Par Julie Boudreau Tout jardinier vit avec l’illusion que tout le sol qui entoure sa propriété lui appartient et qu’il peut en disposer comme bon lui semble. Autrement dit, on peut tout planter, n’importe où. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, car plusieurs municipalités imposent des règles de bonne conduite citoyenne qui limitent la hauteur des haies, la hauteur de la pelouse et même ce que l’on peut ou ne peut pas planter devant sa maison. Si de telles règles existent, c’est qu’un jour ou l’autre, des citoyens plus zélés que les autres ont porté plainte et ont invité la ville à légiférer en la matière. Les lois et les règlements découlent souvent des abus de la minorité. Mais avec la grande mouvance environnementale que nous vivons, il est plus que temps de remettre en question certaines de ces contraintes végétales. La petite histoire Il y a environ une dizaine d’années, la présence de potagers en façade faisait les... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Il y a quelques années, un journaliste à sensation avait fait la une avec l’histoire d’un paysagiste qui avait déroulé de la pelouse en plaque sur un beau tapis de neige. Eh oui, il avait neigé la veille. Le journaliste en question criait au scandale et au manque de savoir-faire. Nous, les horticulteurs, on trouvait cela normal et on se demandait où était le problème. Car nous sommes plusieurs, qui, faute de temps à l’automne, étirons la saison de plantation jusqu’aux premières neiges. Et l’expérience nous donne raison. Oui, on peut continuer les travaux de plantation, même quand il neige, même quand le sol est gelé. Et au printemps, c’est comme si de rien n’était. Tout pousse normalement. En dormance… on dort! La principale explication est tout simplement qu’à partir du moment où une plante est en dormance, elle cesse sa croissance et entre dans une sorte de sommeil qui fait qu’elle se rend à peine compte... Lire la suite >
Au pays des courges, comme au pays des Hommes, il ne faut jamais se fier aux apparences. Mes courges favorites sortent tout droit du musée des horreurs! Et pourtant… quelles merveilles! Amenez-en des verrues, des malformations et des teintes d’une pâleur cadavérique. Vive les courges étranges… et bonnes! Blue Hubbard: la courge Frankenstein Avouez qu’elle a les allures du monstre mythique avec ses extrémités étirées et sa chair bosselée, d’un vert-de-gris incertain. Elle est la favorite de plusieurs jardiniers, surtout en raison de sa très longue durée de conservation sur les tablettes. De toutes les courges conservées pour l’hiver, c’est la toute dernière à plonger dans les chaudrons. Sous ses allures de bête hideuse se cache une chaire orange vif au léger goût de muscade. Un ravissement pour le fin palais des experts dégustateurs de courges. La légende veut que cette courge ait fait la traversée par bateau, entre les Indes occidentales et le Massachusetts, en 1854. Une certaine Miss... Lire la suite >
La semaine dernière, je vous ai présenté MA technique de plantation d’arbres en détails, tout en soulignant ce fait avéré qu’il y a autant de techniques de plantation que de planteurs! Et qu’en réalité, ces différentes techniques aboutissent toutes au même résultat: une plantation réussie. Cette semaine, jetons un coup d’œil sur ces autres pratiques. La technique du poisson Lorsque j’ai commencé mes études en horticulture, mon père m’a partagé une bien drôle d’histoire. Il disait que son propre père, originaire de la Baie-des-Chaleurs au Nouveau-Brunswick, déposait un poisson au fond du trou chaque fois qu’il plantait un arbre. J’ai plus tard découvert que c’est une pratique courante chez à peu près tous les habitants côtiers. Le raisonnement derrière cette idée est que le poisson en décomposition libérera de l’azote et divers éléments nutritifs qui nourriront le jeune arbre. On peut aussi deviner que cette pratique maintient une certaine humidité dans le sol. Quoi qu’il en soit, on ne peut... Lire la suite >
Il y a autant de façons de planter un arbre qu’il y a de jardiniers sur Terre! C’est un constat dont j’ai pris connaissance, il y a bien des années de cela. Confiante que MA technique était LA technique, quel ne fut pas mon étonnement de découvrir que les autres aussi savaient planter des arbres avec succès! Cette semaine, j’avais envie de vous partager MA technique, puis je vous ferai découvrir les autres techniques, tout aussi valables que la mienne. MA technique (la meilleure) pour planter des arbres Il faut dire d’entrée de jeu que j’ai appris à planter des arbres à l’école, lors de ma formation en horticulture ornementale. Apprise dans un contexte hautement professionnel (merci, Guy!), la technique de plantation était celle des normes du BNQ (Bureau de normalisation du Québec). Depuis, j’ai planté plusieurs centaines d’arbres aussi bien dans la belle terre meuble que dans le gravier compacté. Et ma façon de planter les arbres est demeurée... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Tous les jardiniers ont une saison préférée. Pour moi, c’est le printemps, sans hésitations! L’éveil de la nature, les verts tendres, les rhododendrons et la flore printanière des sous-bois. Quel spectacle! Bien sûr, les bulbes y sont pour beaucoup. Je voulais aujourd’hui rendre hommage aux petits bulbes, ceux qui atteignent moins de 15 cm de hauteur. C’est pour ajouter un brin d’originalité que l’on a commencé à encourager la plantation des petits bulbes, surtout des crocus, dans la pelouse. J’ai moi-même, dans un certain élan de folie horticole passagère, tenté de reproduire, avec des crocus, une œuvre du courant automatiste de Riopelle dans ma propre pelouse. Ce ne fut pas le succès espéré! Mais ma pelouse conserve de très beaux vestiges de cette période. Oui, les crocus dans la pelouse ça pousse… et c’est beau! Toutefois, j’ai le sentiment que lorsqu’il est question des petits bulbes, par automatisme justement, on les consacre systématiquement à la pelouse. Me... Lire la suite >
Chaque année, bon an mal an, avec la sortie des étalages de citrouilles en épicerie, arrivent les chrysanthèmes d’automne. Oui, ils sont splendides, tout simplement déposés dans un beau pot décoratif en terre cuite ou enfouis dans un panier de lattes de bois. On peut dissimuler les pots de plastique noirs qui les contiennent derrière des retailles de jute, retenues avec du raphia. Ça fait très «automne» et c’est d’une simplicité extrême. Une minute de recherche sur Pinterest suffit pour découvrir des centaines de photos de grosse citrouille évidée servant de contenant décoratif pour recevoir un beau gros chrysanthème d’automne tout fleuri. Et tout ça pour quoi? Pour ajouter une touche de couleur là où les annuelles commencent à rendre l’âme… et pour égayer le décor de cette fête des petits monstres qui approche (eh oui, l’Halloween). C’est aussi, parce que si vous lisez ce blogue, vous êtes comme moi! Vous aimez les fleurs et vous voulez que ça dure... Lire la suite >
C’est un réflexe naturel pour certains, et un rituel pour d’autres, de planifier une ou deux visites de jardins durant l’été. Cela va de soi! Il fait beau, tout est en fleur et c’est le temps des vacances! On a le temps pour errer, se balader et se laisser imprégner par la beauté des fleurs et des feuillages. Visiter un jardin fait du bien, dans tous les sens du terme. C’est bon pour la santé physique, bon pour la santé mentale et bon pour le moral. Cela a largement été démontré et mis à l’avant-plan dans l’actualité ce printemps avec le lancement de Prescri-Nature. Inspiré du programme national PaRx qui a vu le jour en Colombie-Britannique en 2020, Prescri-Nature reconnaît le rôle actif des professionnels de la santé dans la promotion de saines habitudes de vie, incluant les bienfaits d’un contact régulier avec la nature. En des mots plus simples, les médecins prescrivent maintenant des promenades en nature pour guérir... Lire la suite >
On connaît depuis la nuit des temps les ingrédients qui composent une bonne bière froide. Mais ce n’est qu’assez récemment que les jardiniers ont réalisé qu’ils pouvaient cultiver quelques-uns de ces ingrédients dans leur propre cour. Le houblon est de ce nombre. En horticulture, le houblon n’est pas une nouveauté. On le cultive comme plante grimpante depuis très longtemps et, jusqu’à tout récemment, notre choix se limitait à la variété verte (Humulus lupulus) ou dorée (Humulus lupulus ‘Aureus’). Ce qui a changé, c’est l’accessibilité à plusieurs cultivars spécialement développés pour la fabrication de la bière. Les faits et méfaits du houblon D’abord, un coup d’œil sur la plante en soi. Comme mentionné précédemment, le houblon est une plante grimpante qui peut survivre jusqu’en zone 3. Avec ses grandes feuilles larges et de forme unique, elle peut couvrir 2 ou 3 m de largeur par 5 ou 6 m de hauteur. Sur le plan ornemental, on aime cultiver le houblon pour... Lire la suite >
Il y a des plantes comme ça, pour lesquelles on a un petit coup de cœur tout naturel. L’origan doré (Origanum vulgare ‘Aureum’) est l’une d’elles. À l’origine, l’origan doré est une herbe aromatique, à feuillage jaune, d’environ 25 cm de hauteur, avec de petites fleurs blanc rosé que plusieurs jardiniers suppriment. Il est largement convenu que l’origan doré n’est pas le meilleur origan, côté saveur. Par contre, son feuillage décoratif est très intéressant pour rehausser les arrangements de plantes. Avec ses amies les fines herbes Évidemment, l’origan doré est la touche de couleur dans une boîte à fleurs de fines herbes. On peut la marier à la ciboulette, la menthe, le basilic ou le thym. Il en est de même en pleine terre, où elle est parfaite en bordure d’une allée de fines herbes mixtes. Dans les contenants décoratifs Même si l’origan doré est rustique en zone 4, on peut décider volontairement de la cultiver comme une annuelle. En... Lire la suite >