Botanique 101: la fleur

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Cet hibiscus est un bon exemple d’une fleur simple: il porte un nombre normal de pétales et des étamines et stigmates bien en vue. Source: Petr Kratochvil, PublicDomainePictures.net

Nous avons probablement tous appris quelques rudiments de botanique à l’école… et en avons certainement oublié quelques aspects depuis. Dans un blogue sur le jardinage, il n’est donc pas si mauvais de faire un rappel de temps en temps de quelques éléments de botanique. En voici un, très simplifié, sur la fleur.

La fleur

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Fleur typique: 1. Réceptacle; 2. Sépale; 3. Pétale; 4. Étamine; 5. Pistil. Source: Petr Dlouhý, Wikipedia

La fleur est l’organe reproducteur de la plante: le lieu où les graines, qui donneront naissance à la prochaine génération de la plante, sont produites à la suite du transfert du pollen venant normalement d’une autre plante de la même espèce.

Elle est portée sur une petite tige appelée pédoncule qui se joint à un réceptacle: la base de la fleur.

On appelle l’enveloppe extérieure de la fleur, surtout visible quand la fleur est en bouton, le calice. Il est constitué de sépales généralement verts, mais parfois colorés. Il peut à l’occasion y avoir une ou des feuilles colorées supplémentaires appelées bractées à la base de la fleur (c’est le cas du poinsettia, par exemple).

L’enveloppe intérieure de la fleur est appelée la corolle. Elle est souvent colorée et est composée de pétales.

Parfois, il y a peu de distinction entre les pétales et les sépales (lis, tulipes, hémérocalles). On parle alors de tépales.

La plupart des fleurs sont bisexuées (hermaphrodites): on y trouve la partie mâle et la partie femelle.

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Structure de l’étamine. Source: www.funscience.in

La partie mâle est composée d’étamines en forme de filet coiffé d’une anthère qui contient des sacs polliniques remplis de pollen (gamètes mâles). Le pollen est généralement transporté par les insectes, plus rarement par les oiseaux ou les mammifères ou encore, par le vent, et très rarement par l’eau (seulement certaines plantes aquatiques).

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Structure d’un carpelle. Source: Source: www.funscience.in

Le pistil (la partie femelle) est composé d’un ou de plusieurs carpelles, chacun constitué d’un ovaire enflé, d’un style tubulaire et d’un stigmate en forme de bouton. L’ovaire peut être simple ou composé et contient les ovules qui deviendront les graines. Quand il est mature, le stigmate devient collant et sert à capter les grains de pollen.

La fécondation

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Lors de la fécondation, le grain de pollen produit un tube pollinique et féconde l’ovule. Source: jardinierparesseux.com

Une fois que le grain de pollen est déposé sur le stigmate, il émet un tube pollinique qui s’allonge jusqu’à l’ovaire par lequel les gamètes mâles peuvent pénétrer pour féconder l’ovule. Alors, un embryon se développe qui se transforme en graine. Quand la graine est mature et tombe au sol (ou sur toute autre surface appropriée), elle germe et produit une nouvelle plante.

Quelques exceptions

La plupart des fleurs (environ 90%) ont les deux sexes (elles sont hermaphrodites) et on les dit parfaites.

D’autres fleurs sont imparfaites. Elles peuvent être entièrement femelles ou entièrement mâles. Parfois, comme chez le kiwi (Actinidia spp.), les fleurs femelles ont des parties mâles visibles, mais non fonctionnelles. Le contraire aussi est possible: des fleurs mâles aux parties femelles visibles, mais non fonctionnelles.

Quand une seule plante porte des fleurs parfaites, elle est dite hermaphrodite, mais elle peut aussi être:

  • Monoïque: elle porte des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées, mais sur la même plante (les courges, les concombres et les bégonias, par exemple).
  • Dioïque: elle porte des fleurs mâles et femelles sur deux plantes différentes (les saules, les peupliers et les houx, par exemple). Celle qui ne porte que des fleurs femelles est dite gynoïque; celle qui ne porte que des fleurs mâles, androïque.
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Tulipe double: toutes les étamines ont été converties en pétales. Source: Source: Max Pixel

Les fleurs doubles constituent un cas à part. Il s’agit de fleurs avec un nombre de pétales largement supérieur à la normale: un trait qui apparaît généralement sous forme de mutation. Cette caractéristique est généralement nuisible dans la nature, car elle empêche souvent la pollinisation, mais est très prisée chez les jardiniers et on cultive beaucoup de fleurs doubles dans nos jardins. Parfois, ce sont vraiment les pétales qui se multiplient de façon anormale, ou encore, les sépales, mais habituellement, les fleurs doubles surviennent quand les étamines se transforment en pétales: on les appelle alors étamines pétaloïdes.

