La plus facile des plantes d’intérieur?

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Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum). Photo: http://www.crocus.co.uk

Quelle plante d’intérieur est la plus facile à cultiver? Il est fort probable que ce soit le philodendron grimpant (Philodendron hederaceum).

Cette plante de la famille des Aracées est largement répandue dans les tropiques du Nouveau Monde. Elle fut introduite à la culture par le capitaine William Bligh (les férus d’histoire se souviendront de lui en tant que survivant d’une mutinerie célèbre) qui rapporta un spécimen des Caraïbes au Jardin botanique Kew de Londres en 1793. Mais c’est en 1936 que le philodendron grimpant connut son introduction au grand public quand le magasin Woolworth’s commença à vendre des philodendrons aux États-Unis à 5¢… et lança ainsi la mode des plantes d’intérieur. 

Si le nom botanique de cette plante (P. hederaceum) paraît nouveau, c’est qu’il y a beaucoup de confusion au sujet du nom véritable de cette plante. Pendant longtemps, elle a été vendue sous les noms P. oxycardiumP. scandensP. cordatum et P. micans. Cependant, P. hederaceum est le premier nom donné (1829) et a donc priorité, une situation qui a été officiellement confirmée en 2012.

Une liane

À l’état sauvage, le philodendron grimpant se fixe sur les troncs d’arbre par ses racines aériennes. Photo: Alex Popovkin, Wikimedia Commons

Il s’agit d’une plante grimpante dans la nature: une liane. Ses longues tiges portent, à chaque nœud, une feuille vert foncé en forme de cœur et de petites racines aériennes adhésives qui permettent à la plante de monter au sommet des arbres. D’ailleurs, vous comprendrez le sens de son nom: philo, qui aime, et dendron, les arbres, car notre sujet aime bien les arbres. D’ailleurs, tout le nom est évocateur: hederaceum veut dire «comme un lierre», encore une référence à sa nature grimpante.

Philodendron grimpant en chute libre. Photo: plantify.co.za

Dans nos maisons, comme les arbres sont rares, on l’utilise plutôt en panier suspendu, le laissant retomber, parfois jusqu’au plancher. Par contre, si vous placez votre philodendron près d’un mur, il finira par s’y fixer grâce à ses racines aériennes et montera par la suite jusqu’au plafond. 

Si vous laissez retomber votre philodendron, vous remarquerez que ses feuilles rapetisseront. Si vous le faites grimper, par contre (on peut, par exemple, le laisser se fixer sur un tuteur recouvert de mousse), les feuilles grossiront. 

C’est aussi le cas dans la nature — les feuilles deviennent parfois gigantesques quand elles arrivent au sommet des arbres: jusqu’à 50 cm de long et 35 cm de large! C’est seulement alors que le philodendron grimpant fleurit, avec des inflorescences verdâtres qui ressemblent à des fleurs de petit prêcheur (Arisaema triphyllum). Pour autant que je sache, faute d’arbre de 30 m sur lequel se hisser, le philodendron grimpant n’a jamais fleuri en appartement. 

Un grand succès: deux raisons

Le philodendron grimpant fait certes une plante relativement belle, mais n’est pas la plus jolie des plantes d’intérieur. Comment alors expliquer que cette plante fut longtemps la plante d’intérieur la plus cultivée de la planète et qu’elle demeure encore sur la liste des 10 plus populaires?

Le philodendron grimpant survit même aux négligences les plus sévères. Photo: alchetron.com

D’abord, le philodendron grimpant est incroyablement facile à cultiver. Placez-le à l’ombre ou au soleil, arrosez-le beaucoup ou presque pas, ajoutez de l’engrais souvent ou jamais et toujours il réussira. En deux mots, il est increvable. Je ne connais que 2 façons de le tuer: le mettre dehors l’hiver sous un climat froid (d’origine tropicale, il ne tolère aucunement le gel) et le chauffer au four micro-ondes. 

L’autre raison est qu’il est si facile à multiplier. Prélevez n’importe quelle section de tige ayant au moins 2 nœuds (points d’attache de feuilles) et enfoncez son extrémité dans un terreau humide. En moins d’un mois, elle sera enracinée et en train de pousser. Ainsi, il se partage facilement avec parents et amis. 

