À CHAQUE MOIS SA PLANTE, JANVIER 2020: LE FAUX-ZAMIER

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Le robuste faux-zamier (Zamioculcas zamiifolia), aussi appelé zamio et plante ZZ, est la plante d’intérieur du mois de janvier. Une plante tendance, élégante et très facile à soigner. Le faux-zamier pouvant également se contenter de moins de lumière que la plupart des plantes d’intérieur, janvier, avec ses journées si courtes et sombres, est un bon moment pour le mettre de l’avant. 

L’histoire du faux-zamier 

Zamioculcas zamiifolia fait partie de la famille des Aracacées, la famille du philodendron et du petit prêcheur (Arisaema). Son nom vient de la ressemblance de ses feuilles avec les frondes du zamier (Zamia spp.), un Cycadacée.

Il s’agit d’une plante tropicale pérenne avec des feuilles souples pouvant atteindre 40 à 60 cm de longueur. Les feuilles pennées se composent d’un pétiole très épais et de nombreuses folioles ovales, lisses, brillantes et vert foncé. La plante peut fleurir, mais ne le fait que sporadiquement à l’intérieur. De toute façon, l’inflorescence typique d’une Aracée, petite et portée à la base de la plante, n’est pas très remarquable.

Le faux-zamier ne fait partie de l’assortiment des plantes d’intérieur que depuis 1996 et n’a donc pas de signification historique ou symbolique. Indestructible, il est souvent accompagné très judicieusement de termes comme «robuste», «survivant» et «persévérant».

Origine du faux-zamier

L’environnement naturel du faux-zamier se trouve dans les sols rocailleux des plaines au pied des montagnes d’Afrique de l’Est. On le trouve donc au Kenya, au Zimbabwe, en Tanzanie, au Malawi et à Zanzibar. 

Au milieu des années 90, d’ambitieux horticulteurs néerlandais le découvrirent et y virent une plante d’intérieur exotique prometteuse. Ils avaient raison: le faux-zamier s’est montré incroyablement facile à cultiver dans les intérieurs modernes.

Oui, le faux-zamier est facile à cultiver, mais aussi, de croissance très, très lente: un problème majeur pour les pépiniéristes. Comment obtenir une plante commercialisable en un temps relativement raisonnable? Le secret est d’offrir des conditions exceptionnelles, soit un environnement chaud et humide intensément éclairé, ce qui accélère beaucoup le processus.

Que regarder lors de l’achat d’un faux-zamier

  • Lors de l’achat d’un faux-zamier, le plus important est que la plante soit exempte d’insectes et de maladies. Heureusement, elle est bien résistante aux deux. 
  • C’est le nombre de feuilles qui détermine sa classification commerciale. Une feuille est comptée comme telle lorsqu’elle mesure au moins la moitié de la longueur de la plus longue feuille de la plante. Plus la plante a de feuilles, plus elle coûte cher.
  • Il peut arriver que la plante ait une ou deux feuilles jaunies. Elle aura probablement été gardée trop longtemps dans un entrepôt sans éclairage ou n’aura pas été suffisamment arrosée. Il vaut mieux préférer une plante qui a été mieux traitée.
  • La présence de taches noires sur le pétiole est tout à fait normale pour cette plante et n’indique aucun problème particulier. 
  • Faire en outre attention à la relation entre la taille du pot et celle de la motte de racines de la plante. Si le pot est trop plein, il peut se montrer déformé et bosselé à cause de la pression créée par les tubercules souterrains en forme de pomme de terre. Les pots peuvent parfois même éclater sous cette pression! Un pot déformé ou fêlé n’est pas en soi une contre-indication à l’achat, mais il sera alors impératif de rempoter la plante sans trop tarder.  

Assortiment

L’assortiment de faux-zamiers est fort limité. On voit surtout l’espèce, mais dans un large éventail de tailles: de jeunes spécimens de moins de 20 cm de hauteur avec seulement quelques feuilles vendus dans de petits pots jusqu’aux grandes plantes de 60 cm bourrées de feuilles dans des pots plusieurs fois plus grands. 

Jeune plant de zamioculcas ‘Raven’ (à gauche), zamioculcas mature (à droite).

