Pour un tapis de verdure rapide et bon marché

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Le lierre (Hedera helix) peut servir de couvre-sol. Source: whangareiflora.weebly.com

Presque toute plante grimpante fera une excellente plante couvre-sol si on la plante là où il n’y a pas de support élevé (arbre, tonnelle, treillis, etc.) sur lequel elle peut grimper. Et les grimpantes couvrent beaucoup d’espace très rapidement: un seul plant de vigne vierge peut couvrir facilement 10 m2!

Voici quelques suggestions pour cette utilisation:

Régions au climat froid

  1. Akebia (Akebia spp.)
  2. Aristoloche (Aristolochia spp.)
  3. Bignone, jasmin de Virginie (Campsis spp.)
  4. Chèvrefeuille grimpant (Lonicera spp.)
  5. Clématite (Clematis spp.)
  6. Fusain de Fortune (Euonymus fortunei)
  7. Hydrangée grimpante (Hydrangea petiolaris)
  8. Lierre (Hedera helix)
  9. Lierre de Boston (Parthenocissus tricuspidata)
  10. Pois vivace (Lathyrus latifolius)
  11. Rosier grimpant (Rosa spp.)
  12. Vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia)
  13. Vigne à raisin (Vitis spp.)

Régions au climat doux*

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Gloire du matin (Ipomoea tricolor ‘Heavenly Blue’) utilisée comme couvre-sol.  Source: worldoffloweringplants.com

  1. Bougainvillée (Bougainvillea spp.)
  2. Clerodendron (Clerodendrum spp.)
  3. Dolique (Lablab purpureus, anc. Dolichos lablab)
  4. Gloire du matin (Ipomoea spp.)
  5. Haricot d’Espagne (Phaseolus coccineus)
  6. Jasmin (Jasminum spp.)
  7. Jasmin étoilé (Trachelospermum spp.)
  8. Liane corail (Antigonon leptopus)
  9. Mandévilla ou dipladenia (Mandevilla spp.)
  10. Passiflore (Passiflora spp.)
  11. Pois bleu (Clitoria terneata)
  12. Quisqualier (Quisqualis spp.)
  13. Thunbergie à grandes fleurs (Thunbergia grandiflora)
  14. Thunbergie ailée (Thunbergia alata)
*Ces plantes peuvent aussi servir de couvre-sol annuel dans les régions au climat froid.
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Racines heureuses, grimpante heureuse

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Plantez les grimpantes de façon à ce que leurs racines soient loin du mur de la maison, mais que les tiges puissent s’y fixer. Source: Claire Tourigny, image tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Que vous les fassiez grimper directement sur le mur ou les palissiez sur un treillis, cultiver des grimpantes sur la maison donne un très bel effet. Le problème est que, s’il y a bien une place où les racines des grimpantes sont malheureuses, c’est en contact avec la fondation de la maison. C’est habituellement l’emplacement le plus sec du terrain, car l’avant-toit empêche la pluie d’atteindre le sol et, aussi, la fondation chauffe le sol toute la saison, asséchant le sol encore davantage. De plus, la fondation est habituellement en béton, un produit très alcalin qui fait augmenter le pH à proximité alors que la plupart des grimpantes préfèrent un sol neutre ou légèrement acide.

Heureusement qu’il est facile de cultiver des grimpantes de façon à ce qu’elles montent sur la maison sans toutefois que leurs racines se trouvent dans cette zone critique. Il suffit de les planter à une certaine distance du mur, dans le secteur au-delà de l’avancée du toit, de façon à ce qu’elles reçoivent des précipitations normales, puis de diriger les tiges à palisser vers le mur. À cette fin, plantez la plante avec un angle, voire presque à l’horizontale, avec la motte de racines qui pointe dans le sens contraire du mur. Ainsi, les racines se retrouveront dans un sol mieux humidifié et de meilleure qualité alors que les rameaux seront déjà orientés vers leur support futur.

Il suffisait d’y penser!

Des montants minces rendent les grimpantes heureuses

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La plupart des grimpantes s’agrippent à leur support en s’enroulant autour d’elles. On les dit «volubiles». Ces variétés montent facilement sur les supports relativement minces, mais ne peuvent pas toujours s’entortiller autour d’un poteau, d’un gros tronc d’arbre ou même des barreaux trop larges de certains treillis.

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Tige volubile.

La plupart des variétés aux tiges volubiles, comme les gloires du matin et les haricots, préfèrent les montants de pas plus de 4 cm (1 1/2 po). Quant aux grimpantes qui se hissent sur leur support aux moyen de vrilles (organes filiformes en forme de tirebouchon), comme les pois et les clématites, elles peuvent rarement bien se fixer sur les montants de plus de 5 mm (1/4 po) de diamètre.

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Vrille.

Vous remarquerez que beaucoup de supports vendus pour les grimpantes, et notamment les treillis, ont des montants trop larges sur lesquelles elles se fixent difficilement, vous obligeant de les y attacher. Vous pouvez toutefois les aider à grimper toutes seules en fixant sur leur support un grillage métallique ou un filet plastique (comme un filet de jardin ou un filet anti-oiseaux). Ou encore, attachez-y tout simplement des longueurs de corde allant du sol au sommet du support.

Mieux encore, le plus facile, c’est de choisir dès le départ des supports solides, mais aux montants ou traverses relativement minces. Avec le bon outil en main, vous aurez toujours moins de travail à accomplir!

Grimpera, grimpera pas

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Une plante grimpante grimpe, n’est-ce pas? Alors il s’agit de la planter près d’un support (treillis, clôture, obélisque, pergola, etc.) et… vogue la galère! Sauf que ce n’est pas toujours vrai!

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Il faut fixer un rosier grimpant à son support.

Certaines plantes dites «grimpantes» sont en fait sarmenteuses, c’est-à-dire qu’elles ne grimpent pas vraiment, elles s’appuient. Dans la nature, elles poussent dans tous les sens jusqu’à ce qu’elles trouvent un support contre lequel s’appuyer (un arbre, un arbuste, etc.), puis elles se mêlent aux branches de leur hôte et réussissent ainsi à monter. En culture, il faut diriger ces plantes vers le support désiré, puis les y attacher.

Pour fixer une plante sarmenteuse à son support, vous pouvez utiliser des lanières de tissu ou de bas nylon, des attaches couvertes de mousse, des clips à tomate ou autres. Si vous utilisez de la corde, du fil métallique ou un lien torsadé, assurez-vous de ne pas trop serrer la tige, sinon ces produits peuvent «étrangler» la tige lorsqu’elle prend son expansion, empêchant la circulation de la sève.

Le rosier grimpant est la grimpante sarmenteuse la plus connue, mais la tomate et la ronce aussi sont sarmenteuses. C’est aussi le cas de certains chèvrefeuilles grimpants (Lonicera x italica ‘Harlequin’ notamment), de la bougainvillée (Bougainvillea spp.) et du plumbago (Plumbago auriculata). Toutes sont des grimpantes sarmenteuses qui s’avéreront plutôt rampantes si vous ne les fixez pas à leur support.