Une culture raisonnée

Même s’il tolère l’ombre et les arrosages irréguliers, en fait le philodendron préfère recevoir un bon éclairage — au moins quelques heures de soleil indirect par jour — et un arrosage en profondeur quand son terreau est sec au toucher. Maintenez des températures normales d’intérieur en tout temps: 16-24 °C. À 15 °C et moins, surtout si cette température persiste longtemps, il commence à dépérir. Et encore, même s’il tolère la faible humidité qui règne dans nos demeures pendant l’hiver, il est plus beau quand on lui assure une humidité atmosphérique de 50% ou plus. 

Tout terreau pour plante d’intérieur conviendra parfaitement, mais si cela vous chante, vous pourriez aussi le cultiver dans un terreau pour orchidées. Un rempotage aux 3 ou 4 ans lui est bénéfique. 

On peut le fertiliser ou pas. Si on le fertilise (avec l’engrais de votre choix, pendant sa période de croissance, soit du printemps au début de l’automne), il poussera plus rapidement. Si vous voulez ralentir sa croissance, arrêtez de le fertiliser.

Pincez-le de temps à autres pour obtenir une croissance plus dense. S’il devient trop gros, n’hésitez pas à le tailler plus sévèrement. Si vous ne le pincez ou ne le taillez jamais, la tige s’allongera… presque à l’infini! Un spécimen cultivé à Amhurst, Massachusetts, États-Unis mesurait 339,55 m de long après 33 ans de culture, faisant de nombreuses fois le tour de la pièce où il était cultivé… mais un tel spécimen n’est pas très élégant: les vieilles feuilles tombent éventuellement, laissant de longues tiges presque nues avec seulement des feuilles à l’extrémité. Mieux vaut le tailler pour obtenir une apparence attrayante.

En échange d’un entretien adéquat, le philodendron grimpant est un excellent dépollueur d’air et il absorbe la poussière comme pas un (il s’en nourrit, d’ailleurs!). 

Un bémol?

Il faut savoir que le philodendron grimpant, comme la majorité des Aracées, a longtemps été réputé toxique, mais que cette toxicité est maintenant mise en doute. Aucun cas d’empoisonnement n’est connu chez les humains et il semblerait que les rapports de toxicité chez les félins ont été exagérés ou mal interprétés. Il paraît que son goût est tellement désagréable que la victime le crache plutôt que de l’avaler, évitant tout empoisonnement. Malgré tout, il serait quand même sage de le placer hors de la portée des enfants et des animaux domestiques.

Variétés

Ce philodendron est très variable dans la nature et a donné aussi, par mutation, plusieurs formes horticoles.

P. hederaceum oxycardium est la forme usuelle, aux feuilles vert foncé en forme de cœur. 

Philodendron hederaceum ‘Micans’. Photo: http://www.cultivatepropagate.com

P. hederaceum ‘Micans’ (P. micans) est une forme juvénile aux feuilles veloutées sur le dessus et rougeâtres au revers. Si on le cultive longtemps, il perd sa coloration juvénile pour devenir entièrement vert. Pour maintenir son apparence juvénile, taillez-le de temps en temps.

Philodendron hederaceum ‘Brasil’. Photo: zimmerpflanzen-faq.de

P. hederaceum ‘Brasil’ porte une macule jaune irrégulière au centre d’une feuille vert foncé. C’est une variété très populaire. 

Philodendron hederaceum ‘Aureum’. Photo: archiwum.allegro.pl

P. hederaceum ‘Aureum’ produit des feuilles jaune chartreuse et des tiges de la même couleur. Les nouvelles feuilles sont orangées. 

Philodendron hederaceum ‘Variegatum’. Photo: http://www.glasshouseworks.com

P. hederaceum ‘Variegatum’ donne des feuilles striées de vert et de crème. Il faut maintenir des températures fraîches (16-20 °C), sinon il redevient vert.

Un sosie

Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum) à gauche et pothos (Epipremnum aureum) à droite. Quand on les voit côte à côte, les différences sont plus évidentes. Photo: pinterest.com

Notez que le philodendron grimpant est souvent confondu avec un cousin, le pothos (Epipremnum aureum), une liane originaire de l’île Moorea de la Polynésie française, mais que le pothos a des feuilles moins nettement cordiformes et des tiges plus épaisses. Ses feuilles sont souvent striées de jaune ou de blanc.


