Par Julie Boudreau Le jardinage urbain a ses petits défis. Quand l’automne frappe à la porte, comment s’y prend-on pour ranger les contenants décoratifs pour l’hiver? Où hiverner tous ces pots, quand on ne dispose pas d’un espace de rangement digne de ce nom? Et le substrat? Qu’est-ce qu’on fait avec le substrat? Procéder AVANT le gel! Le conseil le plus utile que je puisse partager est de ne pas attendre l’arrivée du gel pour commencer à vider les pots de leurs plantes et de leur substrat. Dès que les températures oscillent entre 7 et 10 degrés Celsius, on commence la préparation. On envoie au compost les végétaux annuels. On rempote les plantes qui ont le potentiel de survivre à l’intérieur. Quant au terreau, il faut savoir qu’on peut le réutiliser pendant quelques années. Mais il arrive un certain moment où il devient trop sec et pas assez absorbant. Arrivé à ce point de sa vie, le terreau peut aussi... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Un des enjeux principaux quand on veut cultiver des arbres fruitiers dans une approche écologique est de trouver des variétés qui sont résistantes aux maladies. Pas de maladies, pas de traitements avec des fongicides. Logique! La quête pour ces pommiers exempts de maladies a débuté dans les années 1950, mais c’est vraiment dans les années 1980 et 1990 que la plupart des variétés que l’on aime encore à ce jour ont été développées. En voici quelques-unes qui présentent une bonne résistance à la tavelure, à la brûlure bactérienne et au mildiou, les trois maladies les plus courantes chez les pommiers. Il s’agit aussi d’une sélection de variétés de pommiers particulièrement rustiques en zone 4 et même en zone 3, pour certaines. Le pommier ‘Belmac’ Commençons avec celle que je cultive dans mon propre jardin depuis plus de 20 ans, la ‘Belmac’. Cette variété se veut une amélioration de la McIntosh, mais c’est un croisement complexe, notamment entre... Lire la suite >
Quand je fais ma tournée des conférences dans les différentes sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec, dès que je m’éloigne des grands centres urbains, la conversation tourne vite autour des cerfs. À chaque nouvelle plante que je présente, une main se lève: «Est-ce que cette plante est broutée par les cerfs?» Un grognement approbateur de la foule s’ensuit. Quel enjeu majeur pour des centaines de jardiniers qui vivent aux abords des forêts et des champs! Toutefois, ces derniers temps, rien ne va plus! Les valeurs sûres, ces plantes que je pouvais proposer avec confiance, sont maintenant la cible des cervidés. Les cerfs de Virginie, aussi appelés chevreuils, semblent avoir adapté leur alimentation! Je ne connais rien aux cerfs. Mais vous, si! Puisque je jardine dans une banlieue où l’écureuil est ma plus grande menace, mon expérience avec les cerfs est limitée. C’est vous, les jardiniers de partout dans la province, qui me nourrissez de vos expériences. Je voudrais vous proposer... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Au printemps dernier, je vous invitais à prendre des photos de votre jardin, afin d’avoir en mémoire à quoi il ressemble au printemps. C’est maintenant le temps de les sortir et de planifier vos plantations de bulbes! Tout partait de cette idée que chaque printemps, on trouve toujours des espaces dénudés de fleurs. Mais, chaque automne, on oublie ces endroits où des bulbes seraient les bienvenus. Grâce à ces précieuses captures sur pellicule, la réussite est assurée! D’abord, l’analyse! Chaque photo de la plate-bande vous aidera à repérer plusieurs opportunités. D’abord, les endroits complètement dénudés d’intérêt au printemps. Dans les plates-bandes, il est possible que certaines surfaces soient complètement «sur la terre brune». Pas de verdure. Elle dort encore! À d’autres endroits, vous verrez les jeunes vivaces qui commencent à se déployer. On peut saisir ces occasions pour planter des bulbes dont les fleurs se marient bien aux couleurs des jeunes feuillages. Enfin, vos photos vous permettront... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Ne vous empressez pas à passer la cisaille trop vite dans vos massifs de plantes vivaces. À l’instar des arbres et les arbustes, certaines plantes vivaces offrent de très belles colorations de feuillage à l’automne. Il serait bien dommage de ne pas en profiter! Comme pour toutes les plantes qui changent de couleur à l’automne, la coloration des vivaces est influencée par la baisse de luminosité et les températures fraîches. En vérité, les couleurs automnales se trouvent déjà dans les feuillages durant l’été. C’est l’abondance du pigment de chlorophylle qui les dissimule. Quand la chlorophylle meurt, les couleurs sont révélées et, dans certains cas, intensifiées. S’il fait frais la nuit et chaud le jour et si le soleil est au rendez-vous, les couleurs seront plus vives. Profitons de l’exercice pour découvrir quelques plantes vivaces moins connues des jardiniers qui méritent toute notre attention. Et pas seulement pour la coloration d’automne de leur feuillage. L’épimède: la fée des... