capturer la lumière du soleil, tandis que les frondes basales brunes aident à attraper les feuilles qui tombent. Source: D. Gordon E. Robertson, Wikimedia Commons

Même si elles brunissent, les frondes basales en bouclier ne sont pas nécessairement mortes. C’est juste qu’elles ont arrêté de faire de la photosynthèse. Si jamais vous essayiez d’en enlever une, vous verriez: sous son extérieur sec, les tissus sont encore vivants. Dans la nature, la forme en bouclier des frondes basales, pressées contre le tronc à la base et sur les côtés, mais penchées un peu vers l’avant au sommet, comme pour former un panier, aide cette fougère épiphyte (arboricole) à attraper les feuilles mortes et autres débris qui tombent et qui, en se décomposant, assureront une source de minéraux à la fougère. 

La troisième année, j’ai rempoté ma fougère dans son contenant actuel, un panier suspendu. Le but était d’imiter un peu son style de vie naturel où elle vit fixée sur un tronc ou branche d’arbre. 

La croissance d’une fougère corne d’élan est lente, mais constante. Vous jureriez qu’elle ne pousse pas du tout, mais en fait, elle grossit lentement, produisant de plus en plus de frondes de plus en plus grosses, à la fois fertiles et stériles. En fait, les frondes basales de la mienne se sont tellement étendues qu’elles recouvrent maintenant entièrement la surface du terreau et débordent sur les parois extérieures du pot.

Voici ma fougère aujourd’hui: elle est devenue assez massive, n’est-ce pas? Photo: jardinierparesseux.com

Je n’arrose plus cette fougère de la manière traditionnelle, soit en versant de l’eau sur le terreau avec un arrosoir. Après tout, je ne peux même plus voir ni toucher le terreau: les frondes basales l’ont complètement englouti. Il serait difficile d’ailleurs de savoir où verser l’eau! 

Donc, pour l’arroser, je la fais tremper. Une fois toutes les deux semaines (contrairement à la plupart des fougères, cela ne la dérange pas que son terreau se dessèche), je la descends et immerge le pot dans un seau d’eau tiède, le laissant tremper pendant 10 à 20 minutes. Théoriquement, je pourrais ajouter de l’engrais à l’eau. Je ne l’ai jamais fait et ça ne semble pas la déranger le moindrement. À plus d’une occasion, aussi, je l’ai oubliée et elle a trempé dans l’eau jusqu’au lendemain, ce qui ne semble pas l’avoir dérangée non plus. 

Après l’immersion, je la soulève (c’est surprenant comme elle est devient lourde: il y a beaucoup d’humidité emmagasinée dans ses frondes!) et la laisse égoutter un peu avant de raccrocher le panier à son emplacement habituel.

Un été en plein air

Pendant l’été, j’accroche ma fougère en plein air, à une branche d’arbre. 

Je ne lui prête aucune attention au cours de l’été. Je ne l’arrose même pas! Je la laisse vivre comme elle le fait dans la nature, en attrapant les précipitations quand il y en a et sinon, en absorbant l’humidité de l’air et les rosées. 

À la fin de l’été, avant que les nuits ne deviennent trop fraîches, je la rentre à l’intérieur, la nettoie un peu, puis la suspends de nouveau dans ma serre, recommençant sa routine habituelle, soit un bon trempage toutes les deux semaines.

Culture peu fougèresque

Vous remarquerez que je ne traite pas ma fougère corne d’élan à la manière habituelle pour une fougère d’intérieur. Je ne garde pas son terreau constamment humide, ne m’occupe pas d’assurer une forte humidité atmosphérique et ne la place pas à l’abri des rayons solaires puissants. Je le traite plutôt comme une succulente, lui fournissant autant de soleil que possible et la laissant bien sécher avant de l’arroser de nouveau. Mais c’est comme cela qu’elle pousse à l’état sauvage, exposée à la lumière vive du soleil tropical et à l’irrégularité des précipitations naturelles. 