En cultivant un philodendron, vous perpétuez une tradition presque centenaire. Partagez une bouture du vôtre avec un ami dès aujourd’hui!

Une misère qui donne de la misère

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Question: J’ai une misère dont les feuilles de la base, dans le pot, sont presque toutes séchées. Pourtant, les tiges continuent de pousser et semblent bien vigoureuses. Pourquoi celles de la base de la plante sont-elles fanées?

Diane

Réponse: On appelle cette plante d’intérieur (en fait, plusieurs plantes apparentées, la plupart du genre Tradescantia) «misère», car elle tolère «la misère», soit la négligence (arrosages irréguliers, faible luminosité, absence de toute fertilisation, etc.). Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne nécessite aucun entretien.

Une autre espèce de misère: Tradescantia fluminensis‘Tricolor’. Photo: plantsam.com

En effet, c’est la nature de la plante de perdre ses vieilles feuilles assez rapidement, après seulement quelques mois. D’ailleurs, chez presque toute plante, les feuilles sont temporaires et finissent par mourir, puis de nouvelles feuilles les remplacent. La misère est tout simplement plus rapide à perdre les vieilles et en produire de nouvelles que la plupart des végétaux. 

Les feuilles à la base de la tige sont les plus anciennes et donc meurent de vieillesse alors que, à l’extrémité de la tige, les feuilles sont très jeunes et resteront un certain temps. D’ailleurs, la misère est réputée pour la vitesse à laquelle ses vieilles feuilles meurent. Ainsi, il y a un certain ménage à faire sur la plante toutes les semaines. 

Supprimer les vieilles feuilles redonnera une belle apparence à la plante. Photo: spokaneplantfarm.com

Si vous donnez d’excellentes conditions de culture à la plante, soit un éclairage assez intense, une forte humidité ambiante, des arrosages profonds dès que le terreau s’assèche le moindrement et une fertilisation modérée, sa croissance sera plus compacte et dense et l’assèchement des vieilles feuilles sera moins évident… au début. Éventuellement, cependant, son défaut finit par la rattraper. Une misère sera toujours une misère, après tout! 

Si, après avoir enlevé les feuilles mortes, vous trouvez que la plante a perdu son charme, vous pouvez redémarrer une nouvelle potée avec des boutures de tige. Ou encore, rabattez la plante presque jusqu’à la base… et bientôt, elle repoussera, fraîche comme une rose. 

Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum). Source: www.amazon.com

Enfin, le ménage constant vous ennuie trop, pourquoi ne pas cultiver un philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anc. P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium) à la place? Il pousse sous les mêmes conditions que la misère et convient, lui aussi, à la suspension, mais ses feuilles restent en bon état plusieurs années avant de mourir plutôt que seulement quelques mois comme pour la misère! Voilà une vraie plante de jardinier paresseux!

15 plantes d’intérieur passe-partout

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Certaines plantes d’intérieur sont plus faciles à cultiver que d’autres. Source: Darlene Taylor, YouTube

Pourquoi est-ce que les jardiniers novices semblent toujours vouloir débuter avec les plantes les plus compliquées à réussir? Gardénias, bonsaïs, plantes carnivores, pierres vivantes et plantes à fleurs en général, soit des végétaux qui donnent du fil à retordre même aux jardiniers les plus expérimentés? Idéalement, il faudrait commencer par des plantes faciles, afin de s’y faire la main, puis ajouter progressivement des plantes de plus en plus complexes.

Voici donc 15 plantes passe-partout, des végétaux qui réussiront sous presque toutes les conditions d’intérieur. Notamment, elles sont toutes capables de tolérer un éclairage faible, soit la cause principale de la perte des plantes d’intérieur, et supportent aussi l’air sec, un autre problème majeur dans nos demeures.

  1. Aglaonéma (Aglaonema)

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Aglaonéma (Aglaonema). Source: www.homedepot.com

L’aglaonéma est une plante dressée aux tiges épaisses et courtes et aux feuilles lancéolées charnues souvent marquées d’argent, parfois de rose ou de rouge. Sa croissance est très lente… mais il tolère les coins les plus sombres!

