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Trop hot, les piments forts!

Par Julie Boudreau Ça titille, ça picote, ça brûle, ça enflamme. On transpire, la face rouge comme un homard. On souffre un peu, même. Qu’à cela ne tienne. On est déjà prêt à recommencer. Après tout, c’est comme ça qu’on les aime, les piments forts. Sournois comme pas un, le piment fort, sous ses allures de mignon petit fruit rouge, gagne chaque année de plus en plus d’adeptes auprès des amateurs de sensations fortes. Représentant un défi pour certains, symbole de gratification sociale pour d’autres, la dégustation des piments forts en est aussi une de découverte des différentes et subtiles saveurs qui se cachent derrière l’irritabilité des papilles. Car on peut aisément associer une dizaine de piments forts à leurs cuisines typiques. Le piment Tabasco et sa célèbre sauce arrivent vite à l’esprit. Celui-ci se distingue largement du goût pimenté d’un chili texan, d’un mole poblano mexicain, d’une sauce pimento brésilienne, d’un tandoori indien, d’un jerk des Caraïbes, d’un harissa... Lire la suite >

Les camerises continuent de soulever les passions

Dire qu’avant 2006, ce mot n’existait même pas. Pourtant, la plante qu’il désigne, le chèvrefeuille comestible, est bien connue de plusieurs populations du nord, et ce, depuis plusieurs siècles. Car elle est tout de même récente, cette popularité du camerisier dans les jardins québécois. À peine dix ans en arrière et sa culture était marginale. D’ailleurs, une seule sous-espèce, Lonicera caerulea var. edulis, était disponible pour qui savait où chercher (je l’avais commandé de Colombie-Britannique, par la poste, avec un timbre et un mandat-poste!). Depuis, les Russes ont développé plus d’une soixantaine de cultivars de chèvrefeuille comestible, aussi appelé «haskap». Le gourmand québécois a maintenant un accès facile à une dizaine de cultivars, les plus populaires étant ‘Borealis’ et ‘Blue Belle’. Une nouveauté dans l’univers des petits fruits Ce sont les fruits des camerisiers, aux allures de bleuets allongés, qui sont la source de l’engouement pour ce fruit «nouveau». Ces baies ont une saveur unique et difficilement comparable à autre... Lire la suite >

J’aimerais ça, des belles pommes bio, cette année!

Dans mon «immense» jardin écologique, je cultive des pommes bio. Des Belmac bio. Mais, un tout petit problème persiste… la mouche de la pomme. Le pommier ‘Belmac’ est une variété développée dans les années 1990 et mise de l’avant pour sa grande résistance à la tavelure. À l’époque, j’ai trouvé cela incroyable et c’est donc le pommier que j’ai volontairement choisi pour ma petite cour de banlieue. Et côté résistance aux maladies, il répond pleinement aux attentes. La mouche de la pomme, cet obstacle à de belles pommes bio Même si mon pommier est très résistant aux maladies, il n’est pas du tout à l’abri des insectes. Tous les deux ans (car mon pommier produit tous les deux ans), 90% des pommes que je récolte sont «piquées». Et le coupable, c’est la mouche de la pomme (Rhagoletis pomonella). Fondamentalement, ce n’est pas si grave que cela. Je garde les belles pommes épargnées pour la consommation fraîche (comme  pommes à croquer)... Lire la suite >

Rutilante rhubarbe

Belle oubliée du temps de nos grands-parents. Toujours on la voit du coin de l’œil, dans les vieux jardins, survivant aux affres du temps sur les fermettes abandonnées, acculée à la grange, longeant la clôture de perches de cèdre. Il est grand temps de lui redonner ses lettres de noblesse et de vanter ses mérites aux quatre coins du jardin. La rhubarbe est un légume fabuleux. D’abord parce qu’il est vivace, ce qui veut dire qu’on le plante une fois et qu’il revient fidèlement d’année en année. La rhubarbe produit pratiquement pour toujours. Elle pousse même en zone 3. Ensuite, ce légume est peu affecté par les insectes et maladies. On peut l’installer dans un recoin, au fond du jardin, et pratiquement l’oublier… sauf en saison de la tarte fraises et rhubarbe. Aussi belle que bonne! Toutefois, implanter la rhubarbe dans un endroit reculé serait bien peu rendre hommage à ses qualités ornementales. La rhubarbe est une plante architecturalement intéressante.... Lire la suite >

Les fines herbes en mode urbain

Par Julie Boudreau Appartements, condos, maisons de ville… Multiples sont les demeures en ville, et même en banlieue, où l’espace à planter est rare, voire inexistant. Pour verdir un peu son milieu de vie, tout repose sur les balcons, les bords de fenêtres ou le seuil de l’entrée. Le premier réflexe est de cultiver des fines herbes et c’est une excellente idée, car les herbes aromatiques font partie des plantes idéales pour la culture en contenant. Quelques conseils pour s’y mettre… ou pour parfaire son art. D’emblée, pratiquement toutes les fines herbes se cultivent assez bien sur un balcon. Dans la mesure où les contenants sont assez volumineux et que l’on opte pour un terreau adapté à la culture en contenant, bien enrichi de compost ou d’engrais naturels, on peut donner libre cours à ses envies aromatiques. Dans la plupart des cas, le plein soleil est un prérequis, mais beaucoup de fines herbes donnent des résultats satisfaisants dans une ombre... Lire la suite >

Des amours de mini tomates!