Il existe toutefois quelques cultivars. Il y a un mini-zamioculcas qui gardera toujours une petite taille que l’on appelle ‘Zamicro’ (‘Zenzi’ est similaire sinon identique). Il y a aussi ‘Raven’, de taille standard, mais aux feuilles de couleur très foncée, presque noire. Les deux peuvent s’avérer difficiles à trouver.

Conseil de soins 

Le faux-zamier est très tolérant et n’exige que des soins minimaux.

  • Il peut être placé tant dans un endroit bien éclairé que mi-ombragé. Il tolère aussi l’ombre, même si alors sa croissance est très limitée.
  • Une température ambiante de 18 à 22 °C conviendra parfaitement. Il peut tolérer des températures plus fraîches, surtout l’hiver, mais il ne faut pas exagérer.
  • Ce que le faux-zamier déteste toutefois est un sol qui demeure constamment humide. Il s’agit d’une plante succulente qui conserve d’importantes réserves d’eau dans ses tubercules et ses feuilles. Alors, le faux-zamier préfère que son terreau s’assèche au moins un peu entre deux arrosages et il peut même tolérer de longues périodes sans eau. Par exemple, si vous devez partir pour de longues vacances, arrosez-le bien avant de partir et il sera encore en bon état un mois plus tard, même davantage.
  • Certaines personnes le fertilisent légèrement au printemps et à l’été; d’autres pas du tout. Il semble se comporter aussi bien dans un cas comme dans l’autre.
  • Il tolère très bien l’air sec de nos demeures. Évitez de vaporiser les feuilles avec de l’eau: non seulement cet effort ne lui est nullement bénéfique, mais cela peut tacher les feuilles. 
  • Chaque feuille survit jusqu’à 3 ou 4 ans, mais finit éventuellement par jaunir. Vous n’avez alors qu’à la supprimer: la plante en aura produit de nouvelles entretemps.
  • Comme mentionné, les tubercules ont une force considérable et peuvent déformer les pots en plastique, voire même les faire éclater. Il vaut mieux rempoter le faux-zamier dans un pot plus gros tous les deux ou trois ans, avant d’en arriver à de telles extrémités.  
  • En été, lorsque la température n’est plus inférieure à 12 °C, vous pouvez sortir la plante sur la terrasse ou dans le jardin. Assurez-vous toutefois de l’acclimater aux conditions extérieures avant de la placer en plein soleil. 
  • Le faux-zamier est strictement ornemental et n’est pas comestible. Il est même possible qu’il soit légèrement toxique (d’autres membres de la famille des Aracées le sont). Alors, placez-le hors de la portée des enfants et des animaux domestiques.

Conseils pratiques pour la présentation

Avec ses fortes lignes verticales et ses feuilles en forme de frondes, le faux-zamier est la plante idéale pour mettre son intérieur au vert. Le fait qu’il soit très facile à cultiver et très tolérant à la négligence en fait un excellent choix pour les débutants, les gens très occupés, les bureaux et les espaces publics.

En fonction du cache-pot choisi, la plante peut convenir à tous les décors, tant modernes que classiques. En 2020, le «zamio» sera plus tendance dans un pot bariolé d’apparence artisanale. 

Pour davantage d’information sur le zamioculcas, consultez l’article: Le faux-zamier: une plante d’intérieur presque increvable.

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.

Le faux zamier : une plante d’intérieur presque increvable

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Même si le faux zamier est une introduction relativement récente, il est déjà considéré comme une «plante d’intérieur classique». Source: fleurenville.com

Le faux zamier, aussi appelé zamiocolocase ou plante ZZ (Zamioculcas zamiifolia), est une plante d’intérieur populaire, mais cela n’a pas toujours été le cas. Bien que découvert au début du 19e siècle (il a été décrit botaniquement pour la première fois en 1829) en Afrique de l’Est, il a fallu plus de 150 ans avant que nous ne nous rendions compte de son potentiel en tant que plante d’intérieur. D’accord, on le voyait parfois dans les serres des grands jardins botaniques pendant toutes ces années, mais autrement, le faux zamier n’était pas connu des amateurs de plantes d’intérieur. 

Ce sont des horticulteurs néerlandais qui, le voyant utilisé comme plante ornementale dans les jardins asiatiques tropicaux, l’ont essayé à l’intérieur pour la première fois… et le reste appartient à l’histoire! Introduit en 1996, il est essentiellement disponible dans le monde entier depuis 2000. Aujourd’hui, il n’y a presque pas de jardinerie digne de ce nom qui ne l’offre pas, du moins à l’occasion.

