Par Julie Boudreau L’automne dernier, il m’est arrivé une petite anecdote qui m’a inspiré ce texte. Dans une jardinerie, en voyant des sacs de terreau vendus à 6,99$ l’unité, une dame qui passait juste à côté de moi s’est offusquée: «Mais voyons! C’est cher! Je peux avoir du terreau à 1,99$ chez «ce magasin de grande surface qui vend beaucoup de produits importés de Chine!» C’est vrai. Elle a raison. Mais… Jamais au grand jamais je n’encouragerai un jardinier qui veut réussir le moindrement son projet de jardinage à se procurer du «terreau cheap». Et il y a de nombreuses raisons qui expliquent cette si grande différence de prix. Petite parenthèse, avant d’aller plus loin, il peut être bon de spécifier que les professionnels de l’horticulture vont souvent parler de substrat de culture, pour bien distinguer le terreau de la terre. Le terreau est artificiel et créé de toute part. #1 Le sac est plus PETIT! Mais vraiment plus petit!... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Dès le mois d’octobre, quand mon marché fermier ferme ses portes pour la saison hivernale, je tombe en dépression de bons légumes verts et frais. Depuis plusieurs années déjà, les germinations sont devenues un des moyens que j’ai mis en place pour consommer de la fraîcheur locale, pendant les rudes mois enneigés. Faire des germinations est si simple, que c’en est ridicule. Même si je fais aussi une petite production de micropousses pendant l’hiver, je préfère de loin les germinations. Ces dernières demandent moins de matériel, moins de préparation, moins de suivi et c’est plus rapide! Qu’est-ce que c’est, les germinations? Par définition, une germination, c’est une graine que l’on consomme au stade de la germination! C’est tout simplement une graine qui commence à émettre une petite racine et parfois, ses cotylédons. Au lieu de laisser cette petite plante continuer à se développer et à produire des feuilles et des tiges, on la mange! Les germinations sont... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Le buis est un petit arbuste de plus en plus convoité par les jardiniers. Il donne aux aménagements en façade des airs de noblesse. Cependant, bon an mal an, chaque printemps, on perd quelques spécimens. Certains à cause de l’hiver trop rigoureux, mais d’autres cèdent à divers insectes et maladies. Découvrons donc ce qui a bien pu faire mourir (ou presque) les buis du jardin! Le buis (Buxus spp.) est un petit arbuste à feuillage persistant très populaire en Europe. Il a longtemps été un rêve inatteignable pour les jardiniers de l’Amérique du Nord. Mais, depuis quelques décennies, des variétés bien rustiques en zone 5 et même en zone 4 ont fait leur apparition. Les jardiniers nordiques peuvent maintenant cultiver de petites haies basses et vertes à l’année. Les jardins d’inspiration française, les espaces modernes et contemporains ainsi que tous les jardins dans la mouvance du style Mid-Century sont aussi des jardins où le buis est aisément... Lire la suite >
Par Julie Boudreau L’hiver est bien installé. Ce matin, je savoure et je me félicite de toutes les tâches que j’aurais voulu (dû) faire au jardin, mais qui n’ont pas été réalisées. Faute de temps ou de motivation… Parce que je n’ai pas les bons outils… Parce que je devrais faire ceci avant de faire cela… Mais la plupart du temps, mon inefficacité horticole est motivée par les conséquences de mes inactions. Et ces conséquences… il n’y en a pas! Le jardinage est l’art qui pardonne. Si j’oublie des biscuits au four (et croyez-moi, j’en ai oublié des biscuits au four), ils vont brûler. Si je ne prends pas les bonnes mesures pour scier des planches dans un projet de rénovation, on va le remarquer. Si je néglige d’entretenir ma voiture, je tomberai en panne. Par contre, si j’oublie de tailler telle branche, si je laisse mes feuilles mortes sur mon terrain, si je tonds ma pelouse deux fois par... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Mini-forêts, microforêts, forêts urbaines… tant de vocabulaire relativement nouveau dans nos conversations horticoles. Et au travers de tout cela, la méthode Miyawaki qui fait surface, de temps à autre. Voyons d’un peu plus près qui est ce fameux Miyawaki et quels sont les grands principes derrière son approche de reforestation urbaine. Akira Miyawaki était un botaniste et écologiste d’origine japonaise. Il a mené l’essentiel de ses travaux entre les années 1970 et 2000. Ses travaux ont eu un si grand impact sur les approches écologiques qu’il a reçu des dizaines de prix honorifiques dans le domaine de l’environnement. Un peu comme Masanobu Fukoka a inspiré les travaux menant à la démocratisation de la permaculture, Miyawaki a, sans contredit, offert d’importantes pistes de solution quant à la restauration des milieux forestiers naturels. À ce jour, ce sont des milliers de forêts urbaines qui ont été créés partout dans le monde avec l’approche de Miyawaki. Les grands principes de... