Peut-on «sauver» les fines herbes de supermarché?

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Pots de fines herbes dans mon supermarché: la plupart sont déjà en déclin.

Les supermarchés vendent des potées de fines herbes à prix très alléchant… et qui ne veut pas des herbes aromatiques fraîches pour sa cuisine? Force est de constater, cependant, que ces plantes vivent rarement très longtemps. Pourquoi? Et peut-on les faire durer plus longtemps?

Produites en vue d’une consommation rapide

Il faut d’abord comprendre que les fines herbes vendues au supermarché ont été produites en vue d’une durée de 1 à 2 semaines. Oui. Seulement ça! Le producteur vise un marché de non jardiniers qui ne veulent que des fines herbes fraîches et qui ne s’attendent pas nécessairement à ce qu’elles vivent longtemps. Après tout, les fines herbes en pot durent jusqu’à 2 semaines; les fines herbes coupées vendues dans le même supermarché, 4 ou 5 jours. C’est quand même beaucoup mieux!

Vous pouvez prolonger la durée… parfois

Mais vous n’êtes pas un consommateur ordinaire, vous êtes un jardinier invétéré! Vous résistez difficilement à la tentation de «sauver» des plantes. Si c’est votre cas, oui, vous pouvez prolonger la vie utile de ces fines herbes autrement destinées à une mort rapide, mais votre succès risque d’être modeste, du moins, si vous essayez de les cultiver dans la maison. C’est que les fines herbes, presque sans exception, sont mal à l’aise dans nos demeures. Leur vraie place est à l’extérieur, en pot ou en pleine terre. (J’ai discuté plus longuement de cette polémique dans le blogue Rentrer les fines herbes ou non). Mais si un «succès modeste» vous suffit, voici quoi faire:

Achetez tôt

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Basilic déjà fané au supermarché: pas un bon achat.

D’abord, si vous voulez récupérer les fines herbes vendues en supermarché, n’attendez pas trop longtemps. Le personnel du magasin ne s’en occupe pas adéquatement, comptant sur une vente rapide plutôt qu’un entretien à long terme, et les plantes commencent rapidement à décliner. De plus, l’éclairage y est abominable (rappelez-vous que les plantes ont besoin de lumière pour survivre). Achetez-les alors le plus rapidement possible après leur arrivée en magasin, quand les plantes paraissent encore en bonne santé. Si elles ont déjà à l’air à moitié mortes, c’est qu’elles le sont. Laissez les moribondes en magasin!

Trop serrées

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Il y a beaucoup trop de semis dans ce pot de basilic

Les fines herbes de supermarché sont vendues très serrées dans leur pot. La plupart sont de jeunes semis de seulement quelques semaines d’âge et il y en a 10 à 20 par pot. C’est beaucoup, beaucoup trop!

Une possibilité alors est supprimer (éclaircir) les plants en trop pour ne laisser que 2 ou 3 plants par pot. Faites-le en coupant les plants en excès à la base. Évidemment, vous pouvez consommer les plants coupés.

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Vous pouvez diviser les plants et les empoter à raison de 1 à 3 plants par pot.

Ou encore, dépotez la potée et divisez les plants. Vous n’aurez probablement pas besoin de 20 plants de basilic, encore moins de coriandre (qui est, vous verrez, de vie très courte), donc logiquement vous ferez 2 ou 3 potées (des pots de 10 cm conviendraient bien) de 1 à 3 plants. Remettez les plants qui restent dans leur pot d’origine… et consommez-les sans tarder!

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Les fines herbes hydroponiques sont vendues racines nues.

Quant aux fines herbes produites en hydroponie et vendues alors racines nues, si leurs racines paraissent encore blanches et dodues (pas brunes et desséchées), vous pouvez parfois les «sauver» en les empotant (encore, à raison d’un à trois plants par pot) dans un pot de terreau.

Bien les entretenir

Maintenant que les plantes ont un peu plus de terreau autour de leurs racines, il faut penser leur donner des conditions viables.

Arrosez bien, pour commencer. Cela aidera les plantes à mieux récupérer du choc de la transplantation. À partir de maintenant, arrosez dès que le terreau est sec… et il sèchera moins rapidement maintenant que les plants ont été repiqués dans un pot plus spacieux.

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Il faut un maximum de lumière pour penser réussir les fines herbes à l’intérieur.

Puis, placez les fines herbes au plein soleil dans une pièce normalement chauffée. L’hiver, malheureusement, le soleil est faible et sa durée très réduite. Ainsi les plantes, après une bonne reprise au début, vont probablement dépérir peu à peu… mais au moins elles vont durer 1 à 2 mois plutôt que 1 à 2 semaines.