  1. Aspidistra ou plante de belle-mère (Aspidistra elatior)

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Aspidistra (Aspidistra elatior). Source: www.palmaverde.nl

L’aspidistra est parfois appelé plante des marchands de vin, car il peut pousser, d’après la légende, dans un caveau à vin. C’est un peu exagéré, mais sa tolérance à l’éclairage faible est légendaire. La plante ressemble à une touffe de muguet géant, mais sans les fleurs, aux feuilles coriaces vert foncé, parfois panachées de blanc. Sa croissance est extrêmement lente.

  1. Dieffenbachia (Dieffenbachia)

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Dieffenbachia (Dieffenbachia). Source: http://www.homedepot.com

Le dieffenbachia est une plante dressée au «tronc» épais vert et à larges feuilles maculées de blanc. Quand il atteint le plafond, on coupe et bouture la tête alors que la plante mère recommence à pousser à partir de la base. C’est la plante classique des églises sombres et des corridors de bureau, où peu d’autres végétaux réussissent.

  1. Dracéna ou dragonnier (Dracaena spp.)

 

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Dracéna (Dracaena fragrans ‘Massangeana’). Source:  http://www.homedepot.com

Il existe plusieurs espèces de dracénas, mais l’espèce la plus facile à cultiver est le dracéna fragrant (D. fragans), au tronc épais et ligneux et aux larges feuilles lancéolées arquées, parfois avec une bande jaunâtre au centre. Il ressemble à un plant de maïs. Le dracéna de Derema (D. deremensis), à tige verte et aux feuilles plus étroites vert foncé souvent rehaussées de striures jaunes ou blanches, n’est plus considéré comme une espèce à part, mais plutôt comme une variante de D. fragrans. Et il est tout aussi facile à cultiver.

  1. Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia)

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Faux zamier (Zamioculcas zamiifolia). Source: www.homedepot.com

Cette plante curieuse à frondes pennées luisantes et au pétiole enflé ressemble à un palmier, mais sans tronc. Pourtant, le faux zamier est plutôt une Aracée: de la famille du philodendron! Il est parfaitement à l’aise dans les coins les plus ombragés et tolère la négligence, ayant la capacité de repousser à partir d’un épais rhizome souterrain si jamais vous oubliez de l’arroser pendant quelques mois.

  1. Figuier lyre (Ficus lyrata, syn. F. pandurata)

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Figuier lyre (Ficus lyrata). Source: olinsailbot.com

Le figuier lyre est le plus facile à cultiver des figuiers ou ficus; par exemple, il est moins porté à perdre ses feuilles quand on le change de place que le figuier pleureur (Ficus benjamina). Ses grandes feuilles vert foncé sont en forme de violon. Avec le temps, il devient gigantesque: il ne faut pas hésiter à le tailler quand il dépasse les bornes.

  1. Hoya, fleur de cire ou fleur de porcelaine (Hoya carnosa)

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Hoya (Hoya carnosa). Source: Yvan Leduc, Wikimedia Commons

Le hoya est l’une des rares plantes de culture très facile qui fleurit fiablement. Par contre, la croissance de cette plante grimpante est terriblement lente: le hoya peut donc prendre de 5 à 10 ans avant de commencer à produire ses premières ombelles de fleurs parfumées roses ou blanches au cœur plus foncé. En attendant, heureusement, son feuillage est attrayant: épais et ciré, parfois panaché ou curieusement enroulé. C’est une plante grimpante ou retombante aux tiges qui courent partout.

  1. Langue de belle-mère ou sansevière (Sansevieria trifasciata)

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Langue de belle-mère (Sansevieria trifasciata ‘Laurentii’). Source: http://www.homedepot.com

Cette plante succulente, aux longues feuilles charnues et pointues marbrées de gris, parfois panachées aussi, qui s’élèvent directement du sol, sans pétiole, est l’une des plantes les plus tolérantes à l’ombre, même si elle préfère un soleil intense.

  1. Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, anc. P. scandens, P. cordatum et P. oxycardium)

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Philodendron grimpant (Philodendron hederaceum oxycardium). Source: www.amazon.com

Le philodendron grimpant est une plante grimpante aux feuilles vert foncé en forme de cœur. Sa tolérance à l’ombre est légendaire: on connaît des plantes quinquagénaires qui n’ont pas vu un seul rayon de soleil direct depuis qu’elles ont été vendues! On peut bien sûr le faire grimper sur un treillis ou un autre support, mais aussi le faire retomber d’un panier suspendu.

