Des plantes couvre-sol pour le soleil

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Différents thyms utilisés comme couvre-sols.

Vous cherchez une plante tapissante pour un emplacement ensoleillé ou mi-ensoleillé? Peut-être parce que le gazon n’y pousse pas bien ou que l’endroit est difficile à tondre… ou que vous ne tenez pas à tondre? Voici une liste de plantes qui pourraient convenir:

  1. Acéna à petites feuilles (Acaena microphylla), zone 4b, résistance au piétinement: faible
  2. Alchémille molle (Alchemilla mollis), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  3. Armoise de Steller naine (Artemisia stelleriana ‘Boughton Silver’, syn. ‘Silver Brocade’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  4. Aspérule odorante ou gaillet odorant (Galium odoratum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  5. Bergenia (Bergenia crassifolia, syn. B. cordifolia), zone 2, résistance au piétinement: nulle20170426WFR.jpg
  6. Brunelle à grandes fleurs (Prunella grandiflora), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  7. Bugle rampante (Ajuga reptans), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  8. Céraiste tomenteux (Cerastium tomentosum), zone 2, résistance au piétinement: faible
  9. Chrysogonum (Chrysogonum virginianum), zone 4, résistance au piétinement: faible
  10. Cœur saignant (Dicentra formosa et D. eximia), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  11. Comptonie voyageuse (Comptonia peregrina), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  12. Corbeille d’or (Aurinia saxatilis, syn. Alyssum saxtile), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  13. Coronille bigarrée (Coronilla varia), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  14. Cotonéastre de Dammer (Cotoneaster dammeri), zone 5b, résistance au piétinement: nulle

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    Le cyprès de Sibérie (Microbiota decussata) fait un couvre-sol tellement dense qu’il étouffe toutes les mauvaises herbes. Photo: Crusier, Wikimedia Commons

  15. Cyprès de Sibérie (Microbiota decussata), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  16. Delosperme de Cooper (Delosperma cooperi), zone 5b, résistance au piétinement: faible
  17. Épimède rouge (Epimedium x rubrum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  18. Fraisier décoratif (Fragaria x rosea), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  19. Fusain de Fortune (Euonymus fortunei), zone 5b, résistance au piétinement: moyenne
  20. Genêt poilu (Genista pilosa), zone 5, résistance au piétinement: faible
  21. Genévrier horizontal (Juniperus horizontalis), zone 2, résistance au piétinement: faible
  22. Géranium à gros rhizome (Geranium macrorrhizum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  23. Géranium de Cambridge (Geranium x cantabrigiense), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  24. Géranium Rozanne™ (Geranium ‘Gerwat’), zone 4, résistance au piétinement: nulle

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    Herbe aux écus dorée (Lysimachia nummularia ‘Aurea’)

  25. Herbe aux écus (Lysimachia nummularia), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  26. Herbe-aux-goutteux (Aegopodium podagraria ‘Variegatum’), zone 3, résistance au piétinement: faible
  27. Herniaire glabre (Herniaria glabra), zone 4, résistance au piétinement: bonne
  28. Heuchère (Heuchera cvs), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  29. Hosta (Hosta), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  30. Iris crêté (Iris cristata), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  31. Joubarbe (Sempervivum spp. ), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  32. Lamier maculé (Lamium maculatum), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  33. Léptinelle noire (Leptinella squalida ‘Platt’s Black’), zone 4, résistance au piétinement: bonne
  34. Lierre (Hedera helix et autres), zone variable selon l’espèce: 4-9, résistance au piétinement: faible
  35. Liriope (Liriope muscari), zone 6 ou 7, résistance au piétinement: nulle
  36. Lotier corniculé (Lotus corniculatus ‘Pleniflorus’, syn. ‘Plenus’, zone 3, résistance au piétinement: bonne
  37. Millepertuis à grandes fleurs (Hypericum calycinum), zone 6, résistance au piétinement: nulle
  38. Mousse écossaise (Sagina subulata glabrata ‘Aurea’), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  39. Muguet (Convallaria majalis), zone 3, résistance au piétinement: nulle

    Nepeta x faassenii 'Six Hills Giant'

    Népéta hybride (Nepeta faassenii). Photo: Wouter Hagens, Wikimedia Commons

  40. Népéta hybride (Nepeta x faassenii), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  41. Onoclée sensible (Onoclea sensibilis), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  42. Ophiopogon noir (Ophiopogon plansicapus ‘Nigrescens’), zone 7, résistance au piétinement: nulle
  43. Oreilles d’agneau (Stachys byzantina ‘Silver Carpet’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  44. Origan (Origanum vulgare), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  45. Ortie jaune (Lamium galeobdolon), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  46. Pachysandre du Japon (Pachysandra terminalis), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  47. Petite pervenche (Vinca minor), zone 2b, résistance au piétinement: moyenne
  48. Phlox mousse (Phlox subulata), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  49. Raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi), zone 2, résistance au piétinement: moyenne
  50. Renouée du Népal (Persicaria affinis, syn. Polygonum affine), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  51. Sédum bâtard (Sedum spurium), zone 3, résistance au piétinement: nulle