À défaut de lumière naturelle assez intense, une lampe fluorescente à 2 tubes suspendue à 15 à 30 cm au-dessus de vos plantes et laissée allumée 14 heures par jour donnera des résultats respectables. Plus d’info ici.

L’été, si possible, acclimatez vos fines herbes au plein soleil et placez-les à l’extérieur. Là vous les verrez vraiment reprendre vie!

Une bonne humidité ambiante est importante, mais l’air dans nos demeures est souvent sec, du moins, pendant les mois d’hiver. Vous pouvez aider en cultivant les pots au-dessus d’un plateau humidifiant.

Surveillez les insectes qui adorent les plantes en détresse (et les fines herbes dans la maison sont en détresse). Parfois un bon rinçage à l’eau claire suffit pour les éliminer, sinon un traitement au savon insecticide (un produit biologique disponible en jardinerie) pourrait aider.

Cas individuels

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Pot de basilic typique: il faut l’éclaircir ou le diviser pour qu’il réussisse.

Basilic: Il n’aime pas les conditions d’intérieur, mais pourrait survivre 1 ou 2 mois dans un état relativement bien. L’été, par contre, il poussera vigoureusement tout l’été si vous la placez à l’extérieur.

Ciboulette: Il pousse plutôt  faiblement dans la maison. Au printemps, mettez-les à l’extérieur pour qu’elle reprenne ses forces. Elle peut vivre plusieurs années en pot, mais laissez-la longtemps à l’extérieur l’automne, jusqu’à ce qu’elle ait subi quelques nuits de gel, avant de la rentrer de nouveau dans la maison et vous verrez qu’elle réagira mieux.

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La coriandre est de courte vie… mais elle survivra plus longtemps si vous l’éclaircissez.

Coriandre: C’est une annuelle à croissance rapide: vous pouvez difficilement prolonger sa vie au-delà d’un mois ou deux. Dès il commence à dépérir, mettez-la au compost.

Menthe: Gardez son terreau toujours humide et elle poussera un peu dans la maison. C’est cependant une fois à l’extérieur pour l’été, dans un emplacement mi-ombragé et au sol humide, qu’elle reprendra vraiment.

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Encore, des plants trop serrés: il faudrait rempoter ces persils dans des pots individuels.

Persil: Après une reprise assez rapide après la division, sa croissance ralentira, du moins à l’intérieur, mais au moins il pourrait survivre tout l’hiver en donnant des récoltes modestes. Cultivé à l’extérieur l’été, par contre, il vous donnera une bonne production.

Romarin: Pas un bon achat. Habituellement il meurt très rapidement dans la maison. Essayez toutefois un emplacement devant une fenêtre très ensoleillée dans une pièce à peine chauffée. Dans le jardin estival, par contre, il réussit très bien.

Sauge: La sauge tend à languir dans la maison, mais réussit dans une pièce peu chauffée. Le plein soleil est un must.

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Le stevia: enfin une herbe heureuse quand on la cultive à l’intérieur!

Stevia: Cette plante super sucrée est d’origine tropicale et est ainsi l’une des rares herbes aromatiques qui réussit bien dans la maison. Si elle s’étiole pendant l’hiver (à cause du soleil faible), rabattez les tiges pour stimuler une croissance plus dense.

Thym: Il se comporte relativement bien en pot à l’intérieur, du moins tant que vous pouvez lui offrir le plein soleil, mais sa croissance demeurera faible. C’est à l’extérieur l’été qu’il rependra vraiment ses forces.20161103c

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Rentrer les fines herbes ou non?

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Fines herbes placées sur un rebord de fenêtre pour une séance de photos, mais dans quel état seront-elles dans quelques semaines?

Depuis au moins 38 ans, différents magazines et émissions télévisées nous font miroiter l’idée qu’on peut facilement cultiver les fines herbes dans la maison pendant l’hiver et ainsi avoir toujours des aromates frais à ajouter à nos mets. Je le sais, car je l’ai essayé moi-même il y a 38 ans, influencé par un magazine que j’avais parcouru dans la salle d’attente de mon dentiste.

Fasciné par le concept, j’ai installé toute une variété de fines herbes devant la grande fenêtre orientée plein sud de ma cuisine. Après un début plutôt encourageant en septembre, les plantes ont commencé, pour la plupart, à dépérir peu à peu: nouvelles pousses étiolées, feuilles mortes ou desséchées, araignées rouges (tétranyques) sur certaines plantes, aleurodes (mouches blanches) sur d’autres, etc. Fin janvier, la plupart étaient mortes et celles encore en vie étaient plutôt mal en point.

L’automne suivant, je me suis repris, cette fois sous une lampe fluorescente dans la cuisine installée expressément pour la culture des fines herbes. Les résultats étaient meilleurs pour certaines plantes, mais en général quand même mitigés.

