Categories

Recherche

Ode à l’oseille commune!

Quand on aime grignoter les produits frais cultivés du jardin, l’hiver est un vrai supplice! Fini les bons légumes frais, les belles pommes cueillies à même l’arbre, les poignées de camerises englouties au passage. L’hiver interminable est la raison pour laquelle j’aime autant l’oseille. Une des plus belles qualités de l’oseille commune (Rumex acetosa) est qu’elle est très hâtive. Dès que la neige disparaît, elle émerge du sol. Il s’agit donc de la toute première feuille fraîche que l’on peut dévorer au printemps! L’oseille a un goût acidulé qui lui donne une belle personnalité dans les premières salades de la saison. On la mélange avec quelques feuilles d’épinards, de laitues hâtives, de jeunes feuilles de pissenlit et de la roquette (une autre verdure hâtive). Du printemps à l’automne, l’oseille sera la parfaite compagne pour ajouter une petite touche acidulée à vos mets. Bon an mal an, un plan d’oseille produira une généreuse rosette de feuilles. On les consomme surtout fraîches,... Lire la suite >

C’est le 25e anniversaire de mes plantes alpines survivantes!

Il y a 25 ans cette année, j’ai commencé à m’intéresser aux plantes alpines. Ça m’est tombé dessus, sans crier gare: l’élément déclencheur fut une commande pour rédiger un article sur le sujet dans une revue de jardinage. J’ai fait un peu de recherche. Je me suis procuré quelques plantes. J’ai même appris à construire des auges! Un chroniqueur horticole, s’il veut bien faire son travail, a un peu la responsabilité d’être bon dans tout, de tout connaître sur tout. Souvent, je plonge dans un sujet, tête première, pour ne plus y repenser quand la nouvelle thématique arrive. Mais ce ne fut pas le cas pour les plantes alpines. Ma passion et mon intérêt pour ces plantes n’ont fait que grandir, au point que je m’offre occasionnellement un petit voyage dans les hauts sommets pour les apprécier dans leur milieu naturel. Les montagnes Rocheuses du Colorado, c’est mon «Cancun» à moi! Bien sûr, la culture des plantes alpines n’est pas... Lire la suite >

Magasiner un sécateur… pour la vie, advienne que pourra

Dès qu’on prend le jardinage un peu plus au sérieux, on commence lentement à s’équiper avec des outils de meilleure qualité. Le sécateur est souvent en tête de liste, car il s’agit d’un des outils de base du jardinage. C’est une petite fierté, que de posséder un «vrai» sécateur, comme les «vrais» jardiniers. Or, ce ne sont pas tous les sécateurs qui sont de bonne qualité et il existe quelques petits trucs de base pour reconnaître un bon sécateur. Le meilleur sécateur n’est pas nécessairement le plus cher D’abord, oui, c’est vrai, une grande majorité d’horticulteurs ne jurent que par leur Felco (je n’ai pas l’habitude de promouvoir des marques, mais que voulez-vous, ce sont pratiquement les seuls dans leur catégorie). Toutefois, le sécateur de qualité ne tient pas à une seule marque, mais bien à des caractéristiques. Un jour, dans le fin fond du Lac-Saint-Jean, j’ai dû faire l’acquisition rapide d’un nouvel outil (vous saurez pourquoi dans quelques lignes).... Lire la suite >

Ma mission monarque

En 2013, je suis allée au Mexique. Pas pour me faire bronzer le contour de bikini sur une plage touristique. Il y a 10 ans, j’ai traversé le Mexique central, en «pack sac», avec mes trois «Sunny Girlz» pour aller voir les sites d’hivernation des papillons monarques (Danaus plexippus), dans les montagnes du Michoacán. Et c’est une des expériences les plus extraordinaires que j’ai vécues de ma vie. Ce n’est donc pas étonnant que j’éprouve un attachement bien spécial à ces somptueux papillons. Leur périple tient du miracle. Et de plus en plus, ce périple est parsemé d’embûches. Embûches climatiques, fauchage des fossés en milieu agricole et destruction des habitats le long de leurs corridors migratoires. Ce sont quelques raisons qui compliquent le voyage des monarques. C’est ce qui fait que les populations de monarques ont chuté de près de 90% dans les vingt dernières années. C’est dans ce contexte que se sont multipliées toutes les actions pour assurer la... Lire la suite >

Pourquoi je mettrais le pétasite géant sur la liste noire des plantes exotiques envahissantes

Quand on pense aux plantes envahissantes, on s’imagine souvent le roseau commun ou la renouée Japonaise, traversant les océans à bord d’un gros navire-cargo. On pense à ces palettes de transport qui ont possiblement importé les premiers fragments de racines de ces vilaines plantes qui ont envahi le paysage. Ah, la méchante industrie du transport des marchandises! Malheureusement, il faut parfois prendre un petit temps de recul pour contempler notre propre nombril! Eh oui, les jardiniers et les horticulteurs cumulent eux aussi quelques introductions de plantes envahissantes. Nos moins bons coups, pourrions-nous dire. Et le pétasite géant (Petasites japonicus subsp. giganteus) même s’il est «donc ben beau en bordure du sous-bois» fait partie de ces vilaines dont on devrait apprendre à se passer. Petites infos sur cette grande envahissante Le pétasite géant est une plante originaire du Japon, de la Corée et de quelques îles de la Russie orientale. C’est une plante vivace qui renaît du sol chaque printemps, émettant... Lire la suite >

Le Shinrin Yoku… dans ta cour!

