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Réponses à vos questions: faut-il tailler le saule maculé à l’automne?

Question

J’ai planté un saule maculé (Salix integra ‘Hakuro Nishiki’). Dois-je le tailler à l’automne? Quel engrais lui donner et lui faut-il un paillis et un recouvrement pour l’hiver?

Saule maculé. Photo: Alexander Denisenko

Réponse

Il n’est pas sage de tailler cette plante à l’automne: cela l’exposera davantage au froid, augmentant les risques de gel et d’endommagement des branches, et il risque alors de souffrir de dégâts hivernaux. Vous ferez mieux de le tailler au printemps, quand les risques de gelée sont passés. On traite habituellement ce saule comme arbuste à recéper, c’est-à-dire qu’on le rabat à 8 à 10 cm du sol annuellement pour qu’il conserve un port d’arbuste. Sinon, il deviendra un petit arbre plutôt malingre, perdant de sa belle densité. On le rabat une 2e fois à la mi-été, mais plus légèrement, quand ses feuilles panachées verdissent, pour stimuler une repousse colorée.

Le saule maculé a de belles feuilles panachées. Photo: Alexander Denisenko

Attention aux engrais riches en azote avec cette plante: ils stimulent une croissance fulgurante… mais on perd les beaux coloris roses et blancs caractéristiques de son feuillage. Préférez un engrais biologique à dissolution lente dont le premier chiffre n’est pas plus que 7 ou 8, ou simplement du compost. Un paillis lui sera très utile, puisqu’il apprécie un sol humide, et le paillis aide à protéger contre la sécheresse. Aucune protection hivernale n’est nécessaire, car il est rustique en zone 4b et que vous résidez dans cette zone.

Prolonger la vie de votre saule maculé

Enfin, pour prolonger la vie et la vigueur de votre saule maculé, assurez-vous de le planter dans un emplacement ensoleillé ou partiellement ombragé, car il apprécie particulièrement la lumière pour conserver ses couleurs vives et éclatantes. En favorisant un environnement qui répond à ses besoins en lumière et en humidité, et en utilisant un paillis organique, vous profiterez au maximum de son feuillage panaché et de sa croissance compacte, même sans entretien excessif.


Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte sur les concombres amers a été publié à l’origine dans Le Soleil le 21 novembre 2005.

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