Les fleurs semi-doubles ont plus de pétales que les fleurs simples (la forme normale des fleurs dans la nature), mais ont habituellement des étamines non mutées bien visibles au centre de la fleur.

Inflorescences composées

L’inflorescence est la disposition des fleurs sur la tige d’une plante… et les possibilités de placement — individuel, en ombelle, en cyme, en épi, etc. — sont presque sans limites. Il faudrait bien qu’on discute éventuellement de ce sujet dans ce blogue, mais pour l’instant, je veux tout simplement clarifier la situation des inflorescences composées, car ce sont elles qui causent le plus de confusion chez les jardiniers.

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Inflorescence composée. Source: pixio.com

Les inflorescences composées, soit celles de la très vaste famille des Astéracées (plus de 22 000 espèces), ressemblent à une fleur simple — on dirait des pétales entourant des stigmates et des anthères —, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt de nombreuses fleurs minuscules (on les appelle fleurons) regroupées dans un capitule, c’est-à-dire serrées les unes à côté des autres. Parmi les exemples les plus courants, pensez aux tournesols, aux pissenlits, aux chardons et aux marguerites. Souvent, il y a deux sortes de fleurons: des fleurons tubulaires au centre qui forment un disque et qui sont généralement bisexués et fertiles et des fleurons ligulés (appelés rayons) qui entourent le disque et qui imitent alors les pétales des fleurs simples. Souvent, mais pas toujours, les rayons sont stériles et servent uniquement à attirer les pollinisateurs vers les fleurons tubulaires fertiles au centre.

Théoriquement, on ne devrait pas dire «fleur» en faisant référence à une Astéracée, mais toujours utiliser les termes inflorescence ou capitule, mais je dois faire mon mea culpa à ce sujet! Je brise cette règle régulièrement et d’ailleurs volontairement: il est trop facile d’appeler fleur ce qui ressemble à une fleur et je le fais quand je n’ai aucune raison spécifique de faire une distinction. J’espère que vous me pardonnerez.


J’espère que ce petit article vous a aidé à démystifier un peu le sujet complexe de la fleur!20171205B Petr Dlouhý, Wikimedia Commons.png

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Ces arbres qui provoquent le rhume des foins

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Knackiger Winter für Pollenallergiker ideal

Les fleurs de bouleau provoquent souvent le rhume des foins.

Tout le monde blâme la pauvre herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia) pour le rhume des foins (rhinite saisonnière si vous préférez) et c’est vrai que, à la fin de l’été, elle peut rendre la vie des personnes qui y sont allergiques bien misérable. Et on ne manque pas de nous rappeler de tondre notre pelouse avant que les graminées ne fleurissent, car elles sont la principale cause des rhinites estivales. Mais en général, on passe sous silence le fait que, en début de saison, c’est le pollen des arbres qui cause tous les ennuis. La croyance générale des autorités est que les arbres sont trop courants dans la nature pour pouvoir exercer un contrôle quelconque et donc qu’il est aussi bien de baisser les bras. Mais en ce faisant, on sous-estime l’impact que le choix de la plantation d’arbres non allergènes peut avoir.

Allergènes ou non-allergènes ?

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Les fleurs voyantes, comme celles de ce pommetier, sont rarement allergènes.

En général, les arbres aux fleurs voyantes (pommetiers, sorbiers, magnolias, etc.) sont pollinisés uniquement ou surtout par les insectes et leur pollen est trop lourd pour être transporté par le vent. Ces arbres (on les dit entomophiles) sont donc non allergènes… à moins de plonger le nez carrément dans la fleur !

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Le pollen des saules (arbres mâles, bien sûr) est allergène.