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Ce ne sont pas tous les petits insectes qui vivent en compagnie de nos plantes d’intérieur qui sont nuisibles. Il en est un d’ailleurs qui est plus que bienvenu: le collembole. Les collemboles mesurent à peine deux ou trois millimètres de long. De forme allongée, ils sont souvent blancs, parfois gris. Ils vagabondent à la surface du sol et quand on les dérange, ils sautent! Si vous croisez ces individus dans vos plantes, pas de panique. Ils sont tout à fait sans danger. Pas vraiment de vrais insectes Avec leurs six pattes et leurs longues antennes, on serait portés à croire que les collemboles sont des insectes, mais ce n’est pas le cas. Contrairement aux insectes, les pièces buccales des collemboles sont internalisées. C’est par cette distinction qu’on a placé les collemboles dans une classe à part: les entognathes. Les collemboles ne portent pas d’ailes et ils n’ont pas de stades de métamorphoses (comme la chenille qui... Lire la suite >
«Je n’ai tellement pas le pouce vert!» est une expression que l’on entend souvent de la part de ceux qui ont abandonné l’idée de cultiver des plantes d’intérieur. Aujourd’hui, je solutionne 50% du problème! Il est vrai que la plupart des plantes d’intérieur meurent de sécheresse dans un oubli total, mais involontaire. Mais il est aussi vrai que bien des plantes d’intérieur mangent les pissenlits par la racine parce qu’on les a trop aimées… et trop arrosées! La mort par noyade, ça se passe comment? Aujourd’hui, j’invente un mot pour décrire cet excès d’amour par voie aquatique: le surarrosage! Le surarrosage commence par un surplus d’eau qui vient engorger le terreau. Ce n’est pas souvent mis de l’avant, mais dans un sol normal, il y a de l’air, de petites poches d’air, et cet air est nécessaire à la vie dans le sol. C’est assez similaire dans un terreau pour plantes d’intérieur. Un surplus d’eau remplit ces micropores et l’air... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Philodendron est le mot nouveau qui est sur toutes les lèvres. Dans les dernières années, ils ont gagné une grande popularité auprès des amateurs de plantes d’intérieur. Ce sont devenus des objets de collection. On peut dépenser (ou investir, diraient certains!) une centaine de dollars pour mettre la main sur certaines variétés uniques de philodendrons, comme ‘Strawberry Shake’ ou ‘Florida Beauty’. Tout de même, les philodendrons ne sont pas si nouveaux que cela. On les cultive comme plante d’intérieur depuis la nuit des temps. Ils étaient convoités à l’époque victorienne (vers 1850) et ils ont connu de nombreuses vagues de popularité depuis. L’arrivée de nouvelles variétés, en particulier ‘Pink Princess’, ‘Orange Marmalade’, ‘Prince of Orange’ ou ‘Red Emerald’, a donné naissance à un élan de passion qui s’est élargi à l’ensemble des philodendrons. De quoi perdre la boule ou… son latin! Le genre philodendron est immense! Selon les sources, il compterait entre 489 et 616 espèces, pratiquement... Lire la suite >
Par Julie Boudreau Les plantes insectivores sont teintées de mystères. La sarracénie pourpre n’y échappe pas. Ses feuilles modifiées en urnes allongées sont devenues de redoutables pièges pour quiconque est séduit par le doux arôme du nectar. Qui sera sa prochaine victime? Peut-être un jardinier… Les plantes insectivores en général gagnent en popularité et la sarracénie pourpre est la plante conseillée pour une première expérience avec les plantes insectivores. Cette plante indigène s’étend sur toute la côte est américaine et traverse le Québec jusqu’aux régions nordiques de la province. Là où il y a une tourbière, un marais ou un lac en terrain acide, on est susceptible de croiser la sarracénie pourpre. Toutefois, dans plusieurs états et provinces, cette plante est sur la liste des espèces rares et menacées d’extinction. Ce n’est pas encore le cas au Québec, mais il est fortement déconseillé de la cueillir en nature. La sarracénie «en action» Assise dans sa tourbière, la sarracénie attend sagement... Lire la suite >
Par Julie Boudreau On le remarque bien vite quand on navigue sur les médias sociaux. Les groupes qui s’intéressent aux plantes sauvages, aux plantes sauvages comestibles, à la cueillette sauvage, poussent aussi vite que des champignons au lendemain d’une belle pluie d’automne. La «nature naturelle» du Québec a la cote. Elle est à la mode. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter, cela est un autre débat. Mais j’ai remarqué, dans certains cas, à quel point ceux qui font la promotion de cette belle nature semblent si peu bien la connaître. C’est la principale raison qui m’a motivée à faire ce plaidoyer, ce «pitch de vente» en faveur de la Flore laurentienne. Avec cet engouement exponentiel pour les plantes indigènes, il est un bouquin qui mérite d’être fièrement exposé dans toutes les maisons de la province québécoise. Nous parlons ici de la Flore laurentienne du frère Marie-Victorin. C’est quoi au juste, une Flore? Une Flore, c’est un inventaire complet des plantes... Lire la suite >