Dans la cour arrière, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir une vue sur les vallées onduleuses de Charlevoix ou les battures du Saint-Laurent (Ah! Les chanceux!). La plupart d’entre nous avons des voisins. Parfois, plusieurs voisins! C’est d’ailleurs la réalité dans plusieurs développements résidentiels, où les maisons sont très proches les unes des autres. Cela a pour effet fâcheux d’avoir deux ou trois (jusqu’à sept) voisins qui ont une vue directe dans notre cour. La clôture a une limite… mais pas les plantes! Dans la plupart des municipalités, on peut ériger une clôture d’au plus 1,80 mètres (6 pieds). C’est le maximum autorisé par la réglementation. Malheureusement, ce n’est pas toujours assez. Surtout quand la terrasse extérieure est le moindrement surélevée. Ou quand les voisins ne sont pas des plus sympathiques. On ne peut pas hausser la clôture, mais on peut certainement installer un écran juste devant la clôture pour y laisser pousser des plantes grimpantes. Une... Lire la suite >
Ces derniers temps, on entend beaucoup parler du sol vivant et de son importance. Mais, que veut-on dire exactement par cette expression? Par Julie Boudreau Le sol vivant, c’est comme la grosse nouveauté, le nouveau mot à la mode. Cependant, il n’y a rien de nouveau dans ce concept. On sait depuis belle lurette que le sol contient de la vie et qu’elle est essentielle. En fait, le sol est considéré comme un des habitats microbiens les plus complexes qui soient. Vivant? Comme quoi? On estime que près du quart des espèces vivantes décrites à ce jour se trouvent dans le sol! Si ce n’est pas de la vie, ça! Eh oui! Cette poignée de terre que tu tiens dans tes mains, ce n’est pas seulement des grains de sable, des grains de limon ou des mottes d’argile et des petits morceaux de feuilles mortes. C’est aussi de minuscules champignons, des bactéries, des algues, des nématodes, des insectes, des acariens,... Lire la suite >
Depuis plusieurs années, on sent un engouement grandissant envers les plantes d’intérieur et en particulier pour les cactus et les succulentes. C’est dans ce contexte que les Serres FJC Lavoie lancent le tout premier Salon québécois des cactus et succulentes. Visant le libre-échange des savoirs, l’événement se déroulera les 27 et 28 août 2022, de 9h à 19h, aux Serres FJC Lavoie, 1470, avenue des Perron à Laval. Inspirés par ce qui a déjà cours ailleurs dans le monde, les organisateurs souhaitent rassembler en un même endroit les amateurs de cactus et de succulentes. Ce sera pour ces passionnés une occasion de présenter leurs pièces de collection lors d’une petite compétition amicale. L’événement réunira également des entreprises incontournables dans le domaine des cactus et des succulentes, tant au niveau des plantes que des produits connexes. Des artisans, des créateurs et des conférenciers inspirés par ces plantes seront aussi au rendez-vous. L’Association québécoise des plantes à caudex, cactus et succulentes (AQCCS)... Lire la suite >
Ce printemps, le National Garden Bureau annonçait que 2022 serait l’année de la verveine. On parlait ici de la verveine annuelle, celle qui agrémente nos jardinières suspendues et nos contenants décoratifs. Toutefois, cela m’a donné envie de vous parler d’une de mes verveines préférées, la verveine hastée. Une plante indigène aux qualités ornementales Eh oui, la verveine hastée (Verbena hastata) est une plante indigène au Québec. On l’appelle aussi la verveine américaine ou la verveine des marais. Sa répartition s’étend du sud du Canada jusqu’en Floride et au Nouveau-Mexique. On la croise dans les fossés humides et sur les rives herbeuses où elle forme de petites colonies. Cela dit, on la croise aussi en bordure des escarpements rocheux ou dans des sols plus secs. C’est une plante au port dressé, qui peut atteindre jusqu’à 180 cm de hauteur, même si elle en fait généralement entre 75 et 120. Les feuilles, plutôt élancées et de texture rugueuse, sont parfois utilisées en... Lire la suite >
Que ce soit sur le chemin des vacances ou pour une petite escapade d’une fin de semaine, visiter un jardin demeure un projet incontournable quand on aime les plantes! Rarement envahis par les touristes pressés de tout voir ce qu’il faut voir, les jardins à visiter occupent quelques heures d’une journée dans un contexte de lenteur. On déambule, on savoure, on s’émerveille et on remplit ses batteries! Des jardins privés? Au Québec, en tout et partout, il y a près d’une centaine de jardins à visiter, et ce, dans toutes les régions administratives de la province (sans exception)! Il y a des jardins publics, comme le Jardin botanique de Montréal, le Domaine Joly-De Lotbinière ou le Jardin universitaire Roger-Van den Hende. Puis, il y a des jardins privés à visiter et quelques pépinières spécialisées qui proposent des jardins de démonstration. Je vous propose ici trois jardins privés ouverts au public. Il s’agit donc de jardins «chez quelqu’un». Les propriétaires des... Lire la suite >
