Étant une horticultrice qui travaille dans le domaine des communications depuis plus de 20 ans déjà, on me demande souvent si j’ai un jardin. De toute évidence, la réponse est affirmative. Et cela est souvent suivi du commentaire «Ça doit être beau chez toi?» Est c’est là que le rêve de mon fabuleux jardin s’écroule, car la réponse est «Non»! La cordonnière est mal chaussée, vous direz-vous. C’est un classique. Il y a un peu de cela, mais ce n’est pas tout à fait cela. La vérité, c’est que je ne raffole pas des jardins proprement tenus et finement découpés. J’aime les jardins fouillis! C’est quoi au juste, un beau jardin? L’esthétisme, la beauté. Voilà un sujet tellement subjectif, et ce, dans tous les domaines, que ce soit la mode, la coiffure, le maquillage, l’architecture, l’art, etc. Généralement déterminée par des courants sociaux, la définition de la beauté tient à peu de choses et cette définition change avec le temps.... Lire la suite >
Par Julie Boudreau La passion pour les plantes succulentes commence souvent par l’achat de quelques petites plantes «trop mignonnes» simplement identifiées «plantes succulentes assorties». Puis, avec le temps, on découvre des mots nouveaux: Aloe, Agave, Echeveria, Haworthia, Gasteria et bien d’autres! C’est alors que l’on passe des heures sur Internet à essayer d’identifier correctement (en latin, svp!) nos plantes trop mignonnes. Après cela, bien sûr, plus moyen de revenir en arrière. Nous voilà engouffrés dans une spirale où, au nom de la nouvelle passion, nous sauterons yeux fermés et pieds joints dans le puits sans fond de la connaissance: celle des plantes succulentes (pour cette semaine!). Parmi toutes ces espèces nouvelles, il y en a deux qui se ressemblent, parfois à s’y méprendre: les haworthias (Haworthia spp.) et les gastérias (Gasteria spp.). Voici quelques pistes pour les différencier. Les points communs entre Haworthia et Gasteria Une étude approfondie de ces deux genres nous révèle à quel point les botanistes sont... Lire la suite >
Pour un jardinier, l’hiver est symbole de projets! C’est la pause du désherbage, mais c’est aussi la période où le cerveau bouillonne et a le temps de penser… aux projets horticoles de la prochaine année! Changer telle ou telle plante de place, créer une nouvelle plate-bande, remplacer celle qui ne livre pas la marchandise. Voici donc un livre bien intéressant qui pourrait être une grande inspiration pour vos futures plates-bandes fleuries. Il s’agit de «Color Schemes for the Flower Garden» de Gertrude Jekyll. Malheureusement, ce livre ne semble pas avoir été traduit en français. Publié pour la première fois en 1908, ce texte a eu une grande influence sur mon approche en design de jardins. Il a radicalement changé ma façon de concevoir ce qu’on pourrait qualifier de beaux aménagements paysagers. Entendons-nous bien, je n’ai pas fait de l’aménagement paysager l’essentiel de ma carrière en horticulture et je n’ai aucunement la prétention de détenir LA recette pour créer de beaux... Lire la suite >
Il y a une dizaine d’années de cela, j’ai trouvé au bord du chemin deux beaux agaves en pot à donner. Dans un grand élan de sauveuse de plantes, je les ai rapportées à la maison et je les cultive depuis. Chaque automne, je les rentre à l’intérieur pour l’hiver et puisqu’elles sont d’une grande simplicité de culture, les agaves figurent sur ma liste des plantes faciles. C’est ainsi que je suis tombée sous le charme des formes naines de cette espèce. Les agaves, en résumé Les agaves forment un vaste genre de plus de 250 espèces qui sont toutes concentrées dans les territoires désertiques et semi-désertiques qui va du nord-est des États-Unis, jusqu’au Vénézuéla. Ce sont des plantes d’Amérique. Autrefois dans une famille bien à elles, les Agavacées, elles se trouvent maintenant dans la famille des Asparagacées, en compagnie des asperges, des hostas, des muguets et des plantes-araignées! Les agaves miniatures L’intérêt des agaves miniatures est d’abord leur extrême... Lire la suite >
Par Julie Boudreau On peut dire que ces temps-ci, les mots «tendance» de l’année sont « biodiversité » et «plantes mellifères»! Ils sont sur toutes les lèvres, dans tous les articles qui parlent d’environnement et oui, moi aussi… je l’avoue, je suis une sauveuse d’abeilles, par ricochet! Cela n’a rien de bien surprenant, car les facteurs faisant obstacle à la bonne santé des populations d’insectes pollinisateurs sont nombreux. Perte d’habitats, pressions urbaines, pollution, pesticides, parasites… Il est bien normal d’avoir envie de faire sa part afin de contrecarrer tous ces effets néfastes. Une des solutions proposées pour contribuer à la bonne santé des populations d’insectes pollinisateurs est de planter des végétaux qui les attirent. Les plantes riches en nectar font partie du lot. Pollen, miel ou nectar? Jouons un peu avec les mots. On entend souvent parler de plantes mellifères, d’insectes pollinisateurs et de plantes nectarifères. Même si on tourne à peu près autour de la même fleur, il y a de... Lire la suite >