La plupart des arbres sans fleurs voyantes, au contraire, sont pollinisés par le vent (on les dit anémophiles). Leur pollen est léger et produit, de plus, en très grande abondance, beaucoup plus que le pollen des arbres entomophiles. Ce sont ces arbres qui causent les rhinites printanières.

Ce ne sont toutefois pas tous les arbres anémophiles qui sont très allergènes. Les pins (Pinus) et les épinettes (Picea), par exemple, ont un pollen cireux qui provoque rarement des réactions. Le pollen des bouleaux (Betula), des peupliers (Populus), des frênes (Fraxinus) et de la plupart des érables (Acer), par contre, provoque une réaction très forte chez la plupart des gens souffrant d’allergie saisonnière.

Aussi, parmi les arbres pollinisés par le vent (anémophiles), beaucoup (érable à Giguère, frênes, saules, peupliers, mûriers, etc.) sont dioïques, c’est-à-dire que les deux sexes sont portés sur des plantes différentes. Pour ces arbres il serait alors possible de choisir et ne planter que des arbres femelles: elles reçoivent le pollen, mais n’en produisent pas.

Le sexisme botanique

21050502DCe qui est tragique est de constater que, de nos jours, on fait précisément le contraire: on plante exprès des arbres «sans semences» (i.e. des arbres mâles et donc producteurs de pollen) partout dans nos villes. On appelle cette tendance le sexisme botanique.

Pourquoi cet engouement pour les arbres mâles? C’est que, si les arbres mâles produisent du pollen, qui est généralement invisible, donc « propre », ils ne produisent jamais de semences qui, elles tombent au sol et s’y accumulent. D’après notre définition citadine, donc, les semences sont «sales».

Les arbres femelles, par contre, ne produisent pas de pollen, mais sont la source des graines «sales» tombées au sol. Ainsi, les arbres femelles, producteurs de graines, ne sont presque jamais plantés en ville. Au nom de la propreté, on rend donc les citadins malades avec le pollen des arbres mâles. D’après l’Étude canadienne sur les allergies en milieu urbain, le couvert forestier urbain canadien est mâle à 74 à 97%, selon la ville. Montréal, avec son engouement pour les frênes mâles (‘Marshall’s Seedless’, ‘Patmore’, etc.) comme arbre de rue, est le pire: au moment de l’étude, 97% de ses arbres étaient mâles! Reste à voir, avec l’arrivée de l’argile du frêne et la diminution subséquente de frênes allergènes, si la ville choisir de répéter son erreur du passé et encore planter presque uniquement des arbres mâles.) Dans certaines villes, le taux de pollen d’arbres dans l’air a plus que triplé depuis les années 1970… uniquement à cause de la plantation exagérée d’arbres mâles!

Au contraire de planter les arbres «sans graines», si vous plantez les arbres qui portent des graines, vous verrez le niveau de pollen dans votre environnement chuter dramatiquement. Au départ, il y aura moins de pollen dans l’air. Mais aussi, les arbres femelles agissent comme des filtres: elles attrapent et retiennent le pollen présent dans l’air, allégeant la souffrance des personnes allergiques.

Enfin, chez les arbres anémophiles monoïques, comme les bouleaux (Betula), les chênes (Quercus) et les aulnes (Alnus), les deux sexes sont portés sur le même arbre et donc tous les arbres peuvent théoriquement produire du pollen. Chez ces arbres, toutefois, on trouve parfois des spécimens dioïques femelles ou encore, des spécimens dont le pollen est déformé et n’est jamais libéré ou sans pollen du tout. Il serait alors possible de multiplier ces arbres stériles par bouturage ou par greffage pour la plantation chez les gens allergiques… et dans les villes pour augmenter le taux d’arbres non allergènes. Par exemple, l’érable rouge (Acer rubrum) est normalement monoïque et passablement allergène, mais certains cultivars, comme ‘October Glory’ et ‘Autumn Red’ ne produisent pas de pollen. Tristement, peu de pépiniéristes semblent au courant de l’importance d’offrir des arbres non-allergènes et alors, ces cultivars très intéressants sont souvent difficiles à trouver.