  1. Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata)

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Pied d’éléphant (Beaucarnea recurvata). Source: http://www.ikea.com

Le pied d’éléphant est une plante succulente avec une tolérance surprenante des coins sombres (la plupart des succulentes exigent un éclairage intense). Le tronc de ce petit arbre est enflé à la base, comme un pied d’éléphant. Ses longues feuilles étroites et souvent ondulées retombent comme des cheveux. Sa croissance est très lente.

  1. Plante-araignée ou phalangère (Chlorophytum comosum)

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Plante-araignée (Chlorophytum comosum ‘Vittatum’). Source: brightside.me

Toujours populaire, la plante-araignée présente une rosette de feuilles rubanées arquées souvent striées de blanc crème et d’innombrables «bébés», portés sur des cordons ombilicaux (en fait, des stolons) tout autour de la plante mère. Elle est excellente en suspension. Notez que les bébés ne paraîtront pas si la plante est placée trop à l’ombre.

  1. Pothos (Epipremnum aureum)

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Pothos (Epipremnum aureum ‘Marble Queen’). Source: http://www.instagram.com/houseplantjournal

Le pothos est très proche du philodendron, mais ses feuilles sont un peu plus allongées et sont striées ou maculées de jaune ou de blanc. Comme le philodendron, on peut le faire grimper ou le laisser retomber.

  1. Schefflera miniature (Schefflera arboricola, syn. Heptapleurum arboricola)

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Schefflera miniature (Schefflera arboricola). Source: www.plantandpot.nz

Plus facile à cultiver que l’autre schefflera communément cultivé, soit celui à grandes feuilles (S. actinophylla), le schefflera miniature n’a de miniature que ses feuilles, car il peut devenir un arbre d’intérieur avec le temps. Il porte des feuilles digitées vert foncé souvent rehaussées de panachures blanches ou crème. Sa croissance un peu désordonnée nécessite une taille occasionnelle. C’est une plante classique des banques et des centres commerciaux à cause de sa tolérance à la négligence.

  1. Syngonium (Sygonium podophyllum)

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Syngonium (Syngonium podophyllum). Source:  www.homedepot.com

Ce parent du philodendron est tout aussi résistant au manque de soleil. Dans sa jeunesse, le syngonium produit une rosette de feuilles en forme de flèche, parfois marbrées de crème ou de couleur rose ou rouge. Avec le temps, il développe toutefois des tiges longues et des feuilles découpées, devenant de plus en plus une plante grimpante ou retombante.

  1. Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis, anciennement O. regnellii)

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Trèfle d’appartement (Oxalis triangularis). Source: shop.harros-pflanzenwelt.de

Le trèfle d’appartement porte des feuilles à trois folioles triangulaires vertes ou pourpres, souvent une maculées d’argent ou de rose. Il fleurit assez facilement, avec des fleurs roses ou blanches. Il est très facile à cultiver… mais il y a toujours quelques feuilles ou fleurs séchées à enlever, donc il n’est pas sans entretien.

Culture 

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Quand on choisit des plantes d’intérieur passe-partout, l’entretien est facile! Source: clipart-library.com

Évidemment, chacune de ces plantes a ses propres besoins culturaux, mais en général, vous pouvez les placer au soleil ou à l’ombre (avec, j’espère, quand même un peu de lumière: après tout, les plantes retirent toute leur énergie du soleil)! Aussi, ces plants réussissent à merveille dans les bureaux, loin des fenêtres, tant qu’il y a un éclairage adéquat venant de plafonniers. Toutes sont parfaitement à l’aise avec les températures normales d’intérieur et tolèrent l’air sec l’hiver… mais préféreront quand même une bonne humidité atmosphérique si vous pouvez la fournir.

Quant à l’arrosage, appliquez tout simplement la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, assez pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau soit sec avant d’arroser de nouveau. Rien de plus facile!

Faut-il fertiliser ces plantes? Si l’éclairage est faible, non. Sous un bon éclairage, on peut les fertiliser, en douceur, avec un engrais tout usage à un quart de la dose recommandée par le fabricant, d’avril à octobre.