Julie Boudreau Belles comme des perles d’amour, bonnes comme des bonbons de jardin, les tomates miniatures sèment la jalousie parmi les autres légumes du jardin, car elles sont incontestablement les grandes favorites du jardinier. Dès leur popularisation au milieu du 19e siècle, les tomates de tout acabit ont rapidement gravi les échelons du palmarès des légumes les plus aimés. Dans les catalogues, chaque semencier proposait au moins une variété de «tomates cerises», même si la tendance commerciale de l’époque était d’offrir la plus grosse tomate qui soit. Honteusement, les tomates cerises furent mises au second plan, car elles avaient trop l’apparence de leurs ancêtres péruviens, dont on voulait s’éloigner. Et pourtant, le consommateur n’avait pas dit son dernier mot: des baies, pas plus grosses que des raisins, c’est le nec plus ultra pour un amateur de légumes frais. Plus faciles à cultiver C’est un fait avéré, les tomates miniatures ont gardé un petit quelque chose de leurs origines, du côté... Lire la suite >

Belles fleurs pour une pelouse diversifiée

Par Julie Boudreau Avec le mois de Mai sans tondeuse qui bat son plein, il est normal de s’intéresser aux raisons et aux motivations qui nous incitent à repousser la date de la première tonte de la pelouse. Une des principales raisons, ce sont les fleurs! Des fleurs pour les pollinisateurs Les premières fleurs à apparaître au printemps sont essentielles aux insectes pollinisateurs. C’est devant cette grande carence de pollen hâtif que les initiatives pour encourager l’ajout de fleurs printanières dans les pelouses sont nées. En effet, dès le retour de la chaleur, les insectes pollinisateurs partent à la recherche de nourriture: du pollen et du nectar. En milieu urbain surtout, la destruction des habitats naturels et la minéralisation des surfaces rendent ces fleurs plus rares. Le pissenlit étant une des fleurs les plus intéressantes pour les insectes pollinisateurs, il était donc normal d’encourager leur floraison. Et pour y arriver, le report de la tonte de pelouse est encouragé. Toutefois,... Lire la suite >

À l’assaut des légumes racines… sur un balcon

Oui, c’est bien satisfaisant de cultiver des tomates et du basilic sur un balcon en ville. Mais il arrive un moment dans la vie où on est prêt à pousser son projet d’agriculture urbaine une petite coche plus loin. Et c’est là que notre regard se tourne vers les radis, les betteraves, les carottes, les navets, rutabagas et rabioles. Tiens, peut-être du panais aussi? D’instinct, ce ne sont pas les légumes racines qui nous viennent à l’esprit quand on pense potager urbain. Pourtant, ils sont très faciles à faire pousser en contenant. Le terreau, avec ses propriétés d’être léger et meuble, permet aux racines de grossir sans contraintes. Seul le panais peut représenter un petit défi supplémentaire. Les racines des panais sont très gourmandes en matière organique et s’enfoncent profondément dans le sol. La problématique à surveiller quand on cultive des légumes racines vient surtout de la chaleur et du manque d’eau qui sont plus fréquents pour les plantes en... Lire la suite >

Les tiarelles pour le jardin d’ombre

Par Julie Boudreau Je sais que j’ai déjà dit que les primevères, les chênes, les iris marcheurs, les plantes alpines, les rhododendrons, le dirca des marais, les hellébores et les fritillaires étaient mes plantes préférées. Eh bien, j’ai menti! Ma plante préférée, c’est la tiarelle! Comment ne pas fondre comme du caramel au soleil à la vue des petits épis de fleurs blanches et délicates des tiarelles? En fleur tout juste après les trilles, les tiarelles sont une belle trouvaille lors de mes randonnées printanières en forêt. Car, les jolies variétés que l’on cultive au jardin ont toutes un petit quelque chose bien de chez nous: la tiarelle est une plante indigène de l’est du Canada. Toutefois, et préparez-vous à un ÉNORME scandale horticole, la tiarelle cordifoliée (Tiarella cordifolia) n’est PAS indigène au Québec! Drame au pays des tiarelles québécoises! Quoi! Mais, partout, dans les livres horticoles, on dit que la tiarelle cordifoliée est une plante indigène au Québec. Pendant... Lire la suite >

Cultivez des groseilles à maquereau

Par Julie Boudreau Petites billes hirsutes, lignées, tantôt jaune verdâtre, tantôt rouge carmin, au goût à la fois sucré et acidulé. Rarement elle est la vedette du jardin gourmand. Mais toujours elle fait le bonheur du jardinier nordique, car elle produit généreusement après un long et frigorifique hiver. Groseille, gadelle ou cassis? Lorsqu’on aborde le sujet des groseilliers à maquereaux, deux grands questionnements existentiels viennent rapidement à l’esprit. Le premier est de connaître la différence entre un groseillier, un gadellier et un cassissier. Le second est d’expliquer le lien entre le maquereau et les groseilles. À cette seconde question, la réponse est fort simple, car la groseille sert effectivement à concocter une sauce d’accompagnement au dit poisson. Cette appellation remonte à d’anciennes traditions culinaires françaises. Le nom persiste encore aujourd’hui, même si le maquereau et sa fameuse sauce font peu partie de notre quotidien alimentaire nord-américain.  Quant à la distinction entre les groseilles, les gadelles et les cassis, elle est... Lire la suite >

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