Un jour verra-t-on sans doute de vastes campagnes publicitaires pour encourager la culture des arbres non allergènes. Et les étiquettes des arbres en pépinière porteront alors un symbole quelconque pour distinguer les arbres allergènes des arbres non allergènes. Pour l’instant, cependant, je ne connais aucune pépinière s’intéresse des effets allergènes des arbres qu’elle vend et alors nos villes continuent de se remplir d’arbres «propres» porteurs de pollen… au grand dam des pauvres gens allergiques.

Les arbres et arbustes allergènes

Si vous ou quelqu’un de votre famille souffrez de la fièvre des foins, ne plantez surtout pas les arbres suivants près de la fenêtre de la chambre à coucher!

  • Ailanthe (Ailanthus altissima)
  • Arbre à perruque (Cotinus coggyria)
  • Argousier faux-nerprun (Hippophae rhamnoides)
  • Aulne (Alnus spp.)
  • Bouleau (Betula spp.)
  • Caryer (Carya spp.)
  • Catalpa (Catalpa spp.)
  • Charme d’Amérique (Carpinus caroliniana)
  • Chêne (Quercus spp.)
  • Chicot du Canada (cultivars mâles) (Gymnoclada dioica)
  • Érable à Giguère (cultivars mâles) (Acer negundo)
  • Érable argenté (cultivars mâles) (Acer saccharinum)
  • Érable de Norvège (Acer plantanoides)
  • Érable rouge (cultivars mâles) (Acer rubrum)
  • Faux cyprès (Chamaecyparis)
  • Févier (cultivars mâles) (Gleditsia tricanthos)
  • Frêne (cultivars mâles) (Fraxinus spp.)
  • Genévrier (cultivars mâles) (Juniperus spp.)
  • Gingko (cultivars mâles) (Ginkgo biloba)
  • Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia)
  • Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum)
  • Micocoulier occidental (Celtis occidentalis)
  • Mûrier blanc (cultivars mâles) (Morus alba ‘Chapparal’ et M. a. ‘Greenwave’)
  • Myrique baumier (Myrica gale)
  • Myrique de Pennsylvanie (Myrica pensylvanica)
  • Noisetier (Corylus spp.)
  • Noyer (Juglans spp.)
  • Olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia)
  • Orme  (Ulmus spp.)
  • Peuplier (Populus spp.)
  • Pruche du Canada (Tsuga canadensis)
  • Sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii)
  • Saule (Salix spp.)
  • Sumac aromatique (Rhus aromatica)
  • Thuya du Canada (Thuja occidentalis)
  • Tilleul (Tilia spp.)
  • Vinaigrier (Rhus typhina, R. glabra)

Le guru du jardinage sans allergie est l’Américain Thomas Leo Ogren, qui a écrit entre autres le livre Allergy-Free Gardening. Aussi, voici un rapport fort intéressant sur l’état du pollen dans les villes canadiennes: Étude canadienne sur les allergies en milieu urbain.

Petit glossaire du semeur néophyte

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20150414La saison principale des semis d’intérieur est en cours: d’ici la mi-mai, c’est le temps de semer vos légumes, fleurs et fines herbes dans la maison. Les jardineries regorgent d’étalages de sachets de semences de toutes sortes et il y a un plus gros choix encore quand on commande par catalogue, que ce soit par la poste ou sur Internet. Mais… comment comprendre le vocabulaire quelque peu mystérieux qu’on emploie au verso des sachets et dans les catalogues imprimés et virtuels? Pour bien des néophytes, c’est du chinois! Voici donc quelques termes que vous risquez de rencontrer et leur définition.

Acclimatation: action d’habituer de jeunes plants semés à l’intérieur aux conditions extérieures, une étape vitale de la production de semis. Habituellement, on place les semis deux ou trois jours à l’ombre, puis deux ou trois jours à la mi-ombre et deux ou trois jours au soleil avant de les repiquer à leur emplacement permanent.

Annuelle: une plante qui complète son cycle de vie, de la germination à la production de graines, en un an, et qui meurt par la suite. Ex. : cosmos, oeillet d’Inde, gazanie.

Bisannuelle: une plante qui complète son cycle de vie sur deux ans, produisant habituellement une rosette de feuilles la première année et des fleurs et des semences la deuxième. Elle meurt après la production des semences. Ex. : digitale, persil.

Vivace: une plante herbacée (sans bois) qui vit plus de deux ans et qui fleurit plus d’une fois. Elle ne meurt pas après la floraison.