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    Sédum orangé (Sedum kamtschaticum ‘Weihenstephaner Gold’). Photo: Maja Dumat, Wikimedia Commons

  52. Sédum orangé (Sedum kamtschaticum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  53. Sédum rupestre ‘Angelina’ (Sedum rupestre ‘Angelina’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  54. Stéphanandra crispé (Stephanandra incisa ‘Crispa’), zone 3b, résistance au piétinement: nulle
  55. Thym laineux (Thymus pseudolanuginosus), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  56. Thym serpolet (Thymus serpyllum), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  57. Tiarelle cordifoliée (Tiarella cordifolia), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  58. Trèfle blanc (Trifolium repens), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  59. Véronique rampante (Veronica repens), zone 2, résistance au piétinement: moyenne
  60. Violette du Labrador (Viola riviniana ‘Purpurea’, syn. V. labradorica), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  61. Waldsteinie (Waldsteinia spp.), zone 4, résistance au piétinement: faible

Un peu de contrôle

La plupart des plantes couvre-sol sont un peu à très envahissantes. C’est presque innée chez une plante qui tapisse le sol que ses tiges s’enracinent au contact avec le sol et donc qu’elle peut envahir l’espace des autres végétaux. Il est donc toujours sage de prévoir une barrière quelconque autour d’un secteur où vous planterez des couvre-sols pour limiter leur tendance à vagabonder. Il peut s’agit d’un sentier, de pavés, d’une bordure à gazon, de plantations denses plus hautes, etc.

Couvre-sols pour l’ombre

Si vous cherchez des plantes couvre-sols pour l’ombre, veuillez consulter l’article Des plantes couvre-sols pour l’ombre.

couvre-solEnfin, pour plus de détails sur les couvre-sols, consultez le livre Couvre-sols et grimpantes de Larry Hodgson, disponible dans toute bonne librairie.20170426A

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Les plantes grimpantes aiment grimper

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Quand un philodendron retombe, ses feuilles deviennent de plus en plus petites.

Que les plantes grimpantes aiment grimper peut sembler une évidence, mais croyez-moi, cela n’est pas toujours bien compris.

Voyez-vous, les jardiniers aiment cultiver des plantes grimpantes (plantes qui escaladent les arbres, les treillis, les murs et autres supports dressés) dans des paniers suspendus, avec leurs tiges qui pendent vers le bas. C’est surtout le cas pour les plantes d’intérieur et de patio… et c’est vrai qu’elles ont certainement l’air assez jolies cultivées de cette façon… mais elles n’apprécient pas ce traitement.

Beaucoup de grimpantes commencent à produire des feuilles de plus en plus petites quand elles retombent. Et plus elles retombent, plus des feuilles sont petites. C’est notamment le cas de la plupart des aracées, y compris les philodendrons, les monsteras, les syngoniums et les pothos, et de nombreux Cissus aussi. Parfois, quand elles retombent sur une très grande longueur, elles cessent complètement de produire des feuilles et tout ce qui reste est une tige verte qui s’allonge.

Chez d’autres espèces, les feuilles ne rapetissent pas, mais les tiges pendantes atteignent une certaine longueur, puis cessent de pousser. Et chez d’autres encore, les tiges retombantes ne produisent plus de fleurs. C’est le cas des gloires du matin (Ipomoea spp.), par exemple: elles ne fleurissent que sur des tiges dressées.

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Les tiges de gloire de matin (Ipomoea sp.) qu’on fait retomber s’enrouleront autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser.

Il y a des grimpantes qui se battent férocement contre tout effort pour les faire retomber. Les gloires du matin susmentionnées, par exemple, et aussi les thunbergies, commenceront rapidement à s’entortiller autour de leurs propres tiges dans un effort pour se redresser. Si vous démêlez leurs tiges afin qu’elles pendent encore plus bas, elles cesseront de croître et peuvent même mourir.

Tous ces effets sont le résultat d’hormones appelées auxines présentes dans l’extrémité des tiges volubiles. C’est ce qu’on appelle la dominance apicale. Tant que la tige grimpe, certaines de ces auxines se trouvent concentrées dans sa partie supérieure et stimulent sa croissance. Lorsque la tige commence à pendre de façon à ce qu’elle pousse essentiellement la tête en bas, la concentration d’auxines diminue et sa croissance ralentit ou cesse.

Trouver un nouveau support

Dans la nature, lorsque la tige d’une plante grimpante se détache de son support (et cela peut arriver pour de nombreuses raisons), elle continue souvent de descendre jusqu’au sol, produisant des feuilles de plus en plus petites, puis pousse latéralement sur sol jusqu’à ce qu’elle trouve un nouveau support qu’elle puisse monter.

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La tige poussera vers l’ombre jusqu’à ce qu’elle trouve un nouvel support.