Dans la plupart des climats où pousse cette fougère largement répandue (P. bifurcatum est originaire d’Indonésie, de Nouvelle-Guinée et d’Australie), elle traverse une saison sèche distincte où il pleut peu ou pas pendant 2 ou 3 mois. La plante finit alors par avoir l’air bien triste et flétrie. Je ne vais pas à cet extrême-là, mais s’il ne pleut pas pendant 2 ou 3 semaines, le maximum de temps sans précipitation dans ma région, je ne l’arrose quand même pas. Je calcule que son été en plein air, avec des précipitations très irrégulières, lui offre environ l’équivalent d’une courte saison sèche.

Des bébés à venir?

Si ma fougère corne d’élan devait produire de petits semis un jour, ils ressembleraient à ceux-ci. Photo: epiphytes-for-vertical-gardens/staghorn-ferns

Maintenant que ma fougère a produit une première fronde fertile, je me demande si elle se ressèmera spontanément dans les pots de mes autres plantes. Cela arrive très souvent avec les autres fougères que je cultive, car les spores sont légères et facilement transportées dans les airs. Les semis de fougère semblent surtout apparaître dans des pots de boutures et de semis que j’ai glissés dans un sac en plastique transparent pour maintenir une atmosphère humide. Est-ce que les spores de Platycerium ont besoin d’autant d’humidité que cela? On verra!

Ce qui serait vraiment génial serait si un bébé fougère devait germer sur la tige d’une de mes plantes d’intérieur (après tout, j’en ai plusieurs qu’on pourrait qualifier d’arbres d’intérieur), comme cela se fait dans la nature. Mais seul le temps le dira: je ne sais même pas si les spores sont déjà matures!

Mais n’est-ce pas fascinant de voir ce que nos plantes d’intérieur «ordinaires» peuvent faire parfois? Elles rendent certainement la vie plus intéressante!

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Les plantes nid d’oiseau

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Fougère nid d’oiseau (Asplenium nidus). Source: Pedro García, flickr

Cela fait longtemps que les fougères nid d’oiseau (Asplenium nidus et plusieurs espèces similaires, comme A. antiquum et A. australasicum) me fascinent. Leur nom vient du fait que leurs frondes simples en forme de langue (très différentes des frondes très découpées de la majorité des fougères) forment une rosette en forme de corbeille, semblable à un nid d’oiseau. De plus, pour pousser l’analogie avec les oiseaux encore plus loin, leurs jeunes feuilles, encore vert pâle, sont enroulées comme une balle et l’on peut dire qu’elles ressemblent à des œufs au centre du nid… mais cela n’est pas toujours si évident!

Curieusement, il arrive que de véritables oiseaux construisent leurs nids dans des fougères nid d’oiseau. Par exemple, le serpentaire de Madagascar (Eutriochis astur), un rapace, renonce souvent à construire son propre nid et s’installe simplement dans le nid prêt à l’emploi d’une grande fougère nid d’oiseau.

Fait pour faire face à un style de vie aérien difficile

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Dans la nature, Asplenium ndus pousse en épiphyte, fixé sur un arbre. Source: http://www.fazfacil.com.br

Aussi mignon que le port d’une fougère nid d’oiseau puisse sembler aux humains, ce type de fougère n’a pas évolué de cette façon pour plaire à nos yeux, mais plutôt dans un but très pratique. En effet, les fougères nid d’oiseau sont normalement épiphytes (des plantes qui poussent sur des branches d’arbres), bien qu’elles se fixent également aux parois rocheuses et tombent parfois sur le sol pour continuer à croître en tant que plantes terrestres.

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Le centre du nid se remplit de feuilles mortes et d’autres déchets. Source: LaboratorTEBA, YouTube

Or, le mode de vie des épiphytes est assez rude. Notamment, l’écorce nue sur laquelle les racines s’accrochent offre peu d’humidité et de minéraux… et c’est là où le port particulier des fougères nid d’oiseau les aide à compenser. Leur «nid» attrape et retient des feuilles et des fleurs mortes, des fientes d’oiseaux et d’autres détritus qui peuvent ensuite se décomposer lentement, nourrissant la fougère. Aussi, les détritus deviennent spongieux en se dégradant, retenant l’eau de pluie et aidant ainsi la fougère à faire face aux périodes de sécheresse.

Les botanistes anglophones appellent les plantes avec ce type de croissance «trash-basket plants» (plantes panier à déchets), un nom plutôt malheureux, ne pensez-vous pas? Parfois, on voit aussi le terme détritophile. Je préfère «plantes nid d’oiseau», une description beaucoup plus sympa.

