Belle oubliée du temps de nos grands-parents. Toujours on la voit du coin de l’œil, dans les vieux jardins, survivant aux affres du temps sur les fermettes abandonnées, acculée à la grange, longeant la clôture de perches de cèdre. Il est grand temps de lui redonner ses lettres de noblesse et de vanter ses mérites aux quatre coins du jardin. La rhubarbe est un légume fabuleux. D’abord parce qu’il est vivace, ce qui veut dire qu’on le plante une fois et qu’il revient fidèlement d’année en année. La rhubarbe produit pratiquement pour toujours. Elle pousse même en zone 3. Ensuite, ce légume est peu affecté par les insectes et maladies. On peut l’installer dans un recoin, au fond du jardin, et pratiquement l’oublier… sauf en saison de la tarte fraises et rhubarbe. Aussi belle que bonne! Toutefois, implanter la rhubarbe dans un endroit reculé serait bien peu rendre hommage à ses qualités ornementales. La rhubarbe est une plante architecturalement intéressante.... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Appartements, condos, maisons de ville… Multiples sont les demeures en ville, et même en banlieue, où l’espace à planter est rare, voire inexistant. Pour verdir un peu son milieu de vie, tout repose sur les balcons, les bords de fenêtres ou le seuil de l’entrée. Le premier réflexe est de cultiver des fines herbes et c’est une excellente idée, car les herbes aromatiques font partie des plantes idéales pour la culture en contenant. Quelques conseils pour s’y mettre… ou pour parfaire son art. D’emblée, pratiquement toutes les fines herbes se cultivent assez bien sur un balcon. Dans la mesure où les contenants sont assez volumineux et que l’on opte pour un terreau adapté à la culture en contenant, bien enrichi de compost ou d’engrais naturels, on peut donner libre cours à ses envies aromatiques. Dans la plupart des cas, le plein soleil est un prérequis, mais beaucoup de fines herbes donnent des résultats satisfaisants dans une ombre... Lire la suite >
Julie Boudreau Belles comme des perles d’amour, bonnes comme des bonbons de jardin, les tomates miniatures sèment la jalousie parmi les autres légumes du jardin, car elles sont incontestablement les grandes favorites du jardinier. Dès leur popularisation au milieu du 19e siècle, les tomates de tout acabit ont rapidement gravi les échelons du palmarès des légumes les plus aimés. Dans les catalogues, chaque semencier proposait au moins une variété de «tomates cerises», même si la tendance commerciale de l’époque était d’offrir la plus grosse tomate qui soit. Honteusement, les tomates cerises furent mises au second plan, car elles avaient trop l’apparence de leurs ancêtres péruviens, dont on voulait s’éloigner. Et pourtant, le consommateur n’avait pas dit son dernier mot: des baies, pas plus grosses que des raisins, c’est le nec plus ultra pour un amateur de légumes frais. Plus faciles à cultiver C’est un fait avéré, les tomates miniatures ont gardé un petit quelque chose de leurs origines, du côté... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Avec le mois de Mai sans tondeuse qui bat son plein, il est normal de s’intéresser aux raisons et aux motivations qui nous incitent à repousser la date de la première tonte de la pelouse. Une des principales raisons, ce sont les fleurs! Des fleurs pour les pollinisateurs Les premières fleurs à apparaître au printemps sont essentielles aux insectes pollinisateurs. C’est devant cette grande carence de pollen hâtif que les initiatives pour encourager l’ajout de fleurs printanières dans les pelouses sont nées. En effet, dès le retour de la chaleur, les insectes pollinisateurs partent à la recherche de nourriture: du pollen et du nectar. En milieu urbain surtout, la destruction des habitats naturels et la minéralisation des surfaces rendent ces fleurs plus rares. Le pissenlit étant une des fleurs les plus intéressantes pour les insectes pollinisateurs, il était donc normal d’encourager leur floraison. Et pour y arriver, le report de la tonte de pelouse est encouragé. Toutefois,... Lire la suite >
Oui, c’est bien satisfaisant de cultiver des tomates et du basilic sur un balcon en ville. Mais il arrive un moment dans la vie où on est prêt à pousser son projet d’agriculture urbaine une petite coche plus loin. Et c’est là que notre regard se tourne vers les radis, les betteraves, les carottes, les navets, rutabagas et rabioles. Tiens, peut-être du panais aussi? D’instinct, ce ne sont pas les légumes racines qui nous viennent à l’esprit quand on pense potager urbain. Pourtant, ils sont très faciles à faire pousser en contenant. Le terreau, avec ses propriétés d’être léger et meuble, permet aux racines de grossir sans contraintes. Seul le panais peut représenter un petit défi supplémentaire. Les racines des panais sont très gourmandes en matière organique et s’enfoncent profondément dans le sol. La problématique à surveiller quand on cultive des légumes racines vient surtout de la chaleur et du manque d’eau qui sont plus fréquents pour les plantes en... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Je sais que j’ai déjà dit que les primevères, les chênes, les iris marcheurs, les plantes alpines, les rhododendrons, le dirca des marais, les hellébores et les fritillaires étaient mes plantes préférées. Eh bien, j’ai menti! Ma plante préférée, c’est la tiarelle! Comment ne pas fondre comme du caramel au soleil à la vue des petits épis de fleurs blanches et délicates des tiarelles? En fleur tout juste après les trilles, les tiarelles sont une belle trouvaille lors de mes randonnées printanières en forêt. Car, les jolies variétés que l’on cultive au jardin ont toutes un petit quelque chose bien de chez nous: la tiarelle est une plante indigène de l’est du Canada. Toutefois, et préparez-vous à un ÉNORME scandale horticole, la tiarelle cordifoliée (Tiarella cordifolia) n’est PAS indigène au Québec! Drame au pays des tiarelles québécoises! Quoi! Mais, partout, dans les livres horticoles, on dit que la tiarelle cordifoliée est une plante indigène au Québec. Pendant... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Petites billes hirsutes, lignées, tantôt jaune verdâtre, tantôt rouge carmin, au goût à la fois sucré et acidulé. Rarement elle est la vedette du jardin gourmand. Mais toujours elle fait le bonheur du jardinier nordique, car elle produit généreusement après un long et frigorifique hiver. Groseille, gadelle ou cassis? Lorsqu’on aborde le sujet des groseilliers à maquereaux, deux grands questionnements existentiels viennent rapidement à l’esprit. Le premier est de connaître la différence entre un groseillier, un gadellier et un cassissier. Le second est d’expliquer le lien entre le maquereau et les groseilles. À cette seconde question, la réponse est fort simple, car la groseille sert effectivement à concocter une sauce d’accompagnement au dit poisson. Cette appellation remonte à d’anciennes traditions culinaires françaises. Le nom persiste encore aujourd’hui, même si le maquereau et sa fameuse sauce font peu partie de notre quotidien alimentaire nord-américain. Quant à la distinction entre les groseilles, les gadelles et les cassis, elle est... Lire la suite >
Par Julie Boudreau J’ai toujours comparé le terreau à une préparation pour gâteau. Ajoutez-y trop de sel, pas assez de farine et la pâte ne lèvera pas. Ajoutez-y des pépites de chocolat ou des canneberges et ça devient fabuleux. Le terreau, c’est sensiblement pareil. Terreau n’égale pas terre Mais, avant de discuter terreau, parlons terre. On sort dans la cour, on prend une pelle, on creuse un trou. Ça, c’est la terre. La terre peut être sablonneuse, limoneuse (loameuse) ou argileuse. La terre peut être acide ou légèrement calcaire. La terre renferme de la matière organique et elle est habitée par des millions d’organismes vivants, allant des vers de terre aux bactéries, en passant par les champignons mycorhiziens. La terre est vivante, d’une certaine façon, et c’est l’amalgame de toute cette chimie physique, organique et biologique qui fait que les plantes aiment y pousser… ou pas. Pas de terre dans les pots! Sur un balcon, c’est différent. La culture en... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Le plus grand défi du jardinier urbain est de réussir à cultiver ses fleurs et ses légumes dans un milieu hors sol. Que ce soit une toiture, un balcon, une allée ou un terrain inhospitalier, force est d’admettre que les conditions ne sont pas optimales. Mettons les chances du bon côté. À commencer par le choix des contenants. Oh qu’elles sont jolies, ces images vues sur le Web d’un bel escalier où chaque marche accueille son petit pot de piment fort! Or, le jardinier expérimenté verra tout de suite la supercherie d’un tel arrangement: l’arrosage. Peu de jardiniers rêvent d’arroser trois ou quatre fois par jour ces minuscules contenants qui s’assèchent aussitôt humectés. Sur un balcon, pour se simplifier la vie, plus c’est gros, mieux c’est. En mode fusion Il faut donc opter pour les plus gros contenants possibles. Plutôt que de cultiver un pot avec des tomates, une petite jardinière de basilic et de la ciboulette... Lire la suite >
Par Julie Boudreau C’est assez facile de deviner ma grande passion pour les plantes, les jardins, les milieux naturels et tout ce qui touche de près ou de loin quelque chose qui fait de la photosynthèse. Mais ce n’est pas ma seule et unique passion. Je m’intéresse à beaucoup de choses! J’aime aussi la mycologie et mon intérêt pour l’ornithologie a franchi le cap des parulines. J’ai maintenant un curieux intérêt pour les Laridées, la famille des goélands, des mouettes, des sternes et des guifettes! Et enfin, je suis aussi mordue de films de série B, de romans graphiques et de science-fiction! J’ai un petit côté geek bien assumé. Je connais quelques mots de klingon. Je peux vous souhaiter longue vie en vulcain et j’ai déjà fait un sapin de Noël Dalek. Il m’arrive souvent de tomber sur des articles où on annonce que des insectes ont été nommés en honneur de célèbres «rockstars». Par exemple, en 2019, on a... Lire la suite >