À ce stade, la tige poussera dans le sens contraire de la lumière, une action appelée phototropisme négatif, ce qui est normalement une chose très inhabituelle pour une tige. Mais en fait, c’est très logique pour une grimpante à la recherche d’un support. L’ombre profonde est souvent causée par un tronc d’arbre ou un autre objet dressé sur laquelle la tige pourrait éventuellement grimper. Et elle veut absolument grimper!

Ainsi la tige se dirige vers l’objet le plus sombre des alentours. Une fois qu’elle l’a atteint, elle reprend sa croissance dressée, s’appuyant sur son nouvel hôte. Et elle recommence à faire du phototropisme positif comme n’importe quelle plante normale, dirigeant sa croissance vers la source de lumière. Aussi, les feuilles qui se forment commencent reprendre une plus grande taille. Enfin le bonheur!

Quand les plantes grimpantes grimpent

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Un philodendron grimpant (Philodendron hederaceum) qui file le parfait bonheur, car on le laisse grimper. Notez ses belles feuilles de grande taille.

Si vous changez de tactique et laissez vos plantes grimpantes grimper, peut-être sur un treillis, un poteau de mousse ou un mur, plutôt que de retomber d’un pot, attendez-vous à des changements de comportement. Beaucoup d’aracées (philodendrons, pothos, monsteras, etc.) commenceront graduellement à produire des feuilles plus grandes — nettement plus grandes — quand elles peuvent grimper. Et leurs tiges s’épaississent aussi.

Saviez-vous votre philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, syn P. oxycardium, P. scandens et P. cordatum), dont les feuilles sur les tiges pendantes mesurent souvent à peine 5 cm de diamètre, peuvent atteindre jusqu’à 30 cm quand vous laissez la plante monter?

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Pothos (Epipremnum aureum) aux feuilles géantes découpées. N’eut été pour le feuillage marbré vert et jaune, on ne l’aurait jamais pris pour le petit pothos de nos appartements.

Et votre vieux pothos (Epipremnum aureum, syn. Scindapsus aureus) fait encore mieux que le philodendron: à maturité, non seulement ses feuilles atteignent-elles une taille énorme, jusqu’à 1 m de long et 45 cm de largeur, mais elles deviennent profondément coupées aussi, comme celles d’un monstera.

De plus, cette augmentation de la taille des feuilles est reliée à la maturité sexuelle de la plante: une fois qu’elles atteignent leur pleine taille, ces aracées commenceront à fleurir et à produire des graines. Vous pensiez que le philodendron grimpant ne fleurissait pas? C’est peut-être vrai dans une maison, car les murs ne sont pas assez hauts pour qu’il puisse vraiment atteindre sa taille maximale, soit environ 12 m de hauteur, mais laissez-le monter sur un arbre sous un climat tropical et il fleurira.

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Le figuier rampant (Ficus pumila) change complètement d’apparence, avec des feuilles plus grosses et plus coriaces, quand il atteint la maturité. Et il fructifie aussi!

D’autres grimpantes continuent de produire de petites feuilles quand elles grimpent, souvent pendant des années. Puis, quand elles arrivent à une hauteur suffisante, elles passent soudainement de cette forme juvénile à leur forme adulte, avec des feuilles beaucoup plus grandes souvent de forme très différente. De plus, elles commencent aussi à fleurir et à produire des graines. C’est le cas des lierres (Hedera spp.) et aussi du figuier rampant (Ficus pumila).

Des grimpantes qui ne réagissent pas

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Hoya carnosa: il fleurit même quand il pousse à l’envers!

Ce ne sont pas toutes les grimpantes qui réagissent mal quand on les permet de retomber. Je n’ai jamais vu un hoya (Hoya spp.), par exemple, qui semblait le moindrement dérangé par sa position, qu’il pousse vers le haut, vers le bas ou latéralement.

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La misère (Tradescantia zebrina, syn. Zebrina pendula) n’est pas une véritable grimpante et n’est pas dérangée quand ses tiges retombent.

Et puis il y a le cas des plantes rampantes que nous utilisons dans les paniers suspendus, comme la misère (Tradescantia spp.) et le lierre suédois (Plectranthus australis). Bien que nous pourrions les prendre pour des grimpantes, en fait, elles ne le sont pas: il s’agit de plantes couvre-sol. Dans la nature, les plantes rampantes s’étendent latéralement, s’enracinant au contact avec le sol et forment ainsi un de tapis de verdure. Même si vous les forcez à croître vers le haut en les fixant à un support, cela ne changera rien à la taille de leurs feuilles ou à l’abondance de leur floraison.

Il en va de même pour les plantes épiphytes (celles qui poussent sur les branches d’arbres dans la nature), comme la plante de rouge à lèvres (Aeschynanthus spp.) et la plante poisson rouge (Nematanthus spp.). Elles sont sont magnifiques en panier suspendu, car leurs tiges s’arquent tout naturellement vers l’extérieur et le bas et elles fleurissent sans problème de cette manière. Mais ce ne sont pas de véritables plantes grimpantes.

La plupart de véritables plantes grimpantes réagiront positivement si vous leur permettez de grandir comme dame Nature le veut: vers le haut.

Essayez-le et vous verrez!201701311a