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Que ce soit par simple plaisir ou par désir de savoir ce qu’on retrouve dans son assiette, les jardiniers peuvent consommer des légumes du jardin, même en hiver, grâce à l’entreposage. L’entreposage et la conservation des légumes ne datent pas d’hier. Dès leur arrivée, les premiers Européens colonisateurs ont cherché des méthodes pour conserver les légumes durant l’hiver. Voyant que les techniques européennes ne convenaient pas aux hivers rigoureux du Québec, ils se sont finalement inspirés des techniques utilisées par les Premières Nations. Il s’agissait en premier lieu de simples trous creusés dans la terre, larges et profonds, tapissés d’écorces. Puis, les lieux d’entreposage se sont diversifiés. On a assisté à la construction des caveaux, des bâtiments à demi-enterrés. Puis, à l’aménagement des caves en terre battue, ce fameux sous-sol de la maison auquel on accède par une trappe dans le plancher de la cuisine ou par une porte qui y mène de l’extérieur. Secrets d’un bon... Lire la suite >
Par Julie Boudreau C’est une plante facile. Tout le monde l’aime! On trouve des plants d’hémérocalles (Hemerocallis spp.) dans presque tous les jardins! Ces belles plantes au feuillage élancé donnent le meilleur d’elles-mêmes en plein cœur de l’été et la floraison, assez spectaculaire, peut durer jusqu’à 6 semaines! Après, c’est le calme plat. Enfin, pour la plupart des hémérocalles. Eh oui, certaines hémérocalles sont capables d’étirer le spectacle bien au-delà du mois d’août. Je me suis donc intéressée à ces variétés qui nous donnent encore quelques fleurs, parfois jusqu’aux premières neiges. Bien sûr, tout le monde connaît la championne des championnes, l’hémérocalle ‘Stella de Oro’. Cette hémérocalle de petite taille, qui fleurit bien avant les autres et qui nous offre des fleurs jusqu’en octobre. Mais il existe des centaines de variétés d’hémérocalles qui continuent à émettre des hampes florales, parfois jusqu’aux neiges. Les floraisons tardives, ignorées des hybrideurs Chaque année, ce sont des dizaines de nouvelles variétés d’hémérocalles qui font... Lire la suite >
Par Julie Boudreau, horticultrice et maman… de trois! Jardiner avec les enfants est un cadeau dont on ne saurait se passer, surtout si on est jardinier! Leur désir d’imiter tous les faits et gestes et de contribuer aux travaux de jardinage mérite d’être écouté. Voici, en quelques lettres, des idées pratiques et de sages conseils pour rendre cette expérience mémorable. Le jardinage, ça rapporte Les bienfaits du jardinage sur la santé physique et la réduction du stress en général sont reconnus depuis des décennies, mais on reconnaît de plus en plus les autres avantages du jardinage. Pour les enfants, le jardinage est d’abord source d’apprentissage. En plus des techniques de base, comme semer ou arroser, l’enfant apprend aussi ce qu’est la patience et il développe son sens des responsabilités. À un autre niveau, grâce aux fleurs, on peut expliquer la sexualité, l’histoire et on peut même, avec les plus grands, aborder des réflexions sur la philosophie, la spiritualité ou le... Lire la suite >
La haie de saule arctique doit être taillée. Mais juste avant de plonger la cisaille dans ladite haie, on découvre un magnifique insecte argenté au dos marqué par d’étranges hiéroglyphes: le calligraphe! Fasciné, que dire, aveuglé par tant de beauté, on oublie complètement les feuilles qu’il est en train de mâchouiller. Reconnaître un calligraphe par son écriture Le calligraphe du saule (Calligrapha multipunctata) est un beau coléoptère de forme arrondie, un peu plus gros qu’une coccinelle. Il porte très bien son nom, car son abdomen (son dos) porte des motifs que l’on dirait tracés à l’encre. Au Québec, nous pouvons croiser une dizaine d’espèces de calligraphes, chacune avec son dessin particulier. Traits plus ou moins épais, taches en forme de fer à cheval, points épars… On reconnaît plus spécifiquement le calligraphe du saule par la présence d’une bande blanchâtre sur son thorax (la partie juste derrière la tête). C’est au cœur de l’été que cet insecte est le plus actif.... Lire la suite >
Par Julie Boudreau «Plantez des arbres»! Si j’écrivais un livre sur mes 365 pensées horticoles du jour, celle-ci serait présente en 12 variantes! Et, pas très loin derrière, il y aurait «Enlevez vos tuteurs!». C’est qu’il y a une grande ironie dans l’art de planter des arbres. On plante des arbres pour faire du bien à la planète. On utilise les meilleures techniques, les meilleurs amendements et fertilisants. On installe même un tuteur. Pourtant, c’est trop souvent à mon goût ce même tuteur qui blesse l’arbre et qui cause des dommages. On le fait pour son bien. Mais le résultat est mal! Petit rappel sur l’utilité du tuteur À la base, la seule et unique fonction du tuteur est d’empêcher un arbre fraîchement planté d’être déraciné par temps de grands vents. Cela a bien du sens, car l’arbre non enraciné n’a aucun moyen de rester en place par lui-même. Malheureusement, l’installation du tuteur est devenue une sorte de pratique automatique.... Lire la suite >