Voilà! 15 plantes d’intérieur passe-partout que vous pouvez placer presque n’importe où dans la maison et qui verdiront votre demeure pendant des décennies. Pratiquez-vous avec ces plantes de base avant de vous lancer dans la culture des plantes d’intérieur plus compliquées, comme les plantes à fleurs, les bonsaïs, les pierres vivantes et les autres plantes qui posent un certain défi.

Bon succès!20180126A Darlene Taylor, YouTube

Les plantes grimpantes aiment grimper

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Quand un philodendron retombe, ses feuilles deviennent de plus en plus petites.

Que les plantes grimpantes aiment grimper peut sembler une évidence, mais croyez-moi, cela n’est pas toujours bien compris.

Voyez-vous, les jardiniers aiment cultiver des plantes grimpantes (plantes qui escaladent les arbres, les treillis, les murs et autres supports dressés) dans des paniers suspendus, avec leurs tiges qui pendent vers le bas. C’est surtout le cas pour les plantes d’intérieur et de patio… et c’est vrai qu’elles ont certainement l’air assez jolies cultivées de cette façon… mais elles n’apprécient pas ce traitement.

Beaucoup de grimpantes commencent à produire des feuilles de plus en plus petites quand elles retombent. Et plus elles retombent, plus des feuilles sont petites. C’est notamment le cas de la plupart des aracées, y compris les philodendrons, les monsteras, les syngoniums et les pothos, et de nombreux Cissus aussi. Parfois, quand elles retombent sur une très grande longueur, elles cessent complètement de produire des feuilles et tout ce qui reste est une tige verte qui s’allonge.

Chez d’autres espèces, les feuilles ne rapetissent pas, mais les tiges pendantes atteignent une certaine longueur, puis cessent de pousser. Et chez d’autres encore, les tiges retombantes ne produisent plus de fleurs. C’est le cas des gloires du matin (Ipomoea spp.), par exemple: elles ne fleurissent que sur des tiges dressées.

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Les tiges de gloire de matin (Ipomoea sp.) qu’on fait retomber s’enrouleront autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser.

Il y a des grimpantes qui se battent férocement contre tout effort pour les faire retomber. Les gloires du matin susmentionnées, par exemple, et aussi les thunbergies, commenceront rapidement à s’entortiller autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser. Si vous démêlez leurs tiges afin qu’elles pendent encore plus bas, elles cesseront de croître et peuvent même mourir.

Tous ces effets sont le résultat d’hormones appelées auxines présentes dans l’extrémité des tiges volubiles. C’est ce qu’on appelle la dominance apicale. Tant que la tige grimpe, certaines de ces auxines se trouvent concentrées dans sa partie supérieure et stimulent sa croissance. Lorsque la tige commence à pendre de façon à ce qu’elle pousse essentiellement la tête en bas, la concentration d’auxines diminue et sa croissance ralentit ou cesse.

Trouver un nouveau support

Dans la nature, lorsque la tige d’une plante grimpante se détache de son support (et cela peut arriver pour de nombreuses raisons), elle continue souvent de descendre jusqu’au sol, produisant des feuilles de plus en plus petites, puis pousse latéralement sur sol jusqu’à ce qu’elle trouve un nouveau support qu’elle puisse monter.

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La tige poussera vers l’ombre jusqu’à ce qu’elle trouve un nouvel support.

À ce stade, la tige poussera dans le sens contraire de la lumière, une action appelée phototropisme négatif, ce qui est normalement une chose très inhabituelle pour une tige. Mais en fait, c’est très logique pour une grimpante à la recherche d’un support. L’ombre profonde est souvent causée par un tronc d’arbre ou un autre objet dressé sur laquelle la tige pourrait éventuellement grimper. Et elle veut absolument grimper!

Ainsi la tige se dirige vers l’objet le plus sombre des alentours. Une fois qu’elle l’a atteint, elle reprend sa croissance dressée, s’appuyant sur son nouvel hôte. Et elle recommence à faire du phototropisme positif comme n’importe quelle plante normale, dirigeant sa croissance vers la source de lumière. Aussi, les feuilles qui se forment commencent reprendre une plus grande taille. Enfin le bonheur!

Quand les plantes grimpantes grimpent

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Un philodendron grimpant (Philodendron hederaceum) qui file le parfait bonheur, car on le laisse grimper. Notez ses belles feuilles de grande taille.