Autofertile: se dit d’une plante dont les fleurs peuvent s’autoféconder, c’est-à-dire dont leur propre pollen peut assurer la production de graines. La majorité des plantes sont autofertiles.

Autostérile: se dit d’une plante qui doit être pollinisée par une autre variété pour produire des graines. La majorité des fruitiers (bleuetiers, pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, etc.) sont autostériles. Il faut donc toujours cultiver aux moins deux cultivars de la même espèce pour s’assurer d’avoir des fruits.

Biologique: les semences biologiques ont été prélevées sur des plantes n’ayant pas été traitées avec des pesticides ou des engrais de synthèse (c’est-à-dire chimiques). Les pesticides biologiques sont dérivés de source naturelle, pas de synthèse chimiques.

Carence: manque d’une substance vitale dans le sol (phosphore, potasse, azote, zinc, bore, fer, etc.) se manifestant par divers symptômes, notamment une décoloration de la feuille ou une croissance ralentie. Un traitement avec un engrais complet (contenant tous les oligo-éléments, comme un engrais à base d’algues) permet habituellement de venir à bout d’une carence. La chlorose, soit le jaunissement du feuillage généralement causé par un manque de fer, est un exemple de carence.

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La plupart des semins ont 2 cotylédons.

Cotylédon: la première feuille d’un semis, généralement simple et souvent d’apparence très différente des feuilles matures. La plupart des semis ont deux cotylédons, mais il existe des semis à un cotylédon, à multiples cotylédons et sans cotylédon.

Coureuse: se dit d’une courge aux longues tiges rampantes qui demandent beaucoup d’espace dans le jardin, comme une citrouille. C’est l’état naturel pour une courge.

Non coureuse: se dit d’une courge qui ne produit qu’une courte tige et qui forme alors une rosette, prenant moins d’espace dans le jardin. La courgette (zucchini) est la courge non coureuse la plus connue.

Cultivar: variété obtenue et multipliée par l’humain, qui n’existe pas dans la nature. Son nom est indiqué par des guillemets simples (‘ ‘). Le nom vient de «variété cultivée». Ex. : dansCosmos bipinnatus ‘Sonata White’, ‘Sonata White’ est le nom de cultivar.

Date du dernier gel: date utilisée pour calculer quand faire les semis. Sur le sachet ou dans le catalogue, on suggère de faire les semis tant de semaines avant la date du dernier gel (6 semaines, 8 semaines, etc.). Il suffit alors de compter à rebours. Dans la région de Québec, par exemple, beaucoup de jardiniers utilisent le 7 juin comme date du dernier gel.

Déterminé: se dit d’un plant de tomate (et parfois d’autres végétaux) dont chaque branche se termine en une grappe de fleurs, ce qui limite sa croissance. Les tomates déterminées sont de taille réduite et n’ont pas toujours besoin de tuteur. Leur défaut est de produire toutes leurs tomates en peu de temps.

Indéterminé: se d’un plant de tomate dont les fleurs apparaissent à l’aisselle des rameaux et non pas à l’extrémité, ce qui fait que ses tiges croissent en hauteur. Il faut donc un tuteur solide ou une grosse cage à tomates. La production de fruits est beaucoup plus importante et la récolte s’échelonne sur toute la saison.

Enrobé: se dit de graines enveloppées d’un produit (habituellement l’argile) qui en facilite l’ensemencement.

20150414CGodet de tourbe: aussi appelé pot de tourbe. Contenant fait de tourbe pressée, utilisé pour les semis qui ne tolèrent normalement pas le repiquage. On repique le godet en pleine terre, sans l’enlever ou le défaire, donc le semis n’est pas affecté par la transplantation. Les racines du plant peuvent par la suite percer le godet et continuer une croissance normale.

Dioïque: se dit d’une plante dont les fleurs mâles et femelles sont sur des plants différents. L’asperge est une plante dioïque.

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Fleur femelle: on reconnaît l’ovaire en forme du fruit futur à sa base.

Monoïque: se dit d’une plante qui produit des fleurs mâles et femelles séparées, mais sur la même plante. Souvent, la fleur femelle se reconnaît facilement, car elle porte à sa base un ovaire qui est petit, mais exactement de la forme du fruit à venir. Les courges, les melons et les concombres sont monoïques.