J’ai toujours eu un petit faible pour les jardins de cottage. Pas surprenant. Parlez-moi d’un jardin de plantes libres et j’adhère! D’où vient le jardin de cottage? La trace historique des jardins de cottage peut remonter au 14e siècle. Cependant, on les associe généralement au milieu du 19e siècle, en Angleterre. À cette époque, on cherchait à se dissocier des jardins formels, à la française. Comment décrire le charme et l’intérêt des jardins de cottage? Je cède ici la place à l’écrivaine et designer de jardins britannique Vita Sackville-West. Elle résume parfaitement l’essence de ces jardins: «C’est un endroit où les plantes poussent entremêlées, les arbustes à fleurs se fondent dans les rosiers, les plantes herbacées cohabitent avec les bulbes, les plantes grimpantes s’étalent par-dessus les haies et les graines germent là où elles choisissent de se semer.» Vita Sackville-West Le jardin de cottage convient parfaitement aux petits espaces. Ainsi, il constitue un aménagement idéal pour les petites façades en... Lire la suite >
Quand on a un petit penchant «paresseux» au jardin, il est normal de faire de plus en plus de place aux plantes vivaces: celles qui repoussent fidèlement chaque année. Les fines herbes ne font pas exception. Chaque année, ma collection de fines herbes vivaces s’enrichit d’une ou deux espèces supplémentaires. Je découvre des plantes aromatiques non rapportées vivaces qui survivent dans mon jardin de climat nordique (en zone 5 tout de même). Faire un compromis sur la saveur Dans bien des cas, il existe deux versions de la même plante: une version rustique et une version qui l’est moins. À mon grand regret, les fines herbes moins rustiques sont bien souvent celles qui sont les plus intéressantes du point de vue de la qualité gustative. Qu’à cela ne tienne, les versions rustiques remplissent très bien leur rôle et leur extrême facilité de culture ne me fait nullement regretter de les avoir élues dans mon jardin. La ciboulette… et les oignons... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Ce printemps, j’ai vu un colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) butiner les fleurs d’un camerisier dans mon jardin. Sa visite m’a surprise, car je n’avais jamais pensé qu’il pouvait s’intéresser aux fleurs printanières. On le voit plus souvent en juillet ou en août quand les fleurs des plantes vivaces sont à leur apogée. Cela m’a amenée à me poser des questions sur les préférences florales des colibris. Voici le résultat de ma petite recherche. D’abord, pour nos lecteurs canadiens, on apprend sur eBird que le colibri à gorge rubis est le seul à nicher dans l’Est du Canada, ce qui rend son identification facile. Malheureusement, les colibris sont pratiquement inexistants en Europe, même si quelques signalements sont rapportés occasionnellement. Avant de révéler l’identité de nos cinq favorites, mettons cartes sur table quant aux mythes et réalités qui entourent les plantes visitées par les colibris. Plus c’est naturel, meilleur c’est! On tentera autant que possible d’offrir aux... Lire la suite >
Par Julie Boudreau La grande dame des Jardins de Métis, Elsie Reford, célébrerait son 150e anniversaire cette année. Pour célébrer l’événement, les Jardins de Métis ont mis en place une programmation d’événements spéciaux qui soulignent l’incroyable héritage que nous a légué la créatrice des Jardins de Métis. Cette semaine, c’est une nouvelle baladodiffusion qui voyait le jour. Et je suis sous le charme. Les fabuleux jardins d’Elsie Reford est un parcours historique et poétique qui propose une visite immersive dans les Jardins, tout en dressant le portrait d’Elsie. En cinq épisodes d’environ une trentaine de minutes chacun, accompagnés par la comédienne Marie-Thérèse Fortin, on sillonne cet endroit splendide aux 3000 variétés de plantes. On découvre Elsie Reford, la créatrice des Jardins de Métis, l’histoire des jardins qu’elle aura mis 32 ans à mettre en œuvre, le fruit de son travail et de celles et ceux qui en assurent la préservation aujourd’hui. Et quelle chance d’avoir la comédienne Marie-Thérèse Fortin, originaire... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Je partage avec le jardinier paresseux de nombreuses idéologies horticoles. L’une d’elles est de ne pas s’acharner sur les plantes qui poussent mal ou qui sont envahies par les insectes et les maladies. Si ça ne pousse pas bien, on s’en débarrasse et on plante autre chose. Cependant, comme tout bon jardinier passionné qui se respecte, il y a des plantes que j’adore et pour lesquelles je suis prête à TOUT! Même à accepter le pire! C’est le cas des rhododendrons (Rhododendron spp.). Les rhododendrons forment un vaste groupe d’arbustes et, en horticulture, on les subdivise généralement en trois grands groupes: les rhododendrons à petites feuilles persistantes, les rhododendrons à larges feuilles persistantes, puis les rhododendrons à feuillage caduc, que l’on appelle communément les azalées. Un nouvel ennemi C’est dans ce dernier groupe d’azalées que sont apparues dans mon jardin près de Montréal, il y a quelques années, de petites larves vertes. Celles-ci dévorent les feuilles dans le... Lire la suite >