Si vous changez de tactique et laissez vos plantes grimpantes grimper, peut-être sur un treillis, un poteau de mousse ou un mur, plutôt que de retomber d’un pot, attendez-vous à des changements de comportement. Beaucoup d’aracées (philodendrons, pothos, monsteras, etc.) commenceront graduellement à produire des feuilles plus grandes — nettement plus grandes — quand elles peuvent grimper. Et leurs tiges s’épaississent aussi.

Saviez-vous votre philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, syn P. oxycardium, P. scandens et P. cordatum), dont les feuilles sur les tiges pendantes mesurent souvent à peine 5 cm de diamètre, peuvent atteindre jusqu’à 30 cm quand vous laissez la plante monter?

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Pothos (Epipremnum aureum) aux feuilles géantes découpées. N’eut été pour le feuillage marbré vert et jaune, on ne l’aurait jamais pris pour le petit pothos de nos appartements.

Et votre vieux pothos (Epipremnum aureum, syn. Scindapsus aureus) fait encore mieux que le philodendron: à maturité, non seulement ses feuilles atteignent-elles une taille énorme, jusqu’à 1 m de long et 45 cm de largeur, mais elles deviennent profondément coupées aussi, comme celles d’un monstera.

De plus, cette augmentation de la taille des feuilles est reliée à la maturité sexuelle de la plante: une fois qu’elles atteignent leur pleine taille, ces aracées commenceront à fleurir et à produire des graines. Vous pensiez que le philodendron grimpant ne fleurissait pas? C’est peut-être vrai dans une maison, car les murs ne sont pas assez hauts pour qu’il puisse vraiment atteindre sa taille maximale, soit environ 12 m de hauteur, mais laissez-le monter sur un arbre sous un climat tropical et il fleurira.

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Le figuier rampant (Ficus pumila) change complètement d’apparence, avec des feuilles plus grosses et plus coriaces, quand il atteint la maturité. Et il fructifie aussi!

D’autres grimpantes continuent de produire de petites feuilles quand elles grimpent, souvent pendant des années. Puis, quand elles arrivent à une hauteur suffisante, elles passent soudainement de cette forme juvénile à leur forme adulte, avec des feuilles beaucoup plus grandes souvent de forme très différente. De plus, elles commencent aussi à fleurir et à produire des graines. C’est le cas des lierres (Hedera spp.) et aussi du figuier rampant (Ficus pumila).

Des grimpantes qui ne réagissent pas

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Hoya carnosa: il fleurit même quand il pousse à l’envers!

Ce ne sont pas toutes les grimpantes qui réagissent mal quand on les permet de retomber. Je n’ai jamais vu un hoya (Hoya spp.), par exemple, qui semblait le moindrement dérangé par sa position, qu’il pousse vers le haut, vers le bas ou latéralement.

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La misère (Tradescantia zebrina, syn. Zebrina pendula) n’est pas une véritable grimpante et n’est pas dérangée quand ses tiges retombent.

Et puis il y a le cas des plantes rampantes que nous utilisons dans les paniers suspendus, comme la misère (Tradescantia spp.) et le lierre suédois (Plectranthus australis). Bien que nous pourrions les prendre pour des grimpantes, en fait, elles ne le sont pas: il s’agit de plantes couvre-sol. Dans la nature, les plantes rampantes s’étendent latéralement, s’enracinant au contact avec le sol et forment ainsi un de tapis de verdure. Même si vous les forcez à croître vers le haut en les fixant à un support, cela ne changera rien à la taille de leurs feuilles ou à l’abondance de leur floraison.

Il en va de même pour les plantes épiphytes (celles qui poussent sur les branches d’arbres dans la nature), comme la plante de rouge à lèvres (Aeschynanthus spp.) et la plante poisson rouge (Nematanthus spp.). Elles sont sont magnifiques en panier suspendu, car leurs tiges s’arquent tout naturellement vers l’extérieur et le bas et elles fleurissent sans problème de cette manière. Mais ce ne sont pas de véritables plantes grimpantes.

La plupart de véritables plantes grimpantes réagiront positivement si vous leur permettez de grandir comme dame Nature le veut: vers le haut.

Essayez-le et vous verrez!201701311a