Finalement, j’ai presque abandonné la culture des fines herbes à l’intérieur. À quelques exceptions près.

Je suis venu à la conclusion que la plupart des journalistes qui font la promotion de la culture des fines herbes à l’intérieur ne savent absolument pas de quoi ils parlent et ne font que répéter, comme des perroquets, des informations erronées que d’autres journalistes aussi mal informés ont déjà dit ou écrits.

Ainsi les mauvaises informations se transmettent de génération en génération.

Plantes malheureuses

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À peine 3 semaines après la rentrée, ces basilics sont déjà morts.

Le problème, c’est que peu de fines herbes tolèrent les conditions qu’on peut leur offrir dans nos maisons pendant l’hiver, surtout le faible éclairage disponible et l’air trop sec.

En effet, même devant une grande fenêtre orientée au sud, l’éclairage reçu par les plantes en décembre et en janvier dans nos demeures est l’équivalent d’un emplacement ombragé à l’extérieur en juin et en juillet, notamment parce que les journées sont très courtes et souvent grises. Les lampes fluorescentes aident, bien sûr (réglez la minuterie de 16 à 18 heures par jour pour assurer un maximum de lumière), mais donnent un éclairage tout au plus moyen, de quoi garder les plantes en vie, mais pas vraiment en croissance active.

Aussi, le taux d’humidité de l’air dans la plupart des demeures approche davantage celui du Sahara que celui que les fines herbes aiment, soit au moins 50%.

Or, les plantes affaiblies par un manque de lumière et un air trop sec, en plus de s’étioler, deviennent sujettes aux maladies et aux insectes, notamment aux aleurodes (mouches blanches) et aux tétranyques (araignées) et finissent par dépérir.

Mais il ne faut pas abandonner tout espoir: il y a certaines fines herbes qui réussissent bien dans la maison. En voici un résumé:

Les plus faciles

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Si vous pouvez trouver un laurier-sauce sans cochenilles, c’est une plante qui s’adapte très bien aux conditions dans nos demeures.

Laurier-sauce (Laurus nobilis) : cette plante aux feuilles coriaces est la plus facile des fines herbes pour la maison. On peut la placer au soleil, à la mi-ombre ou sous une lampe fluorescente. Sa croissance est très lente (mais elle poussera quand même) et elle semble indifférente à la température tant qu’il n’y a pas de gel. À force de rentrer le laurier-sauce tous les automnes et de le sortir au soleil tous les étés, il deviendra graduellement un arbuste assez robuste, voire un petit arbre.

Attention toutefois aux cochenilles à carapace (kermès)! La présence de cochenilles sur les lauriers-sauce semble presque universelle au Québec ces temps-ci et les plantes en vente en pépinière en semblent généralement déjà infestées. Lisez Encore un laurier infesté pour plus de détails.

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Persil

Persil (Petroselinum crispum): si vous l’empotez et le placez dans un endroit bien éclairé, il poussera lentement mais sûrement tout l’hiver. Surveillez les tétranyques (araignées rouges): elles l’aiment bien. Au printemps, il commencera à fleurir et deviendra amer et inutilisable. Jetez-le alors au compost.

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Stevia

Stevia (Stevia rebaudiana): cette herbe ultrasucrée est une des rares fines herbes qui est d’origine tropicale (la plupart proviennent de climats où l’hiver est frais sinon froid) et, de ce fait, tolère très bien les températures chaudes que nous maintenons dans nos demeures. Si la plante s’étiole un peu, taillez-la tout simplement. Ne la laissez pas sécher, tout simplement.

Dans la même veine, d’autres plantes aromatiques d’origine tropicale peuvent bien pousser dans nos demeures, comme les divers géraniums à senteur (Pelargonium spp.) et le rau răm ou coriandre vietnamienne (Persicaria odorata), etc. La citronnelle (Cymbopogon spp.) aussi, mais seulement si vous pouvez lui offrir une très forte intensité lumineuse.

Les «pensez-y bien»

Voici quelques fines herbes qui réussiront dans la maison si vous rencontrez leurs besoins spéciaux.

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Ciboulette

Ciboulette (Allium schoenoprasum), mélisse (Melissa officinalis) et estragon français (Artemisia dracunculus sativa): trois plantes de climat froid qui risquent de dépérir peu à peu à la température de la pièce… à moins de leur faire subir un court hiver. Empotez-les en septembre ou octobre et laissez-les en plein air jusqu’à ce qu’elles aient subi deux ou trois bonnes gelées, soit généralement vers la fin de novembre ou au début de décembre au Québec, vers Noël ou plus tard en Europe. En les rentrant à la chaleur, les plantes se penseront rendues au printemps et recommenceront à pousser.