Qu’est-ce que c’est?

Le faux zamier est une aracée aberrante : il ne ressemble à aucune autre.

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Voici quelques aracées typiques : aucune ne ressemble au faux zamier. Source: http://www.fairchildgarden.org

Les jardiniers connaissent mieux la famille des Aracées (famille du philodendron) pour ses plantes tropicales grimpantes, dont non seulement le très populaire philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anciennement P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium), mais aussi le pothos (Epipremnum aureum), le monstera (Monstera deliciosa) et le syngonium (Syngonium podophyllum). Bien entendu, la vaste famille contient beaucoup d’autres plantes, y compris des plantes tropicales tubéreuses comme le caladium, aussi appelé oreille d’éléphant (Caladium hortulanum), la colocase, également appelée oreille d’éléphant (Calocasia esculentum) et presque toute autre plante communément appelée oreille d’éléphant, des plantes d’intérieur de table comme le lis de la paix (Spathiphyllum spp.), l’anthurium (Anthurium spp.) et l’aglaonéma (Aglaonema spp.) et même quelques plantes rustiques, comme le petit prêcheur (Arisaema triphyllum), les arums ou gouets (Arum spp.) et le chou puant (Symplocarpus foetidus).

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Zamioculcas zamiifolia à gauche; Zamia furfuracea, à droite. Ils se ressemblent certainement beaucoup, bien qu’ils ne soient nullement apparentés. Source: http://www.plantsrescue.com et http://www.gumtree.com

Cependant, le faux zamier ne ressemble à aucune autre aracée.  En raison de ses touffes de feuilles pennées se courbant vers l’extérieur, vous aurez plus de chance de le prendre pour un palmier ou une fougère que pour un philodendron. Mais avant tout, il ressemble beaucoup à un genre de cycadale appelé zamier (Zamia spp.). Cela se reflète d’ailleurs dans son nom botanique, Zamioculcas zamiifolia, qui veut dire «le zamier-colocase à feuilles de zamier», alors qu’il porte les mêmes feuilles pennées à pétiole épais qui s’arquent vers l’extérieur et des folioles elliptiques et charnues similaires. Il faut presque voir les deux côte à côte pour comprendre que le vrai zamier a une texture matte, une couleur vert plus pâle et un début de tronc alors que le faux zamier a des folioles vert foncé luisants et pas de tronc du tout.

Le faux zamier est tellement aberrant dans sa famille qu’il n’a pas de parents véritablement proches. Il est en fait monotypique, la seule plante du genre Zamioculcas et de la sous-famille des Zamioculcaoïdées. 

Une description

Même s’il ressemble extérieurement à un zamier, le faux zamier en est en fait très différent dans sa structure.

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Les rhizomes tubéreux en forme de pomme de terre sont souterrains et donc généralement cachés. Source: Mokkie, Wikimedia Commons

C’est une plante tubéreuse poussant à partir d’un rhizome souterrain ressemblant à une pomme de terre. Le faux zamier n’a pas de tronc. Les pétioles succulents extrêmement épais portent environ 6 à 8 paires de folioles vert très foncé, presque aussi brillantes qu’un miroir. Les feuilles sont pennées, composées de folioles disposées de part et d’autre d’un axe médian, à la manière des barbes d’une plume, une forme, tel que mentionné plus haut, plus typique des palmiers, des cycadales et des fougères, mais autrement rare chez les Aracées. 

La plante atteint généralement une hauteur et un diamètre d’environ 60 à 90 cm à maturité.

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Si la plante ne ressemble pas à une Aracée par sa forme générale, c’est tout le contraire pour son inflorescence qui ne pourrait pas être plus typique d’une Aracée. Source: Mokkie, Wikimedia Commons

De petites inflorescences typiques des Aracées se forment au printemps ou à l’été et sont composées d’une spathe (bractée en forme de feuille) verdâtre à marron d’où émerge un spadice (épi floral) de couleur crème devenant brun. Les «fleurs» apparaissent sur de très courtes tiges à la base de la plante, souvent si bien cachées qu’on ne les voit pas. Elles contribuent peu à la beauté de la plante.