Le poinsettia, c’est bien connu, est LA plante vedette du temps des Fêtes et je m’en confesse, chaque année, je m’en procure des dizaines que j’offre en cadeau à tout un chacun. Toutefois, c’est bien parfois de faire changement. Et je connais même des gens (dont je tairai l’identité) qui détestent carrément les poinsettias. Pour ces grincheux de Noël, et pour qui auraient envie de faire changement, il y a des alternatives. De très belles alternatives. Le mystérieux gros oignon J’espère avoir la chance, l’an prochain peut-être, de vous parler de long en large de l’amaryllis (Hippeastrum), car selon moi c’est la plante parfaite à offrir à une personne qui ne jardine pas. En résumé, il s’agit d’un gros bulbe qui fleurit dès sa sortie de dormance. On achète le bulbe et 6 à 8 semaines plus tard, il est en fleur! Et quelle belle floraison! L’amaryllis est si facile à faire fleurir que les commerçants offrent même des bulbes... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Chaque année, depuis 123 ans maintenant, la National Audubon Society organise le Recensement des oiseaux de Noël (Christmas Bird Count). Et cette année, l’événement se tiendra du 14 décembre 2022 au 5 janvier 2023. Tenu pour la première fois en 1900, il s’agit encore à ce jour, d’un des plus importants programmes de science citoyenne en Amérique du Nord. Eh oui, tout le monde peut participer. Même toi! Personnellement, j’adore la science citoyenne, car elle nous permet de contribuer à la science sans avoir une maîtrise en prérequis! Qu’est-ce que la recension des oiseaux de Noël? Tout a commencé avec Frank Chapman et une vingtaine d’autres conservateurs. Initialement, ce projet avait pour but de démontrer qu’on pouvait faire de la conservation par l’observation, plutôt que par la chasse. Cela semble évident de nos jours, mais ce ne l’était pas en 1900! Il s’agit d’un recensement hivernal où des milliers de citoyens comptent les oiseaux, pendant 24 heures... Lire la suite >
Pendant les 10 premières années de mon métier d’horticultrice, je me suis tenue loin des cactus. Ça meurt tout le temps ces petites bêtes-là. Ça se dit la plante la mieux adaptée aux pires conditions climatiques extrêmes, mais ça ratatine au moindre soin qu’on veut leur prodigue dans la maison. En vérité, j’ai évité les cactus pendant des années parce que je ne savais pas comment les garder en vie! Mais cela a changé. En 2009! Cette année-là, je devais organiser une session photo pour une revue de jardinage, et le thème était la terrasse au plein soleil, avec une petite touche de cour intérieure à la mexicaine. Les cactus étaient de mise. J’avais donc fait l’acquisition d’une dizaine de cactus en pots de terre cuite à disposer ici et là sur la terrasse. Des beaux cactus! Un épineux problème Une fois la journée terminée, on retourne au magasin le mobilier, les coussins et les objets décoratifs. Je rapporte chez... Lire la suite >
J’éprouve une certaine réticence à faire l’éloge de la marmotte. Après tout, elle est la plupart du temps le pire cauchemar de certains jardiniers qui sont aux prises avec ses ravages… et sa gourmandise. Toutefois, je suis tombée récemment sur une étude scientifique qui faisait l’éloge d’un proche cousin de la marmotte, allant même jusqu’à la consacrer premier exemple d’un mammifère non humain à pratiquer l’agriculture! En effet, il y a en Floride, un petit rongeur dénommé le gaufre à poches du Sud-Est (Geomys pinetis) qui peut creuser un vaste réseau de tunnels, aussi grand qu’un terrain de football. À titre comparatif, notre chère marmotte commune creuse rarement un tunnel de plus de 7 mètres de longueur. Les scientifiques se sont donc demandé pour quoi un si vaste réseau de tunnels? Pour manger des pissenlits par la racine! Eh oui, le gaufre se nourrit en partie des racines qui envahissent ses tunnels. Mais il a la brillante habitude de ne... Lire la suite >
Je vis depuis 20 ans avec un jardin qui se trouve dans un loam sablonneux. Dans mon vocabulaire horticole, c’est ce qu’on appelle de la crème! Un beau sol sans pierres, facile à creuser. Une belle terre meuble où je peux creuser, creuser, creuser sans jamais m’épuiser! Le paradis, me direz-vous! Toutefois, mon sol est davantage sablonneux que limoneux, ce qui fait que je dois faire une croix sur certaines plantes qui recherchent des sols bien riches et plus consistants. Rapidement, j’ai découvert ce que j’appelle « ma palette » (comme une palette de couleurs). C’est une liste grossière de plantes qui sont parfaitement heureuses chez-moi et que je plante en abondance. Dans cette liste, il y a les rhododendrons, les bleuets et bien sûr, les conifères! Puis, terrain de bungalow oblige, mon dévolu s’est jeté sur les conifères nains. Pourquoi ce sont des plantes parfaites? Sur le très beau site de l’« American Conifer Society », on trouve une définition précise de ce... Lire la suite >