Autres fougères nid d’oiseau

Mais Asplenium nidus et ses cousins ne sont pas les seules plantes nid d’oiseau. De nombreuses plantes épiphytes ont développé un port similaire, c’est-à-dire qu’elles utilisent leur feuillage ou d’autres organes pour attraper les feuilles mortes et s’en nourrir, ainsi que pour stocker de l’eau. C’est notamment le cas de la longue fougère (Campyloneurum phyllitidis) et de la fougère crocodile (Microsorum musifolium), les deux formant des rosettes un peu moins symétriques que les Asplenium.

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Les frondes vertes des drynaires (ici, Drynaria quercifolia) font de la photosynthèse; les frondes basales brunes attrapent les déchets et l’eau de pluie. Source: avrotor.blogspot.ca

D’autres fougères ont développé une autre technique pour attraper la litière.

Les drynaires (Drynaria spp.), par exemple, des fougères épiphytes qui poussent fixées aux branches d’arbres ou aux roches, produisent deux types de frondes. Ces fougères produisent à la fois de longues frondes vertes profondément découpées qui recueillent l’énergie du soleil, comme le font la plupart des feuilles, et qui produisent aussi des spores pour assurer les futures générations de la plante, et aussi des frondes basales très différentes: elles sont courtes, entières, stériles (ne produisent jamais de spores) et généralement brunes. Elles forment un genre de panier qui recueille la litière et les débris organiques, fournissant ainsi à la fougère des éléments nutritifs. Même mortes, les frondes basales continuent de servir les drynaires!

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Fougère corne d’élan (Platycerium bifurcatum) dans la nature, avec ses frondes fertiles vertes et ses frondes basales brunes qui se collent sur l’arbre-hôte et qui attrapent aussi les feuilles mortes et l’eau de pluie. Source: D. Gordon E. Robertson, Wikimedia Commons

Il y a beaucoup d’autres fougères avec un port similaire, dont une qui est couramment cultivée comme plante d’intérieur: la fougère corne d’élan (Platycerium spp.). Les fougères corne d’élan ont aussi des frondes fertiles vertes qui s’étendent vers l’extérieur pour attraper le soleil et des frondes basales courtes, en forme de bouclier, qui brunissent rapidement. Appuyées contre un tronc ou une surface rocheuse, ces frondes basales protègent les racines de leur fougère de la dessiccation, mais aussi, la marge supérieure s’ouvre vers l’extérieur pour attraper les feuilles mortes et l’eau. La plupart des propriétaires de fougères corne d’élan n’ont aucune idée de la curieuse raison d’être de ces frondes bizarres en forme de bouclier.

Au-delà des fougères

Pourquoi les fougères auraient-elles l’exclusivité d’une bonne idée? Des plantes épiphytes dans plusieurs autres familles ont adopté une stratégie similaire.

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Le nid d’oiseau géant (Anthurium salvinii) n’est pas une fougère, mais une plante à fleurs aux feuilles beaucoup plus coriaces. La ressemblance est toutefois remarquable. Source: http://www.htbg.com

Le vaste genre Anthurium contient plus de 1000 espèces de plantes terrestres, grimpantes et épiphytes, dont certaines, comme A. andreanum, A. scherzerianum et leurs hybrides, sont populairement cultivées comme plantes d’intérieur pour leurs belles fleurs, mais n’ont pas du tout un port de type nid d’oiseau. Par contre, un groupe d’environ 100 espèces, y compris A. hookeri, A. plowmanii et A. salvinii, a développé ce port en forme de panier. À cause de la taille exceptionnelle de plusieurs de ces anthuriums (certains sont aussi gross qu’une auto Smart), on les appelle parfois nid d’oiseau géant.

Les feuilles gigantesques, épaisses, coriaces et en forme de pagaie peuvent mesurer un mètre de longueur et forment une rosette inévitablement remplie de feuilles mortes, du moins, dans la nature. Les anthuriums nid d’oiseau poussent typiquement comme épiphytes au début, jusqu’à ce que leur poids énorme les fasse s’écraser au sol où ils continuent leur vie comme plantes terrestres.