Un dur à cuire

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Vous pouvez installer un faux zamier presque n’importe où à l’intérieur, même dans un coin sombre, et il survivra pendant de très nombreux mois, peut-être même des années. Source: Eveline Mallmann, pinterest.ca

Le faux zamier est extrêmement tolérant aux conditions intérieures. (C’est aussi une plante d’ombre facile à cultiver en plein air dans les régions tropicales, mais ça, c’est une autre histoire!) Il pousse à peu près n’importe où dans nos intérieurs, du plein soleil à l’ombre profonde, et semble prospérer malgré la négligence de ses propriétaires. Cela dit, vous obtiendrez de meilleurs résultats si vous le traitez gentiment en lui offrant un éclairage au moins moyen avec un peu de soleil direct chaque jour. Aussi, évitez les emplacements au plein soleil qui deviennent très chauds l’été. Et, bien sûr, dans les emplacements vraiment sombres, il finira éventuellement par mourir, même si cela peut prendre plus d’un an: toute plante verte a besoin de lumière, quand même!

Le faux zamier est une plante succulente (encore une fois, une situation aberrante chez les Aracées, dont la plupart des espèces préfèrent un sol humide en tout temps) qui emmagasine l’eau dans ses rhizomes, ses pétioles et ses folioles et qui préfère, par la suite, que son terreau s’assèche passablement. Ainsi, il tolère une négligence considérable. Malgré tout, il est préférable de l’arroser régulièrement, dès que le terreau est sec au toucher. Et quand vous arrosez, faites-le abondamment, en humidifiant complètement la motte de racines.

Un arrosage excessif peut entraîner la pourriture, surtout s’il est répété, alors, assurez-vous que le terreau dans lequel il pousse soit presque sec avant d’arroser de nouveau. Enfoncez votre index dans le substrat jusqu’au deuxième joint: si le terreau est encore humide, il n’est pas encore temps d’arroser!

Il y a une rumeur qui court qui prétend que le faux zamier n’ait jamais besoin d’être arrosé! C’est absurde, bien sûr: toutes les plantes d’intérieur vivantes ont besoin d’arrosage! Mais il est vrai qu’il tolérera tellement de négligence que si vous ne l’arrosez pas du tout pendant 2 ou 3 mois, il paraîtra toujours en assez bon état. Cela provoquera, par contre, une dormance profonde et, éventuellement, la chute des feuilles. Il sortira de la dormance dans laquelle la négligence l’a plongé lorsque vous recommencerez à l’arroser, mais il pourrait prendre 6 mois et même plus avant de récupérer.

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Le faux zamier pousse dans presque tout environnement… mais il ne tolère pas les températures froides. Source: http://www.bakker.com

Sa réputation bien méritée de plante de culture très facile ne s’applique que si vous le maintenez au chaud. Il est parfaitement heureux à des températures comprises entre 18 et 26 °C, typiques de nos demeures, mais n’aime pas les températures froides et peut mourir s’il est exposé à des températures inférieures à 15 °C pendant une période prolongée. Si vous placez le vôtre à l’extérieur pour l’été, assurez-vous de le rentrer à l’intérieur dès le tout début de l’automne.

Le faux zamier n’est pas très gourmand et réussira probablement très bien même si vous ne le fertilisez jamais, mais pour maintenir une bonne croissance, un régime régulier de fertilisation à ⅛ à ¼ du taux recommandé sur l’étiquette, appliqué pendant sa saison de croissance, soit du printemps jusqu’au début de l’automne, est recommandé. Vous pouvez utiliser à cette fin l’engrais de votre choix.

Enfin, rempotez votre faux zamier au bout de quelques années, ou encore, lorsque la plante devient trop grande pour son pot.

Multiplication

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Un faux zamier tranché en deux et prêt à être planté. Source: http://www.jackwallington.com

Il est possible de multiplier les plantes matures en les divisant, bien qu’elles puissent prendre 5 ans ou plus pour atteindre ce stade de vie. Regardez votre plante et si vous pouvez voir qu’elle est composée de deux ou trois touffes distinctes, vous pouvez facilement la couper en sections avec un couteau tranchant et rempoter individuellement chaque division pour créer de nouvelles plantes.

La plupart du temps, cependant, c’est par boutures de feuilles ou, pour être plus précis, de folioles (les petites feuilles qui forment une feuille composée) qu’on multiplie le faux zamier.