Origan (Origanum vulgare), sauge (Salvia officinalis) et thym (Thymus vulgaris et autres): les plantes adultes «vieillissent mal» quand on les rentre dans la maison. Mieux vaut prendre des boutures de tige cet automne et alors cultiver de jeunes plants dans la maison. Le thym citron (T. x citriodorus) est particulièrement facile à cultiver à l’intérieur.

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Les semis de basilic réussissent mieux que les plantes rentrées à l’automne.

Basilic (Ocimum basilicum): autre plante qui vieillit très mal. Même, elle survit rarement longtemps à la transition entre l’extérieur et l’intérieur. Par contre, on peut la semer à l’intérieur (sous une lampe fluorescente) et obtenir d’excellents résultats avec les jeunes plants ainsi produits. Dès que les plants plus matures commencent à moins bien pousser, semez-en d’autres. À force de semer et de récolter les plants de basilic dans leur jeunesse, on peut bien les réussir. Notez que le basilic aime la chaleur: il faut le garder dans une pièce qui reste relativement chaude même la nuit (de préférence, au-dessus de 15˚C).

Il existe toutefois certains basilics qui réussissent a bien pousser tout l’hiver dans la maison, tant qu’on peut offrir un fort éclairage du moins, comme le basilic africain (O. ‘African Blue’) et le basilic citron ‘Pesto Perpetuo’ (O. x citriodorum ‘Pesto Perpetuo’)… mais alors, ni l’un ni l’autre n’ont le même gout que le basilic classique (O. basilicum).

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Romarin: il faut le plein soleil et la fraîcheur pour bien le réussir.

Romarin (Rosmarinus officinalis): il est inutile de rentrer cette plante dans une pièce fortement chauffée: elle ne fera que dépérir. Mais si vous avez une pièce peu chauffée et très bien éclairée, où la température ne dépasse pas 15°C la nuit, que vous vous l’arrosez attentivement, juste assez pour que le terreau soit à peine humide, le romarin peut donner d’excellents résultats.

La lavande vraie (Lavandula angustifolia) aussi préfère passer ses hivers en pleine terre, mais peut parfois réussir sous les mêmes conditions que le romarin: fort éclairage et faible température. La lavande à toupet (L. stoechas et ses hybrides) peut aussi passer l’hiver dans la maison sous les mêmes conditions.

Menthe (Mentha spp.) et livèche (Levisticum officinale): il s’agit de fines herbes rustiques qui sont habituées au froid et qui préfèrent passer l’hiver dehors. Quand on essaie de les cultiver à l’intérieur, habituellement elles dépérissent peu à peu, incapables de s’acclimater à une chaleur constante et l’air sec. Mais si vous avez une pièce à peine chauffée mais très bien éclairée ou une serre froide…

À éviter

Aneth (Anethum graveolens), anis (Pimpinella anisum), coriandre (Coriandrum sativum), bourrache (Borago officinalis) et cerfeuil (Anthriscus cerefolium): il s’agit de plantes annuelles qui arrivent à la fin de leur cycle de vie à l’automne, quand elles ne sont pas déjà mortes à ce moment. On ne peut pas faire revivre une plante génétiquement programmée pour mourir! On peut toujours en semer de nouvelles (une lampe fluorescente sera alors nécessaire) pour l’utilisation de leurs feuilles, mais elles arrivent rarement à fleurir dans la maison, donc leurs graines (qui est souvent la partie consommée) ne seront pas produites.

Pendant le séjour hivernal des fines herbes…

Si vous rentrez des fines herbes pour l’hiver, il faudra leur offrir, tel que mentionné, un éclairage maximal et, de préférence, une bonne humidité atmosphérique. À cette dernière fin, un humidificateur peut être utile. Arrosez-les copieusement, mais seulement quand le terreau est sec au toucher.

Si vous cultivez vos fines herbes devant une fenêtre, il est inutile de les fertiliser à la fin de l’automne et au début de l’hiver, car elles ne pousseront pas ou si peu: attendez la mi-février ou le mois de mars, quand leur croissance redémarrera, pour commencer à le faire. Sous une lampe fluorescente, par contre, leur croissance continuera tout l’hiver et il vaudra mieux alors les fertiliser mensuellement avec un engrais tout usage pendant toute cette saison.

Surveillez la présence de prédateurs, surtout araignées rouges et aleurodes, mais aussi pucerons. Traitez-les avec un savon insecticide si vous en décelez.

Et voilà: avec ces quelques renseignements, vous devriez être capable de cultiver au moins certaines fines herbes dans votre demeure cet hiver… et d’impressionner vos invités avec des fines herbes fraîches lors de votre prochaine réception!