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Les racines d’Anthurium salvinii sont dressées et se mélangent aux feuilles mortes en son centre. Source: myjunglegarden.com

Curieusement, leurs racines épaisses ressemblant à celles des orchidées poussent vers le haut et non vers le bas, et ce, afin de se faufiler à travers la litière.

Les anthuriums nid d’oiseau font d’excellentes plantes d’intérieur et sont faciles à cultiver… si vous avez l’espace nécessaire pour ces géants!

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Bulbophyllum beccarii. Source: Scott Zona, Wikimedia Commons

Et il y a aussi des orchidées nid d’oiseau. Bulbophyllum beccarii, par exemple, une orchidée épiphyte, qui produit des feuilles spatulées similaires à celles des Asplenium et des Anthuriums et qui attrape la litière forestière de la même manière.

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Ansellia africana dans la nature, poussant en épiphyte, avec ses racines dressées formant un nid d’oiseau qui attrape les feuilles mortes. Source: http://www.orchidboard.com

D’autres orchidées, notamment dans les genres Ansellia, Cyrtopodium et Grammatophyllum, ont adopté une autre technique.

Dans leur cas, ce ne sont pas les feuilles qui forment le nid, mais leurs racines. En effet, elles produisent deux sortes de racines: des racines normales, qui poussent vers le bas et qui les fixent sur le tronc ou la branche, mais aussi de longues racines aériennes orientées vers le haut qui forment un nid ou panier tout autour de la plante et qui attrapent les feuilles mortes et autres débris. Plusieurs de ces orchidées nid d’oiseau sont gigantesques, parmi les plus grandes orchidées au monde… et comme chez les fougères nid d’oiseau, parfois des oiseaux viennent y faire leur nid. On a déjà vu le hibou grand duc (Bubo bubo), l’un des plus grands rapaces nocturnes au monde, s’y installer.

Curieusement, en pot, les orchidées nid d’oiseau ne produisent pas de racines aériennes dressées, sauf lorsqu’elles sont stressées par un manque d’azote.

Les ultimes plantes nid d’oiseau

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Les ultimes plantes nid d’oiseau: les broméliacées (ici des Neoregelia hybrides) avec leur citerne qui se remplit d’eau. Source: pxhere.com

Toute recherche au sujet des plantes nid d’oiseau conduit inévitablement au groupe le plus efficace d’entre tous pour attraper l’eau et les déchets, soit les broméliacées-citernes. Ces plantes, trouvées dans plusieurs genres de la famille des Broméliacées, y compris Aechmea, Billbergia, Guzmania, Neoregelia et Vriesea (mêmes certaines espèces de Tillandsia y appartiennent) sont épiphytes ou lithophytes (elles poussent sur des rochers) et forment une rosette de feuilles si bien scellée qu’elle retient parfaitement l’eau de pluie qui s’y accumule en permanence. En conséquence, le point de croissance de ces plantes est constamment sous l’eau, ce qui a fait dire à un botaniste que les broméliacées-citernes sont les seules plantes aquatiques qui poussent dans les arbres! Ces plantes ont, pour la plupart, des racines qui se fixent sur des objets, mais n’absorbent pas l’eau. Elles «boivent» à travers les trichomes (écailles) qui recouvrent leurs feuilles plutôt que par leurs racines.

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Une grenouille mâle (Ranitomeya variabilis, anc. Dendrobates variabilis) qui vient déposer les têtards fixés sur son dos dans la citerne d’une broméliacée. Source: sbl.royalsocietypublishing.org

Il est intéressant de savoir que cette citerne ne fait pas que capter l’eau de pluie, les feuilles et les fleurs mortes, les excréments d’oiseaux et d’animaux, etc., mais aussi, qu’elle accueille toutes sortes de petits animaux, des microbes aux larves de moustiques et même aux têtards… dont les excréments aident à nourrir la plante. Autrement dit, chaque broméliacée-citerne est en fait son propre petit biome!

Les broméliacées-citernes font d’excellentes plantes d’intérieur et vous en trouverez différents types dans toutes les jardineries.


Que vous les appeliez «plantes panier à déchets» ou plantes nid d’oiseau, ces plantes sont absolument fascinantes et il vaut la peine non seulement d’en apprendre davantage à leur sujet, mais aussi d’en cultiver. Essayez-en une aujourd’hui!20180114B Asplenium ndus www.fazfacil.com.br