Parfaite (ou hermaphrodite): se dit d’une fleur ayant des organes mâles et femelles, donc un stigmate et des étamines. C’est la situation la plus courante dans la nature.

Éclaircir: supprimer en partie des semis ou des fruits dans le but de permettre aux autres de mieux se développer. On le fait habituellement en les coupant à la base.

Exige de la lumière pour germer: se dit d’une semence qui ne germe qu’en présence de lumière, soit du soleil ou un éclairage artificiel. Il faut la semer à la surface du terreau, sans la recouvrir de terreau, et placez son pot dans un emplacement bien éclairer.

Hybride: plante résultant du croisement de deux races, espèces ou genres. Les hybrides F1 sont les plus courants et sont le résultat d’une première génération de croisement (F1 veut dire «filial 1»). Habituellement, les hybrides F1 sont plus performants que les plantes non hybrides, mais coûtent plus cher, car il faut les polliniser manuellement en serre. Les hybrides F2, moins courants, sont de la deuxième génération (filiale 2) et sont meilleur marché, car produits par pollinisation naturelle, mais ne sont pas aussi fiables et performants que les F1.

Ne pas couvrir: se dit d’une semence qu’il ne faut pas couvrir de terreau lors du semis, généralement parce qu’elle est soit très fine ou encore, qu’elle exige de la lumière pour germer ou les deux.

Nom botanique: on utilise aussi les termes nom latin, nom scientifique et nom binomial. Il consiste en deux mots, le premier étant le genre (nom partagé avec des plantes apparentées, un peu comme un nom de famille chez l’humain) et le deuxième, le nom spécifique, qui détermine la plante avec précision. Par exemple, Solanum tuberosum est le nom botanique de la pomme de terre et Solanum melongena, celui de l’aubergine. Tous deux partagent un même nom de genre, Solanum, étant très apparentés, mais le nom spécifique permet de les distinguer. Le nom botanique s’écrit normalement en italique quand cela est possible, sinon on le souligne.

OGM: organisme génétiquement modifié. Se dit d’une plante dans laquelle un humain est venu insérer du matériel génétique d’une autre plante ou même d’un animal sans passer par la «voie normale», soit la pollinisation. Il y a, par exemple, du maïs contenant des gènes de Bt, une bactérie, et des lignées de colza et de soya auxquelles on a inséré des gènes les rendant résistantes aux herbicides.

Pinçage: suppression du bourgeon terminal (bourgeon à l’extrémité d’une tige). Le pinçage stimule la ramification, donnant un plant plus compact et plus attrayant, mais retarde un peu le début de la floraison.

Repiquage: transplantation d’un végétal, et surtout d’un semis, en pleine terre.

Scarification: l’action de couper, percer ou limer la graine avant le semis ou encore, de la faire tremper pendant plusieurs heures dans de l’eau tiède. Cela aide à activer la germination des graines à enveloppe très dure (gloires du matin, hibiscus, etc.)

Semence traitée: graines ayant subi un traitement avec un fongicide pour prévenir la pourriture dans les sols froids ou détrempés. Ce traitement n’est pas considéré comme acceptable aux yeux des jardiniers biologiques.

Semence non traitée: graines n’ayant pas été traitées au fongicide et donc acceptables en jardinage biologique.

À semer en pleine terre: terme appliqué aux semences à croissance rapide qu’on n’a pas besoin de semer à l’intérieur. Ex.: haricot, oeillet d’Inde, maïs.

Stratification froide: voir Traitement au froid.

Traitement au froid (stratification froide, vernalisation): pratique appliquée chez les graines qui doivent passer par une période de froid avant de germer. Habituellement, on les sème en pot et les place au réfrigérateur pendant plusieurs semaines avant de les exposer à la chaleur. Ou encore, on les sème à l’extérieur à l’automne pour une germination au printemps.

Variété du patrimoine: variété ancienne. Certaines autorités considèrent une plante ayant été introduite il y a 50 ans ou plus comme étant une variété du patrimoine, d’autres préfèrent la définition «avant les années 40». Ex.: tomate ‘Brandywine’, maïs ‘Golden Bantam’, etc.

Vernalisation: voir Traitement au froid.