Les folioles du faux zamier sont en fait assez fragiles et faciles à détacher de la feuille par accident. Quand cela arrive, profitez-en pour faire un peu de multiplication! Ou encore, arrachez deux ou trois folioles fraîches. 

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Folioles mises à enraciner. Source: aaraceum.abrimaal.pro-e

La technique est des plus faciles. Il suffit d’insérer l’extrémité inférieure de la foliole dans un pot de terreau humide et de garder le terreau toujours un peu humide par la suite.

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Boutures de folioles à différents stades de développement. Source: edis.ifas.ufl.edu

La première étape dans la multiplication se passe hors de vue, car un tubercule se formera à la base de la foliole, sous le terreau. Après plusieurs mois, des racines aussi seront générées et enfin, une première feuille sortira. 

Ne perdez pas espoir si la foliole commence à jaunir ou même s’assèche complètement avant que vous ne voyiez le moindre signe de croissance aérienne. Si un tubercule s’est formé à la base de la foliole mourante, une nouvelle plante se développera, même si cela peut prendre un an ou même deux… et non, je n’exagère pas! Le bouturage du faux zamier est parfois trèèèèèèès lent! 

Vous pouvez également utiliser une feuille composée entière comme bouture, donc enfonçant le pétiole dans un pot de terreau humide, mais vous n’obtiendrez toujours qu’une seule plante.

Problèmes

Comme mentionné, quand un faux zamier meurt, c’est presque toujours à cause de la pourriture… et la pourriture s’installe généralement lorsque la plante trempe dans l’eau pendant de longues semaines. Rappelez-vous que, avec cette plante, il faut uniquement arroser lorsque le terreau est vraiment sec au toucher. Oui, il faut bien arroser, humidifiant toute la motte, mais pas au point que le terreau trempe dans l’eau.

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Cochenilles à carapace et leur sève collante sur un faux zamier. Source: ask.extension.org

Les cochenilles farineuses et les cochenilles à carapace adorent le faux zamier et sont difficiles à déloger. Des deux, les cochenilles à carapace sont les plus discrètes et donc les plus difficiles à contrôler. Mieux vaut vous assurer que la plante n’est jamais en contact avec des plantes souffrant de ces insectes!

Si vous découvrez que votre plante est infestée, essayez d’enlever les insectes visibles avec un chiffon doux savonneux, puis vaporisez de l’alcool isopropylique (alcool à friction) sur les feuilles, autant sur le dessous que sur le dessus, ce qui, si tout va bien, éliminera les nymphes, si petites qu’elles sont souvent invisibles. Répétez hebdomadairement pendant au moins un mois. 

Si cela ne fonctionne pas, mettez la plante à la poubelle et réutilisez le pot contaminé uniquement après un nettoyage minutieux.

Toxique ou pas?

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Le faux zamier n’est pas comestible, mais n’est apparemment pas aussi toxique qu’on le pensait. Source: clipartxtras.com

Le faux zamier appartient aux Aracées, réputées toxiques à cause de l’oxalate de calcium qu’elles contiennent, car ce produit peut provoquer des irritations douloureuses aux muqueuses et à la langue en cas d’ingestion. Pendant des années, le faux zamier a donc été jugé «coupable par association» et même classé par de nombreuses sources comme hautement toxique.

Cependant, des études récentes suggèrent que le faux zamier est considérablement moins toxique que la plupart des autres aracées et, en fait, n’est peut-être même pas toxique du tout.

En attendant des études plus approfondies, il est toujours sage de garder cette plante hors de portée des enfants et des animaux domestiques.

Cultivars

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Le faux zamier panaché : magnifique, mais coûteux. Source: MonsteraCo.

Récemment, quelques cultivars de faux zamier sont apparus sur le marché. Aucun n’est toutefois largement disponible dans le commerce pour le moment.

‘Raven’ a un feuillage pourpre foncé presque noir sur une plante plus compacte (75 cm de hauteur).

‘Zamicro’ est une version naine (40 cm x 30 cm), idéale pour les espaces restreints. ‘Zenzi’ est similaire sinon identique.

Il existe également une variété panachée (à feuillage irrégulièrement marbré jaune et vert), mais elle demeure incroyablement chère.


Le faux zamier: original et facile au point d’être presque impossible à tuer. Offrez-le en cadeau à un ami au pouce brun qui a désespérément besoin d’un peu de confiance en ses capacités de jardinier!