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de cette nouvelle tendance d’origine japonaise, le Shinrin Yoku. Librement traduite comme la thérapie par la forêt, cette pratique mérite qu’on s’y intéresse et, oh surprise!, si vous jardinez, vous bénéficiez déjà d’une grande partie des bienfaits du Shinrin Yoku. C’est en 1982 que le gouvernement du Japon lance un programme de soins préventifs basés sur le Shinrin Yoku. Ce n’est pas d’hier que l’on reconnaît les bienfaits des plantes et de la nature sur la santé humaine (sous toutes ses facettes), mais il est relativement récent de considérer le contact avec la nature comme une sorte de prescription médicale. En effet, pour arriver à ce constat, il faut, bien sûr, que les réels effets bénéfiques du bain de forêt soient validés par des études scientifiques. Et depuis les années 1990, c’est exactement ce qu’a fait le Japon (et quelques autres pays). S’offrir une séance de Shinrin Yoku, ça ressemble à quoi? Dans... Lire la suite >

De la verdure hivernale, grâce aux micropousses!

La semaine dernière, je vous présentais mon matériel à semis et j’y faisais l’éloge du casseau à champignons comme contenant parfait pour faire des semis. Or, sur mes photos, mes maintenant célèbres casseaux à champignons contenaient des micropousses. Vous avez été plusieurs à manifester votre intérêt sur le sujet. Voici donc une petite initiation à la culture des micropousses. Qu’est-ce que les micropousses? Les micropousses, ce sont des plantes que l’on fait pousser à partir de la graine, mais que l’on récolte à un jeune stade pour les consommer. D’une certaine façon, c’est comme si on faisait un semis super dense, mais qu’au lieu de repiquer les plantes pour continuer la culture, on sortait les ciseaux pour tout couper… et tout manger! Dépendant des plantes, on récolte les micropousses au stade des cotylédons (les 2 premières choses vertes qui sortent du sol, et qui ne sont pas les vraies feuilles) ou au stade 2 à 4 vraies feuilles. L’intérêt des... Lire la suite >

Mon matériel à semis (ou ode au casseau à champignons)

Quand je dis que j’ai fait germer des rhododendrons du Canada, des primevères et des plantes alpines rares à la maison, les gens ont souvent l’impression que je travaille avec du matériel ultrasophistiqué ou que j’ai une serre hi Tech! Et pourtant, c’est tout le contraire. Mon «kit» de semis est majoritairement constitué de matériaux recyclés. Les contenants à semis Pour faire des semis, ça prend des pots. Et tout est là, dans le bac de recyclage. Petits contenants de yogourt et pots de plastiques en tout genre. Personnellement, j’ai un grand coup de cœur: le casseau à champignons. C’est le format idéal pour faire un semis à échelle familiale! En effet, le casseau à champignons contient juste ce qu’il faut de graines de tomates, d’annuelles ou de persil pour combler les besoins de ma petite maisonnée, incluant les cadeaux aux voisins et amis. Avec une paire de ciseaux, je fais quelques petites entailles dans le fond du contenant pour... Lire la suite >

L’iris marcheur, une plante d’intérieur étonnamment facile!

Quand on parle de plantes d’intérieur faciles de culture, celles qu’on appelle aussi les plantes pour débutants, on parle souvent des plantes-araignées (Chlorophytum spp.), des langues de belle-mère (Sansevieria spp.) ou des pothos (Scindapsus spp.). Rarement on parle de l’iris marcheur (Trimezia northiana, anciennement Neomarica northiana), et pourtant… L’iris marcheur appartient à la famille des Iridaceae. Eh oui, c’est un proche cousin des iris de jardin. Il est originaire d’Amérique du Sud, du Brésil, plus précisément. C’est une plante qui peut atteindre jusqu’à 30 cm de haut et son principal charme, ce sont ses feuilles élancées, disposées en éventail. Simplement en feuilles, la plante a fière allure. On pourrait la qualifier de plante de taille moyenne, qui pourrait reposer sur une table, mais qui pourrait aussi être déposée au sol. Mais le vrai charme de cette plante, c’est sa floraison. Celle-ci se manifeste assez naturellement, sans rien faire, entre la fin de l’hiver et le début du printemps. C’est une... Lire la suite >

Réussir ses semis : passer au niveau supérieur

Toute personne qui commence à s’intéresser au jardinage finit inévitablement par essayer de faire des semis. On commence par des tomates et des poivrons, qui sont assez simples à réussir, puis on tente sa chance avec des plantes de plus en plus difficiles. Arrive un moment où les plantes qu’on essaie de faire germer sont des plantes uniques, rares ou ayant des exigences particulières. Pour ces semis de niveaux avancés, il existe une ressource: Le Seed Germination: Theory and Practice de Norman C. Deno. C’est quoi ce truc? Publié pour la première fois en 1993, sous la forme d’un cahier d’environ 240 pages, cet ouvrage est devenu un incontournable pour quiconque souhaite faire germer des plantes un peu plus difficiles à réussir. C’est donc un vaste répertoire regroupant environ 2500 plantes issues de 145 familles botaniques différentes. Pour chacune, il donne LA recette! Quelle température? Pour combien de temps? Quel est le taux de germination? Quel est le temps de... Lire la suite >

Le Jardinier paresseux a besoin de vous

Aidez-nous à continuer.