Prévenir la pourriture apicale (cul noir) de la tomate

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Pourriture apicale de la tomate. Photo: http://www.smallfootprintfamily.com

La pourriture apicale, aussi appelée nécrose apicale ou cul noir, est une maladie très fréquente chez la tomate et aussi chez le poivron et la courge. Elle est caractérisée par une tache qui se forme à la pointe d’un jeune fruit prêt à mûrir, soit à l’opposé de son point d’attache sur le plant. La lésion brun pâle est petite et aqueuse au début, puis s’agrandit et devient brune à noire, sèche et déprimée. La lésion peut couvrir plus de la moitié du fruit et être envahie par d’autres organismes.

Le fruit demeure comestible, mais quand on enlève la partie pourrie, souvent la moitié de la chair est perdue.

La pourriture apicale survient au moment où les fruits sont en plein développement, car ils ont alors un besoin élevé en calcium et n’arrivent pas à en obtenir assez. La solution pourrait sembler être de traiter la plante avec un engrais riche en calcium, comme du fumier de poule ou presque tout autre engrais biologique, et d’ailleurs c’est la recommandation qui est souvent faite, mais alors vous gaspillerez votre argent. Car ce n’est pas que la plante manque véritablement de calcium, c’est que le calcium ne se rend pas aux fruits. 

Le coupable: un arrosage en dents de scie

Le secret pour prévenir la pourriture apicale est de bien arroser. Ill.: hubpages.com

En fait, le problème est plutôt dû à l’incapacité de la plante à absorber le calcium présent dans le sol, et ce, malgré sa présence souvent abondante (le calcium manque rarement dans les sols de jardin). Et cela est relié à un arrosage inégal. Si la plante manque d’eau pendant la période critique de formation des fruits, moins de sève atteindra le fruit et alors il manquera de calcium. Ainsi, la pourriture apicale s’installera.

Typiquement, la pourriture apicale survient quand la plante vit une irrigation en dents de scie, soit des périodes de sécheresse suivies de périodes de pluie abondante ou d’arrosage intense.

D’ailleurs, la pourriture apicale est plus courante lorsqu’on cultive les tomates, les poivrons et les courges en pot, car le terreau s’y assèche rapidement, mettant la plante en danger de manquer d’eau… et donc de calcium. 

Les tomates et poivrons paillés ne sont presque jamais touchés par la pourriture apicale. Photo: http://www.tomatodirt.com

La solution? Assurez une humidité constante aux racines des tomates et poivrons et le problème se résorbera. Bien pailler le sol au pied des plants est tout indiqué, car le paillis aidera à maintenir une humidité constante dans le sol.

Peut-on traiter la pourriture apicale avec le sel d’Epsom?
Voilà une vieille croyance qui a la vie dure. Le sel d’Epsom (sulfate de magnésium) contient du soufre et du magnésium, mais ce qui manque à la plante, c’est du calcium. Quand vous arrosez avec une solution de sel d’Epsom et que le problème s’estompe, c’est à cause de l’H2O que vous avez appliqué, pas du sel d’Epsom. Pour plus d’information, consultez Mythe horticole: le sel d’Epsom dans le jardinage

D’autres facteurs à considérer sont:

• Un sol trop acide ou trop alcalin: visez un pH du sol entre 6 et 7, sinon le calcium présent dans le sol sera difficilement assimilable.

• L’utilisation excessive d’engrais riche en azote (le premier chiffre, par exemple un engrais comme le 15-10-10). Cela provoque une croissance trop rapide, drainant le calcium vers le feuillage plutôt que vers le fruit.

• Le sarclage: évitez de sarcler à la base du plant. Cette action sectionne des racines et empêche alors la sève de transporter le calcium au fruit. Encore une fois, le paillis peut venir à la rescousse! Comme un bon paillis empêche les mauvaises herbes de germer, il n’y aura aucun besoin de sarcler à la base du plant et ainsi il y aura moins de risque de pourriture apicale.

• Certain cultivars, comme ‘Big Boy’ et ‘Fantastic’ et. en général, les tomates italiennes, sont plus sensibles à la pourriture apicale que d’autres. 

La pourriture apicale: pas si difficile à prévenir quand on sait quoi faire!

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 6 août 2015

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Tomates et poivrons: attention à la pourriture apicale!

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Cette maladie courante, appelé aussi cul noir, est caractérisée par une tache qui se forme à la pointe d’un jeune fruit prêt à mûrir, soit à l’opposé de son point d’attache sur le plant. La lésion brun pâle est petite et aqueuse au début, puis s’agrandit et devient brune à noire et déprimée. La lésion peut couvrir plus de la moitié du fruit et être envahie par d’autres organismes.

La pourriture apicale survient au moment où les fruits sont en plein développement, car ils ont alors un besoin élevé en calcium et n’arrivent pas à en obtenir assez. La solution pourrait sembler de traiter la plante avec un engrais riche en calcium, comme du fumier de poule ou presque tout autre engrais biologique, et d’ailleurs c’est la recommandation qui est souvent faite, mais cela n’aura pas d’effet notable. Même si on vaporise un engrais soluble riche en calcium directement sur le feuillage, des études démontrent que le calcium se fixe alors dans le feuillage et que très peu atteint le fruit.

Le coupable : un arrosage en dents de scie

En fait, le problème est plutôt dû à l’incapacité de la plante à absorber le calcium présent dans le sol, et ce, malgré sa présence souvent abondante (le calcium manque rarement dans les sols de jardin). Et cela est relié à un arrosage inégal. Si la plante manque d’eau pendant la période critique de formation des fruits, moins de sève atteindra le fruit et alors il manquera de calcium et la pourriture apicale s’installera. Typiquement, la pourriture apicale survient quand la plante vit une irrigation en dents de scie, soit des périodes de sécheresse suivies de périodes de pluie abondante ou d’arrosage intense.

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Les tomates et poivrons paillés ne sont presque jamais touchés par la pourriture apicale.

La solution? Assurez toujours une humidité constante aux racines des tomates et poivrons et le problème se résorbera. Bien pailler le sol au pied des plants est tout indiqué, car le paillis aidera à maintenir une humidité constante dans le sol.

D’autres facteurs à considérer sont:

• Un sol trop acide ou trop alcalin: visez un pH du sol entre 6 à 7, sinon le calcium présent dans le sol sera difficilement assimilable.

• L’utilisation excessive d’engrais riches en azote (le premier chiffre, par exemple un engrais comme le 15-10-10). Cela provoque une croissance trop rapide, drainant le calcium vers le feuillage plutôt que le fruit.

• Sarcler à la base du plant. Cette action sectionne des racines du plant et empêche alors la sève de transporter le calcium au fruit. Encore une fois, le paillis peut venir à la rescousse! Comme un bon paillis empêche les mauvaises herbes de germer, il n’y aura aucun besoin de sarcler à la base du plant et ainsi il y aura moins de risque de pourriture apicale.

La pourriture apicale: pas si difficile à prévenir quand on sait quoi faire!